À la Une

Une réadaptation « technorifique »…

La lignée des poupées tueuses perdure, avec une nouvelle histoire terrifiante possédant toujours la même situation de départ, une poupée offerte à un enfant, et tout ne se passera pas comme prévu pour le plus grand bonheur des amateurs de frissons. En effet après l’icône Chucky et sa grande famille, sa rivale dans l’horreur Anabelle, et la vieille Dolly ; une réapparition sensationnelle de ce classique était à prévoir… Voici le retour tant attendu des poupées tueuses et leurs crimes infâmes.

A la différence que, cette fois-ci, ce concept si connu est remis au goût du jour avec une pointe de technologie, et une technologie de pointe ! Eh oui car cette fois, la poupée en question n’en est pas tout à fait une, c’est en réalité un robot. Le monde change, et les cauchemars aussi ! 

M3gan est un robot, ayant l’apparence d’une poupée pour enfants. Cette intelligence artificielle est programmée pour être l’aide des parents et l’alliée des enfants. Elle est à la fois l’amie, la confidente, la professeure, et surtout la garde du corps très efficace de l’enfant qui lui est confiée. Un jour, Gemma, la créatrice de M3gan se voit confiée la garde de sa nièce de 8 ans, dont les parents sont morts ; mais elle ne sait pas s’en occuper et a trop de travail, alors elle confie cette enfant à son programme non achevé, M3gan. C’est ici que le film devient intéressant, mais je n’en dirais pas plus, pour savoir il faut le voir !

Mais ce film peut-être interprété différemment, car de tous les films d’épouvante de cette « «série », celui-ci semble être celui qui cache le plus de messages. En effet, la plupart des films de ce genre ont une morale, parfois assez difficile à saisir. Mais celui-ci en a en réalité une plus profonde et plus concrète ; en effet d’après ce que j’ai pu voir, ce film représenterai une sorte de critique sociétale. Accusant le monde d’aujourd’hui de privilégier le superficiel, au péril des relations interpersonnelles. Car comme nous le savons maintenant, dans le film, les parents de la petite Cady sont décédés, et elle est confiée à sa tante. Sauf qu’au lieu de la réconforter elle-même, cette dernière la confie à une intelligence artificielle, par manque de communication et de dialogue, l’enfant se rapprochera plus du robot que de sa tante, ce qui causera énormément de problèmes dans le temps. Ainsi dans ce film dont je le rappelle, le personnage principal est le robot, la tante joue le rôle de faire-valoir comparée à sa création aux capacités infinies, représentant ainsi l’humanité, soumise devant sa propre création.

Outre cette métaphore technologique, ce film est considéré comme un chef d’œuvre par beaucoup de critiques, soutenant que la présence d’empathie dans un film d’horreur ( ce qui s’était rarement vu ) poussait encore plus fort la sensation de terreur à la fin.

Personnellement ce qui m’a frappé, c’est la présence indéniable d’humanité de la part du robot et de froideur presque involontaire de la tante, une inversion des rôles qui perturbe l’enfant, la poussant à confondre l’humain et l’objet, ce qui la conduira à commettre plus d’une erreur fatale.

Sources :

Allociné.fr

Movierama.fr

Bande annonce : https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19599131&cfilm=266320.html

Lucas Meyer.

Le film « Tirailleurs » de Omar Sy au cœur d’une polémique.

Le Film.

Début 2023, Omar Sy sort le 4 janvier le film «Tirailleurs » qui se déroule en 1917. Bakary Diallo s’enrôle dans l’armée française pour rejoindre Thierno, son fils de 17 ans, qui a été recruté de force. Envoyés sur le front, père et fils vont devoir affronter la guerre ensemble. Galvanisé par la fougue de son officier qui veut le conduire au cœur de la bataille, Thierno va s’affranchir et apprendre à devenir un homme, tandis que Bakary va tout faire pour l’arracher aux combats et le ramener sain et sauf. Ce film nous raconte l’histoire des tirailleurs sénégalais en temps de guerre , la 1ère Guerre mondiale (1914-1918) dans laquelle ils ont eu un rôle crucial dans la lutte contres les Allemands.

La polémique

En pleine promotion de son film dans le journal Le Parisien, Omar Sy va se retrouver au cœur d’une polémique malgré lui causée par cette phrase :

 « Quand (la guerre) est en Afrique, vous êtes moins atteints ? ».

Une phrase pris hors contexte va lui attirer les foudres de nombreux/ses personnes qui pensent que l’acteur Français est un ingrat exilé a Los Angeles, un ingrat envers les Français ou encore, des personnes pensent que Omar Sy ne paie pas ses impôts en France ce qui est totalement faux. Des personnalités françaises comme notamment Nathalie Loiseau ancienne ministre chargée des Affaires européennes se mêle à l’histoire en tweetant  :

« Il y a 58 militaires français qui sont morts au Sahel en luttant contre les jihadistes. Non, Omar Sy, les Français ne sont pas « moins atteints » par ce qui se passe « en Afrique ». Certains ont donné leur vie pour que les Maliens cessent d’être menacés par des terroristes. »

Il répondra sur le plateau du Quotidien qu’il ne doit rien à personne et qu’il n’a pas à se justifier sur ses propos, car il est tout simplement Français. Selon lui ses détracteurs essaient de faire un « nuage de fumée autour de son film ». Aux dernières nouvelles, suite au film, 4 figurants ont reçu une obligation de quitter le territoire Français alors qu’ils habitaient dans l’Hexagone depuis quelques années.

Affaire a suivre…

Breston

Amitié et préjugés.

Le réalisateur belge Lukas Dhont a fait son retour cette année. Après le lauréat de la Caméra d’or qu’il avait obtenu en 2018 avec Girl, il a sorti son deuxième long-métrage, Close, pour lequel il a obtenu en mai dernier le Grand Prix du jury au Festival de Cannes.

Quand Rémi et Léo, deux amis inséparables, rentrent au collège, ils reçoivent des remarques de la part des autres élèves car ils sont considérés comme “trop” proches. Au fil du temps, Léo pour ne pas être exclu du groupe s’éloigne considérablement de son ami qui finit par commettre l’irréparable.

Leur relation n’a pas de vraie nature, ils sont amis et beaucoup plus mais pas amoureux, ils s’aiment, tout simplement. Mais ils sont trop complices, trop intimes, se tenir la main ou se faire des câlins est normal pour eux mais pas pour les autres élèves. Leur amitié n’est pas assez “masculine”, trop ambiguë, c’est suspect pour leurs camarades qui sont donc persuadés que Léo et Rémi sont ensemble.

Ils commencent alors à recevoir des commentaires désagréables sur leur relation ainsi que des insultes, à caractère homophobes pour certaines. Aucun mot n’est jamais dit entre les deux garçons sur leur éloignement, sur la séparation instaurée entre eux par Léo, tout n’est que non-dits et sous-entendus, ce sont leurs gestes et leurs regards qui parlent pour eux.

Le film est modelé sur les mouvements des personnages, les histoires que Léo raconte à Rémi avant de dormir, les bagarres, les entraînements de hockey sur glace, la clarinette de Rémi ou encore les courses dans les champs de fleurs.

Et puis plus rien, tout s’arrête, il ne reste que les remords, la culpabilité, la douleur, et la tristesse des personnages après la perte d’un être cher. Les saisons s’enchaînent et Léo reste seul avec ses regrets.

Un film magnifique, qui m’a bouleversée et que je conseille vivement d’aller voir.

La bande-annonce: CLOSE – Bande-annonce

Sources:https://fr.news.yahoo.com/film-semaine-close-%C3%A9loge-lamour-171422228.html

https://leclaireur.fnac.com/article/184450-close-de-lukas-dhont-a-bout-de-souffle/

https://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=1000001029.html

https://www.ecranlarge.com/films/critique/1454132-close-critique-boys-dont-cry

Lucie PRIVAT DIAWARA

Blonde : la nouvelle production Netflix fait débat.

Le 28 septembre dernier, un nouveau film est sorti sur la plateforme Netflix : Blonde. Le film se présente comme une biographie « fictionné » de Marylin Monroe, directement adaptée du roman best-seller du même nom sorti en 2000. En effet, le film raconte la descente aux enfers du personnage de Marilyn Monroe ainsi que celle de son alter ego Norma Jeane, la femme se cachant derrière Marilyn Monroe. Ce dernier long métrage du réalisateur Andrew Dominik a cependant fait beaucoup de polémique, que ce soit sur la violence et la cruauté de l’œuvre ou sur le statut de biographie du film.

De la création à la sortie du film.

Après la sortie du livre Blonde de Joyce Carol Oates en 2000, le jeune réalisateur Andrew Dominik, débutant sa carrière, voit immédiatement dans l’ouvrage une adaptation possible pour le 7eme art. Pour raison de droit, il dû attendre 10 ans pour enfin se lancer dans le projet. En 2010, Blonde entre enfin en production. Pendant 9 années, le tournage est constamment reporté. Les producteurs rejoignent et quitte le projet, pour que finalement la plateforme de streaming Netflix vienne financer le long-métrage. L’acteur Brad Pitt s’intéresse aussi beaucoup au long-métrage, et vient participer au financement en se joignant à la production. L’interprète de Marylin Monroe varie aussi beaucoup : Naomie Watts est prévue au départ comme actrice principale, puis Jessica Chastain lui succèdera pour enfin laisser place à Ana de Armas, qui prit une année de cours de chant pour imiter l’ancienne diva. C’est en 2019 que le tournage commence enfin. La sortie est prévue pour 2021, mais elle fut décalée d’un an en raison de désaccord entre Dominik et Netflix : la plateforme veut couper des scènes de sexe jugées trop graphiques et violentes, mais le réalisateur laisse comprendre que ce n’est pas possible. Après un passage à la Mostra de Venise et au festival de Deauville, le film sort, sans récompense, sur Netflix le 28 septembre. Blonde est classifié NC-17, le plus haut palier de classification aux Etats-Unis, en raison des de scènes choquantes.

A la sortie du long métrage, la presse comme le public est extrêmement mitigée : un petit groupe voit le film comme extraordinaire, sortant du formatage habituel des productions Netflix, et l’autre grande partie comme un film insultant Marilyn Monroe, immoral et ne montrant que de l’horreur.

Mais qu’en est-il vraiment ?

D’un point de vue technique, le film est irréprochable. Que ce soit avec les lumières, le format (le film passe souvent du format 4/3 au 16/9 et inversement) ou encore les significations, chaque plan cache une recherche visuelle. Le film alterne de plus entre noir et blanc et couleur, ce qui laisse nombre interprétations à certaines scènes. Andrew Dominik s’amuse aussi à faire prendre vie des photos, en créant des scènes à partir d’anciens clichés. La BO (bande originale) du film est quant à elle enivrante, faisant passer d’une ambiance pesante a la joie en quelques notes ; une utilisation pertinente des musiques est aussi notable. Les acteurs se glissent parfaitement dans la peau de leurs personnages ; Ana de Armas est impressionnante dans son rôle de diva malheureuse : son interprétation en est même troublante tant sa ressemblance avec Monroe est forte.

C’est sur le scénario que le film provoque discussion : une grande partie du scénario est imaginée, notamment des scènes de viol ou de violences qui n’ont jamais eu lieu dans la vraie vie. Beaucoup voit cela comme un manque de respect, ou comme un film mensonger. En effet, le film se définit comme un biopic fictionné, et ce n’est pas en regardant Blonde que vous en apprendrez beaucoup sur Marylin Monroe. Le fim prend la liberté de s’imaginer la relation entre Norma Jeane, jeune femme innocente, et son alter ego entrant en scène sous les projecteurs, Marylin Monroe, la diva sexualisée. Cependant, c’est sur la promotion du film qu’il faut blâmer. Netflix vent le film comme une biographie de la vie de Monroe, et n’insiste pas sur la part de fiction du film. Alors qu’en réalité, le film se concentre sur un aspect de la carrière de la défunte, qui est sa sexualisation, son statue de femme objet et sa double vie en tant que Marilyn Monroe et Norma Jeane : « Pourquoi Marilyn Monroe est-elle la grande icône féminine du XXe siècle ? Pour les hommes, elle est un objet de désir sexuel qui a désespérément besoin d’être secouru. Pour les femmes, elle incarne toutes les injustices infligées au féminin, une sœur, une Cendrillon, condamnée à vivre parmi les cendres […] Je veux raconter l’histoire de Norma Jean en personnage central d’un conte de fées ; un enfant orphelin perdu dans les bois d’Hollywood, consumé par cette grande icône du vingtième siècle. » déclare Andrew Dominik. Les parties du scénario n’ayant jamais existé ne sont là que des éléments pour accentuer l’idée principale de l’œuvre. Le film est même féministe, a l’instar de certaines critiques criant l’inverse.

Personnellement, je pense que Blonde est un très grand film, marquant, créatif et proposant une vraie vision d’auteur. Il n’est pas parfait, il est vrai que certaines scènes de sexe auraient pu être moins explicite, mais cette violence participe tout de même à accentuer le message du film. Je pense que l’œuvre amène un vent frais dans le monde du cinéma, à une époque ou le septième art se formate pour toucher tous les publics ; Blonde est inclassable, mélangeant la fiction, la réalité et l’horreur. Je préfère sincèrement un film biographique proposant une certaine vision d’une célébrité en prenant des risques et en tentant de nouvelles choses qu’une biographie ne se contentant juste de raconter de manière neutre la vie d’une personnalité publique. Surtout dans le cas de Blonde, ou Marylin Monroe est une star internationale dont la carrière est connue de beaucoup.

J’invite donc, à toutes personnes averties par les scènes choquantes, à aller regarder Blonde et se forger un propre avis sur le film. Que se soit pour la performance bluffante d’Ana de Armas en Marilyn Monroe ou pour la réalisation exceptionnelle d’Andrew Dominik, ce film s’affranchissant des règles actuelles du cinéma est à voir.

Alexandre Hélein

Athéna : une réalisation explosive pour un scénario qui ne casse pas des briques…

Le film Athéna, sorti le 23 septembre 2022 sur la plateforme de streaming Netflix, a été réalisé par Romain Gavras en collaboration avec Ladj Ly.
Ce film montre les affrontements entre les habitants de la cité imaginaire d’Athéna et la police, déclenchés par une bavure policière qui entraîne la mort d’Idir, un jeune adolescent. On suit donc ses trois frères, Karim, Abdel et Mokhtar. Mais tandis qu’Abdel souhaite régler les conflits sans violence, Karim dirige la révolte et Mokhtar, dealer, veut sauver sa peau et son argent.

Ladj Ly, réalisateur du film Les misérables (long métrage également centré sur une bavure policière), César du meilleur film, meilleure réalisation et meilleur film international en 2020, est producteur et coscénariste d’Athéna. On ne retrouve malheureusement pas dans Athéna des personnages aussi profonds que dans Les misérables. Il a été tourné dans la cité du Parc aux Lièvres à Évry-Courcouronnes et a coûté 35 millions d’euros. Il y avait chaque jour de tournage plus de 500 figurants, presque tous, habitants de cette même cité. C’est donc un film qui a nécessité des moyens colossaux .

Avec une musique martiale, des plans impressionnants et une caméra qui nous plonge au cœur de l’action, ce film est d’un point de vue esthétique une réussite. Malheureusement le scénario n’est pas au rendez-vous…

Au fur et à mesure de l’histoire, on perd la problématique : Qui a tué Idir ?, pour n’avoir que des scènes de violence, certes bien réalisées mais qui ne font en aucun cas avancer l’intrigue. Elle finit d’ailleurs par disparaître totalement. On finit presque par oublier le meurtre d’Idir. Au milieu du film, on découvre que les assassins ne seraient pas des policiers mais des activistes d’extrême droite voulant déclencher des conflits entre police et citoyens. Finalement, le film ne nous en apprend pas plus sur le sujet et on ne comprend pas en quoi cet élément ajoute quelque chose à l’histoire. Le réalisateur semble ne pas avoir voulu choisir de méchant pour son film, l’extrême droite devient alors seule responsable.

Les personnages perdent leur objectif au cours du film. Abdel qui, au départ, souhaitait résoudre sans violence les affrontements, change radicalement de méthode. Il prend le contrôle des opérations pour finalement se laisser exploser dans un immeuble.
Le scénario est vide et les personnages superficiels, sans aucune profondeur, on ne s’attache absolument pas à eux et leur mort n’est d’aucun effet. Tout n’est que caricature, la cité, les trois frères, les centaines de jeunes agressifs, ou encore Sébastien l’islamiste fiché S qui, au début semble innoffensif puis fait sauter un immeuble. Malheureusement, à l’exception des mères de familles que l’on voit pendant quelques secondes, et des deux ou trois actrices que l’on aperçoit très brièvement, tout au long du film, seuls des hommes sont présents, que ce soit du côté de la police ou des habitants. A croire qu’il n’y a que des hommes qui se battent pour l’ami ou le frère qu’ils ont perdu. Ce film n’est que violence et images stéréotypées sur les banlieues.
Le message que le film tente de faire passer est flou et inexistant.
Qu’est-ce que Romain Gavras veut faire comprendre au public ?
Mais, malgré de nombreux débats et commentaires négatifs, Athéna est resté pendant plusieurs jours après sa sortie, numéro 1 sur Netflix en France.

Alba et Lucie

Sources:

https://www.marianne.net/culture/cinema/athena-de-romain-gavras-la-banlieue-fantasmee-par-un-bourgeois

https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/cinema/banlieue-fantasmee-ou-fiction-realiste-le-film-athena-divise-les-habitants-des-cites-29-09-2022-JPOHDUQXOFHFLPY6NV5PJPBFOU.php

https://www.20minutes.fr/culture/4002748-20220928-athena-netflix-beau-chaud

https://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18714275.html

https://www.tf1info.fr/culture/athena-divise-mais-cartonne-sur-netflix-comment-romain-gavras-a-deja-reussi-son-pari-2233982.html

A-t-on encore besoin des salles de cinéma ?

Le cinéma est en déclin ces derniers temps. De nouvelles alternatives sont désormais proposées aux spectateurs.

Les plateformes de streaming prennent une grande place ces dernières années. Les gens se tournent plus vers les options numériques disponibles sur différents formats.

Les plateformes de streaming se sont développées et diversifiées. Maintenant on a notamment plusieurs plateformes mais sur différents formats aussi ; téléphone, tablette, ordinateur, télé, … Ces plateformes sont beaucoup plus pratiques et atteignent plus de personnes. (10 millions d’abonnés en France pour seulement Netflix). On peut les utiliser où l’on veut et quand on le veut ce qui offrent une liberté. On n’est pas obligé de suivre les horaires de cinéma ni de se déplacer.

Avant le choix était plus limité ; on avait la télé à la maison ou le cinéma. Maintenant on n’a le cinéma au bout des doigts. Sur les premiers 8 mois de cette année il y a eu 30% en moins de fréquentation au cinéma comparé à la même période il y a 10 ans.

De nos jours, Il y a seulement 25 % qui restent à l’affiche pendant 4 semaines et 3% qui restent plus longtemps. Les plateformes vont pouvoir diffuser les films plus rapidement après leur sortie au cinéma ; raison pour laquelle les films restent moins longtemps au cinéma. 40% des gens qui ont un abonnement vont moins au cinéma et 1 spectateur sur 6 paye un abonnement. Le prix d’une place de cinéma est très élevé et pour le même prix on peut s’offrir un mois de cinéma illimité pour toute la famille.

Malgré la multiplication de plateformes, les films sur grands écrans restent un plaisir dont on peut profiter que dans les salles de cinéma.

Maya RIO

https://www.cnc.fr/cinema/communiques-de-presse/frequentation-des-salles-de-cinema–estimations-de-lannee-2012_118306

https://www.cnc.fr/professionnels/actualites/frequentation-cinematographique–estimations-du-mois-de-juillet-2022_1737613

https://fr.statista.com/statistiques/824732/estimation-temps-visibilite-film-salle-france/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/netflix-le-service-de-streaming-compte-desormais-10-millions-dabonnes-en-france-1441120

https://www.bfmtv.com/people/cinema/netflix-amazon-et-disney-pourront-diffuser-des-films-plus-rapidement-apres-leur-sortie-au-cinema_AD-202201240353.html

https://www.dhnet.be/medias/cinema/2022/05/22/netflix-prime-video-disney-apple-tv-les-chiffres-stratsopheriques-des-plateformes-de-streaming-un-terrien-sur-six-abonne-K2T3OAFF3ZFCPKCDE7M3M2FUNU/

Jurassic World 3 : Le monde d’après.

Date de sortie : 2022 Genre : action /SF Réalisateur : Colin Trevorrow

Le film est le troisième volet, qui est lui-même la suite de la série des Jurassic Park. Le monde sera confronté à une terrible menace sur l’humanité.

Les humains doivent non seulement partager leur espace avec les dinosaures, mais doivent aussi faire face à des nouvelles espèces beaucoup plus dangereuses. Des sauterelles mutantes, créées par des scientifiques dans des laboratoires, causeront des dégâts irréparables à moins qu’un groupe de personnes bien avisées se battent pour contrer ce fléau.

Je trouve quelques incohérences dans le fil de l’histoire du film. Les dinosaures se seraient propagés partout dans le monde sans pour autant expliquer la manière dont ils auraient pu traverser les océans pour se retrouver dans tous les continents !!!

Il y a plusieurs bonnes idées confrontées mais mal enchaînées et mal racontées. Je pense qu’il manque de belles mises en scène comme cette ambiance inquiétante de dinosaures super puissants que l’on retrouvait dans le film précédent. Il y avait en effet des scènes très effrayantes, des dinosaures intelligents, malicieux qui faisaient pressentir « la peur d’avoir peur ». Cette nouvelle espèce crée une menace alimentaire pour l’espèce humaine. Il est dommage que les autres dangers comme les dinosaures en liberté soient complétement ignorés.

Le film n’est pas exceptionnel mais il se regarde. La durée du film (2h30) devrait être raccourcie car beaucoup trop longue pour une histoire pas très palpitante.

Comme points positifs, je trouve bien d’avoir fait revenir des personnages principaux du tout premier film (Jurassic Park). Le film parle aussi de nouvelles horreurs telles que l’exploitation des dinosaures, le marché noir, la vente de viande de dinosaures, …

Ma scène préférée : quand la jeune fille monte l’échelle, se cache dans une cage pour échapper au dinosaure et que celui-ci attrape la cage pour tenter de la manger. Le plan est beau et nous fait vivre un moment très angoissant.

Clin d’œil : Les personnages principaux de Jurassic Park 1, Alan Gran, Ellie Satler et Ian Malcom font leur apparition dans le film (toujours un plaisir pour le fan service).

Maya RIO

Le film de la semaine

Il faut le voir : Mes frères et moi

Ce drame français réalisé et écrit par Yohan Manca est sorti en salles ce 5 janvier 2021.

Mes frères et moi - film 2021 - AlloCiné
allocine.fr

Celui-ci évoque l’histoire de quatre frères: Nour, interprété par Maël Rouin Berrandou, Abel, interprété par Dali Benssalah, Mo, interprété par Sofian Khammes et Hédi interprété par Moncef Far far. Cette fratrie évolue dans une ville en bord de mer, au sud de la France dans un petit appartement. Leur mère est dans le coma et vit avec eux, ils prennent soin d’elle comme ils peuvent à l’aide de moyens plus ou moins légaux. Au milieu de cette situation familiale tragique, il y a Nour, 14 ans. Pour lui c’est l’été et il doit effectuer des heures de TIG (Travaux d’Intérêt Généraux) dans le cadre de mesures éducatives. Dans le collège où ils les effectue, un cours de chant lyrique animé par Sarah (Judith Chemla) a lieu. Nour, curieux, entre dans la salle de cours. Il ne la quittera plus. Une passion l’a envahi.

C’est donc l’histoire d’un jeune de 14 ans, d’un été, d’un atelier de chant.

Ce film est intéressant car, bien que similaire dans le contexte au film Billy Elliot, il n’est pas ici question d’une quelconque vocation ou d’une possible carrière dans l’opéra. Nour chante pour s’évader, pour s’ouvrir à de nouvelles choses, se raccrocher à quelque chose. Son père avait séduit sa mère en lui chantant de l’opéra, c’est une façon pour Nour de tenir pendant les dernières semaines de vie de sa mère.

Alors n’attendez plus pour aller voir ce drame français dont vous ressortirez du Pavarotti plein la tête…

Jasmine Mekki

La face cachée des films de Quentin Tarantino…

Quentin Tarantino est un réalisateur de 68 ans de renommée internationale.

Depuis une vingtaine d’années, le cinéaste enchaîne les succès. Il est surtout connu pour l’extrême violence de ses films.  Il existe néanmoins une interprétation de ses films qui au premier regard ne frappe pas, qui n’est pas évidente. 

Des inspirations cinématographiques marquées..

Quentin Tarantino a une importante culture cinématographique ce qui lui permet de s’inspirer de grands réalisateurs pour chacun de ses films. Les exemples des films Inglourious basterds ainsi que Kill Bill illustrent parfaitement ceci. 

Si Inglourious Basterds est nommé en hommage à The Inglorious Bastards d’Enzo G. Castellari (Une poignée de salopards en VF), Tarantino et Castellari ont tous deux puisé leur essence dans l’incontournable classique de Robert Aldrich. Alors que le débarquement allié en Normandie se prépare, le major américain John Reisman est chargé de recruter dans une prison militaire 12 condamnés – déserteurs, violeurs ou meurtriers – pour mener une dangereuse mission sur le sol français. En échange d’une grâce potentielle, ils doivent faire sauter un château des environs de Rennes, où de hauts dignitaires nazis ont installé leur quartier général.

Quentin Tarantino s’est inspiré d’un grand nombre de films pour réaliser Kill Bill. Son synopsis est inspiré du film « la mariée était en noir » de François Truffaut. La tenue jaune de combat que porte Uma Thurman ainsi que les combats sont énormément inspiré du Bruce Lee :  Jeu de la mort de Robert Clouse.

À travers un très grand nombre de ses films Q. Tarantino fait vivre ses rêves historiques. Afin d’expliquer mon propos je m’appuierais sur deux films qu’il a réalisé: « Django unchained » et « Inglourious basterds ».

Le film Inglorious basterds conte le récit d’un commando de 8 soldats et d’un capitaine anglais qui viennent en France durant la Seconde Guerre Mondiale afin de tuer un maximum de nazis. 

Django unchained quant à lui conte l’histoire d’un esclave noir à qui un chasseur de prime rend sa liberté et lui propose de devenir son associé. 

Q. Tarantino s’intéresse énormément à l’Histoire. Il qualifiera un jour l’esclavage comme «notre péché originel, dont on sent encore la trace aujourd’hui aux Etats-Unis dans les rapports entre citoyens » À travers chacun de ses films, Tarantino essaie de rétablir la justice ainsi que les évènements historiques tel qu’il aurait souhaité qu’ils aient lieu. 

Nous savons qu’Adolphe Hitler s’est suicidé avant l’arrivée des alliés empêchant ses victimes d’obtenir justice. Dans le film Inglorious basterds, Hitler meurt brûlé vif dans un cinéma appartenant à une juive

Le fait qu’Hitler n’ait pas pu être jugé des crimes affreux qu’il avait commis contre l’humanité déplaisait à ce grand réalisateur. Il a donc décidé de mettre en scène une version de l’histoire durant laquelle Hitler, ainsi que tous les hauts dignitaires nazis, mourraient dans un incendie provoqué par une juive.  Nous pouvons supposer qu’il a souhaité venger le peuple juif à travers cette scène mais aussi ce film. Il a voulu donner, offrir une vengeance à ceux que cet affreux dictateur avait tués, détruits, brisés. Le réalisateur, comme dans beaucoup de ses films, inverse ici le rapport de domination. La membre d’un groupe qui se faisait stigmatiser, opprimer, massacrer, qui subissait un génocide, tue tout le groupe des oppresseurs.

Certes, le processus est violent (ils auraient pu le juger) mais n’oublions pas qu’il s’agit de Quentin Tarantino. Il réalise aussi son fantasme à travers le commando qui scalpe chaque nazi et laisse toujours un survivant. 

Ensuite dans le film Django unchained, le fantasme que Tarantino réalise est celui de l’esclave qui frappe le maître et non l’inverse. On a donc une nouvelle fois une inversion du rapport de domination. Par ailleurs,  la scène dans laquelle l’esclave Django brûle la maison de l’affreux propriétaire d’esclave incarné par Léonardo Dicaprio est également empli de symbole.  

Jasmine Mekki.

Ambiancé

Ambiancé est le film le plus long qui n’existera jamais.

En effet, initialement prévu pour le 31 décembre, le réalisateur a décidé de tout annuler et a même effacé toutes traces d’informations sur ce film, bandes annonces, interview, les vidéos sur sa chaîne YouTube etc…

Par conséquent, vous aurez dans cet article toutes les informations que j’ai pu récupéré avant sa suppression. Malheureusement, vous ne pourrez vérifier que seulement quelques informations (durée du film, réalisateur, acteurs, thème du film), le reste a été supprimé, pour des raisons encore inconnues.

Réalisé par le suédois Anders Weberg, Ambiancé est un film de genre thriller. C’ est un hommage à son fils qui succomba d’une overdose.

Ambiancé est donc le film le plus long qui n’existera jamais avec 43 200min au compteur soit 30 jours non-stop. La bande annonce qui était accessible sur la chaîne YouTube d’Anders Weberg durait en elle-même 7 heures et 20 minutes : on pouvait y voir deux acteurs (Stina Pehrhsdotter et Niklas Hallberg) l’une habillée en noir l’autre habillé en tunique blanche qui se tournaient autour lors des 7h20min.

En plus de cela, elle a été tournée en one-take, ce qui veut dire que la caméra n’a cessé de tourner durant les 7 heures et 20 minutes sur la plage de Hovs Hallg au sud de la Suède.

Hovs Hallg plage avait servi notamment pour la scène d’intro du film «7ème sceau» qui a inspiré énormément le réalisateur suédois. La première scène du 7ème sceau représente un chevalier qui rentre de croisade et qui se lance dans une partie d’échecs avec la mort. Ainsi, la bande annonce de Ambiancé fait un peu référence à ce film puisque on peut voir les deux acteurs en noir et blanc se tourner autour comme une partie d’échecs endiablée.

Ces 30 jours de film ont été entièrement auto-financés par le réalisateur lui même notamment par le biais de ventes d’affiches. En effet, chaque mois Anders Weberg met en vente une photo qu’il a pris et en vend environ une vingtaine d’exemplaires. Ainsi il a réussi a réalisé ce film entièrement grâce a ses financements.

Contrairement aux idées reçus, ce film n’a rien de satanique et ne va pas maudire notre année 2021, d’autant plus qu’il ne va même pas être diffusé.

Romane Malard