Guerre en Ukraine : les causes, les conséquences et les objectifs de Poutine.


Pour comprendre cette guerre !!!
Le 24 février 2022, la Russie commence à envahir l’Ukraine. Mais est-ce que la guerre n’aurait pas débutée plus tôt que cela ?
Les Origines de la guerre Russo-Ukrainienne.

La Une du Time.

En 1941, lorsque Hitler envahi l’URSS, certains Ukrainiens accueillent les Nazis comme des libérateurs, et collaborent activement avec eux car ils ont été maltraités par les soviétiques de nombreuses fois. Je citerai par exemple Holodomor (« famine » en ukrainien), une extermination par la faim causée volontairement par Staline en 1932-33, qui aurait tuée plus de 5 millions de personnes (soit 12% de la population de l’époque). Cette famine aurait eu pour but de prendre les terres des paysans Ukrainiens pour les collectiviser, après un refus de la part de ces derniers.

Poutine utilisera cet argument pour démontrer que d’après lui, les Ukrainiens sont un peuple de nazis gouvernés par des nazis, et qu’il faut y remédier avant qu’il ne soit trop tard. Lors de la dislocation de l’URSS en 1991, une partie de l’Ukraine pourtant regrettait de ne pas faire partie de la Russie. Vladimir Poutine voyant l’Ukraine se rapprocher de plus en plus des républiques occidentales et même vouloir rejoindre l’Otan, a vu cela comme un danger pour ses frontières, car il considère que d’avoir une frontière commune avec un pays membre de l’Otan est une menace pour lui ou pour ce qu’il entreprendrait de faire. En effet d’après ses actes, il nous laisse croire qu’il souhaiterait reformer l’Empire Russe tsariste, dont le territoire actuel de l’Ukraine faisait partie. Poutine semble penser que ce qui a autrefois constitué l’Empire Russe et l’URSS lui revient de droit.

Le commencement en 2014

Même si avant 2022 la guerre en Ukraine ne faisait pas trop parler d’elle, elle fût déclarée le 20 février 2014. Vladimir Poutine souhaitait reprendre possession du Donbass, qui a une place stratégique très importante pour lui car il y a le port de Marioupol, un carrefour de commerce très important pour l’Ukraine et pour les pays qui font affaires avec elle, notamment pour son huile de tournesol et son blé, dont le commerce mondial va manquer cette année : « Selon le FMI, l’invasion de l’Ukraine par la Russie affectera l’économie mondiale en ralentissant la croissance et en provoquant une hausse de l’inflation. ».
Poutine menaçait déjà l’Ukraine de prendre les armes contre elle si elle rejoignait l’Otan ; Il a même voulu s’appuyer sur l’aide des pays voisins en accusant les Ukrainiens de « Complots Néo-nazis ».
Depuis son offensive, qu’il refuse que l’on appelle « guerre », il se heurte à une résistance importante et étonnamment puissante de la part de l’Ukraine, et un bombardement médiatique de soutien envers l’Ukraine venant de tous les pays d’Europe. De nombreux pays comme la France, les Etats-Unis ou l’Allemagne ravitaillent l’Ukraine sans arrêt pour maximiser sa chance de repousser encore et toujours l’envahisseur.

Dessin de Chappatte

Ainsi Poutine, en voulant éviter que l’Ukraine rejoigne les pays de l’Ouest, a sans le vouloir, poussé les pays de l’Ouest, à rejoindre l’Ukraine. Reposant dans l’idée que son pays était le plus puissant, il a sous-estimé la puissance d’un pays envahi pour la seconde fois, prêt à tout pour ne pas revivre l’enfer qu’elle a vécu, et pour garer son indépendance !

Lucas Meyer

Le brun fait une percée en Suède.

L’extrême-droite aux portes de Europe

« Jimmie, lalalalala » entend-on dimanche soir au Quartier Général des Démocrates de Suède. Le 11 septembre, Jimmie Akesson et son parti viennent de remporter plus 20% des voix aux élections législatives de Suède.

site: http://www.bfmtv.fr

Malgré l’arrivée en tête du parti social-démocrate avec plus de 30% des suffrages, la première ministre sortante, Magdalena Andersson, et sa coalition, composée des sociaux-démocrates, du Parti de gauche, des Verts et du Parti du centre et en place depuis 2014, ont été battus par une alliance inédite entre les partis de droite (les Modérés, les Chrétiens démocrates et les Libéraux) et d’extrême-droite (parti nationaliste des Démocrates de Suède, SD). Ces derniers ont été favorisés par une campagne qui a essentiellement porté sur des thèmes comme la criminalité, les règlements de compte meurtriers entre gangs et les problèmes d’intégration.
Le bloc de gauche obtient ainsi 173 sièges alors que le bloc de droite atteint la majorité absolue avec 176 sièges. Ulf Kristersson, des Modérés, est le mieux placé pour devenir premier ministre, après des négociations qui s’annoncent longues.
Les Démocrates de Suède espèrent obtenir des ministères : « Maintenant, nous avons pour la première fois une réelle chance, une réelle possibilité de ne pas être simplement un parti d’opposition, mais aussi de faire partie d’un nouveau gouvernement qui mène la politique dans une tout autre direction » a déclaré le numéro 2 du parti, Richard Jomshof, au micro de SVT.
Même si le SD ne sera peut-être pas dans ce gouvernement car certains partis de droite veulent seulement s’appuyer sur ses députés au Parlement, il représente un risque majeur avec une position nationaliste anti-système assumée.
Cette victoire illustre une forte progression de l’extrême-droite en Europe, progression qui risque encore de s’amplifier cet hiver, alors que la Suède doit prendre la présidence tournante de l’Union Européenne pour six mois en janvier.

Le chef des Démocrates de Suède, Jimmie Akesson, lors d’un rassemblement électoral.

Paul Raynaud-Loyce

Aliosha Laruelle

Sources: Le Monde, Libération, Sveriges Television (SVT)

L’application du mois

Une nouvelle application est sortie, il n’y a pas très longtemps en vue des présidentielles, Elyze.

Son but est très simple : choisir le candidat pour qui nous sommes le plus apte à voter.

https://images.bfmtv.com/Des_vOdDE_0Mn5Vp5odHk_5GZzg=/0x0:1256x708/600x0/images/L-application-Elyze-est-disponible-sur-smartphone-1212164.jpg

Sur votre mobile, vous avez les programmes de tous les candidats et sans savoir qui est le politique à l’origine de cette proposition, vous devez dire si vous êtes plutôt favorable ou défavorable à ces idées.

Les créateurs de cette application la décrive comme le tinder des politiques.

Au bout d’un certain nombre de réponses données, l’application vous dit qui est le candidat dont le programme est le plus proche de vos réponses.

À l’origine, la cible de cette application était les personnes qui ne savaient pas pour quel candidat voter ; cependant, aujourd’hui, beaucoup de jeunes (de moins de 18 ans) l’ont téléchargé pour se positionner politiquement.

L’application a aussi été mise en avant car on y retrouve l’intégralité des programmes de tous les candidats. Tout est classé et structuré dans différentes catégories, soit par candidat, soit par thèmes comme l’environnement, l’éducation ce qui facilite la compréhension des programmes.

L’application a aussi un côté humoristique en proposant certaines anecdotes sur ces politiques. A vous maintenant de la télécharger et de voir le candidat qui correspond le plus à vos idées.

Constance

Grenoble, une ville très verte.

Grenoble capitale verte européenne

Grenoble, Capitale Verte Européenne 2022 - Grenoble Alpes Métropole

Le 15 janvier a eu lieu la cérémonie du Prix de la Capitale verte de l’Europe. Ce prix a été décerné à Grenoble qui est donc officiellement la capitale verte de l’Europe . En ce début d’année 2022, les grenoblois ont exprimé leur vœu de faire avancer les choses et d’avoir de réelles mesures écologiques.

Pour célébrer ce prix et se faire entendre, un millier de personnes s’est rassemblé pour exprimer leur satisfaction.

Mais que leur vaut cet honneur ?

Il faut savoir que les émissions de gaz de Grenoble ont été réduites de 23% entre 2005 et 2018. Elle a notamment aménagé des pistes cyclables et souhaite aller encore plus loin.

Est-ce que des villes comme Paris pourraient-elles obtenir les résultats de Grenoble ?

Constance

Une nouvelle candidate à gauche sème le trouble.

UNE NOUVELLE CANDIDATE À MOINS DE 100 JOURS DES ÉLECTIONS

Le 15 janvier dernier, Christiane Taubira, politique de gauche, a officiellement annoncé sa candidature aux élections présidentielles de 2022, lors d’un rassemblement militant pour l’Union de la gauche à Lyon.

Libération on Twitter: "À la une de Libé ce week-end : 🔴 Christiane Taubira  : «Pourquoi je suis candidate» https://t.co/nj2k4mQp7h  https://t.co/etqiVaWTbp" / Twitter
Libération

Originaire de la région Guyane, Christiane Taubira a fait ses études à Paris à l’université Sorbonne. Au cours de sa vie, elle a occupé différents postes politiques comme députée, membre de l’Observatoire de la parité Hommes/Femmes, vice-présidente du PRG (Parti Radical de Gauche), garde des Sceaux ou encore ministre de la Justice sous François Hollande. Elle est très connue pour sa loi du « mariage pour tous » : en 2013, elle présente son projet de loi à l’Assemblée Nationale qui l’acceptera par la suite, et depuis les homosexuels ont le droit de se marier, au nom des principes d’égalité et de partage des libertés.

Son programme, illustrant ses principales idéologies et bien sûr ce qu’elle compte faire en tant que présidente de la République Française, se fonde sur quatre grands sujets : la jeunesse, la justice sociale, l’écologie et la République. Plus précisément, elle souhaiterait par exemple augmenter le SMIC à 1400€ net mensuel, ou permettre aux étudiants de bénéficier d’un revenu mensuel de 800€ pendant cinq ans.

Si sa candidature aux présidentielles réjouit une partie des français, et notamment beaucoup de jeunes et d’étudiants, les statistiques montrent qu’elle n’aurait pour l’instant que 2 à 4% des votes au premier tour. Mais rien n’est joué : sa candidature n’a pas été appréciée par les autres candidats de gauche déjà en course, comme Anne Hidalgo. Cette dernière se justifie par une peur de voir la gauche de plus en plus divisée.

Christiane Taubira a encore du chemin à faire ; la primaire populaire sera un moment décisif pour elle, et pourrait l’écarter de l’accès à la présidentielle pour les cinq prochaines années.

Théa Denis

Encore condamné…

Le 16 Janvier 2022, Eric Zemmour, polémiste d’extrême-droite et candidat à l’élection présidentielle, a été condamné pour provocation à la haine. Il avait déjà été jugé et condamné pour incitation à la haine raciale, et islamophobie. Cette fois ci, se sont des propos prononcés en septembre 2022 sur CNEWS, media d’extrême droite, qui font tache : « ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont ». ‘ils’, ce sont les mineurs isolés issus de l’immigration, qu’il considère d’ailleurs n’être « ni mineur, ni isolé ». Ces propos lui ont valu 10 000€ d’amendes, mais ce n’est pas l’argent qui pose réellement problème : c’est une énième condamnation dans un contexte d’élections présidentielle, à laquelle il prend part. En effet, les condamnations de Zemmour constitue un argument majeur pour les opposants du candidat, utilisant ses condamnations pour mettre en évidence la démesure de ses propos.

Mais une question d’importance majeure se pose encore : cette condamnation, dans ce contexte, pourrait-elle causer la chute du candidat ?

La classe média

Le coup force des Trumpistes

Un an après l’assaut du Capitole.

Il y a un an de cela, l’Histoire des Etats-Unis prenait un tournant inédit. La première puissance mondiale subissait une tentative de putsch ou de coup de force.
Des militants pro-Trump armés ont défilé devant le Capitole avant d’y rentrer en forçant des portes et dégradant des biens.

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BFMTV

Mauvais perdant, Donald Trump refusait la victoire des démocrates et surtout de Joe Biden. Trump a profité du jour où le congrès américain officialisait les résultats des élections pour pousser ses partisans à entrer de force dans le Capitole. Pendant cet événement, 5 personnes ont trouvé la mort dans cet assaut. Il a clairement indiqué à ses followers d’aller marcher au Capitole, et malgré la tournure des événements, il n’a jamais indiqué à ses partisans de stopper leur offensive malgré les recommandations de sa fille. Donald Trump est actuellement poursuivi par la justice américaine pour son implication.

Plusieurs questions restent actuellement sans réponses. Quelles étaient les intentions véritables de Donald Trump ? Avait-il vraiment l’intention de faire un putsch ? Cherchait-il le chaos politique ? La justice américaine tranchera, mais l’enquête avance lentement. Actuellement, les Républicains font de l’obstruction et ne fournissent pas les documents demandés, et certains convoqués ne se rendent pas aux auditions. Donald Trump sera-t-il finalement condamné ?

Costa

Joe Biden insulté…

Durant les traditionnels appels de Noël, Joe Biden a été insulté en direct à la télévision américaine par un pro Trump.

A la fin de l’appel avec un père de famille américain nommé Jared, Joe Biden s’est vu insulté par ce dernier qui lui a lancé un « let’s go Brandon », une phrase utilisée par les détracteurs de Biden. « Let’s go Brandon » expression utilisée par les pros Trump signifie « fuck Biden ». Cette expression a fait son apparition lors d’une interview du gagnant d’une course s’appelant Brandon, le journaliste fait remarquer que la foule l’encourage en disant « let’s go Brandon » alors que les téléspectateurs eux ont plutôt semblé entendre « fuck Biden » depuis ce jour, « let’s go Brandon » est devenue un moyen contourné pour les pro Trump d’insulter le président des États-Unis d’Amérique.

Let's go Brandon !" : Joe Biden insulté le jour du réveillon de Noel -  YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=0qrWmJA8LOI

Le président des États-Unis n’a pas réagi et lui a simplement répondu « Let’s go Brandon, je suis d’accord », alors que sa femme a eu un sourire gêné en comprenant très bien se que laissait entendre le père de famille.

Où va la démocratie américaine ? Il semble que les barrières tombent les unes après les autres. Plus rien ne semble retenir les opposants républicains galvanisés par leur chef, Donald Trump.

Raphaël

La Une de la semaine

le drapeau européen sur les monuments français.

Le 31 décembre 2021, le gouvernement a décidé de mettre ou de projeter le drapeau européen sur de nombreux monuments français pour marquer le début de la présidence de la France à la tête de l’Union Européen. On a pu voir le drapeau européen sur les façades de nombreux bâtiments comme l’institut de France, le Quai d’Orsay, le Musée du Louvre, l’Arc de Triomphe, les Champs Élysées, l’Hôtel de Ville, l’Opéra Garnier, la Tour Eiffel, la cathédrale Notre-Dame, le Panthéon et les Invalides. Tout semblait bien se dérouler, mais des femmes et des hommes politiques de la droite conservatrice et de l’extrême droite ont crié au scandales lorsqu’ils ont vu flotter le drapeau européen sur l’Arc de Triomphe.
Pour ces derniers, c’est une occasion de s’attaquer à la politique de Macron. C’est « effacer l’identité française qui est attaquée», selon Valérie Pecresse, c’est « un outrage » pour Zemmour, « un attentat à l’identité de notre pays » pour Le Pen. Cette polémique de la part de la droite et de l’extrême droite a provoqué un retrait anticipé de ce drapeau. Le Président de la république, Emmanuel Macron, a cependant exprimé son opinion et affirme que cette réaction est « disproportionnée et malvenue ». On peut donc ce demander si cette polémique à l’aube des élections n’est qu’un malentendu et une attaque de plus contre le futur candidat Macron ou un retour à des valeurs réactionnaires dans notre pays. L’avenir nous le dira.

Sources : capture d’écran de la Une de TV5 Monde.

Adel et Lyes

Un président ne peut pas tout dire…

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Lors d’une entrevue au Parisien datant du Mardi 4 janvier 2022, Emmanuel Macron, Président de la République, a tenu des propos très forts à l’encontre des non-vaccinés et, plus particulièrement, les anti-vaccins. En effet, le Président a répondu à une question posée par une lectrice du quotidien qui rappelait le fait que les personnes, qui n’étaient pas vaccinées, occupaient 85% des lits de réanimation. De ce fait, Macron a répondu : « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie». Un manque de tact venant du Président qui lui a valu de nombreuses critiques.

Quelles sont les conséquences de tels propos ? Agacer certains, renforcer l’opinion des autres ? Certains médecins disent : « Bravo, enfin… » et l’opposition s’insurge. L’avenir le dira…

Mona