À la Une

Elon Musk, un homme à part.

Le plus riche des riches

Nous parlons bien évidemment d’Elon Musk, le milliardaire sud-africain, naturalisé canadien puis américain, qui fait fortune depuis 2012 grâce à son sens des affaires.

Elon Musk est né le 28 juin 1971 à Pretoria (Afrique du Sud), il devient connu très rapidement car en 2002, il fonde l’entreprise Space Exploration Technologies (SpaceX) afin de concurrencer la NASA et d’abaisser les coûts de la conquête spatiale. Mais plus encore, en 2008 il devient PDG de Tesla Motors, société concevant des véhicules électriques.

En plus de ses activités commerciales, il a proposé en 2013 un projet de transport à grande vitesse connu sous le nom de Hyperloop, et également un avion à réaction supersonique à décollage et atterrissage verticaux avec propulsion électrique.

Après cette généreuse démonstration de ses capacités d’ingénieurs, d’ entrepreneurs, et de chef d’entreprises, il devient en janvier 2021 l’homme le plus riche de la planète avec la modeste somme de 473 milliards de dollars dépassant ainsi Jeff Bezos au classement 2022.

Capture d’écran de BFMTV

Ce 25 avril dernier, Elon Musk, PDG de plusieurs entreprises internationales comme Tesla, SpaceX ou encore Neuralink, a décidé de racheter le réseau social Twitter pour la modique somme de 44 milliards de dollars. La raison de ce rachat est simple. Il souhaite que Twitter soit une application qui soit moins modérée sur la prise de parole et sur la liberté d’expression et où même les conversations les plus dérangeantes soit tolérées, sans préciser les intérêts stratégiques, économiques et politiques qui l’ont motivé à ce rachat. Le but initial de l’application est de permettre à chacun de s’exprimer en 280 caractères. Il compte aujourd’hui près de 330 millions d’utilisateurs. Les adeptes de Twitter sont notamment des relais d’opinion médias, politiques ou influenceurs. L’objectif d’Elon Musk est de donner une idéologie libertarienne aux utilisateurs du réseau social. Ainsi, la lutte contre les harangues haineuses ou la diffusion de fausses informations n’existera plus sur la plateforme. Il n’y aura plus aussi de bannissements, comme celui de l’ex président des États-Unis Donald Trump. Ce rachat présentera de forts risques de dérives dans le débat public et des conflits verbaux ou physiques aurons sûrement lieu.

Pourquoi cette acquisition ? Et quelles peuvent en être les conséquences ?

Elon Musk déclare vouloir racheter l’entreprise au nom de ce principe : « Elle est le fondement d’une démocratie qui fonctionne et Twitter est la place publique numérique où sont débattues des questions vitales pour l’avenir de l’humanité ». Il déclare également vouloir davantage de transparence au niveau de l’algorithme en rendant public le code source et « vaincre les robots de spam et authentifier tous les humains ». En misant sur la liberté d’expression, Elon Musk cacherait en fait un autre projet qui serait de déréguler les contenus et donc de donner une liberté des citoyens et des entreprises contre l’État. Mais ce qui inquiète nombre de personnes, c’est qu’au nom de cette liberté, il devrait être interdit la lutte contre les harangues haineuses ou contre la diffusion de fausses informations. Fini aussi les bannissements, comme celui de l’ex-président des États-Unis Donald Trump.

Alors, Elon Musk mettra t-il son projet à exécution sachant que ce rachat risque des dérives dans le débat public et de se retrouver, lui, dans des conflits avec certains Etats?

Gabrielle Doumergue

Lyes Bendimerad

À la Une

Les sanctions imposées par la communauté internationale sur la Russie.

Actuellement, la Russie est visée par plus de 5300 sanctions internationales, ce qui en fait le pays le plus sanctionné au monde.

Quelles sont-elles et auront-elles vraiment un impact sur l’issue de la guerre ?

Que sont les sanctions internationales ?

Les sanctions sont des pénalités imposées par un pays à un autre, pour l’empêcher d’agir de manière agressive ou d’enfreindre le droit international. Elles sont conçues pour nuire à l’économie d’un pays ou aux finances de certains citoyens, tels que des personnalités politiques. Elles font partie des mesures les plus sévères que les nations puissent prendre, à l’exception de la guerre.

Que disent les pays à propos du pétrole et du gaz russes ?

Le président américain Joe Biden a interdit toute importation de pétrole et de gaz russes.

Il a avoué que cette décision aurait un coût important pour les Etats-Unis, mais qu’elle avait été prise après des discussions avec ses alliés. Le Royaume-Uni, quant à lui, éliminera progressivement les importations de pétrole russe d’ici à la fin de 2022.

L’Union européenne, qui importe actuellement un quart de son pétrole et 40 % de son gaz de Russie, n’a pas annoncé d’interdiction totale. Mais la Commission européenne a déclaré qu’elle se tournerait vers d’autres sources d’approvisionnement et développerait plus rapidement les énergies propres, dans l’espoir de rendre l’Europe indépendante de l’énergie russe « bien avant 2030 ». L’Allemagne a suspendu l’autorisation d’ouvrir le gazoduc Nord Stream 2 en provenance de Russie.

Quelles sanctions les pays occidentaux ont-ils déjà imposées ?

Mesures financières.

Les dirigeants occidentaux ont gelé les actifs de la banque centrale russe, limitant ainsi sa capacité à accéder à 630 milliards de dollars (470 milliards de livres sterling) de réserves en dollars. Les États-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont également interdit aux particuliers et aux entreprises de traiter avec la banque centrale russe, son ministère des finances et son fonds de richesse.

Certaines banques russes seront également retirées du système international de messagerie financière Swift, qui permet le transfert fluide de fonds par-delà les frontières. Cette interdiction retardera les paiements que la Russie reçoit pour ses exportations de pétrole et de gaz.

D’autres sanctions britanniques sont prévues : les grandes banques russes seront exclues du système financier britannique, ce qui les empêchera d’accéder à la livre sterling et de compenser les paiements. Toutes les banques russes verront leurs avoirs gelés. L’État russe et les grandes entreprises ne pourront pas lever des fonds ou emprunter de l’argent sur les marchés britanniques. Une limite sera imposée aux dépôts que les Russes peuvent effectuer dans les banques britanniques.

L’UE a également indiqué qu’elle viserait 70 % du marché bancaire russe et les principales entreprises publiques, y compris les entreprises de défense.

Cibler les particuliers.

Les gouvernements occidentaux ont imposé des sanctions à certaines personnes, notamment une « liste noire » d’hommes et de femmes d’affaires puissants et fortunés proches du Kremlin, connus sous le nom d’oligarques.

Les avoirs appartenant au président russe Vladimir Poutine et à son ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov et détenus aux États-Unis, dans l’Union européenne, au Royaume-Uni et au Canada seront gelés. Les États-Unis leur ont également imposé une interdiction de voyager. En outre, les États-Unis ont ciblé les avoirs de huit autres oligarques et responsables, dont le magnat des affaires Alisher Usmanov.

L’UE, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada ont mis en place un groupe de travail transatlantique chargé d’identifier et de geler les avoirs des personnes et des entreprises sanctionnées. Le Royaume-Uni limite la vente des « visas dorés », qui ont permis à de riches Russes d’obtenir le droit de résider au Royaume-Uni, et les députés doivent examiner le projet de loi sur la criminalité économique, qui vise à geler les avoirs des alliés de Poutine au Royaume-Uni.

Commerce avec la Russie et voyages.

Des restrictions sur les produits pouvant être envoyés en Russie ont été annoncées par le Royaume-Uni, l’Union européenne, les États-Unis et d’autres pays.

Il s’agit notamment de biens à double usage, c’est-à-dire des articles pouvant avoir un usage à la fois civil et militaire, comme les produits chimiques ou les lasers. L’UE veut empêcher la Russie de moderniser ses raffineries de pétrole. Elle interdit également la vente d’avions et d’équipements aux compagnies aériennes russes.

Les États-Unis ont rejoint le Royaume-Uni, l’Union européenne et le Canada en interdisant tout vol russe dans leur espace aérien. Le Royaume-Uni a également interdit les jets privés de pays tiers qui ont été affrétés par des Russes.

Le Belarus, qui a été accusé d’avoir aidé la Russie à envahir le pays, fait également l’objet de sanctions de la part de l’UE, des États-Unis et du Royaume-Uni.

Que font les entreprises ?

Nombreuses sont les entreprises qui se sont retirées de Russie, privant ainsi les Russes de certaines de leurs marques préferées

Comment la Russie a-t-elle réagi aux sanctions ?

La Russie a plus que doublé son taux d’intérêt directeur pour tenter d’enrayer le déclin du rouble, qui a chuté de 30 % par rapport au dollar américain après l’introduction des sanctions. Elle a bloqué également le paiement des intérêts aux investisseurs étrangers qui détiennent des obligations d’État et interdit aux entreprises russes de payer leurs actionnaires étrangers.

La Russie a empêché les investisseurs étrangers qui détiennent des dizaines de milliards de dollars d’actions et d’obligations russes de vendre ces actifs.

L’UE craint que de nombreux Russes fortunés ne convertissent leurs économies en roubles en crypto-monnaies, comme le bitcoin, pour contourner les sanctions. Bon nombre des plus grandes bourses de crypto-monnaies du monde refusent d’imposer une interdiction générale aux clients russes.

Le ministère russe des Affaires étrangères a menacé de prendre ses propres sanctions contre l’Occident. Il pourrait s’agir de réduire ou d’interrompre l’approvisionnement en gaz de l’Europe.

Les compagnies aériennes britanniques ne peuvent pas entrer dans l’espace aérien russe ni atterrir dans les aéroports russes.

Quelles conséquences sur la guerre ?

Ces sanctions auront évidemment une grande influence sur l’avenir de la Russie.

Mais empêcheront elles Poutine de le mener à son but son “opération militaire exceptionnelle pour la dénazification de l’Ukraine”(il refuse d’appeler cela une invasion).

Ou au contraire, avec une Russie affaiblie, Poutine, qui sera considéré comme le héros face aux occidentaux qui veulent détruire la Russie, terminera son projet de réunification des anciennes républiques soviétiques, pour en devenir le président(à vie).

Costa Benguigui

L’exil en questions…

Depuis le début de la guerre en Ukraine, plus de 10 millions d’Ukrainiens ont dû fuir leur domicile et 4 millions auraient quitté l’Ukraine pour rejoindre des pays voisins. La Pologne par exemple accueille 2,3 millions de réfugiés et la Russie 300 000.

C’est le plus grand exil de population d’Europe depuis la seconde guerre mondiale et cela ne devrait pas s’arrêter au vu des atrocités commises par les soldats russes dans certaines régions d’Ukraine et les bombardements que subissent plusieurs villes importantes d’Ukraine comme Odessa ou Kiev.

D’autres pays comme la France devrait aussi accueillir prochainement un grand nombre de réfugiés Ukrainiens pour permettre au pays de l’Europe de l’est de pouvoir souffler au vu du nombre très important de réfugiés Ukrainiens qui sont arrivés sur leur sol.

La question qui se pose est si tout cela va continuer et vider l’Ukraine de sa population si l’armée russe commet de nouveaux crimes de guerre et comment accueillir tous les réfugiés, car certains pays comme l’Irlande commencent déjà à saturer et ne peuvent plus accueillir de nouveaux réfugiés.

Raphael Penager

Deux poids, deux mesures.

Plus de deux millions d’Ukrainiens (presque tous des femmes et des enfants) ont fui l’Ukraine depuis l’invasion russe du 24 février 2022.

L’afflux imprévu de réfugiés ukrainiens est d’une ampleur sans précédent en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les attaques militaires russes ont tué plus de 400 civils ukrainiens. Les maisons et les abris des civils ont été largement détruits et les Russes ont souvent pris pour cible des civils qui fuyaient.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés prévoit que le nombre d’Ukrainiens déplacés dépassera les 4 millions d’ici juillet 2022. Environ 59 % des réfugiés ukrainiens s’installent temporairement en Pologne, le pays voisin. Les agences d’aide humanitaire et les citoyens locaux se démènent pour fournir de la nourriture, de l’eau potable, des abris, des moyens de transport et de l’argent aux Ukrainiens qui arrivent.

La migration des réfugiés ukrainiens a suscité une vive réaction internationale et locale, allant de la collecte de fonds en ligne auprès de célébrités, qui a permis de réunir plus de 18 millions de dollars, à l’ouverture des portes des pays européens aux Ukrainiens. L’ONU et les organisations partenaires n’ont reçu jusqu’à présent que 7 % des 1,1 milliard de dollars qu’elles demandent aux pays de donner pour soutenir les réfugiés ukrainiens et les communautés d’accueil de mars à mai 2022. Des particuliers, ou des entreprises ont eux aussi fait des dons considérables, pour pouvoir aider les civils, victimes de la guerre.

Mais nos recherches montrent que l’attention du public envers les réfugiés est souvent éphémère, bien plus courte que la durée pendant laquelle les réfugiés restent généralement loin de chez eux et ont besoin d’aide. L’attention du public (effet de buzz), va baisser au fil des mois, et les aides humanitaires vont donc commencer à être sous-financées, et donc certains réfugiés pourrait donc se retrouver dans une situation fragilisée.

Pour soutenir les réfugiés, il faudrait arriver à un équilibre fiscal et politique. Il faudrait les accueillir, mais aussi les intégrer, pour qu’ils participent à notre économie, et que leur présence ne nous handicape pas trop.

Alors que l’Europe a imposé à ses membres que les réfugiés pourraient rester légalement 3 ans, avant de devoir demander asile, certains critiquent l’ironie de la situation. En effet, en Septembre 2021, la police aux frontières polonaises a stoppé de force des réfugiés syriens, iraqiens et yéménites, causant plusieurs morts.

Alors qu’en Colombie (avec les réfugiés vénézuéliens), ou en Turquie (avec les syriens), des mesures avaient été prises pour les intégrer parfaitement en Colombie.

L’exemple concorde : on est plus aptes à accueillir des personnes avec la même culture.

Également, la décision de l’Union Européenne ne s’applique pas aux étudiants étrangers en Ukraine, qui eux, restent soumis aux règles précédentes.

Costa

L’accueil des migrants : impossible … ou pas ?

Le flux de migrations ukrainien

Avec le conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine, arrive bien évidemment des réfugiés, fuyant soit les missiles qui menace l’Ukraine, soit la politique de plus en plus inquiétante de Vladimir Poutine, et un flux migratoire important, estimé à environ 4 millions réfugiés ukrainiens. Ce qui est cependant surprenant, c’est non seulement la proportion de réfugiés ukrainiens accueillis par la France, mais également l’accueil qui leur est fait.

Un accueil peu égalitaire

On estime à environ 1000 personnes le nombre de réfugiés syriens en France : sachant que 4 millions de personnes ont fui la Syrie, notre pays a donc accueilli 1 réfugié syrien sur 400. Sur les 3 millions d’Ukrainiens ayant fuit le pays, la France en a accueilli 26000, soit 1 sur 115, et sur une période bien moindre. Comment expliquer que notre pays accueille une part importante de réfugiés ukrainiens, et une part presque 4 fois plus petite de réfugiés syriens ? Lorsqu’on compare l’accueil fait aux différentes populations sur notre territoire, on remarque une importante inégalité. Dans un pays qui, soit disant, « ne peux plus se permettre d’accueillir de migrants », comment expliquer un tel élan d’hospitalité ?

Une différence de traitement

Sur le plan géopolitique, la guerre en Ukraine n’est pas comparable aux autres conflits qui animent le monde : il s’agit ici d’une puissance énorme qui attaque un pays allié. Mais sur le plan humain, ou est la différence ? Difficile de présenter les réfugiés ukrainiens comme plus importants que les autres sans faire preuve de racisme. Pourtant, dans les discours politiques comme dans les actions citoyennes, on remarque une certaine sympathie, pour ne pas dire un favoritisme inquiétant, envers les réfugiés ukrainiens. Certaines personnalités politiques cachent difficilement leur xénophobie, et trouvent à ce favoritisme des raisons peu satisfaisantes. « Ils nous ressemblent » ; « ils conduisent les mêmes voitures que nous » ; « ce sera une immigration de qualité ! »

Jusque sur les murs de nos lycée, des affiches appellent à « la collecte pour les réfugiés ukrainiens ». L’initiative étant très bienvenue, de nombreux étudiants se demandent tout de même pourquoi ce type d’initiative n’a pas été prise plus tôt, l’immigration n’étant pas un problème nouveau.

Alors qu’il y a quelque mois de cela, les discours politiques tournaient encore autour de la difficulté d’accueillir des migrants en France, on voit aujourd’hui que notre pays peut tout à fait utiliser les ressources nécessaires pour accueillir des flux migratoires importants. Pourquoi a-t-il été si difficile jusque là d’accueillir des migrants ? Pourquoi est-ce si facile aujourd’hui ?

Adèle Griffond.

Dossier : les réfugiés.

Nos journalistes de la classe média se penchent cette fois ci sur les réfugiés issus de la guerre en Ukraine. Très nombreux à fuir la guerre et les violences des envahisseurs, ils trouvent refuge dans les pays d’Europe prêts à les aider et à se mobiliser pour les protéger et les accueillir dans les meilleures conditions. D’autres conflits présents ou passés dans d’autres pays, occasionnent le même phénomène de fuite. Les conditions d’accueil sont elles les mêmes pour tous les réfugiés de tous les pays ? Pourquoi observe- t-on des différences de traitement malgré tout ?

A ces questions nos journalistes vont tenter d’y répondre dans les articles qui suivent.

Une résistance plus grande que prévu.

La population Ukrainienne prend les armes.
Alors que l’armée Russe continue d’attaquer l’Ukraine, les Ukrainiens tentent de leur tenir tête, et développent une grande résistance inattendue. Le Parlement Ukrainien à accordé le droit aux civils de porter des armes à feu et de les utiliser en cas de légitime défense.
Les milliers de bénévoles ukrainiens qui ont accepté de prendre les armes et de rejoindre les unités de défense territoriales, sont pour la plupart des civils sans entraînement. Ils s’interposent devant les chars russes, creusent des tranchées, détruisent des transports de l’armée russe et sont plus que déterminés à défendre leur pays. L’Ukraine en est à un stade ou même les hommes âgés de moins de 18 ans sont volontaires et militaires. Des femmes aussi sont volontaires et partent seules pour défendre leur territoire.

L’Union sacrée et les aides apportées à l’Ukraine.
Le monde à décidé d’apporter son aide au peuple et au gouvernement Ukrainien. Dans les pays occidentaux, tels que le Canada, les Etats-Unis ou encore l’Union Européenne, des aides militaires et matérielles ont été promises. La Banque mondiale prépare une aide de 3 milliards de dollars à l’Ukraine, dont 350 millions qui pourraient sans doute être débloqués cette semaine. L’Union européenne a créé un fond de 450 millions d’euros dans le but d’équiper l’armée ukrainienne. Le
Canada à envoyé des équipements militaires, les Etats-Unis devraient débloquer 13,6 milliards de dollars cette semaine pour leur venir en aide et le FMI, le conseil d’administration du Fonds monétaire international, va leur en envoyer 1,4 milliards.

Tout cela sera-t-il suffisant pour arrêter l’épopée meurtrière de Poutine ?

Neyalen

Banqueroute russe.

Depuis le 24 Février 2022, la guerre en Ukraine fait parler dans le monde. De nombreuses sanctions sont tombées depuis, comme des sanctions économiques, politiques ou encore sportives. Selon des agences de notation, la Russie serait proche du défaut de paiement. 

Ce lundi 14 mars, le ministre russe des finances estime que cette situation a été artificiellement créée par les pays étrangers et leurs sanctions financières contre le pays. Les sanctions occidentales ont paralysé une partie du système bancaire et financier russe, gelé une partie importante des réserves en devises du pays et provoqué un effondrement du rouble.

Mais cette guerre emporte même d’autres pays que la Russie dans ses sanctions économiques, comme la Biélorussie. Les mesures approuvées excluent désormais trois banques biélorusses du système Swift. Il s’agit de Belagroprombank, Bank Dabrabyt et Development Bank of the Republic of Belarus ainsi que leurs filiales. Swift est une plateforme de messagerie sécurisée permettant des opérations comme le transit des ordres de paiement et des ordres de transfert de fonds entre banques.

Les transactions avec la banque centrale de Biélorussie sont également restreintes, tout comme les flux financiers en provenance de la Biélorussie vers l’UE.

Les dépôts de citoyens ou résidents biélorusses au sein de l’UE sont désormais interdits s’ils dépassent 100 000 euros. Les sanctions sportives font du bruit aussi en Russie. Les États-membres de l’Union européenne ont décidé de sanctionner de nouveaux oligarques russes, notamment le milliardaire Roman Abramovitch, propriétaire du club anglais de football de Chelsea, en représailles à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a indiqué lundi la présidence tournante française de l’UE. Roman Abramovitch, proche du président russe Vladimir Poutine, a déjà été sanctionné par le Royaume-Uni, le contraignant à mettre en suspens la vente du club de Chelsea (1ère division anglaise) qu’il avait annoncée. Il est désormais interdit d’entrée dans l’UE et ses avoirs sont gelés. Le gouvernement britannique a estimé la richesse de cet homme d’affaires à 10,7 milliards d’euros. En bref, cette guerre met aussi à mal les deux partis car des sanctions arrivent des deux côtés.

Lyes Bendimerad.

Le Bon, la Brute … et le Boxeur.

Dans l’article qui suit, les personnages principaux de la guerre en Ukraine vont être présentés en détail.

Le premier est Volodymyr Zelensky ancien comédien et aujourd’hui président de l’Ukraine depuis 2019.

Volodymyr Zelensky naît le 25 janvier 1978 en URSS dans la République socialiste soviétique d’Ukraine. Il passe donc son enfance dans le communisme soviétique jusqu’à sa chute en 1991. Il devient quelques années après acteur, il commence sa carrière à la télé dans une émission de jeux puis va jouer dans plusieurs rôles dans plusieurs films. La partie la plus intéressante de la carrière de Zelensky est le fait qu’à partir de 2015 il commence à jouer dans la série Serviteur du peuple, où il joue le rôle de Président de la République ukrainienne.

C’est sur cette série qu’il se fera élire en basant sa campagne sur sa popularité due à cette série et à la promesse d’une lutte contre la corruption et d’une réconciliation avec la Russie qui en 2014 avec l’invasion de la Crimée était rentré dans une crise ouverte avec l’Ukraine.

Zelensky s’est fait connaître par le monde entier durant le début de la guerre en décidant de se battre jusqu’au bout et de ne rien lâcher.

Le second personnage majeur de cette guerre et celui qui l’a déclenchée : Vladimir Poutine président de la fédération de Russie.

Vladimir Poutine naît le 7 octobre 1952 à Saint Petersburg.

Vladimir Poutine connaît une enfance normale et sort diplômé d’une école de droit en 1975, c’est cette même année que commence la partie intéressante de l’histoire de Vladimir Poutine. En 1975 après être diplômé de droit, il rejoint le KGB. En 1985 après 10 ans au KGB il est envoyé en Allemagne de l’Est où il passe 5 ans sous le nom d’officier Platov pour effectuer des missions de contre-espionnage, il obtient le grade de lieutenant-colonel suite à cette mission.

De retour dans son pays natal, Vladimir Poutine devient conseiller du recteur de l’université de Leningrad, Anatoli Sobtchak, qui fut son professeur durant ses études.

Lorsque Anatoli Sobtchak est élu maire de Leningrad en 1991 Poutine le suit et devient en 1994 le premier adjoint du maire de Saint Petersburg. Très influent, Boris Eltsine le remarque et fait de lui le directeur du KGB puis le premier ministre de son gouvernement en 1999. Suite à la démission de Boris Eltsine quelques mois plus tard, il devient président. Poutine s’entoure bien et réussit tant bien que mal à faire obéir les oligarques russes.

Depuis 1999 Poutine n’a jamais quitté le pouvoir grâce à des astuces politiques comme en 2008. Poutine en 2022 a décidé d’envahir l’Ukraine suite au rapprochement de plus en plus fort avec l’occident.

Le dernier personnage de cette guerre est le maire de Kiev et ancien boxeur international.

Fils de militaire soviétique Vitali Klitschko naît le 19 juillet 1971 en kirghize. Il arrive en Ukraine a 14 ans et commence à développer son poing en prêtant main forte à la pègre locale.

Adulte et avec un physique de colosse il se dirige avec son frère tout naturellement vers la boxe de catégorie poids lourd où il rafle tous les trophées allant jusqu’à remporter chacun le titre de champion du monde de boxe poids lourd.

Après avoir conquis le monde de la boxe, il décide avec son frère de se lancer dans la politique en manifestant son soutien pro-européen ce qui le poussera à se présenter au poste de maire de Kiev où il sera élu en 2015.

Depuis le début de la guerre contre la Russie Vitali Klitschko gère tant bien que mal la situation mais n’abandonne pas et continue de combattre les Russes.

Raphael Penager

L’Ukraine : jusqu’où va aller Poutine ? Partie 2

Avec cette escalade du conflit en Ukraine, chacun ce pose la question : et après ? le problème se réglera-t-il de si tôt? L’escalade ira-t-elle jusqu’à un conflit nucléaire ? Où s’arrêtera donc Vladimir Poutine ?

     Depuis le début de l’invasion, les perspectives qui semblent plausibles sont peu joyeuses : on entend parler de guerre mondiale, de menace nucléaire, ect. Mais lesquelles de ses étapes sont vraiment possibles ? Aujourd’hui, les options qui s’offrent à nous, négatives, nous inquiètent.

     Alors que Poutine souhaite rétablir une puissance russe, en utilisant un réel impérialisme militaire, beaucoup se mettent à penser que l’invasion de l’Ukraine, certes plus difficile que prévu, ne soit que la première étape d’une série d’invasions ayant pour but de redonner à la Russie son pouvoir et sa puissance.

Constance Pereira

L’Ukraine : jusqu’où va aller Poutine ? Partie 1

Cela fait plus de deux semaines, que les nouvelles négatives nous envahissent. Nous ne savons pas jusqu’où cette  « opération militaire » va nous mener, or, nous pouvons essayer d’ imaginer que cela se termine positivement. Cet article sera bien sûr une vision optimiste des mois a venir plus qu’une réalité mais nous trouvons cela important d’essayer de mettre un peu de couleur sur cette situation où l’on ne voit pas la vie en rose.

Mais quelle perspective s’offre à Vladimir Poutine sans pertes massives d’Hommes ?

Première possibilité, très probable , l’Ukraine pourrait accepter l’occupation de la Russie dans les régions du Donbass et de la Crimée sans que celle-ci n’ occupe l’intégralité du territoire ukrainien. On constaterait alors un nombre de pertes humaines déjà comptabilisées, très important mais qui n’augmenterait pas. Certains diront que si cette « histoire » se finissait ainsi, Poutine n’hésiterait pas dans quelques années à organiser de nouveau une invasion de l’Ukraine et qu’il profiterait de l’avancée territoriale qu’il aurait obtenu. Or, rappelons nous , le président russe a déjà plus de 69 ans et il n’aura sûrement pas la capacité de gérer une guerre dans une dizaine d’années.

Nous pourrions également imaginer une autre perspective que monsieur P. pourrait exploiter nettement moins optimiste :

la Russie pourrait réussir à s’emparer du territoire ukrainien dans sa totalité en créant des accords que l’Ukraine accepterait pour éviter la guerre. L’Ukraine serait donc sous l’occupation russe mais les compteurs des pertes humaines ne s’élèverait pas davantage. L’Ukraine serait sûrement soumise à une dictature avec la mise en place de couvre feu et d’autres choses mais nous pouvons imaginer ou plutôt espérer qu’ensuite l’OTAN , l’union européenne, les Etats Unis , la Chine et de nombreuses autres nations mettraient « sous pression » la Russie et stopperaient cette domination.

De multiples autres possibilités s’offrent encore à Poutine.

Certains médias racontent que Vladimir Poutine pourrait se rendre? Mais bien que les précédentes  perspectives soit très optimistes, je trouve que celle-ci est irréaliste. Nous savons que cette guerre est aussi médiatique. Nous pourrions donc imaginer par le même biais que la population russe découvrirait le point de vue extérieur sur cette guerre et qu’elle n’est pas une simple opération militaire. Les habitants pourraient se « retourner » contre le gouvernement russe. Il aurait donc à faire à une guerre civile en plus du reste.

Bien évidement, comme dit précédemment, les perspectives exposées sont purement utopiques et à l’heure où nous écrivons, impossible de prédire l’avenir. A l’heure du numérique où les médias nous submergent d’informations négatives, il est important de se détacher de cela tout en s’informant, pour envisager la vie clairement avec un filtre rose. 

Constance Pereira