La France enfin victorieuse !!!

Ce dimanche 10 octobre, la France a battu l’Espagne lors de la finale de la ligue des nations. Bien que la compétition n’ai pas la même prestance que l’euro, la supériorité de l’équipe de France est indéniable.
En battant l’Espagne et la Belgique, la France démontre sa supériorité sur le football européen et accède à la 3ème place du classement FIFA.
Quelles sont les conséquences d’une telle victoire ?


Grâce à cette victoire, la Fédération Française de Football (FFF) touche plus de 10 millions d’euros, une partie de cet argent sera donné aux joueurs et aux membres du staff. Mais au-delà de l’aspect financier qu’apporte cette victoire à l’équipe de France ?

FRANCE ** FINALE LIGUE DES NATIONS FOOTBALL_...JOURNAL L'EQUIPE 11 OCTOBRE 2021

Alors en crise, il y a quelques mois après la défaite à l’euro 2021 aux tirs au but contre la Suisse, l’équipe de France a su se relever et regagner sa place de leader européen et mondial du football. Cette victoire conforte l’équipe de France à un an de la coupe du monde 2022 au Qatar. Mais il n’y a pas eu que des points positifs qui sont ressortis.

Certains membres de l’équipe de France ne sont pas en accord avec Didier Deschamps quant à la sélection de Benjamin Pavard. On a pu voir par exemple Paul Pogba s’énerver contre lui durant la finale contre l’Espagne. A plusieurs reprises, les Français ont rencontré des difficultés en défense contre la Belgique où l’équipe de France a pris 2 buts en moins de 5 minutes.

Désormais, la France et son football sont attendus pour la coupe du monde 2022 où il devrait faire partie des favoris. Mais si l’équipe de France veut rester sur le toit du monde, elle doit changer certaines choses ou prendre le risque que certains joueurs s’embrouillent avec d’autres.

On a hâte de les retrouver.

Raphaël Penager

La pédophilie dans l’église.


Le 5 Octobre 2021, Jean-Marc Sauvé, haut fonctionnaire français, publie un rapport sur la pédophilie dans l’église catholique. Les chiffres, extrêmement élevés, choquent : 330 000 mineurs, victimes de violences sexuelles depuis 1950, dont plus de deux tiers on été commis par des prêtres.
Le taux de prévalence, c’est à dire le nombre de victimes par rapport au nombre de personnes fréquentant l’église, est également important : 0,8% des enfants allant à l’église y ont subi des viols. Cela fait de ce milieu le plus dangereux en terme d’agressions sexuelles. Mr. Sauvé va également plus loin, en considérant que l’église doit endosser une responsabilité, autant individuelle que systémique. Il affirme : « une telle reconnaissance de responsabilité systémique est inévitable. »
La CEF (conférence des évêques de France) et la CRRF (conférence des religieux et religieuses de France), auquel était destiné ce rapport, ont également exprimé leur désarroi face à de tels révélations. « L’ampleur du phénomène que vous décrivez est effrayante », admet le président du CEF. « Que dire, sinon exprimer une honte charnelle, une indignation absolue » s’exclame la présidente du CRRF.
On peut maintenant se demander : l’église va-t-elle retourner vers un comportement de silence face à ces agressions ?  Ou va-t-elle réellement prendre en compte ces chiffres et révélations, et agir contre la pédophilie qui prend place sous son toit, comme le souhaite Mr. Sauvé, qui affirme « j’exprime ma détermination à agir ».

Adèle Griffond

Samuel Paty, un an plus tard.

Le vendredi 16 octobre 2020, Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie des Yvelines, a été assassiné par décapitation en pleine rue à seulement 47 ans. L’auteur de ce crime avait reçu des informations sur l’enseignant par des élèves et un père d’une élève du collège. Durant un cours sur la liberté d’expression et la laïcité, Samuel Paty a montré des caricatures de Mahomet du journal français Charlie Hebdo. Des élèves en ont alors parlé à leur entourage respectif, jusqu’à arriver aux oreilles d’un certain Abdoullakh Anzorov, un tchétchène âgé de 18 ans. Il a été tué par des policiers peu de temps après le meurtre. Un an après l’homicide, une commémoration et des hommages seront réalisés partout en France.

« C’est là que débute l’enfer »

Les jours précédant le meurtre, Samuel Paty avait alors montré à ses élèves des caricatures de Mahomet dans le contexte de son cours. C’est là que débute l’enfer. Un parent d’élève, envahi d’une immense colère, publie sur les réseaux sociaux des informations mensongères concernant ce cours sur la liberté d’expression. C’est une vidéo créée par ce père, repostée sur les réseaux via des comptes extrêmes, qui attirera l’attention de l’assassin jihadiste. Ces comptes extrêmes sont en nombre important sur les réseaux et émettent des messages puissants et souvent choquants. Celui de l’assassin a notamment souvent été signalé sur Pharos, une plateforme pour signaler les comptes haineux, mais « son dossier avait été jugé non préoccupant ».

Le 16 octobre, juste avant d’être abattu par la police, l’assassin a posté une photo sur son compte extrême sur les réseaux sociaux. Il se félicite ici d’avoir « vengé le prophète ». En publiant ce contenu, Anzorov témoigne d’autant plus de l’horreur dont il a été capable.

Anzorov, loin d’être un loup solitaire

Il est important de connaître les idéologies de Abdoullakh Anzorov. Ce jeune réfugié était en voie de « djihadisation ». En outre, il ne représentait pas du tout l’image du « loup solitaire » mais était réellement connecté à d’autres jihadistes, tout comme le père d’élève. On peut comprendre cet assassinat comme une évolution du djihadisme : en 2004 la décapitation d’un polémiste présentant dans un film les violences subies par les femmes musulmanes où le Coran est projeté sur leur corps, ou l’affaire des caricatures danoises un an plus tard qui mène à un boycott des produits danois par les musulmans. Ou encore plus récemment, un attentat dont vous avez tous entendu parler : les locaux de Charlie Hebdo et les assassinats des dessinateurs par rapport aux caricatures, montrées par Samuel Paty. En conséquence, l’assassinat de ce dernier a ravivé un débat français et européen ancien, en raison des précédentes affaires.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

A la suite de l’homicide, 16 personnes ont été mises en examen pour complicité d’assassinat terroriste, y compris des collégiens de l’établissement où enseignait Samuel Paty. Un an après les faits, Macron et le gouvernement s’apprêtent à commémorer le décès de l’enseignant. Le président avait par ailleurs déclaré : « ils ne passeront pas l’obscurantisme et la violence qui l’accompagnent ne gagneront pas ». Cette fin de semaine, le 15 et 16 octobre 2021, s’annonce essentielle. Le ministre de l’Education Nationale souhaite un hommage dans chaque établissement scolaire le 15 octobre, répondant aux attentes des enseignants. Quant à Macron, il accueillera la famille de la victime également le 15 octobre, accompagné de Blanquer. Par ailleurs, vous pourrez bientôt revisiter un lieu dans Paris dédié à Samuel Paty : le square situé en face de la Sorbonne dans le 5ème arrondissement sera inauguré et portera le nom de l’enseignant. La commémoration officielle aura lieu le samedi 16 octobre, un an jour pour jour après la mort de Samuel Paty.

Théa DENIS

L’Arc de Triomphe vu par Christo

Vous avez pu apercevoir l’Arc de triomphe vêtu d’un tissu bleu-argenté et vous vous demandez ce qu’il s’y cachait derrière. Le dimanche 18 septembre, l’Arc de triomphe s’est vu être recouvert de 25 000m2 de tissu et 3000 mètres de corde rouge recyclables. C’est l’œuvre du couple d’artistes Christo et Jeanne-Claude qui ont commencé la conception de cette œuvre en 1961. Aujourd’hui décédés, c’est la fondation qu’ils ont créée qui a mis en place le projet et qui l’a financé d’un montant de 14 millions d’euros. C’est Christo qui a fait la demande de finalisation de ce projet même s’il mourait. L’œuvre étant temporaire, elle s’est terminée ce dimanche 3 octobre, après trois semaines d’exposition. L’empaquetage de l’Arc de triomphe, c’est 1 millier de personnes mobilisées, 3 équipes qui se relaient, 2 mois de montage et 5 semaines de démontage. C’était la dernière œuvre de Christo, présente dans la ville où lui et sa femme sont tombés amoureux, mais aussi tombés amoureux de Paris. 

Qui est Christo ?

Christo, de son vrai nom Christo Vladimiroff Javacheff, est né en Bulgarie en 1935. Il étudie aux Beaux-Arts de Sofia, mais étant en désaccord avec le régime communiste en place, il quitte son pays d’abord pour Vienne, puis pour Paris en 1958. A Paris, Christo se marie avec Jeanne-Claude Denat de Guillebon, qu’il associera à toutes ces créations gigantesques in-situ. Leur projet artistique consiste à empaqueter des monuments, des lieux, des parcs afin de créer une œuvre hors-normes et éphémère. Chaque projet nécessite de nombreuses années de préparation. On leur doit entre autres les « Surrounded Islands », l’encerclement des îles de Biscayne à Miami par du polypropylène rose fuchsia (1983) ; l’emballage du Pont-Neuf à Paris en 1985 par du polyester ocre-jaune ; l’empaquetage du Reichstag à Berlin en 1995 par un tissu argenté ou encore sur le lac d’Iseo en Italie, une installation de plateformes flottantes reliant des îles du lac en 2016, projet réalisé sans Jeanne-Claude décédée en 2009. En avril 2019, la mairie de Paris annonce le projet de Christo d’emballer l’Arc de Triomphe en septembre 2020, projet qui n’avait pas obtenu d’autorisation à cette époque. Avec l’épidémie de Covid-19, le projet est reporté au mois de septembre 2021. Hélas Christo n’est pas là pour voir son œuvre se réaliser car il décède le 31 mai 2020.

L’art de Christo

Voir l’Arc de triomphe empaqueté et recouvert d’un beau tissu vous a sûrement impressionné et c’était bien le but de Christo. Étant un artiste contemporain visuel mais aussi tactile, il cherche, en emballant de la tête aux pieds des monuments mondialement connus, à impressionner le public soit n’importe quelle personne qui passe devant son œuvre et à inviter les gens à prendre contact avec son art en le touchant. Pour lui, un monument emballé acquiert une nouvelle forme, une nouvelle identité : il est méconnaissable. Ces œuvres présentes au fil des années partout dans le monde sont accessibles à tous car elles font partie de l’espace public. Au-delà de l’œuvre en elle-même, Christo y cache une idée, une vision. D’après lui, l’Arc de triomphe “sera comme un objet vivant qui va s’animer dans le vent et refléter la lumière. Les plis vont bouger, la surface du monument va devenir sensuelle. Les gens auront envie de toucher l’Arc de triomphe”. On pourrait dire qu’ici Christo mélange contemporain et histoire, en transformant un monument de l’époque à l’aide d’un processus de nos jours : le recyclage. Pour ce qui est du financement, le montant a été “entièrement” financé par la fondation. Certains n’en sont pas sûrs, comme par exemple le journal Libération qui pense qu’une partie aurait pu être financée par le contribuable français.                                                                               

Des avis partagés ? 

Comme la plupart des œuvres dans le monde, l’Arc de Triomphe emballé suscite de nombreuses critiques. En effet, l’œuvre temporaire de l’artiste bulgare n’a pas été appréciée de tous, notamment à cause de son coût. … Nous comptons 14 millions d’euros pour  25 000m2 de tissu et 3000 mètres de corde rouge recyclable. Plusieurs personnes sont en effet consternées devant ce chiffre, sur twitter par exemple les gens s’affolent et déclarent “ En France des milliers de personnes n’ont pas de logement suite à leur manque d’argent, que fait donc le gouvernement ? Il empaquette l’Arc de Triomphe pour réaliser le rêve d’un artiste qui est mort”. De notre point de vue, l’empaquetage du monument introduit en effet un questionnement intérieur sur son utilité. Certes, on pourrait parler d’un bout de tissu et de quelques cordes qui finalement créeraient une œuvre mondialement connue. Mais nous pensons que cela va au-delà de ça : la perception de l’art est propre à chacun. Le choix de la couleur du tissu apporte une certaine gaîté à cette place parisienne, et attire aussi beaucoup plus le regard du public, car la plupart des parisiens ont tendance à ne plus faire attention aux merveilles qui les entourent, pour eux elles sont presque devenues des objets banals du quotidien. Alors oui, empaqueter un monument n’était peut être pas la première nécessité actuelle, mais Christo a su apporter de la joie dans les esprits, en transformant l’un des plus beaux monuments du monde.  

Gabrielle DOUMERGUE et Théa DENIS

Tunisie et démocratie

    “Ce n’est pas à cet âge que je vais commencer une carrière de dictateur” 

Kaïs Saïed

2011 : début des printemps arabe et donc de la révolte tunisienne

2014 : Élaboration de la Constitution tunisienne

En juillet dernier, le président tunisien Kais Saïed a suspendu la Constitution en s’octroyant les pleins pouvoirs. Les partis du Parlement et de la Cour suprême n’arrivant jamais à trouver un accord et bloquant quelque possibilité d’évolution de la démocratie tunisienne. Son acte est salué par une partie de la population.

Parmi tous les printemps arabes au Moyen-Orient, la Tunisie était la seule à avoir réussi véritablement sa révolte en instaurant un système politique démocratique. Celui-ci est désormais menacé par son propre président.

Deux mois plus tard, Kais Saïed décide une présidentialisation totale du système et donc sans le contre pouvoir du Parlement et de la Cour suprême. La population tunisienne a alors immédiatement crié au coup d’État. Le président avait affirmé que cette situation ne durerait qu’un mois, cela fait maintenant deux mois qu’elle subsiste et aucun premier ministre n’a été nommé pour le moment.

Ce que risque la Tunisie aujourd’hui, c’est une montée en puissance des syndicalistes de l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail) ou des islamistes d’Ennahda ce qui renverrait le peuple tunisien une décennie en arrière et annulerait toutes leurs avancées démocratiques.

Nous verrons bien dans les mois qui vont suivre si la démocratie triomphe.

Jasmine Mekki.

Classe Média Saison 9.

Nouvelle année scolaire, nouvelle promotion d’élèves « option éducation aux médias » au Lycée Montaigne. Nos nouveaux journalistes en herbe vont vous proposer des articles sur des thèmes larges et divers qu’ils auront choisi. Ils livreront leur propre éclairage sur l’actualité politique, économique, culturelle, sportive…. avec en ligne de mire le souci de la pertinence, la fiabilité de l’information, l’honnêteté et l’esprit critique nécessaires pour appréhender le monde qui les entoure. Des évènements importants en cours ou à venir vont être l’objet d’analyses et de réflexions : les bouleversements en Afghanistan, les prochaines élections présidentielles en France, l’impact des réseaux sociaux sur les démocraties, la montée des nationalismes,….

En attendant, ce sont les évènements politiques en Tunisie et l’emballage de l’Arc de Triomphe par Christo qui vont ouvrir le bal de cette nouvelle session.

Gardons toujours les yeux ouverts !

La classe média