La société du sans contact.

En ces temps de re confinements répétés, on peut dire que le livre de François Saltiel La société du sans contact : selfie d’un monde en chute paru le 30 septembre 2020, arrive à point nommé. Journaliste et chroniqueur dans le 28 mn d’Arte, réalisateur et producteur, François Saltiel nous plonge dans un monde inquiétant, voire terrifiant, où des écrans ont monopolisé notre attention et notre vie, à tel point qu’il détruit ce qui nous relie aux autres. Non, ce n’est pas le scénario d’une nouvelle série dystopique de style orwellienne mais bien ce qui devient peu à peu une réalité qui, si nous ne prenons pas garde, confisquera ce qui nous reste de liberté.

Les nouveaux empereurs de la Silicon Valley façonnent un monde à leur image, celle d’une société sans contact repliée sur soi, défiant la souveraineté des Etats, au nom d’une philosophie libertarienne, prompte à détruire ce qui fonde nos démocraties. Ainsi des mécanismes d’ assujettissement se mettent en place comme le télé travail à vie avec le risque de se faire licencier en ligne comme cela s’est produit pour 3 500 employés d’Uber via la plate forme Zoom, la surveillance permanente par des caméras qui décèlent la moindre émotion grâce à une reconnaissance faciale particulièrement élaborée, dont les débuts sévissent déjà en Chine. Mais aussi, sur un plan plus personnel, les âmes solitaires pourront rencontrer leur âme sœur et dialogueront… avec une machine ou encore les personnes inconsolables pourront entrer en contact avec un être cher disparu via un avatar. Pis encore, pour les plus fortunés, pouvoir ne jamais mourir par un jeu de transfert de l’esprit et par l’encodage des souvenirs. Bienvenue dans le monde d’après !

Comment s’en sortir ? L’auteur exhorte le lecteur à s’arrêter, réfléchir au pourquoi du geste compulsif et addictif de taper sur un écran, de lever les yeux et de les diriger vers le monde qui l’entoure, privilégier le contact humain à la fausse promesse d’échanges virtuels, reconstruire les liens avec les autres et une société plus solidaire.

Je dirai également, développer l’éducation au numérique et aux médias à l’Ecole pour former des individus libres de leur choix en gardant les yeux grands ouverts….. hors écrans.

Les élèves de la Classe Média vont rencontrer très prochainement François Saltiel au Lycée Montaigne dans le cadre de leur formation. Les échanges seront sans nul doute riches et instructifs et feront l’objet d’un reportage filmé sur le blog. A bientôt, donc !

La Classe Média

Entre chiens et loups, Malorie Blackman.

Imaginez un monde où tout est noir ou tout est blanc…

Entre chiens et loups est un livre que j’ai eu l’occasion de lire pendant les vacances.

C’est le premier tome d’une trilogie écrite par l’auteure Malorie Blackman et traduite de l’anglais par Amélie Sarn. Publié en 2001, au Royaume-Uni, il s’est très vite inscrit comme best seller et a reçu de nombreux prix, notamment celui de Gr’Aisne de critique en 2010.

Dans ce livre, Malorie Blackman raconte l’histoire poignante de Sephy et Callum, deux adolescents à l’amour impossible. Pour comprendre pourquoi, il vous suffit d’imaginer un monde divisé en deux races, un monde où les Primas et les Nihils se font la guerre depuis longtemps. Les Primas ont la peau noire, sont riches, puissants et contrôlent le pays. Les Nihils ont la peau blanche, ils sont méprisés, opprimés et pauvres. C’est dans ce monde où les deux races n’ont pas le droit de se mélanger que les deux jeunes essayeront de s’épanouir et surtout de faire triompher leur amour…

Réussiront-ils?

J’ai, sincèrement, adoré ce livre. Il y a, derrière cette histoire bien plus qu’une simple “romance”. En effet, à travers cet ouvrage, où la ségrégation raciale est inversée, Malorie Blackman passe un réel message politique. La ségrégation raciale, l’existence du racisme sont des faits. Ils ont d’ailleurs été ou sont toujours au cœur de notre société. En réinventant l’histoire, l’auteure nous fait donc d’autant plus réfléchir.

Je me suis moi-même beaucoup remise en question en lisant ce livre, j’ai pris conscience de nombreuses choses. Colère, tristesse, dégoût mais aussi compassion: ce livre m’a submergée d’émotions du début à la fin! C’est un ouvrage dur certes, mais il n’en est que plus poignant; je ne regrette absolument pas de l’avoir lu. De plus, je me suis beaucoup attachée aux personnages.

Je ne vous en dis pas plus, mais comme vous l’avez compris, je vous recommande vivement ce livre!

Inès

La France a sa J.K Rowling.

La Passe-miroir (Livre 1) - Les Fiancés de l'hiver par [Christelle Dabos, Laurent Gapaillard]
La Passe-Miroir est un roman de fantaisie écrit par Christelle Dabos.

La Passe-Miroir est un roman de fantaisie écrit par Christelle Dabos. Ses trois premiers tomes ont énormément plus ! À ce jour, c’est plus de 300 000 exemplaires vendus en France pour les trois seuls premiers tomes. C’est en 2019 que le quatrième tome est sorti.

C’est l’histoire d’une jeune fille, Ophélie, qui cache des dons singuliers. Elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Lorsqu’elle est de fore fiancée à Thorn, qui habite au Pôle, elle doit quitter l’endroit où elle a vécu. Mais sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel…

A l’instar de J.K Rowling, quand elle envoie son premier manuscrit, Christelle Dabos se trouve un peu au au bord du précipice. La jeune femme alors âgée de 32 ans est une bibliothécaire au chômage, mais surtout, elle sort tout juste gagnante d’un long combat contre un cancer de la mâchoire. L’écriture se révèle alors comme une échappatoire.

Je vous conseille fortement ce livre car il est très absorbant. On a tout le temps envie de savoir la suite. Ses personnages sont très attachants, et on ne s’attend jamais à la suite.

Sarah Foulquier

Source :
Photo 1 : Marine Le Breton / Huffpost
Photo 2 : Chloe Vollmer / Ed. Gallimard

UNE HISTOIRE VRAIE

Butterfly est une histoire vraie écrite par Yusra Mardini.

C’est l’histoire d’une jeune réfugiée syrienne qui adore la natation. Son rêve : participer aux jeux olympiques. Son père l’entraîne, ainsi que sa sœur, à la natation depuis leur plus tendre enfance. Yusra est alors âgée de 16 ans. Lorsqu’elle  décide de partir loin de la Syrie avec sa sœur Sara, c’est pour s’assurer un avenir, pourquoi pas dans la natation…C’est alors qu’un incroyable périple va commencer.

Aujourd’hui à 22 ans, elle est l’ambassadrice de l’ONU. Ce livre est reconnu par Barack Obama.

Je vous recommande vivement ce livre car c’est un récit plein d’émotions et une leçon de vie et de courage !

Source : HCR/Susan Hopper

Sarah Foulquier

Petit pays de Gaël Faye

Critique littéraire d’un livre qui m’a (encore) fait pleuré.

Mon dieu ! Je suis de retour avec une nouvelle critique littéraire… Et devinez quoi ? C’est un livre qui m’a fait pleurer !!! Nan c’est pas une blague, je sais je sais, c’est toujours la même chose blablabla ‘’ en fait tous les livres que tu lis ils te font pleurer c’est ça ? ‘’ bah…oui. Mais c’est même pas ma faute en plus, à chaque fois c’est la même chose, je m’attache aux personnages et y a des morts inattendues, des cœurs brisés, des destinées que j’avais pas prévu ainsi et du coup bah je me retrouve à chialer dans mon lit à tourner les pages d’un livre… C’est un peu pénible parce que de base c’est pas des livres tristes (genre même devant un livre d’enfant qui parle de voyage dans le temps, de goofus et de fées grincheuses j’arrive à pleurer) … Mais j’suis trop émotive devant des personnages qui existent même pas que ça en devient fatiguant… je pleure pas devant les films mais alors en lisant des livres wow, je suis plus la même haha… *sourire gêné*

Brefffff (changement de sujet parce que c’est intro inutile est trop longue), bonjour bonsoir et bienvenue à tous dans mon coup de pub pour le livre Petit Pays de Gaël Faye ! Asseyez-vous tranquillement, buvez de l’eau (c’est important de rester hydraté toute la journée n’oubliez pas !) et bonne lecture !

De base Gaël Faye, il s’est lancé dans une carrière musicale qui mélange rap et des musiques traditionnelles d’Afrique parce que c’est de là qu’il vient. Il est d’origine du Zaïre et plus précisément du Burundi. Ses musiques sont tout simplement géniales, il y aborde des sujets différents dans des textes bien écrits, travaillés avec de belles paroles. (Je vous recommande d’aller écouter Irruption, tôt le matin et petit pays qui sont magnifiques)

C’est lui Gaël

Il est né à Bujumbura, au Burundi (c’est un tout petit pays à côté du Rwanda, près du Congo) en 1982, il est franco-rwandais. Mais à cette époque-là au Burundi en 1993, il y a une guerre civile qui a éclaté entre les Tutsis et les Hutus (les deux populations qui habitent le pays). Il y a de nombreuses tueries et des génocides qui éclatent partout, le système politique est complètement désagrégé et Gaël est obligé de fuir le pays pour la France (pays natal de son père).

Et 23 ans après la guerre civile, il décide d’écrire un roman du nom de Petit Pays. Son roman est partiellement autobiographique parce qu’il y raconte ce qu’il a vécu pendant cette période alors qu’il n’avait que 10 ans mais du point de vue d’un garçon du même âge du nom de Gabriel.

Voici le résumé au dos du livre :

Avant Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l’harmonie familiale s’est disloquée en même temps que son ‘’petit pays’’, le Burundi, ce bout d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d’orage, les jacarandas en fleur… L’enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

Gabriel décrit tous les évènements avec l’innocence d’un enfant qui commence tout juste à se rendre compte de l’horreur que peux habiter ce monde. C’est intéressant à lire parce qu’il n’y a pas des tonnes de descriptions, que c’est écrit de manière à représenter la vision d’un enfant.

Donc le livre, au début c’est marrant, le petit il s’amuse avec ses copains, il va se baigner à la rivière, il va cueillir des mangues dans les arbres de ses voisins… Mais après, entre sa mère qui pète un câble et ses copains qui veulent intégrer un gang, et la politique du pays qui part en cacahuète… bah wow ça en devient vite très émouvant et bah moi… (mais non je pleure pas, c’est mes yeux ils pleuvent !)

Pour tout dire, j’ai fini de lire le livre en cours de français après avoir fini un contrôle un peu en avance, comment j’étais pas bien après !

Tous les personnages sont intéressant, en passant de Innocent le chauffeur à Francis son rival (mention spéciale à Prothé qui est le meilleur personnage). Gabriel les décrit super bien et ont peut bien voir les liens qu’il a tissé avec eux et la manière dont il tient à eux.

Donc voilà merci à Gaël Faye de m’avoir fait pleuré avec ton livre qui est en quatrième position de mon top 11 mes livres préférés. Merci à ma meilleure amie de me l’avoir offert. Merci à ma documentaliste de mon collège de m’avoir conseillé de le lire mais plus tard parce que j’étais trop petite pour le lire en 4e (et je vous comprend).

Je vous recommande à tous de le lire, c’est fort en émotions, mais c’est très beau, ça mêle poésie, humour, violence et drame. Il est bouleversant, quand on le lit on rentre dans un univers et quand on y ressort on a envie de s’y replonger, deux jours m’ont suffit à le finir et j’ai pas dormi (bise à mon anticerne) …

C’est tout pour mon petit article, ciao les gens

Flore (qui vous aimes tous)

Into the water

Pour relancer cette rubrique qui consiste donc à vous faire une fiche de lecture d’un livre que j’ai aimé pour vous inciter à le lire, j’ai choisi comme premier livre ‘’Au fond de l’eau’’ de Paula Hawkins.
Titre original : Into the water

Au fond de l’eau raconte l’histoire de Julia alias Jules Abbott. Elle a grandi dans un village du nom de Beckford traversé par une rivière qui débouche sur le bassin des noyées. Ce surnom vient du fait que plusieurs femmes y sont mortes, et la dernière est Nel Abbott, photographe et écrivaine, la sœur de Julia avec qui elle était en froid. A-t-elle sauté ou l’a-t-on poussé ? Obligée de revenir dans la ville qu’elle maudit, Julia est terrifiée. Elle doit s’occuper de sa nièce, Lena, qu’elle ne connaît pas et affronter son passé qu’elle a toujours fui…
Pour connaitre la cause de la mort de Nel, l’histoire retrace la mort de plusieurs autres femmes décédées dans le bassin et des événements du passé de Julia. La personnalité atypique de Nel, pousse les policiers à croire qu’elle s’est suicidée, cette dernière prenant uniquement des photos de ponts ou de falaises, était fascinée par les morts mystérieuses et par les eaux glaciales du bassin des noyées.
Phrase clé de cette histoire ‘’le bassin n’est pas un lieu à suicide, c’est un lieu où l’on se débarrasse des filles à problèmes’’ . J’ai adoré ce livre car le suspense est là jusqu’à la dernière ligne de la dernière page (et c’est vrai !). Le livre change de point de vue à chaque chapitre, parfois d’un point de vue omniscient et parfois subconscient, on voit alors les points de vue de nombreux personnages comme Julia, Lena, Sean, Patrick, Mark, Louise ou Erin.
Le livre aborde des sujets importants tel que le viol, les violences conjugales, la « grossophobie », le meurtre, le suicide et d’autres… évidemment ne lisez pas ce livre si vous avez moins de 13 ans, certains passages pourraient vous choquer, où lisez le si vous pensez être suffisamment grand… Mais vous êtes prévenus.
Paula Hawkins est une auteure d’origine anglaise qui a vécu au Zimbabwe, en France et en Belgique. Elle a été journaliste pendant 15 ans avant de se consacrer à la fiction. En 2015, elle sort son premier roman‘’La fille du train’’, Dreamworks en a acquis les droits et le film est sorti en 2016. ‘’Au fond de l’eau’’ est son second roman, paru en 2017.

C’est un super polar qui nous tient subjugué du début à la fin, accroché au livre jusqu’à même le lire en cours, oups ! (Je ne dirais pas lequel). Paula Hawkins arrive à nous transformer en junkie aussi majestueusement qu’une bonne série Netflix qui nous empêche de dormir sans avoir fini de lire. La fin nous laisse notre imagination se faire sa propre idée de ce qui aurait pu se produire. Je vous recommande donc fortement d’ajouter ce fantastique roman à votre bibliothèque (et au CDI, aussi please), vous n’en tirerez que du bénéfice.
On se retrouve dans deux semaines, si tout va bien, où je vous parlerais d’un des rares livres à m’avoir fait pleurer, un livre de mon auteure anglaise préférée : Inséparables de Sarah Crossan.

Flore H.

Pars vite et reviens tard

Et si un grand 4 noir inversé apparaissait mystérieusement, de nuit, sur la porte de votre appartement ? La scène se passe justement dans notre quartier, près de Montparnasse. Graffiti d’artiste incompris, menace de gang ? Rassurez-vous, ce phénomène étrange n’est rapporté que dans le roman de Fred Vargas, Pars vite et reviens tard.

Cet inquiétant polar, je ne suis pas la seule à l’avoir adoré : il a reçu le prix des libraires et le grand prix des lectrices du magazine Elle en 2002, un an après sa publication.

Au lieu d’adopter le pas pressé du Parisien moyen boulevard Edgard Quinet pour vous engouffrer dans le métro, vous pourriez vous arrêter écouter Joss Le Guern, le marin breton reconverti et devenu crieur public, au carrefour Edgard Quinet – rue Delambre – rue de la Gaîté – rue d’Odessa. Joss a sous son bras la boîte où chacun peut déposer un message à lire. Mais ces derniers temps, de mystérieux messages annoncent le retour de la peste à Paris. Inquiet et comprenant que leur auteur n’est certainement pas un farceur, Joss décide d’en parler à la police. Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, alerté plus tôt par ces 4 si énigmatiques, prend l’affaire en main et ne tarde pas à faire un lien entre ces événements. Quel concours de circonstances dans un quartier habituellement si calme… Rancune personnelle, vandalisme, prémices d’un cataclysme ?

Je passe souvent par là et involontairement, je cherche du regard Joss et Adamsberg. Si ce livre m’a tellement marqué, c’est d’abord par l’ambiance qui se dégage de l’intrigue, dans une nuit sombre, à peine éclairée par les lampadaires dont la lumière se reflète dans l’eau des caniveaux. Il faut dire aussi que les personnages, quels qu’ils soient, sont plus attachants les uns que les autres. Il n’y a pas de héros, pas de « gentils » ni de « méchants », juste des êtres humains qui agissent en fonction de ce qui leur semble le plus juste.

Plus qu’un roman policier, Pars vite et reviens tard possède aussi une petite touche historique, à vous de découvrir pourquoi. Le suspens est au rendez-vous, enfilez votre pardessus et ne soyez pas en retard !

Jade Souleyreau

Qui n’a jamais rêvé d’un monde sans parents ?

Gone est un roman écrit par l’auteur américain Michael Grant. C’est une série de six romans de types science-fiction dont le premier tome est paru en 2008.

Tous les êtres humains de 15 ans ou plus ont disparu… Plus incroyable encore, parmi ceux qui restent, certains développent des supers-pouvoirs mais ne parviennent pas encore à les maîtriser…
Cette aventure extraordinaire est arrivé à Samuel Temple, collégien de 14 ans, et à tous les enfants de Perdido Beach. Mais les enfants doivent maintenant s’organiser afin de survivre. Qui va s’occuper des bébés et des malades ? Où et comment trouver de la nourriture ? Ce sont des questions vitales à résoudre de toute urgence. Malgré lui, Sam va devenir l’un des principaux et des plus importants responsables de l’organisation dans la « Zone » qui les entoure et les coupe du reste du monde…

Le mot « gone » signifie « partis » ou « disparus » en anglais et fait référence aux adultes qui ont quittés le dôme dans lequel les enfants sont enfermés.
Gone est un livre très prenant et très accrocheur. En effet, dès la première ligne, on entre directement dans l’histoire. L’auteur n’introduit pas son récit, il parle directement de l’incident qui va provoquer toute l’histoire. Le point de vue omniscient du roman nous permet de survoler le récit, d’observer chacun des personnages, d’en garder certains mystérieux et de plonger dans les pensées d’autres, ce qui est extrêmement intéressant…
Je conseille donc cette série à tous ceux qui aiment lire et qui aiment la science-fiction et l’aventure.

Source photo : thebooksmuggler.com

Paul COMPAIN

Attention ! Histoire à ne pas lire la nuit…

L’épouvanteur est une série de romans de genre fantastique écrit par Joseph Delaney. La série comporte actuellement quatorze romans et deux sont encore prévus. Il existe également des hors-séries dont deux ont été traduits en français. Le premier tome de la série, intitulé « L’apprenti épouvanteur », est paru en 2004.

L’histoire se déroule à Chipenden, un comté d’Angleterre où habite diverses créatures maléfiques. Thomas Ward n’a que treize ans lorsque ses parents le confie à l’épouvanteur de la région. Étant septième fils d’un septième fils, il est le seul qualifié pour être son apprenti car c’est un critère indispensable pour devenir épouvanteur. L’épouvanteur, nommé John Gregory, va donc lui apprendre que le métier n’est pas de tout repos. En effet, cela consiste à combattre diverses créatures obscures comme des gobelins ou des sorcières ! S’ensuivent de nombreuses aventures contre des créatures de l’obscur…

C’est un roman assez addictif. En effet, on peut très facilement se plonger dans sa lecture et ne pas faire attention aux heures qui défilent. Il est également très agréable à lire car les créatures maléfiques sont très bien décrites et je trouve assez drôle d’essayer de les imaginer, ce qui peut me faire passer dix minutes sur la même page.

Je conseille donc fortement cette série de romans à tous ceux qui adorent le merveilleux, le fantastique et l’aventure.

Source photo : priceminister.com

Paul COMPAIN

Souvenir d’Amérique…

« Les cendres d’Angela » est un roman autobiographique de Frank McCourt (décédé en 2009), publié il y a plus de vingt ans maintenant et qui a reçu le prix Pulitzer de l’autobiographie à sa sortie. L’auteur nous y raconte, à hauteur d’enfant, ses souvenirs de sa vie en Amérique, où il en est né, en 1930, puis à Limerick, en Irlande, pays d’origine de sa famille, où il arrive à 4 ans (après notamment le décès de sa sœur aux Etats-Unis).
Au départ, le style est un peu déconcertant, mais ce regard d’enfant dédramatise finalement cette vie très misérable qu’il a pu mener. Sa famille était très pauvre ; ses frères et lui-même mangeaient difficilement à leur faim, et éprouvaient de vraies difficultés pour se vêtir. De plus, leur père, qui avait du mal à trouver et à garder un emploi, était alcoolique et buvait le peu de salaire qu’il pouvait gagner, ce qui bien sûr n’améliorait pas les conditions de vie de la famille. On suit donc sur toute l’enfance de ce petit Franky si attachant, cette vie difficile où la mère du titre, « Angela », se coupe en quatre pour élever et éduquer ses enfants, malgré les malheurs qui s’abattent.
L’auteur réussit à ne pas tomber dans le misérabilisme ; il se remémore ses souvenirs sans tristesse au regard de cette vie misérable : il a des copains, il joue, il fait des farces, il est même heureux. La pauvreté fait partie de son quotidien en fait ; il ne connaît rien d’autre et sa vie fait donc avec.
Ce livre est très touchant car il est un véritable exemple de résilience : le regard de l’adulte, qui a réussi (Frank Mc Court était un professeur aux Etats-Unis), et reprend son regard et sa voix d’enfant pour développer ses réflexions, avec beaucoup d’humour et de recul, sur l’enfance qu’il a vécue. Il démontre avec émotions et sourires que ce qu’il est devenu est issu de cette enfance si difficile.
Son histoire se poursuit avec deux autres volumes : « C’est comment l’Amérique ? » et « Teacher man », que je conseille également.

Preissig Salomé