L’exil en questions…

Depuis le début de la guerre en Ukraine, plus de 10 millions d’Ukrainiens ont dû fuir leur domicile et 4 millions auraient quitté l’Ukraine pour rejoindre des pays voisins. La Pologne par exemple accueille 2,3 millions de réfugiés et la Russie 300 000.

C’est le plus grand exil de population d’Europe depuis la seconde guerre mondiale et cela ne devrait pas s’arrêter au vu des atrocités commises par les soldats russes dans certaines régions d’Ukraine et les bombardements que subissent plusieurs villes importantes d’Ukraine comme Odessa ou Kiev.

D’autres pays comme la France devrait aussi accueillir prochainement un grand nombre de réfugiés Ukrainiens pour permettre au pays de l’Europe de l’est de pouvoir souffler au vu du nombre très important de réfugiés Ukrainiens qui sont arrivés sur leur sol.

La question qui se pose est si tout cela va continuer et vider l’Ukraine de sa population si l’armée russe commet de nouveaux crimes de guerre et comment accueillir tous les réfugiés, car certains pays comme l’Irlande commencent déjà à saturer et ne peuvent plus accueillir de nouveaux réfugiés.

Raphael Penager

Deux poids, deux mesures.

Plus de deux millions d’Ukrainiens (presque tous des femmes et des enfants) ont fui l’Ukraine depuis l’invasion russe du 24 février 2022.

L’afflux imprévu de réfugiés ukrainiens est d’une ampleur sans précédent en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les attaques militaires russes ont tué plus de 400 civils ukrainiens. Les maisons et les abris des civils ont été largement détruits et les Russes ont souvent pris pour cible des civils qui fuyaient.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés prévoit que le nombre d’Ukrainiens déplacés dépassera les 4 millions d’ici juillet 2022. Environ 59 % des réfugiés ukrainiens s’installent temporairement en Pologne, le pays voisin. Les agences d’aide humanitaire et les citoyens locaux se démènent pour fournir de la nourriture, de l’eau potable, des abris, des moyens de transport et de l’argent aux Ukrainiens qui arrivent.

La migration des réfugiés ukrainiens a suscité une vive réaction internationale et locale, allant de la collecte de fonds en ligne auprès de célébrités, qui a permis de réunir plus de 18 millions de dollars, à l’ouverture des portes des pays européens aux Ukrainiens. L’ONU et les organisations partenaires n’ont reçu jusqu’à présent que 7 % des 1,1 milliard de dollars qu’elles demandent aux pays de donner pour soutenir les réfugiés ukrainiens et les communautés d’accueil de mars à mai 2022. Des particuliers, ou des entreprises ont eux aussi fait des dons considérables, pour pouvoir aider les civils, victimes de la guerre.

Mais nos recherches montrent que l’attention du public envers les réfugiés est souvent éphémère, bien plus courte que la durée pendant laquelle les réfugiés restent généralement loin de chez eux et ont besoin d’aide. L’attention du public (effet de buzz), va baisser au fil des mois, et les aides humanitaires vont donc commencer à être sous-financées, et donc certains réfugiés pourrait donc se retrouver dans une situation fragilisée.

Pour soutenir les réfugiés, il faudrait arriver à un équilibre fiscal et politique. Il faudrait les accueillir, mais aussi les intégrer, pour qu’ils participent à notre économie, et que leur présence ne nous handicape pas trop.

Alors que l’Europe a imposé à ses membres que les réfugiés pourraient rester légalement 3 ans, avant de devoir demander asile, certains critiquent l’ironie de la situation. En effet, en Septembre 2021, la police aux frontières polonaises a stoppé de force des réfugiés syriens, iraqiens et yéménites, causant plusieurs morts.

Alors qu’en Colombie (avec les réfugiés vénézuéliens), ou en Turquie (avec les syriens), des mesures avaient été prises pour les intégrer parfaitement en Colombie.

L’exemple concorde : on est plus aptes à accueillir des personnes avec la même culture.

Également, la décision de l’Union Européenne ne s’applique pas aux étudiants étrangers en Ukraine, qui eux, restent soumis aux règles précédentes.

Costa

L’accueil des migrants : impossible … ou pas ?

Le flux de migrations ukrainien

Avec le conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine, arrive bien évidemment des réfugiés, fuyant soit les missiles qui menace l’Ukraine, soit la politique de plus en plus inquiétante de Vladimir Poutine, et un flux migratoire important, estimé à environ 4 millions réfugiés ukrainiens. Ce qui est cependant surprenant, c’est non seulement la proportion de réfugiés ukrainiens accueillis par la France, mais également l’accueil qui leur est fait.

Un accueil peu égalitaire

On estime à environ 1000 personnes le nombre de réfugiés syriens en France : sachant que 4 millions de personnes ont fui la Syrie, notre pays a donc accueilli 1 réfugié syrien sur 400. Sur les 3 millions d’Ukrainiens ayant fuit le pays, la France en a accueilli 26000, soit 1 sur 115, et sur une période bien moindre. Comment expliquer que notre pays accueille une part importante de réfugiés ukrainiens, et une part presque 4 fois plus petite de réfugiés syriens ? Lorsqu’on compare l’accueil fait aux différentes populations sur notre territoire, on remarque une importante inégalité. Dans un pays qui, soit disant, « ne peux plus se permettre d’accueillir de migrants », comment expliquer un tel élan d’hospitalité ?

Une différence de traitement

Sur le plan géopolitique, la guerre en Ukraine n’est pas comparable aux autres conflits qui animent le monde : il s’agit ici d’une puissance énorme qui attaque un pays allié. Mais sur le plan humain, ou est la différence ? Difficile de présenter les réfugiés ukrainiens comme plus importants que les autres sans faire preuve de racisme. Pourtant, dans les discours politiques comme dans les actions citoyennes, on remarque une certaine sympathie, pour ne pas dire un favoritisme inquiétant, envers les réfugiés ukrainiens. Certaines personnalités politiques cachent difficilement leur xénophobie, et trouvent à ce favoritisme des raisons peu satisfaisantes. « Ils nous ressemblent » ; « ils conduisent les mêmes voitures que nous » ; « ce sera une immigration de qualité ! »

Jusque sur les murs de nos lycée, des affiches appellent à « la collecte pour les réfugiés ukrainiens ». L’initiative étant très bienvenue, de nombreux étudiants se demandent tout de même pourquoi ce type d’initiative n’a pas été prise plus tôt, l’immigration n’étant pas un problème nouveau.

Alors qu’il y a quelque mois de cela, les discours politiques tournaient encore autour de la difficulté d’accueillir des migrants en France, on voit aujourd’hui que notre pays peut tout à fait utiliser les ressources nécessaires pour accueillir des flux migratoires importants. Pourquoi a-t-il été si difficile jusque là d’accueillir des migrants ? Pourquoi est-ce si facile aujourd’hui ?

Adèle Griffond.

Dossier : les réfugiés.

Nos journalistes de la classe média se penchent cette fois ci sur les réfugiés issus de la guerre en Ukraine. Très nombreux à fuir la guerre et les violences des envahisseurs, ils trouvent refuge dans les pays d’Europe prêts à les aider et à se mobiliser pour les protéger et les accueillir dans les meilleures conditions. D’autres conflits présents ou passés dans d’autres pays, occasionnent le même phénomène de fuite. Les conditions d’accueil sont elles les mêmes pour tous les réfugiés de tous les pays ? Pourquoi observe- t-on des différences de traitement malgré tout ?

A ces questions nos journalistes vont tenter d’y répondre dans les articles qui suivent.

Les nouveaux manipulateurs: les réseaux sociaux…

Les nouveaux manipulateurs de l’opinion publique

Aujourd’hui les élèves de la classe médias se penchent sur les nouveaux manipulateurs de l’opinion publique. En effet, les réseaux sociaux offrent pour la plupart des citoyens une plateforme numérique pour s’exprimer, dénoncer et développer des idées personnelles. Des individus ont compris très vite que cet outils pouvait, en l’utilisant de façon biaisé, diffuser de fausses informations et induire en erreur les citoyens. Ce sont les nouveaux manipulateurs. Trois élèves ont réfléchi et écrit sur ce thème après avoir visionné en classe, le documentaire diffusé sur Arte Propagande : les nouveaux manipulateurs réalisé par Alexandra Jousset, Philippe Lagnier.

A vous maintenant de lire leurs textes.

Aujourd’hui, à l’heure du numérique et des réseaux sociaux, les populistes atteignent des pics de popularité incroyable. La vision politique du populisme consiste à jouer sur les émotions, inciter à la haine, trouver un ennemi commun. Le populiste manipule les consciences, modifie la réalité, et savoure ensuite la joie d’être l’homme le plus important du pays. De grandes démocraties comme les Etats-Unis, le Brésil, l’Italie, l’Inde, la Hongrie, la Pologne, la Turquie, et même la France, avec Eric Z..
Quelles sont les raisons de leur réussite ? Comment s’y prennent-ils ? Qui sont derrière eux ?
Et enfin, sommes-nous tous protégés des populistes dans nos démocraties européennes ?
Pour y répondre, il faut définir le populisme, comprendre les personnes qui sont derrière ce système, et analyser leurs méthodes.

Quatre démocraties très importantes dans le monde ont été frappées par ce phénomène, et les populistes ont pris le pouvoir : aux Etats-Unis, où Donald Trump a été élu président, au Brésil, où Bolsonaro s’est fait élire également, en Inde, où Narendra Modi a été élu Premier Ministre 2 fois, et, en Italie, où Matteo Salvini a été choisi comme vice premier-ministre d’un gouvernement de coalition. Derrière eux, des mathématiciens, informaticiens, sondeurs d’opinions, experts en big data, qui utilisent des données personnelles de la population, pour créer des algorithmes pour manipuler les citoyens. Ils ont rapporté en politique la logique des grandes plateformes internet, pour contrôler la population, pour faire de la propagande. Ils exploitent les émotions positives ou négatives, utilisent la colère de la majorité envers la minorité. Ils peuvent faire une analyse en direct des sentiments grâce aux réseaux sociaux, ce qui est une grande avancée, par rapport aux sondages, qui prennent plusieurs jours à être effectués, ce qui est parfois trop.
Ils achètent ou volent nos données personnelles. Ils infiltrent les réseaux sociaux, les groupes familiaux, d’amis et de loisirs. Ils sont les Ingénieurs du Chaos.

Tout commence en Inde, laboratoire d’essai des populistes, où les méthodes sont testées, puis reprises par d’autres populistes dans d’autres pays, avec le président Narendra Modi. Ce vieil homme à l’allure de savant, est en réalité un populiste expérimenté. Ce Machiavel moderne est le seul pour l’instant à avoir trouvé la parade ultime contre la justice, pour pouvoir répandre ses propos à tous les citoyens, leur parler directement, sans l’utilisation d’un réseau social traditionnel. Il a créé son propre réseau social : NaMo. Même s’il peut être condamné à arrêter sa diffusion par la justice, NaMo pourra toujours circuler sur le deepweb, et sera toujours accessible à tous. Modi a eu l’idée de génie que personne n’a jamais eu : faire une propagande individualisée, où les messages changent selon les opinions et les intérêts des personnes.
Il a créé plusieurs millions de groupes d’opinions, de loisirs, où chacun peut discuter librement.
L’année dernière, ils en ont créé pas moins de 1000. Ces groupes-là ne sont identifiés ni au parti, ni à une idéologie, mais seulement à des centres d’intérêt. Et en fonction des groupes, des messages différents sont répandus. Et dernière précision, non pas des moindres : les groupes sont faits tels qu’une personne ne peut pas se retrouver dans deux groupes différents où le discours est contraire. Seuls les musulmans ne sont pas ciblés, ce sont les ennemis jurés des Indiens, il faut les tuer, d’ailleurs de nombreuses vidéos de lynchages de Musulmans circulent sur NaMo. Pour cela, Modi s’aide de grands conseils, dans différentes régions, où des chercheurs et manipulateurs travaillent. Ils créent des algorithmes, de plus en plus détaillés, pour ranger la population dans des cases. Ils essaient d’obtenir toutes les informations possibles sur les citoyens : les données personnelles ne sont pas protégées en Inde, et elles peuvent être obtenues gratuitement ou à coût extrêmement faible. Ces algorithmes permettront-ils à Modi et ses conseillers de diriger éternellement le pays ? Il faudrait qu’il y ait un contre pouvoir, qui modère ses propos sur les réseaux, mais le seul modérateur sur NaMo, c’est lui-même. Sur le réseau social, on peut y retrouver des discours en direct, des idées intellectuelles, ou encore même un service de messagerie qui permet d’écrire directement au président, en espérant recevoir une réponse. L’éclair de génie qu’a eu Modi s’appelle le micro-ciblage, concept bien connu des publicitaires. Il a même, pour arriver à sa tâche, fait travaillé 0,007% de la population, volontairement, rien que dans le cabinet de la propagande numérique du NPJ, parti don Modi est leader. L’autre moyen de communication de Modi ?

Facebook: l’Inde est le pays où Facebook compte le plus d’utilisateurs. Et Modi a bien compris que l’Inde était un pays économiquement indispensable pour Facebook. Facebook investit de l’argent dans la branche Inde, plus de 6 milliards en 2019, et pour investir, il faut de bonnes relations avec les dirigeants. Modi l’exploite et impose à Facebook son idéologie, non modérée.
Si Facebook bannissait Modi, celui-ci serait hostile, et Facebook perdrait beaucoup d’argent.
Modi est donc devenu le Big Boss en Inde, et personne, à part peut-être une intervention internationale, peut lutter contre sa domination. Sa domination sera-t-elle éternelle ou un changement majeur interviendra ? Peut-on encore qualifier l’Inde de démocratie, à l’époque où les esprits sont endoctrinés, et n’ont pas de sens critique ? Y aura-t-il un génocide des Musulmans d’Inde, plus amplifié que les nombreux lynchages à l’heure actuelle. Ce sont des questions qui trouveront une réponse dans les années qui viennent, mais seront-elles positives ou négatives ? Et dans d’autres pays ?

Où il faut diffuser un message qui plaise à la majorité, où le micro-ciblage n’est pas possible pour le moment. Comment les ingénieurs du chaos s’y prennent-ils pour faire de leur candidat la personne la plus populaire ?
Au Brésil, le président Jair Bolsonaro a essayé de copier le micro-ciblage de Modi.
Mais il a rencontré un obstacle : les données sont protégées. Alors, comment s’y prendre ?
Il faut soustraire des informations, les voler. Bolsonaro, avec l’aide du « Cabinet de la Haine », nom donné à l’organisation politico-criminelle de ses trois fils, a embauché des milliers de hackers, qui essaient de trouver la moindre faille dans les réseaux, pour soutirer des données.
Les réseaux essaient de boucher ces failles au plus vite, les hackers doivent donc être les plus rapides possibles. C’est le jeu du chat et de la souris.
Ils ont même créé des antennes portatives, qui entrent dans un sac à dos, qui volent les informations des personnes aux alentours. Avec plus de 130 millions d’utilisateurs, Whatsapp est le moyen de communication favori des Brésiliens. Le Cabinet de la Haine a vite saisi que cette plateforme était idéale pour la propagande : elle est cryptée.
Le Cabinet de la Haine a créé des groupes Whatsapp, où les Brésiliens sont répartis selon leurs convictions. Bolsonaro a également réussi à infiltrer les groupes d’amis ou familiaux de Whatsapp. Ils sont organisés de façon pyramidale : en bas sont les Brésiliens normaux, au milieu sont les influenceurs, qui relaient les informations de propagande aux amis/à la famille, et en haut est le Cabinet de la Haine, qui crée l’information, et qui modifient les groupes Whatsapp.
Avant 2018, Bolsonaro était inconnu.
Durant la campagne de 2018 sa popularité a augmenté énormément, jusqu’à devenir Président.
Sa stratégie de campagne : infiltrer des personnes mal-intentionnées dans des groupes d’amis, de famille, et diffuser des fake news.
Dans ces groupes, chacun se fait confiance. La propagande y est donc beaucoup plus facile.
Une même information diffusée dans un journal un sur un de ces groupes a beaucoup plus de chances d’être acceptée par les membres du groupe que par les lecteurs du journal.
Le Cabinet de la Haine est composé de Carlos, Eduardo et Flavio Bolsonaro.
Le premier est un nostalgique de la dictature militaire, le seconde fan d’armes et de Steve Bannon, l’éminent conseiller de Trump qui l’a propulsé à la victoire, et le dernier est soupçonné d’être un mafieux.
Qu’est-ce qui peut être mieux que des criminels pour diffuser des fausses informations, qui sont souvent condamnables en justice ?
Les influenceurs.
Jair Bolsonaro publie régulièrement un livre d’influenceurs qui « disent la vérité ». Ce sont des membres de son entourage, actifs sur Twitter, Facebook et Youtube. Twitter est utilisé pour de la « hot news », pour utiliser les émotions. Facebook pour des idées intellectuelles.
Et YouTube, cadrer, diriger et influencer le débat.
Une journaliste du journal de Sao Paolo, a dévoilé la technique qu’utilisait le Cabinet de la Haine :

  • récolter de l’argent auprès de riches Brésiliens pour acheter des messages automatisés contre le Parti de l’opposition, le Parti des Travailleurs.
  • diffuser sur les réseaux sociaux des fausses informations , sur généralement des femmes, pour les rabaisser, et que leur parole n’ait plus d’importance
  • les faire diffuser sur les groupes Whatsapp familiaux et d’amis.
    Après cette enquête, la journaliste a immédiatement été cible de mêmes pornographiques, disant qu’elle a offert du sexe à l’entourage de Bolsonaro, pour obtenir des informations contre lui.
  • Tout comme la conseillère de Bolsonaro qui a refusé de défendre son fils dans une affaire de corruption : elle a ensuite été rabaissée au rang de « Peppa » (référence à Peppa Pig), avec des mêmes d’elle grosse…
    Bolsonaro utilise généralement des propos sexistes et mysogines.
    Le Brésil est polarisé, et Bolsonaro a surfé sur cette occasion : il a choqué les gens, il est rentré dans leur mémoire, et puis a été élu.
    Il a compris que l’information se retient soit si elle est choquante, soit si elle est répétée régulièrement.
    Le Brésil s’oriente-t-il vers le système indien, ou l’opposition réussira à rétablir la vérité, en utilisant n’importe quel moyen ?

Le populisme numérique ne marche pas seulement en dehors du Vieux Continent. Aucun territoire n’est épargné.
En Italie, Matteo Salvini, grâce à l’aide de Lucas Morisi s’est fait nommer vice-premier ministre d’un gouvernement de coalition. Cet homme, au départ ultra-nationaliste et séparatiste a changé sa vision, pour l’étendre à toute l’Italie. Avant de rencontrer Morisi, Salvini était le chef du parti la Ligue du Nord, parti très séparatiste. Il avait comme ennemi les Italiens du Sud.
Puis, Salvini a rencontré Morisi, et ce dernier lui a conseillé de s’attaquer à toute l’Italie.
Il a donc dû changer d’idéologie : l’ennemi commun devenait les migrants et les noirs.
Morisi a conseillé à Salvini d’utiliser Facebook, et non Twitter.
Facebook s’adresse à tout le monde tandis que Twitter est plus pour la classe professionnelle.
Lucas Morisi est le Machiavel moderne du numérique. Ce docteur en philosophie, a réussi à dompter l’Italie. Morisi a choisi une des deux méthodes qu’utilise Salvini pour diffuser des messages : marteler, marteler et marteler tout le temps la même chose, jusqu’à que ce ne soit plus contestable. Sur les conseils de son Machiavel, sur les réseaux, il s’est montré accessible et commun (il a des goûts « normaux », pas de luxe). Il a fait parler de lui en bien et en mal, ce qui est la technique ultime des populistes pour faire un bond de popularité quand on est inconnu.
Morisi a compris l’intérêt des réseaux sociaux : c’est un sondage permanent, où on voit le résultat de nos discours instantanément.
Ses ingénieurs du chaos collectent des données sur la population grâce aux mots clés des réseaux, et grâce à cela, Salvini peut jouer sur les émotions.
Est-ce que Salvini continuera d’augmenter en popularité et finira-t-il Premier Ministre ?

Le voyage du populisme numérique se termine aux Etats-Unis. Là bas, Donald Trump a été élu, par une minorité(à cause du système), surtout des américains des petites villes d’Amérique, racistes, suprémacistes et nationalistes. Trump et son parti, les Républicains, ont changé la vérité. Avant son élection, Trump n’a jamais utilisé le mot fake news. Après, il l’employait pour désigner les médias qu’il n’aimait pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce sont ces médias qu’il qualifie de fake-news qui l’ont aidé à être élus, et ce sont eux aussi qui l’ont ensuite dénigré au vu de sa gestion. Twitter est le réseau parfait pour Trump. Limité en caractères, il permet à Trump d’être direct. Il indique aussi dans ses tweets l’émotion qu’il veut que ses lecteurs ressentent. Il publiait plus de 100 tweets par jour, avant de se faire bannir, suite à l’attaque du Capitole, le 6 janvier 2021. Il utilise des mots directs, qui incitent à une émotion autre point positif de Twitter pour lui : les informations contenant des « mauvaises émotions » sont plus rapidement relayées Trump a créé une vérité alternative aux médias traditionnels.
A cause de l’émergence des réseaux sociaux, plus de 1800 journaux locaux ont fait faillite en 5 ans. Trump en a profité et a créé ses propres « journaux locaux ». Des sites aux noms d’un État américain, qui diffusent tous les mêmes fake news.
Un journal local, sans aucun article local, et des titres trompeurs, qui manipulent l’américain.
Pourquoi utiliser des journaux ?
Contrairement aux réseaux sociaux, les gens pensent que les news sont toujours sûres.
Ces faux journaux locaux ont une popularité énorme, et le camp d’en face l’a bien compris.
Les Démocrates utilisent les mêmes armes que Trump. De nombreux journaux locaux, sans trop d’actualité locale. Mais contrairement au Grand Old Party, eux ne diffusent pas de fake news.
Les Démocrates pour leur « vraie propagande » ont un soutien important : Steven Spielberg ou le patron de Linkedin par exemple.
S’il y a 2 vérités pour un fait basique, cela va être difficile de vivre en société, les faits s’effacent devant les opinions. C’est pour cela que l’Amérique est divisée.
Trump en a profité. Il a radicalisé plus de 10 millions d’Américains, plus aptes à voter pour lui.

Mais pourquoi les plateformes ne modèrent-elles pas tous ces propos complotistes et radicaux ? Pourquoi ces plateformes dont l’objectif initial était d’augmenter les libertés individuelles sont devenues un instrument de pouvoir ? En France, Macron l’a bien compris, il est indispensable d’être actif sur Internet, pour que des figures populistes ne prennent pas le pouvoir. Avec la modération des réseaux sociaux, cela le serait moins.
Si un avion peut exploser, il ne volera pas. Alors pourquoi le thème de la sécurité n’est-il jamais abordé par ces réseaux sociaux ? Pour les faire changer, il faudra peut-être prendre une mesure radicale, comme les bannir du pays.
Quelle influence cela aura-t-il sur notre démocratie ?
Que de questions, aucune réponse. J’espère que ces questions trouveront une réponse dans les prochaines années. Pour en finir : Est-ce que toutes les démocraties finiront par sombrer dans le populisme ?

C. B. B.

Les réseaux sociaux au service des populistes

Les réseaux sociaux constituent un outil parfait pour les leaders populistes, leur permettant de pousser les gens à croire des messages de plus en plus extrêmes. Ce sont les nouveaux nationalistes de l’ère numérique, qui font monter la rage chez les utilisateurs de réseaux sociaux et leur impose de nouveaux ennemis tels que des politiques ou des journalistes. Le populisme désigne donc un discours contre le système et les représentants de celui-ci ; dans le documentaire il nous est montré qu’il passe maintenant par toutes ces plateformes que nous utilisons tous, tous les jours.

Mais en plus de ce populisme s’ajoute l’action des ingénieurs du chaos, ce travail effectué dans l’ombre dont personne ne doit en voir quoi que ce soit. Ce sont des informaticiens, des sondeurs ou encore des experts en big data qui viennent occuper le rôle de conseiller, qui importent en politique la logique des grandes plateformes numériques et qui exploitent toute colère et toute rage de la société. Le documentaire Arte s’est concentré sur certains pays tout autour du monde : les Etats-Unis, le Brésil, l’Inde et l’Italie. Chacun d’eux possède son chef d’Etat ou son parti au pouvoir, mais aussi ses ingénieurs du chaos désignés comme les nouveaux manipulateurs qui exploitent les plateformes pour organiser leur propagande politique, qui s’infiltrent dans notre vie privée et qui s’emparent de nos données personnelles.

Aux Etats-Unis, lors de sa présidentielle, Donald Trump était un grand adepte de Tweeter : il en postait des dizaines par jours. Le témoignage d’un Américain a bien montré à quel point ces tweets sont devenus dangereux. Il en est devenu addict, et radical, jusqu’à dire des médias mondialistes qu’ils ont pour mission d’imposer une idéologie démocrate. Les tweets de Trump étaient parmi les plus extrêmes de la plateforme, allant jusqu’à donner rendez-vous aux Républicains américains en leur ordonnant presque de saisir le Capitole, ce qu’ils ont fait. Ces derniers osent dire qu’ils ne sont pas responsables des débordements qu’il y a eu mais que ce sont les médias qui le sont, une affirmation peu crédible. Toute cette histoire illustre bien le principe du populisme : d’abord on crée un ennemi, puis on joue de l’impulsivité et de la possibilité de propager vite et facilement des informations pour influencer les électeurs et les pousser à faire des actions. Par ailleurs, Tweeter, le réseau préféré de Donald Trump, est donc très dangereux puisqu’avec de simples mots il peut exprimer tout ce qu’il pense, faire part d’émotions négatives vis-à-vis des médias et toucher directement le grand public. Dans le même pays, des populistes profitent d’internet pour propager leurs idées. Par exemple, un Républicain possédant plusieurs sites internet les fait passer pour des journaux locaux afin d’être dignes de confiance. Mais ces sites ont l’apparence trompeuse, c’est finalement leur but : ils n’ont aucune vocation à informer, toutes les news qu’on y trouve concerne Trump ou le parti Républicain. Il en vient donc à propager de la désinformation et on y trouve souvent des fake news. Mais ce n’est pas seulement les Républicains qui font usage de sites dans ce genre : une tacticienne démocrate a lancé son groupe d’informations local, où les fake checkers n’ont jamais trouvé de fake news. Mais elle aussi fait partie de la guerre de l’information, qu’il faut gagner pour attirer le plus d’électeurs. Finalement, tout cela pose des difficultés pour avoir une société civilisée en confiance et divise tous les citoyens, même au sein des familles.

En Europe aussi les personnages politiques sont supervisés par des ingénieurs du chaos qui ont des stratégies bien précises. En Italie, le politique de droite Mateo Salvini est devenu le plus suivi d’Europe sur Facebook grâce à la stratégie numérique de son conseiller. Salvini est devenu un professionnel pour parler directement au peuple car Luca Marisi, son conseiller, expert en numérique et philosophe de la communication, lui a conseillé d’utiliser Facebook plutôt que Tweeter car c’est le réseau du peuple. Marisi s’occupait des sondages, des chiffres et de toute recherche possible pour faire de son candidat le plus populaire. Sa stratégie était de convaincre le peuple de faire confiance à un seul

Homme fort et sympathique : c’était de la propagande amicale. Il a fait de Salvini l’ami du peuple, alors que c’est un homme très radicalisé, anti-clandestins et anti-immigrants. Grâce aux réseaux sociaux, Salvini et Marisi peuvent viser ceux qui sont du même avis et peuvent rapidement voir les résultats de leur propagande. En fait, la stratégie numérique se résume à collecter plein d’informations pour observer le sentiment général pour propager ensuite de la haine virtuelle qui devient réelle par des violences racistes physiques. Salvini et Marisi ont ainsi su domestiquer les réseaux.

Au Brésil, c’est Whatsapp qui est le réseau social le plus utilisé, et donc l’arme principale des ingénieurs du chaos. Comme c’est une plateforme cryptée, on peut facilement cacher des informations et les propager. Comme c’est l’application préférée des brésiliens, il existe de nombreux groupes où les ingénieurs peuvent facilement s’infiltrer et partager de fausses informations : c’est beaucoup arrivé lors de la campagne de Bolsonaro. Il était alors un homme inconnu, et a fait usage de propagande numérique pour faire paraître ses idées. Ainsi les fake news se sont accumulées et ont semé le trouble chez les électeurs. Une enquête révèle que les groupes procèdent d’une pyramide sociale : à la base il y a les brésiliens moyens, au milieu l’armée de Bolsonaro qui diffuse les informations dans tout type de groupe, et au sommet les influenceurs qui fournissent de la désinformation originale et inédite à ces groupes. En réalité, ces influenceurs font partie de l’entourage proche de Bolsonaro, comme par exemple ses fils qui dirigent le « cabinet de la haine » et qui font partie des groupes. Au final, il est devenu impossible de dénoncer ces pratiques sans se faire incendier en retour : une journaliste a révélé la méthode du clan Bolsonaro et comment ils ont envoyé des millions de messages aux brésiliens. Elle n’a fait que révéler la vérité, et elle a reçu en retour une vague énorme de haine, de harcèlement, de menaces, même contre sa famille. Même sa liberté d’expression a été atteinte puisqu’elle ne poste que des articles très réfléchis qui ne pourraient pas déclencher de violence contre elle. Grâce aux réseaux sociaux, à sa propagande et à ses ingénieurs du chaos, Bolsonaro et son cabinet de la haine ont réussi à gagner massivement en popularité malgré toute la haine propagée. Il est devenu impossible de faire tomber ce cabinet : lors d’une enquête parlementaire contre lui, une députée a tenté de les attaquer, et s’est prise autant de menaces que la journaliste. Dans le cabinet, toute la haine est organisée : cible, durée, calendrier, taux d’agressivité : il est impossible de faire face. Mais pour ce qui est des données personnelles, une loi réglemente toute infraction les concernant. Donc ceux qu’on appelle des extracteurs de données, que l’on peut considérer comme des ingénieurs du chaos, prennent les données via des numéros et des services étrangers. Ils prennent toutes les mesures possibles pour jamais ne se faire prendre.

Enfin, en Inde le Premier Ministre a bien compris l’avantage politique des réseaux sociaux. Mais Whatsapp et Facebook n’étaient pas suffisants, il fallait quelque chose d’encore plus lié au parti au pouvoir lui-même. Ainsi a été créé un réseau social uniquement réservé aux Indiens pour ne lire que des informations sur le gouvernement ou sur le chef d’Etat, ou même le contacter. Mais finalement, c’est de la tromperie, car les ingénieurs du chaos indiens qui travaillent pour le BJP sont des experts en data et trackent les utilisateurs. En Inde, il n’y a pas de loi sur la protection des données, donc le parti au pouvoir peut se permettre d’utiliser n’importe quelle donnée de n’importe quel citoyen, et il y a même des entreprises qui vendent ces données. Les réseaux sociaux sont devenus un facteur de propagande, où on peut découvrir la vie de chaque électeur. En fait, les ingénieurs du chaos indiens cherchent à toucher directement les citoyens en infiltrant des groupes, pour ensuite réaliser des messages personnalisés et amasser le plus de votes possibles. Cela est contradictoire avec la politique traditionnelle, où justement on fait passer un message unique mais universel pour toucher tout le monde d’un coup. Le numérique permet maintenant de cibler individuellement les citoyens. Et finalement, grâce à tout ce ramassage de données, le BJP crée des groupes où les gens ont les mêmes centres d’intérêt, et où l’administrateur est toujours un informaticien chargé de collecter les données. Ainsi ils diffusent des messages de propagande contre les opposants, tout particulièrement la communauté musulmane. Ce sont toujours des messages de haine qui sont propagés, et bien sûr les hauts dirigeants du parti politique ne reconnaissent pas leurs actes.

Et finalement, qu’en est-il des réseaux sociaux eux-mêmes ? Leur fonction originelle est de partager, de publier et d’échanger, mais elle s’est transformée en une guerre de l’information, une vague de haine constante et une industrialisation des données. Pour ne pas se faire prendre par la justice, les ingénieurs du chaos les accusent eux d’être responsables de toute cette haine, et finalement cette stratégie est efficace, puisque Facebook, Tweeter et Google par exemple n’ont absolument aucun argument pour se défendre et contredire le fait que leurs plateformes sont responsables de toutes ces horreurs. Les réseaux sociaux deviennent de plus en plus dangereux, ils sont accessibles à tous, il y a peu de contrôle des propos partagés, et la violence virtuelle devient souvent réalité.

Finalement, le populisme numérique est sans frontières. L’Europe a tenté de lutter contre la désinformation en contraignant les plateformes, mais évidemment les entreprises qui les possèdent ne veulent pas être contrôlées par peur de perdre trop de gains. Les réseaux sociaux sont au cœur de nos vies, dans des dimensions politiques et sociales. Ils sont devenus des armes de manipulation et sont presque impossibles à contrôler.

T. D.

Le populisme à l’ère du numérique

Formé du radical latin “populus” qui signifie “peuple” et du suffixe -isme, le substantif « populisme » est apparu en 1912 dans la Russie moderne de Grégoire Alexinsky.

De nos jours, le populisme est un discours qui se trouve de plus en plus présent dans les campagnes politiques. Celui-ci s’adresse aux classes populaires et se fonde sur la critique du système et de ses représentants. Aujourd’hui, il est souvent associé au terme démagogie qui consiste à dire au peuple ce qu’il veut entendre afin de s’assurer d’être apprécié et notamment d’être élu. Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès, dit du populisme qu’il constitue une “attitude politique qui consiste à diviser la société en deux” avec “d’un côté les élites, dévoyées et corrompues, en opposition au “peuple”, considéré comme une seule entité et qui aurait la prescience de ce qui est bon pour lui ». Ainsi le but des politiques dits populistes est d’inciter le peuple à s’opposer aux élites politiques, économiques ou encore médiatiques. Diviser pour mieux (espérer) régner en quelque sorte!

Avec l’apparition de cette nouvelle politique dite populiste de nouveaux acteurs sont nés, les ingénieurs du chaos. Ces experts du désordre ont importé en politique la logique des grandes plateformes internet caisse de résonance idéale pour leurs projets. Ils exploitent toutes les “poches de colère” se trouvant dans la société. Grâce aux différentes plateformes, telles que les réseaux sociaux, ces ingénieurs du chaos peuvent sinon savoir du moins percevoir ce que pense “le peuple”, une partie du moins, en temps réel. Ils décryptent ce qu’il ressent, analysent son avis sur un sujet ou un autre, ses centres d’intérêt. Toutes ces informations vont lui permettre d’aider le politique qu’ils soutiennent, qui les a engagés, à manipuler voire à construire l’opinion publique.

Ces ingénieurs utilisent les réseaux sociaux tels que whatsapp pour sonder les opinions ou encore diffuser leurs idées. Bien qu’en France ou en Allemagne ces phénomènes n’aient pas encore pris une grande envergure, au Brésil, en Inde, en Italie ou encore aux États-Unis, c’est une toute autre histoire.

Aux États-Unis, par exemple, Donald Trump a rapidement compris comment utiliser les géants d’internet à son avantage et manipuler les foules et enflammer les foules. Sa stratégie est simple: tweeter à chaque instance. Grâce à cet outil, il peut communiquer facilement et instantanément avec ses électeurs tout au long de la journée. Il donne son avis, critique un événement, avance ses idées, sans prendre le temps de la réflexion. Donald Trump met en oeuvre une forme de démocratie directe privilégiant l’instantanéité et la proximité, à la différence des médias traditionnels. L’enjeu est le bon mot, si possible choquant et polémique. Les médias traditionnels ne permettent pas une telle communication au rabais, médias qu’il diabolise en les accusant d’empêcher le contact direct des politiques avec le peuple. Son objectif est la manipulation des électeurs. Sa politique est en tout point populiste, il cherche à rallier le “peuple” à sa cause tout en diabolisant ses adversaires, les médias, les élites, les défenseurs des droits civiques. Cependant, D. Trump a une politique populiste quelque peu différente de celle à laquelle on pouvait être habituée. En effet, tout comme les populistes traditionnels, son discours blâme les élites des affaires et du gouvernement en affirmant qu’elles nuisent aux intérêts des “gens ordinaires” et aux libertés politiques. Néanmoins, la définition du peuple, des “gens ordinaires », varie dans le discours du président américain; elle est ethnique. Pour D. Trump les “vrais Américains” sont uniquement les descendants européens. Ainsi, dans le développement de sa doctrine populiste Trump diabolise les élites en “haut de la pyramide” et les personnes de peaux foncées à la base de celle-ci. Ce populisme ce teinte d’une forme de nationalisme à la limite de la xénophobie, déjà apparu par le passé avec des représentants tels que Poujade en France qui a donné naissance au poujadisme.

Son slogan “Make america great again” en dit long sur son discours. Il remet en cause tout le système et souhaite le faire revenir à ce qu’il était à ses débuts : bon pour le peuple, son peuple.

De ce réseau afin de décrédibiliser le parti des travailleurs. Whatsapp étant une plateforme de discussion sur laquelle on retrouve régulièrement des groupes d’échanges amicaux ou familiaux, ces infox circulent facilement et rapidement dans chacun des foyers brésiliens. Flavio, Eduardo et Carlos Bolsonaro forment à eux trois le cabinet de la haine. La fratrie, nostalgique de la dictature, vénère les armes à feu et les icônes populistes, organise tout un système afin de manipuler les élections. Leur méthode était simple : ils achètent à de grandes agences de marketing politique des lots d’envoi massif de messages contre le Parti des travailleurs et son candidat. Enfin, le cabinet de la haine partage des “memes” afin de répandre des rumeurs sur tout personnage portant préjudice à Jair Bolsonaro ou s’opposant à lui. Ces attaques sont d’autant plus virulentes lorsqu’il s’agit de femmes. Il n’hésite pas à les dénigrer physiquement, à les sexualiser.

On réalise avec ces deux exemples le nouveau rôle des réseaux sociaux dans le monde actuel. Lors de la création du tout premier réseau social, Facebook, le but était simplement de créer un trombinoscope des étudiants d’Harvard et plus tard un trombinoscope virtuel de ses utilisateurs à travers le monde. Mark Zuckerberg a créé une plateforme afin de permettre aux gens d’échanger plus facilement, de partager leurs vies, leurs photos, leurs expériences. Néanmoins avec l’arrivée des ingénieurs du chaos le rôle de ces réseaux a rapidement dévié. Désormais, ils sont utilisés pour récupérer des informations sur les gens, connaître leur goûts, leur opinion afin de mieux les manipuler.

Les outils numériques ne sont pas la cause de ce populisme. Ils sont de simples moyens. Afin de contrecarrer l’instrumentalisation de ces outils, l’objectif est d’occuper le terrain virtuel et de répondre à la désinformation par l’information. Tel est le rôle des citoyens de la toile et des médias traditionnels.

J. M.

Médias et démocratie: un mariage forcé…

Les élèves de terminale du lycée Montaigne ont été amenés à réfléchir sur les liens qui peuvent exister entre les médias et la démocratie. Souvent présenté comme un outil essentiel de la démocratie, le rôle de certains médias est dénoncé par certains pour leur compromission, voire leur complicité à l’égard d’une certaine idéologie. Leurs stratégies posent question. Comme nous avons pu le constater ces dernières semaines, la surreprésentation médiatique d’un homme lui a permis de grimper dans les sondages et d’occuper le devant de la scène politique française.

Dès lors, il est intéressant de s’interroger sur la place qu’occupent les médias dans la démocratie ? Sont-ils un gage de la liberté d’expression ? Sont-ils les gardiens de la démocratie ? Peuvent-ils porter atteinte à la démocratie ? La démocratie doit-elle contrôler les médias et jusqu’à quel point ? Autant de questions qui méritent une ou des réponses…

Les élèves de la terminale 7 du lycée Montaigne ont tenté de répondre à ces questions. Voici les meilleurs essais. Notre choix est forcément arbitraire et objectif. A vous de les lire…

Les médias : un atout ou un leurre pour la démocratie par Maud Rozet.

En 2005, Noam Chomsky et Robert Waterman McChesney écrivent qu’ « Il serait illusoire de croire que, dans une démocratie libérale, la population participe à la gestion de ses affaires et que les médias de masse sont indépendants et fournissent l’information nécessaire à la prise de décision d’intérêt public ». Par cette citation, les auteurs de « Propagande, médias et démocratie » remettent en question l’indépendance et la liberté des médias.  

Aujourd’hui, les médias sont pourtant primordiaux. Ils sont « un moyen de diffusion ou de communication de documents, de messages et d’informations ». Lorsqu’ils touchent une large audience dans les pays démocratiques, on les appelle médias de masse. Aussi, les principaux médias de masse sont la presse depuis le milieu du XIXe siècle, la radio à partir des années 1920, la télévision depuis 1950 et surtout Internet depuis 2000. Dans une démocratie, les médias ont un rôle très important car la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » selon Abraham Lincoln (président des Etats Unis de 1860 à 1865). Ainsi, la prise de décision vient du peuple. Or, le peuple est informé par les médias. 

Les médias ont donc un rôle fondamental de transmission des informations. Mais au-delà de cette communication, absolument nécessaire au bon déroulement de la démocratie, il est possible de s’interroger sur l’indépendance des médias. En effet, ces derniers détiennent une quasi-monopole sur la transmission des informations. Ils sont le moyen le plus sûr et le plus rapide de s’informer sur tel ou tel sujet. Mais derrière les médias se cachent des hommes, avec leurs avis, leurs humeurs, leurs opinions. Est ce que ces opinions n’influencerait-elles pas leur communication ? Et par là, est ce que les médias ne seraient-ils pas aussi un moyen d’influencer la population ?

Il convient donc de se demander quels sont les atouts et les leurres des médias pour la démocratie. 

Dans un premier temps, nous expliquerons en quoi les médias sont un atout pour la démocratie et dans un second temps, nous verrons la dérive de la sur-information.

Pour être qualitative, une information doit respecter quatre grands principes : la transparence, la qualité des sources, le contexte et l’éthique. Ainsi les médias sont un atout pour la démocratique dès lors que les informations qu’ils transmettent respectent ces principes théoriques. 

Dans les pays démocratiques, la population a librement accès à l’information, sans censure. Cette absence de censure est un véritable atout. Ainsi, même si un parti politique n’est pas majoritaire par exemple, il a le droit de s’exprimer librement, même si ces idées sont contraires à celle du représentant élu. L’ouverture des médias permet aussi que toutes les voies soient entendues : en politique, il existe des journaux de droite, de gauche, et même d’extrême-droite et extrême-gauche. La population a accès à toutes les informations possibles et imaginables : même s’il est humain de manquer d’objectivité, un régime démocratique permet de palier à ce défaut, les journalistes de l’autre bord se feront un malin plaisir à rééquilibrer la balance. Cependant, les Hommes ont tendance à se référer à des médias et journalistes qui traduisent les mêmes idées. L’informé doit donc apprendre à faire la part des choses et s’informer auprès de médias contradictoires, dont les idées s’opposent pour pouvoir ensuite se faire son propre avis. En effet, comme disait mon arrière grand-père, Pierre Scherrer « si on veut de l’information, on ne lit pas un journal mais les journaux », et c’est ce que permet la démocratie.

Depuis la nuit des temps, l’Homme a toujours eu le besoin de communiquer. On peut observer ce besoin lorsque l’on regarde les dessins réalisés par les Hommes de Cromagnon dans les Grottes de Lascaux. C’est de ce besoin de communiquer que découle le besoin d’information. En effet, au fil des siècles, les moyens de communication se sont développés de façon exponentielle : au départ, on communiquait de village en village et aujourd’hui, dans les pays démocratiques, on peut obtenir n’importe quelle information internationale de manière instantanée. Aujourd’hui, l’information pour tous se caractérise aussi par la multiplicité des formats que peuvent prendre les médias. En effet, lorsque nous regardons la télévision, de nombreuses chaînes d’informations s’offrent à nous : TF1, BFMTV, LCI, C NEWS, France info… De plus, les téléphones portables proposent des informations sans discontinuer et notamment par l’intermédiaire des réseaux sociaux : Twitter, Facebook… Grâce à cet élargissement des formats, les jeunes peuvent s’exprimer, exposer leurs avis et apporter des informations nouvelles. Par exemple, Hugo Travers alias Hugo Décrypte, jeune « Youtubeur » de 24 ans, fait un véritable travail d’investigation, de journalisme sur les réseaux sociaux dans un format adapté aux nouvelles générations. Et enfin même durant un trajet en voiture, nous avons accès à l’information, par la radio avec une multitude de stations de radio, tels que France Inter, RFM…

Pour autant, la ligne est très fine entre manque d’objectivité et manipulation.

En 2003, l’un des plus grands mensonges d’Etat, relayé par les médias de l’ensemble des pays démocratique, est sans conteste, la guerre déclarée par les Etats Unis contre l’Irak. Les gouvernements américain et britannique ont délibérément manipulé des informations et menti au monde entier par l’intermédiaire des médias afin de faire la guerre qu’ils avaient prévus. On peut se demander si cet acte est digne de pays qui se disent démocratique. Ainsi, il arrive que les médias ne soient qu’un leurre, et même un moyen de manipulation et de propagande des foules. Ils peuvent donc aussi être dangereux pour le peuple. Après avoir mis en avant l’une des failles les plus importantes de l’histoire, nous allons explorer d’autres types de manipulations et de mensonges. 

Depuis l’arrivée d’internet et l’émergence des réseaux sociaux, les médias ont subi une véritable révolution. Aujourd’hui, chaque individu peut diffuser l’information qu’il souhaite et s’improviser journaliste, en divulguant des informations bruts, modifiés et sans contexte. Or, sans contexte, une information peut être mal interprétée et peut avoir des conséquences graves. Par exemple, des internautes ont publié sur les réseaux sociaux pakistanais la couverture du journal Charlie Hebdo, représentant le prophète sans contextualiser le fait qu’il s’agissait d’un journal satirique provenant d’un pays laïque. De plus, malheureusement, le métier de journaliste, dont le rôle est de rechercher, vérifier et retranscrire les informations se perd en raison de la prolifération des médias et notamment des réseaux sociaux. Ces derniers ont notamment aidé un président à se faire élire. En vertu du régime démocratique auquel sont soumis les États-Unis, il revient au peuple de voter pour son représentant. Cependant, les médias ont influencé les décisions du peuple : les données personnelles des utilisateurs de Facebook ont permis à la société « Cambrigde Analytica » de favoriser un parti de l’élection présidentielle des Etats-Unis, en l’occurrence de Donald Trump. Il s’agit là encore d’une dérive extrêmement bien décrite par le professeur Yves Charles Zarka « ce ne sont pas les médias en général que je critique, mais leur constitution en pouvoir, et même en pouvoir illimité, leur domination de l’espace public, leur fonctionnement autoréférentiel, qui affecte et dégrade les libertés individuelles et collectives », il exprime l’idée que les médias se mettent au niveau de leur audience. La quantité et la qualité ne font pas bon ménage car la quantité prime sur la qualité. 

Pour conclure, les médias sont des atouts pour la démocratie car ils partagent une multitude d’informations à l’opinion publique. Les médias diffusent pour toutes les opinions grâce à une multitude de format. Malheureusement, de nos jours, on peut tous s’improviser journaliste, seulement, nous ne le sommes pas. Certaines fonctions du journaliste, telles que la recherche et la vérification des informations ne seront donc pas remplies, ainsi même que les quatre grands principes de l’information qui sont la transparence, la qualité des sources, le contexte et l’éthique. De plus, les médias peuvent tromper leur audience et faire de la propagande qui sont pourtant contraire au principe de la démocratie. Parce que la démocratie, c’est la souveraineté du peuple, l’influence des médias peut fausser les opinions et s’avérer très dangereuse.

Etienne Escabasse T07 – Les médias, un atout ou un leurre pour la démocratie ?

Dans notre société, les médias sont devenus des outils indispensables à la communication. Aujourd’hui, les médias se sont de plus en plus développés : ces interfaces de communication (qui peuvent s’entendre par la presse, la radio, la télévision, ou encore les réseaux sociaux tels que Instagram et Twitter) permettent la diffusion de l’information, et l’émergence de débat, de position politique et sociale chez l’individu. Les médias sont considérés comme un cinquième pouvoir, ce qui montre leur importance dans notre société de nos jours. Cependant, ces interfaces sont souvent peu soumises aux principes de la démocratie, non seulement le respect des libertés individuelles fondamentales (comme la liberté d’opinion) , mais tout autant par le respect de la vie privée, le pluralisme politique, la séparation des pouvoirs ou encore le pouvoir de décision. Il serait alors opportun de se demander si les médias sont un atout ou un leurre pour la démocratie. Premièrement, nous évoquerons les atouts des médias face à la démocratie, puis nous nous pencherons sur le fait que les médias puissent être un inconvénient pour exercer la démocratie dans notre pays et dans le monde.

Premièrement les médias peuvent être un atout pour la démocratie. Ils aident les individus à acquérir l’information et certains aspects des médias prônent des principes démocratiques.

Les médias se sont aujourd’hui répandus puisqu’ils sont vulgarisateurs : ils diffusent l’information rapidement, font des enquêtes sur tel thème ou tel sujet, mettent très clairement en avant les débats politiques ou sociaux : l’information se diffuse rapidement et les médias, encore plus les réseaux sociaux, sont faciles d’utilisation. Les réseaux sociaux tels que Instagram ou Twitter respectent une liberté individuelle, la liberté d’expression. Ils respectent ainsi le pluralisme politique, une idée où chacun peut donner son opinion sur les choses. Selon Yves Charles Zarka, dans son article « Démocratie et Pouvoir Médiatique », « les médias peuvent être parfois garants de diversité de l’information […] éveiller des débats et montrer des enjeux en vue d’éclairer l’opinion » : l’auteur nous montrerai ainsi que les médias permettraient éventuellement à l’individu de développer une opinion individuelle face au débat, puisque les informations que les médias vont passer lui permettraient d’avoir un avis sur les choses. Parfois, les médias prônent des principes comme l’égalité de tous devant la loi, l’impartialité de la justice : on a pu l’observer à travers le mouvement « Black Lives Matter » (qui s’est développé en 2020 depuis l’assassinat injustifié d’un noir américain par les forces de police) qui grâce à la diffusion par les médias, a conduit à une mobilisation pour l’égalité de tous face à la justice et à la loi.

À travers les médias, l’individu devrait être censé se développer une opinion précise à travers la diffusion d’information. Or ce n’est pas tout le temps le cas.

Il faut comprendre que les médias peuvent aussi se présenter comme un obstacle aux principes démocratiques.

En effet, les médias présentent des points positifs tel le fait que l’individu puisse fonder son opinion par lui-même. Cependant il faut aussi bien comprendre d’où viennent les informations. Les médias, malgré les idées reçues, affectent les libertés individuelles nécessaires au fonctionnement de la démocratie (par liberté individuelle est entendu liberté d’opinion et de décision) : selon Zarka, ces médias créent une « domination de l’espace public ». A la télévision sont par exemple très souvent représentées les mêmes personnalités. Ces représentations répétitives conduisent à un enfermement de l’individu dans un avis qui pourrait ne pas être le sien. Là où les médias devraient seulement diffuser l’information, ils incitent aussi les individus à avoir le même avis sur un débat, qui peut par exemple être présenté différemment sur chaque chaine de télévision. Selon Zarka, les médias seraient d’autant plus à la recherche du « scoop », afin de capter le plus d’audience possible : c’est ici donc d’autant plus malsain puisqu’ils ne cherchent même plus à diffuser l’information comme ils étaient pourtant censés le faire. Ils laissent donc paraitre que ce qu’ils veulent sans que le lecteur ou le spectateur ne le sache. Ce « caractère exclusif de l’information » mènerait, selon Zarka, à une « tyrannie de l’opinion », qui se forme puisque les individus se laissent emporter involontairement par l’opinion qui leur est répétée. Les gens s’enferment ainsi dans un environnement qui les empêche d’avoir un raisonnement ouvert qui repose sur le débat et l’échange. L’abondance d’information peut aussi parfois laisser paraitre des fake news, qui laisseraient alors encore une fois l’individu forger son avis, mais sur des informations fausses. C’est pourquoi il faut trier les informations perçues à travers les médias, ce qui devient de plus en plus difficile de nos jours. Pour finir, les médias doivent fonctionner sur un principe déontologique, ils doivent respecter les lois et droits de tous. Cependant ce n’est pas toujours le cas puisqu’il n’existe aucun contre-pouvoir pour les forcer à exercer ce principe.

Les médias forment ainsi tout autant un leurre pour la démocratie, à travers la sélection de l’information qui peut parfois s’apparenter à une information fausse, et qui empêche les individus de réfléchir à une opinion comme il se devrait.

Les médias peuvent être à la fois présenté comme un atout à la démocratie avec leur caractère informatif et leur capacité à diffuser l’information, mais peuvent aussi être présentés comme un leurre pour l’individu et les principes démocratiques à travers les informations qui sont trafiquées ou modifiées pour attirer le lecteur ou le spectateur et sa domination de l’espace public qui empêche l’individu de créer son opinion sainement. Les médias ne devraient pas donner d’opinion sur des sujets et débats mais devraient seulement respecter leur but premier : informer sans mentir. Ainsi les termes « média » et « démocratie » ne forment pas un bon couple. Aujourd’hui, l’individu sera forcé de sélectionner l’information avant de la lire, pour garantir sa fiabilité. On pourrait alors se demander si on peut encore accorder notre confiance aux médias, tels qu’ils soient.


Les médias sont-ils un atout ou un leurre pour la démocratie ? par Louise Laurencon  

           Les médias tels que la presse écrite, la télévision, la radio, Internet, prouvent tous les jours que la liberté d’expression existe. Mais ce monde totalement médiatisé où les médias sont présents partout montre  bien à quel point il est difficile de s’exprimer, surtout de transmettre et de comprendre l’information. Nous vivons dans un pays , la France, qui permet une grande liberté d’expression. Nous le voyons à travers la presse écrite, dans laquelle il y a une grande diversité d’ opinions des journalistes qui peut se manifester. Et ce n’est pas le cas dans tous les pays (par ex chine, russie..) comme l’a rappelé le Comité Nobel en accordant son Prix Nobel pour la paix à deux journalistes, Maria Ressa et Dmitri Muratov. Dans tous les cas, notre démocratie nous permet bien des choses et nous apprend beaucoup de choses

Grâce aux différents médias qui existent aujourd”hui, nous pouvons donc nous informer et nous faire notre propre opinion sur tel ou tel sujet, autant au sujet de la vie politique que dans un autre domaine, géopolitique, culturel ou encore scientifique. Mais on peut aujourd’hui s’interroger : les médias ont-ils dépassé la frontière entre divertissement et information ? Jusqu’où peuvent-ils aller dans la recherche de l’audience à tout prix ? Sont-ils des facteurs de manipulation néfastes pour notre système politique ? Dans quelle mesure sont-ils vraiment indépendants des pouvoirs politiques ou économiques et sont-ils un contre pouvoir qui protège nos démocraties libérales ? Jusqu’où peut-on leur faire confiance en particulier les nouveaux médias (chaînes Youtube, experts, influenceurs, intellectuels…)? Nous verrons dans un premier temps que les médias sont un atout pour notre démocratie. Dans un second temps, nous analyserons toutefois dans quelle mesure ils peuvent également produire ou véhiculer des menaces pour nos libertés démocratiques.

        Les médias sont un vrai atout pour nos démocraties car les médias, en particulier la presse écrite, offrent une source d’informations fiables, vérifiée par des professionnels, formés et sélectionés par des écoles, accrédités (carte de presse) à savoir les journalistes. L’éthique des journalistes joue une rôle central, qui distingue ce métier exercé par des professionnels de la recherche d’information des bloggeurs ou des journalistes amateurs « autoproclamés ». Le Fact checking est devenu une nouvelle branche du journalisme qui permet de débusquer les approximations, voire les mensonges des politiques.

Les médias ont ici un rôle d’investigation : ils contribuent à la découverte et la diffusion de la vérité au profit de l’opinion publique. Plusieurs exemples célèbres de journalisme d’investigation ont permis de d’enquêter sur des crimes ou des erreurs que l’État, des grandes entreprises souhaitaient cacher : le cas récent des Panama Papers a mis en évidence les cas de blanchiment à l’échelle mondiale, ou le scandale du Watergate en 1972 dévoilés par deux journalistes du Washington Post. En Russie, la journaliste Anna Politkovskaïa a été assassinée par des proches de Poutine pour avoir enquêté sur les guerres en Tchétchénie. 70 journalistes ainsi sont tués chaque année dans leur monde pour leur travail par des mafias, des régimes ou autres selon l’ONG RSF (Reporters sans frontière).

 Les médias sont également un espace de débat libre, un des piliers de la liberté d’expression et d’opinion . Sans média (TV, presse, radio ou web), pas de possibilité de débattre. Les campagnes électorales permettent aux candidats de débattre avec le public, entre eux, avec des experts, ou à des experts de discuter entre eux…grâce aux tribunes que sont les plateaux télévision, les radio, ou de plus en plus les nouveaux médias du net (twitch ou Instagram). Nombreux sont les meetings politiques ou les conférences à être diffusées en Facebooklive, sur Linkedin ou sur YouTube. Ce n’est pas le cas en Chine, en Iran ou en Arabie où les médias sont tous placés sous surveillance étroite par le pouvoir. Les médias permettent à toutes les convictions de s’exprimer, même quand elles peuvent heurter des communautés religieuses (cas de Charlie Hebdo et des caricatures de Mahomet). En ce sens, ils sont le garant de la liberté d’expression.

        Mais les médias recèlent également des risques et des menaces pour nos sociétés démocratiques quand ils perdent leur indépendance et qu’ils sont pervertis par d’autres intérêts.

L’information n’a plus de limite, nous pouvons donc sans cesse enrichir notre savoir et réagir. Mais l’information peut parfois être diffusée de façon excessive. L’un des dangers qui menacent nos démocraties ce n’est plus tant l’absence d’information que la surabondance d’informations, et la difficulté pour le citoyen de s’y retrouver face à ces milliers de sites internet sur le Covid et les bienfaits ou au contraire les risques du vaccin Zou Y. Cette fameuse expression : « Trop d’information tue l’information » est une réalité. De plus, la saturation d’informations pousse le lecteur ou l’internaute à privilégier les sources média qu’il connaît déjà, par effet d’accoutumance et de confort. C’est ce qu’on appelle une bulle de filtrage qui crée une forme de biais cognitif.

L’autre menace majeure est liée à l’information fausse, inexacte ou volontairement truquée, ce qu’on appelle la désinformation. Certeds, Internet n’a pas développé la désinformation qui existait avant, depuis que les rumeurs font partie des sociétés humaines, mais le web a donné des leviers nouveaux aux Etats, aux groupes de pression, aux personnes (comme les influenceurs) malveillantes pour toucher un nombre très élevé de personnes très rapidement. L’image ou la photo choc font aujourd’hui le tour du monde en quelques secondes. Enfin, comme l’a montré l’essor de la blogosphère conspirationniste aux Etats-Unis pendant la campagne Trump vs Hillary Clinton (Pizzagate, QaNon…), les réseaux sociaux entretiennent les infox ou les fausses informations, parfois délirantes, via des communautés d’internautes qui fonctionnent désormais comme des sectes, et rejettent toute autre vérité ou toute forme de contestation ou de remise en cause. La notion d' »alternative truth » diffusée par le président Trump a quelque part légitimé le mensonge.

De plus, les médias risquent d’influencer l’information en facilitant des formes de manipulation. En effet, de nouvelles techniques de persuasion sont utilisées à travers les médias. Nous pouvons citer l’exemple de la rhétorique médiatique des hommes politiques, qui est celle de l’émotion, du direct, de l’expérience et du témoignage, bien plus que celle de l’analyse et du raisonnement. Le populisme cherche ainsi à manipuler l’information. Comme le dit Régis Debray : « La relation l’emporte sur le contenu, et l’énonciation compte plus que l’énoncé ». Le scandale Cambridge Analytica, à savoir une entreprise de sondages qui a manipulé les contenus sur Twitter et FB pour influencer des comportements électoraux, a été un révélateur.

Dans les régimes totalitaires ou autoritaires, l’information sert un but : la propagande. Aujourd’hui, des Etats comme la Russie ou la Chine utilisent les médias pour diffuser de fausses informations, monter des campagnes d’influence (RT, la chaîne RUssia Today, Sputnik, les comptes Twitter des ambassades chinoises dans certains pays…) dans les pays jugés hostiles ou réticents, voire utilisent les réseaux sociaux pour influencer et manipuler les élections (cas des élections américaines de 2016, des leaks anti-Clinton, des Macron Leaks).
Les mouvements terroristes djihadistes ont bien compris l’utilité des réseaux sociaux et de l’arme de la communication à travers les réseaux sociaux pour embrigader les jeunes (Daech avait son site internet, sa revue en ligne), diffuser leur propagande ou attaquer des réseaux adverses.

Enfin, les médias sont aussi soumis à des contraintes économiques. Ils appartiennent à des groupes de presse, des conglomérats et des grands patrons, qui peuvent être tentés par utiliser ces journaux, ces chaînes télévisées pour étendre leur influence, contrôler les messages qui les concernent ou plaîre au pouvoir politique. Le fait que M6 soit contrôlé par Vincent Bolloré ou que le groupe Bouygues soit le propriétaire de TF1 a une influence sur la façon dont ces médias critiquent les pouvoirs. Les acteurs économiques ont ainsi un pouvoir tel qu’ils peuvent parfois tuer la démocratie. L’émission satirique « Les guignols de l’info » a été stoppée, pour des raisons obscures, peu après la prise de contrôle par Vincent Bolloré.

 Les médias qui avaient, à l’origine, le pouvoir de transmettre de l’information, ont évolué. Ils peuvent non seulement diffuser de l’information, mais aussi la masquer, ou la modifier quand ils sont téléguidés par des intérêts étrangers ou économiques.
Il faut donc faire preuve de vigilance permanente face aux contenus sur les web, sur les chaînes TV et parfois dans la presse écrite. Tous les médias ne se valent pas cependant: certains sont sérieux (Le Monde, Times, Washington Post….) et sont moins soumis aux groupes de pression économiques, font un travail de long terme tandis que d’autres sont dans le buzz, le court terme (chaînes d’information continue comme BFM TV) ou fabriquent du mensonge (blogs, sites conspirationnistes) et sont des fabriques de fake news.

L’information est diffusée en masse, et il faut savoir la sélectionner et être capable de la mettre en perspective, voire de la critiquer.

      Les médias sont un atout car ils sont les fondements de notre liberté d’expression lorsqu’ ils sont exercés, pilotés par des hommes et des femmes qui ont une véritable éthique professionnelle mais placés entre de mauvaises mains ils peuvent conduire à une menace, voire des armes de déstabilisation massive. Face à la concentration des medias par des grands groupes économiques, les difficultés financières que rencontrent les médias traditionnels (Libération, Le Monde, NY Herald Tribune….), ont peut s’interroger s’il u aura-t-il une place pour les médias indépendants demain.

 

Les médias: un atout ou un leurre pour la démocratie par Charlotte SINDZINGRE

“La presse en France est le 4e pouvoir : elle attaque tout le monde et personne ne l’attaque”. Cette citation de Balzac de 1840, désigne la presse mais peut s’appliquer à n’importe quel média. Cette citation illustre parfaitement le pouvoir des médias au sein de la société française. En effet, les médias, ou le 4e pouvoir d’après l’expression théorisée (en 1783) de l’homme politique irlandais Edmund Burke (1729-1797), ont pris de plus en plus de place dans notre quotidien, on parle aujourd’hui de média de masse. 

Les médias – c’est à dire “un moyen, une technique et support de diffusion massive de l’information (presse, radio, télévision, réseaux sociaux…)” d’après le Robert – sont en démocratie le lien plus ou moins objectif entre citoyen et l’Etat, au nom de la liberté d’expression et d’information. Il serait alors opportun de se demander si en respectant cette liberté d’expression et d’information, la démocratie donne un pouvoir illimité aux médias qui peuvent à la fois protéger et mettre en danger la Démocratie. Pour répondre à cette question nous verrons dans un premier temps en quoi les médias sont essentiels à la Démocratie et dans un second temps en quoi les médias sont, de même, un danger pour la Démocratie. Tout d’abord, les médias sont essentiels à la Démocratie car ils offrent une vision alternative qui pousse à repenser l’Etat et ses décisions. En effet, le rôle premier du média est d’informer et de porter, en même temps, un œil critique sur l’information relayée. Le média est l’espace d’échange, l’agora démocratique qui permet aux citoyens de s’exprimer. Pour illustrer le rôle des médias, on peut par exemple prendre le cas de l’affaire Dreyfus. En effet, le journaliste et écrivain Émile Zola (1840-1902) auteur du très célèbre J’accuse paru dans l’Aurore le 13 janvier 1898, a eu une influence sur le processus démocratique durant le procès à travers les médias. De même, on peut aussi mentionner les affaires plus récentes des révélations des Anonymus, de Julien Assange ou d’Edward Snowden. Ici, les médias ont permis de révéler des crimes qui mettaient en danger la démocratie et pourtant commis par des Etats démocratiques. 

De plus, les médias, ne nous donnent pas seulement accès aux informations qui pourraient mettre en danger la démocratie, ils nous poussent à repenser l’Etat afin de tendre vers une société plus démocratique. On peut prendre l’exemple des journaux français durant la période révolutionnaires de 1789 et en particulier Les Révolutions de France et de Brabants ou Le Vieux Cordelier, deux journaux créés par le révolutionnaire Camille Desmoulins dans lesquels il critiquait la monarchie, et qui, en se faisant le relai de la pensée bourgeoise, ont eu une grande influence sur le déroulement de la Révolution française et les temps qui l’ont suivie. Ces deux journaux ont participé au plus grand tournant démocratique de l’histoire française. Zola dans Essai sur le Journalisme (1894) décrivait la presse et les médias comme “une force qui sûrement travaille à l’expansion des sociétés de demain”. Ainsi, les médias poussent à repenser les faits politiques et donc à critiquer toujours l’Etat afin de tendre vers la Démocratie, car, sans médias et surtout sans média libre, l’idéal démocratique disparaît devant l’État totalitaire. Pourtant paradoxalement, les médias peuvent être aussi un danger pour la Démocratie. En effet, les médias ont un grand pouvoir d’influence sans contre-pouvoir. De plus, on fait face à une privatisation des médias qui entraîne une course à l’audimat. Enfin, les médias deviennent les manipulateurs de l’opinion publique et donc de du débat public, condition de la démocratie. L’influence des médias est très importante en France. Le Petit Parisien au début du XXème siècle, vendu à travers la France, est le journal le plus lu au monde avec plus de deux millions de tirage à la fin de la Première Guerre mondiale et les Français sont les plus grands lecteurs de journaux du monde. Aujourd’hui, le 20h de TF1 est suivi par plus de 12 millions de spectateurs. L’audimat, l’ensemble des lecteurs, spectateurs et auditeurs des médias, donne aux médias un pouvoir politique. On peut en effet souligner l’influence des médias dans le processus démocratique des élections, comme par exemple avec le cas de François Fillon en 2016 ( les révélations du Canard enchaîné ont renversé la situation politique) ou encore avec le cas de Benjamin Griveaux qui s’est lui aussi vu privé de sa victoire par les médias. Le pouvoir des médias est d’autant plus exacerbé qu’il ne lui existe pas de contre-pouvoir. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’a, de fait, qu’une marge de manœuvre réduite. Cette situation est complètement à l’opposé de notre vision de la démocratie basée sur la séparation des pouvoirs (Montesquieux). D’autre part, l’information est aujourd’hui contrôlée par des magnats des médias tels que Vincent Bolloré (CNEWS), Bernard Arnault (Le Parisien) et Xavier Niel (Le Monde). Ces entrepreneurs recherchent le profit et donc l’audimat ce “dieu caché de l’univers de médias” selon Pierre Bourdieu. Ils considèrent l’information de qualité et la critique constructive comme secondaires. La course au scoop et le syndrome du Hamburger (appauvrissement de la qualité des médias) sont les conséquences d’une audience qui recherche le sensationnel et des médias prêts à tout pour leur donner ce que les auditeurs ou lecteurs veulent. 

On assiste à une uniformisation de l’information comme le dit Barack Obama dans son discours de départ en 2017 : “Nous acceptons seulement des informations qui correspondent à nos opinions, qu’elles soient vraies ou non”. Enfin, les médias vont jusqu’à endosser le rôle d’éminence grise. Ils ne se contentent plus de transmettre l’information aux citoyens ou d’essayer d’attirer leur attention : il forme leur avis. Le scandale Cambridge Analytica est un parfait exemple de la manière dont les médias, en l’occurrence ici les réseaux sociaux, ont permis de fausser le processus démocratique en manipulant les informations transmises aux électeurs pour façonner leurs avis. Mais ce processus n’est pas propre à la nouveauté des réseaux sociaux : depuis longtemps, les magnats médiatiques manipulent l’opinion publique en faveur de leur candidat. On peut par exemple parler le Rupert Murdoch qui est connu pour être celui qui fait et défait les premiers ministres en Grande Bretagne et celui sans lequel on ne peut gagner aux États-Unis. La Démocratie n’est ici plus respectée car tous les pouvoirs sont concentrés par “une classe médiatico-politico-culturelle” selon l’expression de Yves Charles Zarka. Celui qui a le contrôle de l’information contrôle “tout”. 

En conclusion, les médias et la Démocratie entretiennent une relation complexe qui tend à s’entre-détruire. En effet, les médias sont nécessaires à la Démocratie mais la mettent en danger comme le dit Tocqueville dans De la démocratie en Amérique : “La société démocratique est constamment confrontée à une redoutable alternative entre la liberté et la servitude” (1835). En ce sens, si les médias sont un atout, car indispensable au bon fonctionnement de la démocratie, ils tendent à devenir un leurre s’ils restent sans contre-pouvoir.

Les médias: un atout ou un leurre pour la démocratie par Pauline Heitz 

Selon le philosophe Hegel, « la lecture des journaux du matin est la prière quotidienne de l’homme moderne ». Avec la mondialisation, l’offre d’informations n’a jamais été aussi importante. Aux médias de la presse écrite se sont ajoutés ceux qui transportent de l’information par les câbles et les ondes: radios, chaînes télévisées, internet. Le nom « média », dérivé de l’anglais mass media est un système permettant la diffusion massive d’informations dans le temps et l’espace. Cela désigne à la fois les moyens techniques de diffusion et l’ensemble des acteurs qui produisent du contenu informationnel. Aujourd’hui les médias ont connu un tel développement, avec les médias de masse, qu’ils sont devenus un véritable enjeu dans les démocraties contemporaines. Si on observe l’étymologie du nom « démocratie » : du grec dêmokratia, de dêmos, « peuple », et kratos, « puissance, autorité », c’est-à-dire gouvernement dans lequel la souveraineté appartient au peuple, on comprend que les médias jouent un rôle important dans une démocratie. Nous pouvons ainsi nous demander si les médias sont un atout ou un leurre pour la démocratie. Nous verrons d’abord que les médias sont indéniablement un atout pour les citoyens, avant de nous interroger sur ses aspects ambigus. 

Chaque média se définit d’abord comme un moyen de diffusion d’informations, autant sur les évènements socio-politiques que sur des aspects de la vie quotidienne et autres activités de culture et de loisir. La presse écrite constitue le moyen de diffusion privilégié au XVIII et XIXème siècles. Le XXème siècle est considéré comme l’âge d’or des médias avec la télévision, la radio, mais aussi avec l’extension du réseau internet. On assiste à une multiplication des sources d’informations et à une rapidité accrue dans la diffusion des nouvelles. Les médias rendent l’actualité accessible à chacun, en tout lieu, gratuitement. Aujourd’hui, l’abondance de médias permet de délivrer l’ensemble des nouvelles du monde, en direct, parfois de minute en minute. Les images saisissantes de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019 par exemple, ont été immédiatement diffusées en ligne et partagées et ont fait la « une » des quotidiens du monde entier. Il s’agit là d’un exemple de l’utilité des médias comme source d’informations. Un autre exemple est celui des attentats, lors des attentats du 13 novembre 2015, les citoyens ont eu connaissance des faits quelques instants après qu’ils aient eu lieu. Des témoins ont même diffusé des vidéos sur la toile. Les médias jouent ici un rôle informatif mais ils permettent aussi d’assurer la sécurité des citoyens en les informant d’un danger en temps réel. Informer le citoyen, c’est également révéler des secrets que les hommes politiques et les puissants tentent de dissimuler pour que leur image soit parfaitement « lisse ». Nous pouvons citer l’exemple de la fille cachée de Mitterand. Les scandales concernant Dominique Strauss-Kahn ou François Fillon ont mis fin à leur carrière politique. Le citoyen remercie les médias de dévoiler la face cachée et les mensonges des hommes qu’il s’apprête à élire. Cela permet d’écarter les menteurs et les tricheurs. 

Pour les hommes politiques, les médias sont aujourd’hui un moyen incontournable de communication et d’échange avec les citoyens. Le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la radio, le 22 juin 1940 pour lancer la résistance, est un exemple célèbre de l’usage éclairé qu’un dirigeant peut faire d’un média. Le président Emmanuel Macron se plaît à utiliser différents médias pour communiquer avec les citoyens, notamment avec TikTok, pour inciter les jeunes à se faire vacciner. La communication entre les dirigeants et les citoyens est plus directe et semble plus aisée, plus vivante. Dans le sens inverse, c’est également un moyen utilisé par les citoyens pour faire passer un message aux représentants de l’Etat. Par exemple, le mouvement des « gilets jaunes » à partir d’octobre 2018, trouve son origine dans la diffusion sur les médias sociaux, d’appels à manifester contre l’augmentation des prix du carburants. Les médias sont un atout pour la démocratie parce qu’ils permettent aussi d’éduquer le plus grand nombre. En effet, par leurs reportages, leurs débats, ils incitent les citoyens à développer leurs capacités de réflexion et d’analyse. En ce qui concerne les élections, les médias diffusent les débats et analysent les propos des candidats. Ce sont eux qui proposent des outils pour avoir accès mais aussi pour comprendre les différents programmes politiques. Les médias renforcent la démocratie représentative. Ils permettent aux auditeurs et aux lecteurs d’échanger et de prendre part aux débats politiques. Les informations diffusées par les médias ont pour but de permettre aux citoyens de développer un esprit critique et de former une réflexion individuelle face aux différents points de vue. En ce qui concerne la vie culturelle et scientifique, les médias permettent de relayer les dernières recherches, créations d’innovations en matière d’art, de culture et de science. 

Lors de la pandémie du coronavirus par exemple, de nombreux musées, théâtres, salles de spectacles ont proposé une programmation en ligne. Grâce à ces derniers, les citoyens n’ont pas été privés de culture ni d’éducation. Nous pouvons citer les différents programmes éducatifs sur la chaîne France 4, les émissions de philosophie sur France Culture ou les lectures de la comédie française sur Facebook. Ainsi, les médias sont une chance pour la démocratie parce qu’ils permettent au citoyen de ne pas être isolé dans l’incompréhension et l’ignorance mais au contraire de l’informer et parfois aussi de l’éduquer. Cependant, le média peut également être un outil qui, sous son caractère informatif, cherche à influencer, à « manipuler » le citoyen. Les médias peuvent être un leurre pour la démocratie. En effet, la masse de données mise à disposition entrave la hiérarchisation et la qualité de l’information. Avec le développement des instruments numériques, les nouvelles sont diffusées instantanément et en continu. La confrontation des sources est impossible. Pour de nombreuses personnes, les réseaux sociaux sont la principale source d’information. Si nous ne mettons pas de « verrou » sur nos appareils numériques, nous sommes continuellement submergés d’informations. 

Des chaînes télévisées comme BFM par exemple, diffusent en continu des annonces « choc » pour agiter l’émotion du citoyen sans véritablement l’informer. On se souvient aussi que lors de certaines manifestations des « gilets jaunes » qui ont dégénérées, les médias filmaient et commentaient surtout les dégâts causés par les casseurs, sans parler des vrais sujets qui motivaient les manifestants et des réponses ou des silences du gouvernement. Cela nous amène à nous interroger sur la fiabilité de ces sources dont on peut mettre en question le caractère d’efficacité. Dans ce cas, les médias jouent un rôle délétère pour la démocratie parce qu’ils délivrent partiellement l’information et surtout de manière orientée. Les médias, parce qu’ils influencent l’opinion publique, sont un outil qui peut-être dangereux pour la démocratie. Certes, ils peuvent avoir une orientation politique affichée, comme Marianne par exemple qui est un journal de gauche. Sa devise est cette phrase d’Albert Camus : « Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti ». Les lecteurs connaissent cette orientation, ce qui ne les empêchent pas de lire certains articles d’autres journaux afin de confronter les points de vue. Mais pour les auditeurs, lecteurs, spectateurs, plus influençables, les médias sont nocifs parce qu’ils entravent la réflexion. 

A ce sujet, nous pouvons citer Flaubert qui déjà écrivait : « la presse est une école d’abrutissement parce qu’elle dispense de penser. » Aujourd’hui que nous sommes véritablement assaillis par les médias, nous finissions comme le dit Yves Charles Zarka par « nous soumettre sans nous en rendre compte ». Les médias ont une influence directe sur la pensée des citoyens, par exemple, en ce qui concerne les élections. Plus que les faits, c’est la manière de les présenter qui va agir inconsciemment sur les sentiments des citoyens. Tous les moyens sont bons pour influencer les électeurs par exemple, celui de la collecte de données à partir de commentaires d’internautes pour repérer les électeurs indécis et Pauline Heitz induire leur vote pour aider Obama à remporter le second mandat. Le pouvoir n’est plus entre les mains des politiques et les débats sont remplacés par des algorithmes. Selon les préférences, la navigation, les likes…La démocratie est alors vidée de sa substance puisque le citoyen est uniquement consommateur et producteur de données. 

Ainsi, dès la fin du XXème siècle, les médias se sont largement développés et sont aujourd’hui présents partout, tout le temps, puisqu’ils s’affichent en permanence sur nos appareils électroniques. Grâce aux médias, les citoyens ont une connaissance accrue du monde qui les entoure. Grâce aux médias, ils ont accès aux dernières données scientifiques et culturelles. Grâce aux médias, les citoyens se sentent plus proches des dirigeants et ont le sentiment que rien ne leur est caché. Cependant, cette grande mise à disposition de l’information a fini par être trop présente dans l’existence des citoyens. La majorité d’entre eux, ne va plus chercher l’information, confronter les points de vues, afin de se faire sa propre opinion. Ce sont les médias qui se sont introduits dans la vie des citoyens. La presse écrite est en déclin et les émissions culturelles qui traitent de sujets de fonds ont une audience limitée. Les médias aujourd’hui sont finalement un leurre pour la démocratie parce qu’en dépit d’un accès facilité à l’information, les citoyens se détournent des vrais sujets et consomment davantage de divertissements, tout en ayant l’impression d’être bien informés. 

La liberté d’expression, un des fondements de notre démocratie…

Il nous a semblé important en ce début d’année de faire écrire et réagir nos élèves sur un thème essentiel à notre démocratie: la liberté d’expression. Nous avons dernièrement vu un homme attaqué et blessé d’autres pour dénoncer la publication de caricatures. Que fait-il de la liberté d’expression ? France, pays des philosophes des Lumières, de Voltaire, de Rousseau et Diderot… La liberté, que nous avons acquise après de longues luttes, nous devons encore malheureusement nous battre pour rappeler qu’elle est ancrée en nous… Rien ne pourra nous la prendre.

Ce premier dossier est un corpus de réflexions sur la liberté d’expression… A vous de le lire…

La liberté d’expression, qu’est-ce-que c’est ?
La liberté d’expression est la liberté d’exprimer ses pensées et opinions, de diffuser les informations librement sur n’importe quel support (discours, écrit, dessin, photographie…) tout en respectant les droits des autres et par conséquent ne pas atteindre leur propre liberté. La haine raciale, nationale, religieuse, les propos diffamatoires ou l’appel au meurtre sont donc des délits interdits par la loi. Chaque individu a une définition de la liberté d’expression différente. En France, ce sont les articles 19 et 11 qui l’a définissent: “Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.” “tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement.”

Quel en est l’intérêt ?
Elle permet l’échange des idées entre individus, c’est donc un droit fondamental pour une démocratie. Et cette liberté n’est dans certaines circonstances pas seulement un droit, mais aussi un devoir, quand on est au courant d’informations très importantes, comme le docteur Li Wenliang était au courant d’un problème sanitaire ressemblant au SRAS, nous devons faire part de cette information.

Est-elle la même dans tous les pays ?
En France, ce droit est garanti par les lois, par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, par la Constitution française adoptée en 1958, et par la Convention européenne des droits de l’homme signée en 1953… Mais dans d’autres pays ce n’est pas forcément le cas.
En Chine, par exemple, le peuple n’a pas le droit de critiquer le parti communiste chinois, l’internet est donc censuré et fortement surveillé. Ne pouvant pas censurer les contenus étranger, la Chine a aussi mis en place le projet bouclier doré, aussi appelé le Grand Firewall de Chine.
Il en résulte que la liberté d’expression varie en fonction du régime politique de l’Etat et de la/des personne(s) au pouvoir.
Une valeur menacée…

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Plantu


Ainsi, la liberté d’expression est une liberté fondamentale, reconnue et protégée constitutionnellement. Cependant, différents faits divers nous alertent que cette valeur est de plus en plus menacée: l’inculpation d’Edward Snowden (22 juin 2013), les attentats contre Charlie Hebdo (7 jan. 2015)…
La liberté d’expression est au cœur de la polémique…

Emma, Mirian, Sophia, Ines et Mordjane.

La liberté d’expression

La liberté d’expression se définit par la capacité de parler librement de n’importe quel sujet sans outrepasser les libertés d’autrui, et sans avoir peur d’en subir des représailles.
Au sein de notre société, la liberté d’expression est indispensable pour le développement et l’épanouissement de chaque individu. En effet, c’est en échangeant librement des informations et en confrontant des opinions que les individus parviennent à comprendre le monde dans lequel ils vivent. Par ailleurs, nous pouvons dire que, sans liberté d’expression, il ne peut y avoir de démocratie. Effectivement, elle est mise à mal dans plusieurs pays à travers le monde. Surtout dans les dictatures, qui essaye de la réprimer afin d’assurer le contrôle de la population. Heureusement, aujourd’hui une grande partie des Etats favorise la liberté d’expression et créent des lois comme la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en France.

La liberté d’expression comme beaucoup de droits et de liberté, possède sa propre histoire. De nombreuses figures historiques ont lutté pour l’obtenir notamment à travers des écrits comme Louise Michel ou Beaumarchais. D’autre on jouit de cette liberté déjà instaurée comme Zola, Martin Luther King ou Charlie Hebdo. Chacun d’eux ont fait tout leur possible pour exprimer leurs opinions afin que le plus de personnes puissent les entendre.
Tout d’abord, il faut savoir qu’en France, comme nous l’avons déjà cité, la DDCH signée le 24 août 1789 à l’issu de la Révolution française, est le premier texte qui définit la liberté d’expression. Par la suite, nous rappelons qu’Emile Zola à la fin du XIX° siècle a défendu un innocent, un citoyen de confession juive, Albert Dreyfus, et a rédigé un article le 13 janvier 1998 dans Le Figaro, « J’accuse ». Il écrit en gros les mots « je trouverais lâche de me taire ». Un demi-siècle plus tard, aux Etats-Unis, sans les manifestations et la liberté d’expression, jamais le discours « I have a dream » de Martin Luther King aurait eu lieu. Nous rappelons que ces paroles ont touché le monde entier et ont réussi à remettre en cause les vexations des noirs américains. Or, d’après la définition de la liberté d’expression, ce droit est accordé à tous les Hommes, quelque soit leur couleur de peau. Tous ces exemples montrent que la défense de la liberté d’expression est un combat de chaque instant et qui n’est pas propre à un pays et à une époque.

Parfois cette liberté d’expression amène à des propos provocateurs qui peuvent être mal interprétés par les individus visés. Cependant il n’est absolument pas concevable de répondre par des violences comme des attentats. Ainsi la liberté d’expression permet le blasphème et la non croyance.

Sahel, Romane, Valentin.

LA LIBERTE D’EXPRESSION
Qu’est-ce que la liberté d’expression ?
« Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on n’y croit pas du tout. » Noam Chomsky
Le Conseil constitutionnel qui est une institution française créée par la Constitution de la Cinquième République a décrit la liberté d’expression telle « une liberté fondamentale d’autant plus précieuse que son existence est une des garanties essentielles du respect des autres droits et libertés ».
La liberté d’expression fait partie des libertés fondamentales et elle est définie dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Cette dernière énonce le fait que tout individu à la droit de penser et d’exprimer ses opinions ainsi que ses choix comme il le souhaite dans tous les domaines (politique, religieux, philosophique, morale…).

Mais quelles sont les limites de cette liberté ?
«La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi » Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen 1789
L’article numéro 1 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme affirme que cette liberté doit se faire « sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière ».

Cette liberté est également délimitée par des lois qui déterminent et imposent des limites tels l’article 19 de la Déclaration des Droits de l’Homme :
« Article 19 1 : Nul ne peut être inquiété pour ses opinions 2 : Toute personne a droit à la liberté d’expression ; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir, et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix. 3 : L’exercice des libertés prévues au paragraphe é du présent article comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales. Il peut en conséquence être soumis à certaines restrictions qui doivent toutefois être expressément fixées par la loi et qui sont nécessaires : a) Au respect des droits ou de la réputation d’autrui ; b) A la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publique. »

Cet article nous explique donc que la liberté d’expression ne doit pas porter atteinte à l’Etat (la publication d’affaires judiciaires actuelles) ou à un citoyen (en diffamant des informations d’ordre privé, par exemple le droit à l’image doit être respecter) ; elle ne doit pas non plus porter atteinte à la personne (par de la discrimination et/ou de la haine : propos racistes, sexistes, homophobes, diffamatoires et bien d’autres exemples). Le respect de la propriété intellectuelle marque également une limite à la liberté d’expression.

Qui rejette la liberté d’expression ?
« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres »
Malgré des limites marquées par la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme), la liberté d’expression pose de nombreux problèmes. Bien que dans la plupart des cas la liberté d’expression soit utilisée à bon escient, quelques fois la liberté de certains empiète sur la liberté d’autres et est utilisée dans le but de nuire à autrui. Ce phénomène peut s’avérer indécent et peut conduire à des situations dangereuses pour la population et la société. Par exemple, suite à la publication d’une carricature d’une figure de la religion musulman, l’auteur, qui s’est senti libre d’exprimer son mépris envers cette religion, a dechainé chez les pratiquants de la religion une haine qui s’en est suivi, malheureusement, d’un attentat (Charli Hebdo, janvier 2015). De plus, une utilisation malveillante de la liberté d’expression peut aboutir à des propos sexistes, racistes ou encore qui portent atteinte à la liberté de culte. En outre, la liberté d’expression profite plus à une certaine catégorie de personnes : par exemple, un homme tenant des propos racistes ne sera moins réprimé qu’une femme tenant les mêmes propos.

Louise, Oriane, Camille, Ella.

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_constitutionnel_%28France%29
ooreka.fr, gralon.net, toupie.org
https://justice.ooreka.fr/astuce/voir/553907/liberte-d-expression
http://www.jurizine.net/2005/09/01/33-articles-10-et-11-ddhc-liberte-dopinion-et-liberte-dexpression
https://fr.unesco.org/70years/liberte_dexpression
https://www.assemble-nationale.fr/histoire/peinedemort/pacte-international-droits-civils-et-politiques.asp

Qu’est ce que la liberté d’expression ?

Selon nous, ce qu’on appelle « liberté d’expression » désigne ce qu’un individu peut dire sans que cela blesse autrui. Mais chaque esprit d’individu est différent, ce qui signifie que le terme de liberté peut être remis en question par sa relativité. Chaque dire d’un individu affecte qui l’entend, que ce soit blessant ou mal vu, mais aussi drôle, intéressant, sympathique…

Mais dans notre société, tout ce que peut dire une personne peut être diffusée à beaucoup de monde voire à un pays ou à la terre entière. La dite « liberté d’expression » est donc ce que l’on peut affirmer sans honte. J’ai quelques fois des pensées certaines, mais je me tais ou dis l’opposé par peur du regard des autres. Alors tant que les préjugés ne seront pas levés, il n’y aura pas de liberté d’expression. Prenons deux personnes qui livrent leurs avis controversés aux grands publics: Freeze Corleone et Eric Zemmour. Certaines de leurs opinions sont extrémistes et mauvaises pour notre République; des personnes, qui défendent la liberté d’expression, veulent les faire taire, notamment une personne qui a porté plainte contre les paroles du jeune rappeur dans ces musiques «Freeze Raël» et «Rap Catéchisme».

Où commence ou s’arrête la liberté d’expression? Même si je suis contre certains de leurs propos, ce sont des personnes qui expriment leurs sentiments et leurs pensées. Toutefois la liberté d’expression est encadrée par la loi, elle ne doit pas blessée, être diffamatoire et tenus des propos de haine. La société doit se protéger de tels dérapages.

Daniel, Yanis, Sami et Adrien.

Pour conclure…

La liberté d’expression est tout d’abord un droit que tout français possèdent. Au début, il a été utilisé à travers la presse écrite. En 1789, avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, la France
devient un Etat de droit. La devise de la République rappelée dans la Constitution de 1958 est “Liberté, Egalité, Fraternité”. La liberté concerne tous les domaines comme la liberté d’expression ou la liberté de penser. Comme autres marques dans le temps, le 28 aout 1963, le pasteur noir, Martin Luther King prononce son célèbre discours “I have a dream”, contre le racisme et la ségrégation.

Nous avons défini la liberté d’expression comme le droit d’affirmer ses choix et sa pensée politique ou de pouvoir dire ce que l’on pense. Mais aussi de s’habiller comme on le souhaite ( surtout du côté de la femme), de manifester, d’exprimer son désaccord ou sa religion. Affirmer son orientation sexuelle, s’exprimer sur les réseaux sociaux, avoir ses propres idées et les assumer, sont d’autres points qui la définissent.

Mais pourquoi est-elle parfois restreinte?
La liberté d’expression d’une personne ne doit en aucun cas, remettre en cause celle d’une autre.
Pour que cela soit réellement une liberté, il faut ne pas avoir peur des conséquences ou de sa sécurité après avoir exprimé son opinion ou d’affirmer ses choix sans subir du harcèlement. Mais aussi pouvoir manifester et montrer son désaccord sans en arriver à la violence.
C’est pourquoi, la liberté d’expression est restreinte dans certaines conditions particulières qui interdisent l’incitation à la haine (raciale, religieuse.. ou l’appel à la violence physique ). En France, la laïcité permet de restreindre cette haine tout en étant libre de s’exprimer.

Mathilde, Alexandra, Louise et Gaia.

Les géants du numérique: une chance ou une menace ?

L’ascension des Skywal… euh non pardon… Des géants du numérique.

Les géants du numérique ou géants du Web ont été créés durant la révolution numérique entre 1976 et 2004. Ils désignent une quinzaine d’acteurs internet d’envergure mondiale comme Google, Facebook, Amazon, Apple, Microsoft (formant les G.A.F.A.M) , Netflix, Airbnb, Tesla, Uber (formant les N.A.T.U ), Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi (formant les B.A.T. X.) et d’autres…
Les GAFAM ont énormément d’influence dans les pays occidentaux, mais beaucoup moins dans les pays dictatoriaux tels que la Russie. Ils sont donc des entreprises à situation économique oligopole, c’est-à-dire peu d’entreprises contrôlent l’ensemble du marché.
Toutes ces sociétés partagent des caractéristiques communes : la principale caractéristique des « géants du Web » est leur envergure internationale en termes d’utilisateurs et de stockage des données. Elles ont créé des bases d’utilisateurs volumineuses et ont un chiffre d’affaire considérable qui s’élève à plusieurs milliards d’euros chacune. Elles ont révolutionné l’informatique par leur capacité d’innovation.
Puissances transnationales, elles sont le moteur de l’économie-monde pour les territoires dans lesquels elles s’implantent. A toutes les échelles, elles imposent leurs normes. Elles tirent profit des territoires qui souhaitent les accueillir. Elles stockent nos personnelles.
Ne sont-elles pas le nouveau Big Brother tant décrié par George Orwell ?

Lise Junique

Pour commencer, nous prendrons le temps de présenter les N.A.T.U. et les G.A.F.A.M.. Et nous nous interrogerons sur leur place dans notre société. Doit-on s’en méfier ? Sont-elles des outils comme les autres ?

Les NATU
Créé en 2015, l’acronyme NATU (ou TUNA) représente les entreprises américaines Netflix, Airbnb, Tesla et Uber. Les points communs de ces 4 sociétés est de bousculer l’économie mondiale traditionnelle, de connaître une croissance phénoménale, de développer l’univers du digital et d’avoir un siège social basé en Silicon Valley.

N pour Netflix

La première lettre tient pour Netflix.
Créée en 1997 par Reed Hastings et Marc Randolph, Netflix est une entreprise multinationale (implantée dans plusieurs pays) américaine. A sa création Netflix était un service en ligne de location et d’achat de DVD livrés à domicile. Mais, depuis 2007, c’est une plateforme de vidéos à la demande (SVOD) par abonnement, qui permet d’accéder à plusieurs milliers de films, séries, dessins animés et documentaires, depuis n’importe quel terminal connecté à Internet. Le nom Netflix vient de la contraction des termes « Internet » et « flix », expression familière du mot « film ». Netflix propose des films, séries, documentaires. Certains programmes sont produits par eux les « Netflix Originals ».

Les dates clés de Netflix.
29 août 1997 : Création de Netflix
Avril 1998 : Lancement du service de location et d’achat de DVD
Mai 2002 : Entrée en bourse
2007 : Plateforme de VOD
Septembre 2014 : Lancement en France
Plus de 165 millions d’abonnés dans le monde en 2019.
Disponible dans 190 pays.
20,16 milliards de dollars de chiffre d’affaire en 2019.
24 nominations aux Oscars pour les productions Netflix.

Bien que des concurrents arrivent à grands pas (Disney+, Amazon Prime Video, HBO Max…), Netflix reste un acte majeur de la révolution numérique et audiovisuelle qui a bousculé l’économie mondiale traditionnelle.

Bien que les NATU n’ont pas encore un place aussi importante que les GAFAM dans l’économie mondiale, Netflix possède un poids important dans l’univers du digital ainsi que dans la vie des gens. En effet, l’utilisateur y passerait en moyenne deux heures par jour d’après son vice-président.

Céleste Batteur

A pour Airbnb
Source : article du monde (https://www.lemonde.fr/economie/article/2012/08/19/airbnb-petite-start-up-deviendra-grande_1742148_3234.html)

« Au commencement étaient la nécessité et le désir. La nécessité de gagner un peu d’argent pour payer un loyer brutalement augmenté par un propriétaire peu philanthrope. Le désir d’être son propre patron et de monter son entreprise. Plus de dix ans après le premier éclatement de la bulle Internet, les fondateurs d’Airbnb, nouveau leader de la location saisonnière sur Internet, montrent que les start-ups ont encore de belles pages à écrire.
Formés à l’école de design de Providence et colocataires à San Francisco, les jeunes Joe Gebbia et Brian Chesky ont eu l’idée, pas forcément originale, mais en tout cas efficace, de transformer une chambre inutilisée en « bed and breakfast » pour arrondir leurs fins de mois. Le moment est bien choisi : une énorme conférence sur le design se déroule à proximité et ils savent que beaucoup de participants sont à la recherche de solutions d’hébergement peu chères.
On est en 2007. La convention démocrate de Denver approche et là encore, Gebbia et Chesky pensent que le besoin de logement se fera sentir. Peu à peu, l’idée de transformer une simple activité d’appoint en véritable entreprise murit dans la tête des deux compères, biberonnés à l’entrepreunariat made in Silicon Valley.
A leurs débuts, Gebbia et Chesky n’ont pas grand chose en poche. Mettant à profit la campagne électorale de 2007, ils créent des céréales à l’effigie des candidats (les désormais célèbres Obama O’s et Cap’n McCain’s), ce qui leur permet de récolter 40 000 dollars pour mettre en ligne un petit site Internet professionnel.
La société Airbnb est créée l’année suivante, en 2008, et connaît un formidable coup d’accélérateur lorsqu’elle est sélectionnée au printemps 2009 par le prestigieux incubateur d’entreprises californien Y Combinator, qui lui permet de lever 8 millions de dollars assez rapidement.
La plateforme de location saisonnière a passé en juin le cap des 10 millions de nuitées réservées. Pas mal pour une aventure qui a débuté à San Francisco en 2007, autour de quatre matelas gonflables ».
Par Audrey Fournier (Journaliste au Monde)

T pour TESLA
Les NATU, ces fameuses nouvelles entreprises au modèle économique si innovant, peuvent paraître abstraite malgré leur image audacieuse et dynamique. Ce regroupement d’entreprises est constitué de Netflix, Airbnb, Tesla ainsi que Uber. Mais qu’en est-il plus particulièrement de l’innovant constructeur automobile qu’est Tesla ?
L’entreprise est fondée le premier juillet 2003 par ses deux créateurs Martin Eberhard et Marc Tarpenning. Ces deux derniers ne vous sont peut-être pas très familier car le patron actuel et personnage principal de l’entreprise n’est autre qu’Elon Musk.
Mais pourquoi un constructeur automobile serait-il partie prenante des NATU ? En effet, la marque s’est vite démarquée de ses concurrents car son objectif vise plus loin que la simple création et production de voiture. La mission que se donne Tesla est, je cite, d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable. Son expertise dans le domaine de la voiture électrique est incontestable et la qualité de ses véhicules est connue de tous. Mais tesla crée aussi des batteries fonctionnant à l’énergie solaire. Par ailleurs les produits de la marque sont luxueux, les prix pouvant atteindre des plafonds très élevés. C’est donc le but et le concept principal de la marque. C’est grâce à sa formule audacieuse que Tesla a une place incontestable au sein des NATU.

Amel Brun

U pour Uber.
NATU est un acronyme qui a été crée sur le modèle de celui de GAFA qui a rencontré un grand succès d’usage. Les NATU sont des entreprises « nouvelle génération » qui ont pour rôle de représenter la disruption économique. « Nouvelle génération », car elle marque de la concurrence aux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon).
Uber est l’appli mobile de VTC (voiture de transport avec chauffeur) qui révolutionne le transport de personnes. Il a réussi son implantation en Chine grâce à de lourds investissements et une alliance stratégique de taille avec le Google chinois Baidu. La société pèse désormais 51 milliards de dollars.
L’application s’étoffe et tend à se diversifier au fil du temps, proposant des nouveaux services variés tant en prix, qu’en véhicules ou chauffeurs : UberPool (permettant de partager son trajet avec un autre passager situé au même endroit et allant dans la même direction), UberGreen (chauffeurs professionnels proposant des véhicules électriques ou hybrides ) ou le plus connu UberEats (proposant la livraison de repas en provenance de restaurants).
Il regroupe les sociétés considérées comme symboliques du phénomène d’ubérisation rencontrés dans le domaine de « l’économie digitale ».

Pourquoi bouleversent-elles le monde de l’économie ?
Ces quatre entreprises ne sont pas concurrentes, puisqu’elles travaillent dans le domaine du streaming, de la location entre particuliers, des voitures électriques et du transport de personnes. Proposer des prix compétitifs tout en offrant une expérience différente, voire améliorée, c’est le credo des Natu. Leur but n’est pas de s’attaquer directement aux leaders, mais bien de créer de nouveaux usages sur des marchés où les attentes sont fortes, mais pas forcément formalisées. Ils incarnent à la perfection le value for money, la valeur ajoutée, et cherchent à se différencier en permanence.

Qu’est-ce que l’ubérisation?
Ce terme est un néologisme formé à partir du nom de la société Uber. L’ubérisation désigne un modèle de commerce par lequel les professionnels et la clientèle sont mis en contact directement par l’usage de la technologie. Ce modèle a pour intérêt d’être beaucoup moins cher pour le client par rapport au modèle classique.
Les Natu en chiffres (2014) Netflix : 5,5 milliards de dollars de CA Airbnb : 500 millions de dollars de CA (estimations) Tesla : 3,2 milliards de dollars de CA Uber : 400 millions de dollars de CA (estimations).

Les temps changent
Economiquement parlant, même si Uber est un grand dans le monde des chauffeurs privés, l’entreprise est assez instable et cumule les pertes au fil des années.
Fin 2019, l’entreprise connaît un gros scandale avec le lancement du hashtag « Uber C’est Over », qui a permis de, majoritairement à des femmes, dénoncer les violences sexuelles subies de leurs chauffeurs, lors de leurs courses Uber et jamais sanctionnées alors que dénoncées. Ces femmes appelant au boycott de l’entreprise, ont donc, mais à juste titre, largement entaché l’image d’Uber, déjà salie par quelques autres « bad buzz ».
Et vous de votre côté, Uber C’est Over ?

Les Natu représentent-ils un vrai danger pour les acteurs traditionnels ?
Pour l’expert, pas vraiment. En France, d’autres acteurs ont révolutionné le commerce. Il y a 15 ans, vente-privée a fait bouger les lignes grâce à ses ventes évènementielles, une bonne compréhension du digital et de la mobilité tout en respectant l’esprit des marques. Il s’agit d’une vraie rupture qui a obligé les acteurs à revoir leur stratégie e-commerce. Et si l’innovation des N.A.T.U. est indéniable, il faut rappeler que c’est avant tout sur les services que ces acteurs sont positionnés.

Alexandre Campain
Emma Bompard

A côté des N.A.T.U., les G.A.F.A.M. incarnent la nouvelle économie, celles des services numériques que tous citoyens connectés peuvent avoir sur leur smarthphone. Faut-il s’en méfier ? Qui sont-ils vraiment une menace ?

G comme Google

Extrait de l’article du site suivant : https://optimiz.me/histoire-de-google/
Les débuts de l’histoire de Google
C’est en 1995 que Larry Page (alors âgé de 22 ans) et Sergey Brin (21 ans), étudiants en Informatique à l’Université de Standford aux Etats-Unis se rencontrent.
Un an plus tard, fraîchement diplômés, ils décident ensemble de créer un moteur de recherche. Nommé BlackRub, ce premier outil prendra le nom de Google en 1997. Le terme Google est directement inspiré du chiffre 1 suivi de 100 zéros, en anglais « Googol » ou nombre “Gogol“, qui décrit l’ambition de Page et Brin de créer un moteur de recherche pour organiser un immense volume d’informations.
La société Google Inc. Est alors créée le 4 septembre 1998 notamment grâce au financement de Andy Bechtolsheim (l’un des fondateurs de Sun Microsystems et investisseur hors norme qui avait détecté le potentiel déjà immense du travail de Page et Brin, notamment sur leur invention technologique du du PageRank).
La suite de l’aventure des débuts de Google se poursuit à Menlo Park dans le garage de Susan Wojcicki que celle-ci loue aux 2 acolytes bientôt rejoint par Craig Silverstein, également ancien étudiant de Standford.
Moins d’un an plus tard en février 1999, l’entreprise compte déjà 8 salariés et déménage dans des locaux plus appropriés à Palo Alto.
C’est en août de la même année que Google prend ses marques dans le quartier dit de la Moutain View en Californie. C’est donc à seulement quelques kilomètres de leur ancienne université que l’équipe installe le siège social mondial : le Googleplex au 2400 E. Bayshore, non loin également de la Silicon Valley.

La phase de croissance
En juin 2000, Google signe un partenariat avec Yahoo! et compte plus d’un milliard d’URL déjà présentes dans son index.
En octobre a lieu le lancement du tout premier service Adwords et en décembre la firme met en place la désormais célèbre barre d’outil du navigateur qui permet à chaque utilisateur de ne plus passer obligatoirement par la page d’accueil du moteur de recherche pour effectuer une recherche.
L’année 2001 est celle de l’arrivée d’Eric Schmidt au titre de Président du Conseil d’Administration puis de sa nomination en tant que PDG. A la fin de l’année, l’index Google est estimé à plus de 3 milliards de documents.
Lancement de Google Actualités en septembre 2002 et de Froogle qui deviendra Google Shopping.
En 2004, l’index passe à plus de 6 milliards d’entrées et l’entreprise compte plus de 800 salariés.

Le développement continu de nouvelles fonctionnalités
En août 2004, Google fait son entrée à Wall Street avec un prix de l’action à 85 dollars à l’ouverture.
En février 2005, Google inaugure son service qui propose des images satellites et itinéraires : Google Maps été 2005 c’est la recherche Google sur les téléphones mobiles qui est mise au point et Google Analytics en novembre.
En 2006 c’est Google Trends qui voit le jour et permet aux internautes de connaitre les tendances actuelles des recherches. En octobre 2006 Google rachète YouTube.
En 2007 ce sont les prémices de ce qui deviendra plus tard la Recherche universelle (recherche intégrant des résultats sous divers formats : images, vidéos, actualités, livres, news).
En juillet 2008, c’est à l’occasion du Tour de France que son utilisées pour la première fois en Europe des images issues de Street View.
L’index compte désormais plus de mille milliards d’URL uniques.
Automne 2008 : une nouvelle fonctionnalité pratique apparaît : la saisie semi-automatique, qui permet d’éviter les fautes d’orthographe et de gagner du temps lorsque l’internaute tape une requête.

Le navigateur Open Source Chrome est dévoilé en septembre.
Fin 2009, ce sont au total plus de 51 langues qui sont désormais disponibles dans Google Traduction.
Juin 2010, la mise en place de Caffeine permet au système d’indexation d’être beaucoup plus rapide et de fournir aux internautes des résultats plus récents.
A la rentrée de septembre 2010, Google met en place la recherche instantanée pour afficher des résultats au fur et à mesure que l’internaute tape sa requête.
En janvier 2011, c’est Larry Page, cofondateur de Google qui est nommé PDG de Google. Eric Schmidt, l’ex PDG, prend alors les fonctions de Président exécutif.
En février, c’est le filtre de l’algorithme du nom de Panda qui voit le jour et impacte presque 12% des requêtes.

Lancement du projet Google+ en juin 2011.
En décembre 2011, Google ouvre ses tous premiers bureaux en France à Paris. Et l’aventure continue jusqu’à maintenant…
Source : https://optimiz.me/histoire-de-google/

A comme Apple
Extrait de l’article de la-croix.com

Créée en 1976 par Steve Jobs et deux amis dans un garage en Californie, la start-up a su rapidement s’imposer comme un poids lourd de l’industrie électronique américaine, grâce à ses premiers ordinateurs personnels promus grâce à des campagnes publicitaires originales.

Les valeurs technologiques tirent la bourse américaine

La vision révolutionnaire de Steve Jobs a bouleversé les modes d’utilisation des produits numériques, en généralisant notamment les écrans tactiles sur ses smartphones et tablettes.
Lancé en 2007, l’iPhone – dont la dernière version vaut 1 000 dollars – incarne la puissance d’Apple. « Apple est une entreprise extraordinaire », résumait récemment Bill Gates, patron de Microsoft, entreprise historique de la « tech » et éternel frère ennemi d’Apple.

Mort de l’inventeur
En 1985 à la suite d’un désaccord avec John Sculley, le directeur général d’Apple de l’époque, Steve Jobs quitte Apple mais reprend du service en 1997. « Avoir été viré d’Apple est la meilleure chose qui me soit arrivée » avoue ce dernier un jour devant les étudiants de Stanford. La firme s’est depuis forgé une réputation exemplaire et son fondateur fascine toujours autant, donnant lieu, même, à un certain culte de la personnalité.
L’annonce de son cancer en 2011 fut un coup dur pour l’entreprise. Le génie informatique renonce à ses fonctions en août la même année et décède quelques mois plus tard. Il sera remplacé par Tim Cook, actuel directeur, accueilli à l’époque avec une certaine inquiétude sur le devenir de l’entreprise.
Faiblesses
Malgré un succès qui ne s’est pas démenti, de nombreux pourfendeurs voient en l’entreprise le symbole du capitalisme qui profite des paradis fiscaux.
Apple a également subi les critiques d’ONG qui ont révélé que les usines des sous-traitants chinois employaient des mineurs et offraient de mauvaises conditions de travail. Apple est par ailleurs accusé quotidiennement d’attiser l’addiction des jeunes aux nouvelles technologies.

En Chine, l’autre côté du décor d’Apple
L’entreprise est aussi mise en cause pour pousser au rachat de nouveaux produits, notamment en pratiquant l’obsolescence programmée.

Une sévère concurrence
L’actuel PDG Tim Cook a plusieurs projets innovants en tête mais doit tout de même prouver sa capacité à résister à la concurrence des firmes chinoises en pleine expansion. Plusieurs entreprises rêvent désormais d’égaler la petite pomme. C’est le cas du fabricant chinois Huawei. Ce dernier a récemment vendu plus de smartphones qu’Apple au deuxième trimestre. Samsung a vendu 71,5 millions de téléphones entre avril et juin, soit une part de marché de 20,9 %, suivi par Huawei avec 54,2 millions d’unités écoulées et une part de marché de 15,8 %, devançant désormais Apple et ses 41,3 millions d’iPhone vendus selon les calculs d’International Data Corporation.
En 2007 l’entreprise publique PetroChina avait brièvement franchi les 1 000 milliards, lors de son introduction en Bourse, mais était vite redescendue. Le spécialiste Karl Haeling y voit « surtout la preuve de l’importance qu’a prise Apple » dans l’économie américaine. Apple, restera de toute façon comme la première entreprise privée à avoir franchi cette barre symbolique.
Source : http://www.la-croix.com

F comme Facebook
Extrait de l’article de François Charron
Facebook est né à Harvard le 4 février 2004. Au début, seuls les étudiants de l’université pouvaient s’inscrire. On a ensuite ajouté quelques autres universités américaines et canadiennes.
C’est en 2006 que le site s’est ouvert à tous.
En 2005, ils ont enlevé le THE au début, après avoir acheté le nom de domaine facebook.com pour… 200 000$ ! Imaginez!!!
On entend beaucoup parler de son créateur, surtout depuis la sortie du livre The Accidental Billionaires (La revanche d’un solitaire). Le 1er octobre 2010, sort le film The Social Network avec comme slogan :You don’t get to 500 million friends without making a few enemies.
Les gens de Facebook ne sont pas très heureux, car le film (et le livre) mélangent vérité et fiction. On a peur que le public ne sache pas départir le vrai du faux.

Faits cocasses
4 mois après son lancement, un investisseur a offert 10 millions de $ à Mark Zuckerberg pour acheter le site. Le jeune créateur a refusé de devenir millionnaire. Il a bien fait, il est maintenant milliardaire!
Il a reçu des offres d’achat aux montants mirobolants. La plus haute est celle du PDG de Microsoft qui lui a proposé 15 milliards de $! Réponse : non!!! Le site a en 2010, 500 millions de membres. Facebook est traduit en plusieurs langues seulement depuis 2008. Facebook est maintenant disponible en 70 langues, dont certaines amusantes ou inventées. On peut aussi « facebooker » en latin!

Recours collectifs et controverses
Le site fait beaucoup jaser à cause de la façon dont il traite les informations personnelles de ses membres. Par exemple, je pose des questions pointues aux relationnistes de la compagnie depuis plusieurs mois et on évite toujours les réponses. Tenter de communiquer avec Facebook est l’équivalent d’essayer de parler au président américain ou au Pape sur leur cellulaire!
Au Canada, deux recours collectifs se profilent. Patrice St-Arnaud demande dommage pour les changements effectués par Facebook en décembre 2009. C’était alors le bordel. Des infos privées sont devenues publiques et il était difficile pour bien des gens à bien configurer leur compte de façon adéquate.
Il y a aussi toutes ces données personnelles partagées avec les tierces parties. Les développeurs d’applications ont accès à des informations sur les usagers et il n’est pas toujours clair de quoi exactement. Facebook laisse aussi certaines applications avec des pratiques douteuses de marketing se propager sur le réseau.
Pourtant, on prétend être plus blanc que blanc. Dans un texte de Marie-Ève Morasse dans La Presse, on apprend que Facebook a refusé 1 million de dollars en 2006 pour que le site soit aux couleurs de Sprite. Facebook n’a pas été vert pour 24 heures!

Source : https://www.francoischarron.com/lhistoire-de-facebook-et-de-mark-zuckerberg/-/qC6ZXEuNuT/

A comme Amazon
Extrait de l’article : https://www.numerama.com

Lancé il y a 20 ans, Amazon a bouleversé la vente de livres en ligne avant de bouleverser l’e-commerce de manière générale. Le chiffre d’affaires de l’entreprise était estimé à plus de 130 milliards de dollars en 2016. Le géant du web emploierait plus de 130 000 personnes dans le monde.
Amazon a été fondée en 1994 et l’entreprise est basée à Seattle. Pour la petite histoire, Jeff Bezos souhaitait que son entreprise commence par la lettre A pour apparaître en première position dans l’ordre alphabétique. Il s’est arrêté surAmazon faisant référence au fleuve d’Amérique du sud représentant un lieu « exotique et différent ». Une ambition : révolutionner le commerce et faire passer l’e-commerce de fantasme à réalité.

Écraser la concurrence
Amazon a fait le choix d’avoir plusieurs sources en concurrence plutôt qu’une stratégie d’affiliation unique ce qui permet à l’entreprise d’obtenir des prix plus serrés et de plus gros volumes. La « plus grande librairie du monde » fait son introduction en bourse en 1997, deux ans seulement après sa date de lancement.
Les cinq premières années, l’entreprise américaine perdait de l’argent à chaque produit vendu en raison d’importantes dépenses dans le but de s’étendre. Amazon a réalisé ses premiers bénéfices lorsque la bulle internet a éclaté, au premier trimestre 2001, soit 6 ans après sa date de lancement. Le chiffre d’affaires d’Amazon est alors estimé à plus d’un milliard de dollars.

Kindle et drones
En plus d’avoir révolutionné le commerce en ligne, Amazon s’est également attiré les foudres de ses concurrents physiques. Barnes & Nobles avait par exemple lancé une procédure judiciaire contre Amazon, cette dernière s’étant revendiquée comme étant la « plus grande libraire au monde », loin d’être du goût du plus gros libraire physique estimant qu’Amazon n’est qu’un « revendeur de livre » et non pas un libraire. En France, les libraires ont obtenu d’annuler la livraison gratuite des livres (Amazon la propose désormais à 0,01 centimes).
En 2007, Amazon lance son propre lecteur de livres numériques, le Kindle, pilier du marché de l’e-book.
Les conditions et frais de livraison étant un des plus gros enjeux d’Amazon, ce dernier a présenté pour la première fois en 2013 son projet « Prime Air », un système de livraison par drone. Confronté aux obstacles juridiques, le projet de Jeff Bezos risque de mettre quelques temps à devenir concret.
Source : https://www.numerama.com/startup/amazon

M comme Microsoft
Source : article de Wikipedia

Microsoft est une multinationale informatique fondée en 1975 par Bill Gates et Paul Allen. En 2016, son chiffre d’affaire s’élevait à 89,95 milliards de dollars. Le 4 février 2014, Satya Nadella succède à Steve Ballmer et Bill Gates en tant que directrice générale. En 2020 l’entreprise emploie 148 000 personnes dans 120 pays. Son activité principale consiste à développer et vendre des systèmes d’exploitation, des logiciels ainsi que du matériel technologique. Mais ses plus gros succès restent les systèmes d’exploitation MS-DOS puis Windows, et les logiciels Office (Word, Excel,…) qui ont rendu service a de nombreuses personnes dans le monde entier. Windows domine le marché des ordinateurs personnels avec plus de 90 % de parts de marché dans le monde. Microsoft est présent dans l’informatique en nuage (Azure), les sites web (moteur de recherche Bing, réseau social Linkedin, messagerie électronique Outlook.com), les consoles de jeux vidéos (Xbox) et les tablettes pc (Surface). La vigoureuse stratégie commerciale menée par Microsoft lui a valu quelques problèmes judiciaires, notamment aux États-Unis et dans l’Union Européenne. Cette stratégie s’appuie notamment sur le principe « Embrace, extend and extinguish »qui veut dire « Embrassez, prolongez et éteignez ».

Naissance d’un géant
La société est née en avril 1975 sous le nom original de Micro-Soft, à Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique, de l’association de deux étudiants américains, Bill Gates et Paul Allen, pour formaliser la vente de ce qui est considéré comme le premier ordinateur personne américain, l’Altair 8 800, de la société MITS, avec le premier langage de programmation pour micro-ordinateur de l’histoire de l’informatique. La marque Microsoft fut déposée le 26 novembre 1976. À l’origine, elle a été fondée pour développer et vendre des programmes informatiques Basic pour l’Altair 8 800, puis elle est devenue une branche d’IBM. Microsoft a réussi à dominer le marché du système d’exploitation de l’ordinateur personnel avec MS-DOS au milieu des années 1980. Il a pu ensuite s’affranchir d’IBM. L’arrivée de l’entreprise dans la bourse et l’acquisition de parts du marché qui s’ensuivit, a fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employés de Microsoft. Ce premier contrat de Microsoft représenta le premier véritable tour de force de Bill Gates, étant peut-être même plus important pour cette société que le rôle que jouera ensuite MS-DOS. Au cours de cette période, l’informatique évolue et dépend moins des « grands systèmes IBM », les constructeurs proposant une informatique plus décentralisée. En 1 987, des milliers de constructeurs de compatible PC existaient dans le monde, et tous sans exception avaient un point de passage obligé qui était le système d’exploitation de Microsoft, le plus performant de tous, dans un souci, crucial pour le monde professionnel, d’unité, de standardisation, et de portabilité de tous les ordinateurs compatible PC.

Un environnement incontournable
D’abord simple environnement graphique pour MS-DOS, Windows est devenu un système d’exploitation à part entière. Quelques coups de stratégie marketing n’y sont pas pour rien, comme l’ajout de trois touches « Windows » sur les claviers afin de marquer celui-ci dans l’esprit du consommateur comme étant fait pour Windows et ainsi contrer le concurrent potentiel OS/2 développé par IBM, et co-développé initialement par Microsoft, jusqu’au divorce officiel entre les deux sociétés en septembre 1991. Selon Microsoft, un soin particulier a également été apporté aux questions d’ergonomie, et en particulier à la question des polices d’écriture. Bien des années plus tard, Microsoft confirmera son avance sur le plan ergonomique comme l’atout qui permettra à Windows de surpasser les concurrents Linux et KDE/GNOME. Windows est alors devenu la référence en terme de micro-informatique. Quelques-uns seulement se risqueront à concurrencer: Go Software, avec un produit performant, rapide, et très riche en fonctionnalités, mais alors que beaucoup d’applications sont déjà portées ou en cours de portage sous Windows, ou Be.Inc avec le système d’exploitation BeOS, créé par Jean-Louis Gassée, ancien patron de la R&D d’Apple. L’élaboration d’un produit capable de rivaliser avec Windows impliquerait de disposer, comme Microsoft, de revenus réguliers pendant les années nécessaires au développement d’un tel système. Or, le temps que celui-ci soit développé, Microsoft aurait déjà pris de l’avance, et éventuellement modifié les standards.

Finalement, on peut dire qu’avec son ancienneté, sa place installée sur différents marchés de l’informatique et son directeur de génie, Microsoft est une des entreprises les plus influentes et importantes de l’histoire ainsi qu’une des plus rentables, ayant quasiment le monopole dans le domaine de la technologie.

Ian Auger

Pour finir, je vous invite à lire l’extrait de l’article du journal en ligne capital.fr :
« En 2014, avec moins de 300.000 salariés, les Gafa produisaient une richesse comparable au PIB de l’Afrique du Sud (soit 350 milliards de dollars), généré par le travail de 19 millions de citoyens… Leur poids économique est tel que Kevin Echraghi le compare à celui des Etats : “Le risque est que ces groupes très puissants nous imposent un modèle de société proche du monde des chasseurs-cueilleurs, qui traqueraient non plus le gibier, mais le client. Dans ce système hyperrationalisé, la solidarité n’aurait plus sa place: le modèle mutualiste des assurances laisserait place à des contrats au cas par cas, établis à partir de nos données personnelles et qui pourraient se révéler très intrusifs, nous obligeant, par exemple, à pratiquer un sport pour faire baisser nos cotisations.”
Gouvernance à inventer
Avec un train de retard, les institutions commencent à penser à une réglementation. En France, c’est l’un des objectifs de TransAlgo, une plateforme scientifique lancée sous l’égide du secrétariat d’Etat chargé du Numérique et de l’Innovation. Composée de chercheurs, elle veut tenter de percer les mystères des algorithmes des géants du Web, tout en réfléchissant aux enjeux éthiques et à des modalités de régulation. Même si ce chantier est mené en parallèle à l’échelle européenne, la prise de conscience générale est tardive ».
Source : https://www.capital.fr/votre-carriere/au-secours-les-algorithmes-controlent-nos-vies-1229290

La Classe Médias

Sources :
https://www.capital.fr/votre-carriere/au-secours-les-algorithmes-controlent-nos-vies-1229290
https://www.lemonde.fr/economie/article/2012/08/19/airbnb-petite-start-up-deviendra-grande_1742148_3234.html
https://optimiz.me/histoire-de-google/
https://www.la-croix.com/Economie/Monde/Lincroyable-histoire-dApple-2018-08-03-1200959669
https://www.francoischarron.com/lhistoire-de-facebook-et-de-mark-zuckerberg/-/qC6ZXEuNuT/
https://www.numerama.com/startup/amazon
https://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft

Dossier: les « gilets jaunes »

Les “gilets jaunes” ou naissance d’un mouvement inédit qui vient de la France silencieuse….

 

Depuis novembre 2018, un mouvement de mécontentement a émergé en France initialement pour contester l’augmentation du prix du carburant. De fil en aiguille, le mouvement a pris pour but de protester contre les réformes du gouvernement d’Edouard Philippe. Leurs revendications sont multiples et des objectifs divers. Tout d’abord, ils ont voulu se montrer, puis se faire entendre et  changer les choses.
Cette vague a surpris toute la France et, plus particulièrement, les politiques dans leur ensemble. Le 17 novembre 2018, 287 000 gilets jaunes étaient dans les rues pour dénoncer leur condition de vie, paralysant le pays tout entier. Il va sans dire qu’ils étaient organisés, prêts et déterminés à envoyer un message fort à la France et aux dirigeants du pays.
Les différentes protestations avaient déjà commencé dès le 21 octobre 2018, mais ce fut bien le samedi 17 novembre que, habillées de gilets de sécurité, ils ont pris possession des places, de la rue, des ronds-points et surtout de la scène politique; ils ont commencé à interpeller le pays.
Ils ont été entre 300 000 à 500 000 à protester publiquement et soutenus par 70% de la population française (le 23 novembre).

Comment expliquer un si grand nombre de mécontentement ?
Ce mouvement est né sur les réseaux sociaux; il traduit la colère d’une France rurale et périurbaine qui s’estime abandonnée par l’Etat; on parle ici de la petite classe moyenne qui tend de plus en plus à disparaître ou de travailleurs pauvres. Cette France que l’on ne voit plus, cette France de la périphérie, que l’on n’écoute plus, qui ne vote plus… Cette partie de la France devenue transparente… Cette France à 1200 euros par mois…

Une série de questions se pose à nous: qui sont-ils vraiment ? Quelle a été la réaction des politiques face à ce mouvement unique et brutal ? Comment les gilets jaunes sont-ils parvenus à se faire entendre ? Quelle est la place de réseaux sociaux ? Comment la presse étrangère relaye-t-elle ce mouvement ? Quelles en sont les conséquences économiques et politiques ?

Autant de questions que la classe médias tente de répondre dans ce dossier. Nous nous sommes appuyés non seulement sur les articles de presse, sur des analyses de journalistes de radio et de télévision, mais aussi sur des sociologues et des politiques.

Inès DUFOSSE, Garren Yang, César CLAUSS, Jessica ARULANANDAM, Raphael ASSOUN

La réaction des politiques face aux gilets jaunes

Alors que le conflit entre le gouvernement et les gilets jaunes se poursuit, tous les partis d’opposition saluent la légitimité de cette lutte, qui symbolise selon eux, l’injustice sociale de la politique menée par Emmanuel Macron. Quels sont les objectifs des partis politiques ? Honnêteté, opportunisme, nous sommes en droit de nous poser la question…

Qui sont-ils ?

Le mouvement dit des « Gilets jaunes » est né en France métropolitaine aux alentours du 17 octobre 2018. Son nom tient du gilet jaune revêtu par les manifestants lors des opérations de blocage, ce qui symbolise leur volonté d’agir, d’être vu et entendu. Il s’agit d’un mouvement populaire mené par les classes populaires et moyennes, visant à bloquer routes et ronds-points dans tout le pays. L’événement déclencheur de ce mouvement est la hausse de prix du carburant mais les revendications s’étendent vite à d’autres problèmes. Leurs revendications sont les problèmes liés aux transports, au pouvoir d’achat, aux impôts, aux retraites, aux aides sociales, au travail, à la démocratie, aux institutions, aux services publics et de proximité, à l’accès à la santé, au logement et à l’immigration.

Rapidement, le mouvement gagne de l’ampleur : de plus en plus de manifestations ont lieu en France, comme à Paris, Bordeaux, Nantes, Toulouse ou Marseille ; mais également dans les DOM. Chaque samedi, un nom est donné à la manifestation, la première s’appelle Acte I, et chaque samedi le chiffre augmente de 1, la sixième manifestation nommée l’acte V s’est déroulé samedi dernier, le 15 décembre. L’Acte I a eu lieu le 17 octobre, avec 287 710 manifestants. Le 24 octobre, les Champs-Elysées sont « pris d’assaut », des échauffourées ont lieu sur la place de l’Étoile. Des barrages filtrants ou bloquants sont mis en place partout sur le territoire, des casseurs se joignent au mouvement et les violences grandissantes : 10 000 bombes lacrymogènes sont utilisées ce qui provoque 133 blessés, le gouvernement réagit et mobilise 89 000 agents des forces de l’ordre sur le territoire français 14 véhicules blindés de la Gendarmerie à Paris, de peur de voir la France « au bord de l’insurrection et de la guerre civile ». Il a 1 723 interpellations et 1 220 gardes à vue. Il reste des tensions dans plusieurs grandes villes. Voyant l’importance que prenait le mouvement, les personnalités politiques ont donné leur opinion et se sont exprimées. Les avis diffèrent en fonction des partis.

Qu’en pensent les politiques ? Quelles sont les réactions des politiques face à ce mouvement ?
Pour répondre à ces deux questions, nous allons aborder quatre points: les avis de l’exécutif, des partis de droite et d’extrême-droite, des partis de gauche et d’extrême-gauche et des partis du centre.

Le Premier ministre Edouard Philippe, s’est dit « choqué par la mise en cause de symboles de la France, le fait que l’Arc de Triomphe ait été tagué, le fait qu’autour du tombeau du soldat inconnu, une manifestation violente puisse avoir lieu ». Dans son discours passé en direct à la télévision le 11 décembre 2018, le président de la république, Emmanuel Macron annonce plusieurs réformes censées plaire aux manifestants, notamment une augmentation de 100 euros du SMIC et l’annulation de la hausse de la CSG pour les personnes touchant moins de 2000 euros par mois. Il réprimande aussi, à juste titre, les violences lors des manifestations des trois derniers samedis.    « Mon seul souci, c’est vous ; mon seul combat, c’est pour vous. Notre seule bataille, c’est pour la France. » conclura-t-il après 13 minutes d’un discours très attendu dans toute la France. Mais si Emmanuel Macron s’est vu dans l’obligation de s’exprimer, c’est parce que la situation était devenue critique. Mais intéressons-nous plus en détail des réactions de chaque parti.

L’exécutif est contre ce mouvement et contre les réformes que les “gilets jaunes” demandent, Emmanuel Macron n’a pas le choix à cause des violences et de l’ampleur du mouvement donc il décide de prendre des mesures pour calmer les “gilets jaunes”. Qu’en est il des avis des politiciens ?

Les partis d’extrême-droite et de droite font part de leur soutien aux gilets jaunes et dénoncent le silence du gouvernement actuel car, en effet, le président de la République s’est exprimé très tard, alors même que le sujet était traité par la presse étrangère. Marine Le Pen a dit « Je soutiens les ‘gilets jaunes’, c’est clair depuis le départ et il n’y aucune ambiguïté là-dessus » et Laurent Wauquiez demande un référendum pour la démission du président de la république, Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen prônent en cœur la dissolution de l’Assemblée nationale. Geoffroy Didier, le secrétaire général des “Républicains”, a dit « ce sont des Français qui ont besoin d’être protégés, mais, pas seulement, ils ont besoin aussi d’être considérés ». Nicolas Dupont-Aignan, le président de “Debout la France” a dit “…Combien de morts faudra-t-il avant qu’Emmanuel Macron n’entende la détresse des Français? »
Les partis de droite et d’extrême-droite disent ouvertement qu’ils soutiennent et certains élus comme Alexis Cornière, Adrien Quatennens et François Ruffin iront manifester. Qu’en pense les partis de gauche et d’extrême-gauche?

Les partis de gauche sont contre ce mouvement, la maire de Paris, Anne Hidalgo a fait part de son indignation et de sa grande tristesse face aux violences dans la capitale en marge de la mobilisation des “ gilets jaunes “. « Les violences sont inacceptables », a-t-elle déclaré sur Twitter. Le député marcheur Matthieu Orphelin a écrit sur Twitter que « les casseurs, place de l’Etoile, injurient notre démocratie.[…]. La grande majorité des gilets jaunes est pacifiste. Trouvons sortie de crise ». Clémentine Autain et Jean-Luc Mélenchon ont dit qu’ils n’iront pas manifester. Les partis de gauche et d’extrême-gauche sont contre ce mouvement. Que pensent les partis du centre de ce mouvement de manifestation ?

Les partis centristes ne sont pas contre le mouvement et les idéologies des “gilets jaunes”, mais ils sont contre la tournure que prend ce mouvement; ce mouvement devient violent et agressif. Ils dénoncent certains propos qui sont tenus par ces hommes et ces femmes. Le parti politique “La République en Marche” profitent de ce mouvement pour gagner des adhérents.

Les réactions des partis politiques sont diverses et variées, les partis de droite et d’extrême-droite soutiennent le mouvement alors que les partis de gauche et d’extrême-gauche sont plus nuancés. Les partis du centre ont des avis mitigés sur la question, ils sont unanimes pour dénoncer les violences.

sources: franceinfo.tv nouvelobs.com 20minutes.fr lemonde.fr wikipedia.com actudaily.com

Iyad FAKHOURI, Clément GEHAN, Timothé HALLARD, Yanis KEPEL, Joachim YALAP

Les gilets jaunes: les réseaux sociaux et les fake news. 

Depuis novembre 2018, un mouvement social qui se fait appeler « gilets Jaunes » a pris forme pour lutter, au commencement, contre la hausse du prix du carburant. Progressivement, de nouveaux mots d’ordre, tous aussi variés les uns que les autres, se sont rattachés au mécontentement des gilets Jaunes. Des militants anti-Macron et contre le gouvernement ont rejoint le mouvement. Des manifestations et des blocages ont été organisés partout en France et ont conduit à une grande violence, notamment dans les rues de la capitale où des « casseurs », qui, profitant du mécontentement général, s’en sont pris aux CRS et des pilleurs aux magasins de luxe des Champs Élysées. Ces plusieurs jours de mobilisation ont poussé le gouvernement à supprimer les taxes sur le carburant mais les manifestants ne sont toujours pas satisfaits.

Certains gilets Jaunes utilisent la désinformation et les fake-news pour choquer, déstabiliser et provoquer la colère des citoyens ainsi que rallier un plus grand nombre de personnes à leur cause. Ils s’en prennent au gouvernement, à la République dans son ensemble et au pouvoir en général. Ils se servent des réseaux sociaux pour véhiculer ces fausses informations et ainsi ternir l’image du gouvernement.
Nous allons présenter quatre exemples de fake-news postés récemment sur internet par des Gilets Jaunes.

Le salut nazi d’un Gilet Jaune

La première fake-news débute sur le réseau social Twitter avec le tweet de @TeamMacronPR :
« Tranquille, un salut nazi sur les Champs-Elysées #SansMoiLe24 #24novembre #GiletsJaunes ».

Cette publication est accompagnée d’une vidéo, diffusée à l’origine sur BFMTV, où l’on aperçoit un militant gilet Jaune faire un signe s’apparentant au salut nazi.

Très rapidement, cette information est relayée par Naïma Moutchou : « Paris 1940 ? Non, non, Paris 2018 ! Honte à ceux qui piétinent ainsi la République. Qu’ils sachent que leurs manœuvres n’y changera rien : nous continuerons à transformer le pays et répondrons à la colère de ceux de nos concitoyens qui manifestent dans le respect de la loi. » Naïma Moutchou est une femme politique, députée de La République En Marche, qui est nommée en avril 2018 par la commission des lois rapporteur de la loi relative à la lutte contre les fausses informations, dite loi contre les fake-news.

Quelques heures plus tard  le CheckNews de Libération révèle que l’homme présent sur la vidéo relayée par la députée ne faisait pas un salut nazi mais exerçait un ancien signe utilisé par les Romains en disait « Ave Macron ». Le gilet Jaune se moquait de Macron et revendiquait ses idées de manière ironique en exécutant un geste pour montrer l’autorité de Président de la République face à celle des empereurs Romains.
Prise à son propre jeu, Naïma Moutchou retire rapidement son tweet sans donner d’explications.

On voit dans cette fake-news qu’une députée élue comme rapporteuse de la loi relative à la lutte contre les fake-news est, elle aussi, tombée dans ce qu’elle est censée connaître mieux que quiconque. Elle critique les manœuvres des gilets jaunes, mais œuvre également, de manière involontaire, à la confusion des idéologies et de la réalité dans l’esprit des concitoyens français qui doivent déceler le vrai du faux sans pouvoir s’appuyer sur les représentants.

L’ancien conseiller de Trump à l’origine des Gilets Jaunes

Mercredi 5 décembre dernier, plusieurs députés et militants de La République En Marche ont relayé la thèse complotiste disant que les Américains seraient à l’origine du mouvement des gilets jaunes. En effet, d’après plusieurs sources, le nom de domaine « giletsjaunes.com » (aujourd’hui sans contenu) aurait été déposé aux Etats-Unis le lundi 15 mai 2017, soit le lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron. D’après Le Parisien, ce serait Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, qui aurait créé ce site internet.

Afin de vérifier cela, nous avons fait quelques recherches sur l’historique du nom de domaine. Premièrement, d’après le site namebay.com (site permettant de connaitre l’historique d’un nom de domaine), « giletsjaunes.com » aurait été renouvelé le 15 mai 2017 (à 18h13) sur le site de vente de nom de domaine « dropcatch.com » appartenant à « namebright.com ». Après avoir fait des recherches sur ce fournisseur, il s’agit bien d’une entreprise américaine basée à Denver qui ne permet pas de commander un nom de domaine français.

Deuxièmement, nous avons été sur le site « web.archive.org » recensant les archives de presque tous les sites internet et nous y avons découvert que « giletsjaunes.com » a été enregistré en 2011 et utilisé pour la première fois le 7 juin 2015, d’après BFMTV, dans le but de manifester contre la réforme des rythmes scolaires : le gilet jaune était un moyen d’être reconnu  contre la réforme lors du boycott national le mercredi 13 novembre 2013.

Suite à la propagation de cette fake news, plusieurs comptes Twitter et personnalités politiques y ont répondu, comme RT France, Team Macron et AFP Factuel, ou encore Emilie Chalas (député de l’Isère), Coralie Dubost (députée LREM) et Aurore Bergé (députée des Yvelines et porte-parole du groupe des députés LREM à l’Assemblée nationale). Les députés LREM ont finalement reconnu avoir cédé à un emballement.

Les Mercenaires de Macron : Une des fake-news les plus connues sur Facebook avec 3 millions de vues en une semaine est « Les Mercenaires de Macron ». Posté dans la semaine du 5 décembre par un compte anonyme, cette vidéo de 3 minutes 22, montre un homme masqué en tenue de militaire donnant des « informations » à propos de mercenaires envoyés par Emmanuel Macron dans le but de contrer la « menace » des Gilets Jaunes. Le problème de cette fausse information est que rien ne prouve la véracité des propos pour l’instant. On peut se poser la question du pourquoi ?

De mon point de vue, cette vidéo a pour but d’inciter les gens à la haine contre le président mais aussi de donner raison aux « casseurs » de se battre ; on le remarque avec cette phrase a 1 minute 4 « La DGSE est prête à intervenir en cas de nécessité» : il montre qu’il est soutenu.

Il envoie un message aux gilets Jaunes mais aussi aux fonctionnaires de police les menaçant que s’ils s’attaquent à l’intégrité physique des manifestants, lorsque que Macron sera destitué de gré ou de force, ce qui n’est bien sûr pas possible dans le cadre de la loi, il le regrettera.

La vidéo maintenant a été désignée comme fake-news par différents sites informatifs tel que Le Parisien ou encore par RTL.

L’attentat de Strasbourg : Le 11 décembre 2018, en début de soirée, un homme a ouvert le feu près du marché de Noël de Strasbourg. On compte cinq morts et une dizaine de blessés selon le bilan effectué par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Un homme seul a ouvert le feu, ce qui est considéré comme un attentat. En effet, vers 20 h, l’individu est rentré dans le périmètre du marché de Noël par le pont du Corbeau en se dirigeant vers la rue des Orfèvres, puis il a ouvert le feu. Avant de s’enfuir, l’auteur des coups de feu a été blessé par une patrouille de soldats de l’opération Sentinelle qui sécurise le marché. Une enquête a, par la suite, été confiée au parquet de Paris qui a ouvert une enquête pour « assassinats, tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Par la suite, Emmanuel Macron a présidé pendant plus d’une heure une réunion de crise au ministère de l’Intérieur. Un point de situation, en présence du Premier ministre Edouard Philippe, du secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nunez, d’Agnès Buzyn (Santé) et de Florence Parly (Défense) ainsi su’une trentaine d’autres représentants du gouvernement et des différents services de sécurité. Le ministre de l’Intérieur s’est de son côté rendu à Strasbourg très rapidement.

Suite à cet événement, des théories du complot se déploient sur les réseaux sociaux et suscitent l’indignation. Elles présentent l’attaque perpétrée mardi soir à Strasbourg comme une machination contre le mouvement des gilets Jaunes.

Quelques heures après l’attentat du mardi 11 décembre, les comptes Twitter officiels du ministre de l’Intérieur et des services de l’État dans la région Grand-Est et dans le département du Bas-Rhin mettaient en garde contre la diffusion de fausses informations : « Ne relayez pas de fausses rumeurs ». Malheureusement, celle qui a eu le plus de résonance affirme que l’attaque a été orchestrée par le gouvernement pour détourner l’attention de l’opinion publique et éteindre le mouvement des Gilets Jaunes à la veille de leur acte. Ces thèses complotistes ont été beaucoup relayées, notamment sur les pages Facebook de groupes de Gilets Jaunes. « Bien joué Macron 1er, la carte de l’attentat à Strasbourg !! », commente ainsi un internaute. On peut aussi penser que ce sont simplement les gilets Jaunes ou des personnes qui les soutiennent, tels que les partis d’extrême droite, qui lancent ces rumeurs afin de continuer à faire parler du mouvement et qu’ils puissent continuer à exprimer leurs convictions.
Mais pouvons-nous affirmer que ces rumeurs s’arrêteront aux simples tweets ? Bien que ces « simples tweets » aient beaucoup fait parler d’eux…

Les gilets Jaunes ont donc beaucoup usé et abusé des réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations. La plupart d’entre elles peuvent sembler totalement absurdes lorsqu’on y réfléchit, notamment le fait que l’attentat de Strasbourg, véritable tragédie, aurait été organisé de toute pièce par le gouvernement pour calmer les fureurs populaires et ainsi ramener le calme. Malheureusement, des personnes partagent ces fake-news, soit parce qu’ils y croient ou car ils ont comme volonté de nuire le plus possible à l’Etat et au Président de la République ; de plus en plus de gens tombent dans le piège. Le mouvement reçoit un soutien augmentant de jours en jours car les internautes sont « dégoûtés » par l’attitude du gouvernement, d’après les fake-news, et pèse de plus en plus lourd pour l’Etat.

Source information :
– msn.com
– francetvinfo.fr
– bfmtv.fr
– liberation.fr
– youtube.com
– francais.rt.com

Source photo 1 : BFMTV
Source photo 2 : Libération
Source photo 3 : RT France
Source photo 4 : Capture d’écran de « namebay.com »
Source photo 5 : BFMTV
Source photo 6 : L’OBS
Source photo 7 : Ronald Wittek / La croix

Noa Benharous, Adèle Barton, Lana Bagot, Anatole Brunet-Rapeaud et Yann Arnould

Les gilets jaunes et la presse étrangère

Nous connaissons désormais tous le mouvement des gilets jaunes, c’est un mouvement contestataire qui a débuté en octobre de cette année, il est apparu lors de l’annonce de la hausse des prix sur le carburant et il regroupe aujourd’hui un grand nombre de demandes de tout ordre.
Nous savons également comment la presse française traite le sujet mais qu’en est-il alors de la vision de la presse étrangère dans toute cette histoire ?

Depuis le début du mouvement, les journaux internationaux se sont manifestement penchés sur le sujet. Tous portent globalement un point de vue assez commun sur la question malgré des différences selon les pays.
Tout d’abord en lisant les articles et en regardant les Unes des journaux étrangers la France ou plus particulièrement Paris semble en révolution. Que ce soit le choix de leurs mots ou leurs choix de photographies.
En dehors de ces Unes alarmistes, les analyses diffèrent selon les points de vue des pays, même s’ ils se rejoignent également sur l’impression que ce mouvement « menace l’ordre démocratique », montre une « déconnexion du pouvoir en France » ainsi qu’un « manque de dialogue social ».

Des journalistes internationaux sont venus à Paris lors des manifestations des derniers samedis et ont fait part dans leurs articles de leur choc face à la présence policière, au niveau de sécurité et aux violences rencontrées durant ces manifestations. Ils ont effectivement retranscrit leurs sentiments dans leurs articles et leurs Unes de journaux.

Le journal anglais The Local a publié un article écrit par John Lichfield le 3 décembre, dans lequel ce journaliste justifie ces violences. Présent à la manifestation du samedi 1 décembre John Lichfield a été choqué par les violences et plus particulièrement par celles des casseurs. Il explique ces violences par l’existence d’une haine et d’un désespoir commun qui mènent, puisqu’ils n’ont rien à perdre, à un désir de révolution, peu importe les conséquences. Le journaliste a également souligné l’excès de violence dans la capitale plus que dans d’autres villes de France car Paris, du haut de son mépris pour la province, représente la fracture entre les français.
Un autre journaliste, Anthony Samrani du journal libanais « L’Orient-Le Jour » a interrogé des libanais vivant en France depuis peu et qui déclarent avoir eu « l’impression d’être à Beyrouth » en assistant aux scènes de violences parisiennes.

Les unes de nombreux journaux étrangers donnent de la France l’impression qu’elle est en guerre. En Espagne, le journal « La Vanguardia » a mis en avant l’image d’un homme seul, debout, les bras en croix, portant un gilet jaune et un masque au milieu de voitures brûlées et de pavés manquants. La photographie accompagnée du titre « Paris en flamme » donne l’impression d’une guerre civile. Cette même image a aussi été utilisée dans le journal anglais « The Sunday Times ».

En Allemagne, le journal « Die Tageszeitung » montre lui, un homme en gilet jaune en tête d’une foule d’autre gilets jaunes, un masque à gaz sur le visage, un drapeau français à la main et un bonnet phrygien sur la tête. Ces deux derniers éléments font écho à la révolution française et donnent alors une signification très puissante à cette photographie.
Toutes les Unes de journaux mettent au premier plan l’idée d’une guerre civile, d’une révolution, en exposant des flammes, de la fumée, des voitures brûlées ainsi que des carcasses d’automobiles. Ces images sont exagérées par l’angle de prise de vu qui peut parfois s’éloigner un petit peu de la réalité.
La plupart des journaux affirment donc que la France connaît des violences singulières.

Mais en quoi leurs avis diffèrent-ils ?

De nombreux journalistes se sont interrogés sur le pourquoi de cette révolte.
Au Liban dans le journal « L’Orient-Le Jour », le journaliste Anthony Samrani parle d’une démocratie fragilisée alors que celle-ci aurait tout pour bien se porter : pas de dictature, pas d’Etat policier, manifestation autorisée, liberté d’expression, école gratuite et soins également, aides de l’Etat…. Il parle également d’une réaction logique à un président (« ne voyant pas le réel », « écarté de la réalité »), un président méprisant et ignorant la classe populaire, catégorie qui s’attaque donc à lui personnellement.

Le journal Die Zeit en Allemagne s’intéresse principalement au rôle d’Emmanuel Macron ou plutôt à sa responsabilité dans le mouvement des gilets jaunes. Effectivement, les journalistes Elisabeth Raether et Karin Finkenzeller appuient le fait qu’il ne se soit entouré que de personnes lui étant très semblables : le premier ministre Edouard Philippe, le chef de cabinet Benoît Ribadeau-Dumas et le secrétaire générale de l’Elysée Alexis Kohler, et que la France soit donc gouvernée exclusivement par ces quatre hommes. Cet article donne l’impression d’une monarchie présidentielle accompagnée de trois courtisans bien dressés. Ce journal reproche également la non prise en compte de ce mouvement et la passivité d’Emmanuel Macron face à ces Français.

Anne Applebaum a écrit dans le journal étasunien « The Washington Post » publié le 2 décembre un article alarmant prédisant, si aucun changement n’est apporté, la fin de la démocratie en France et peut-être bientôt dans d’autres pays occidentaux. Elle explique que les conditions de vies et la colère des gilets jaunes sont les carburants de ce mouvement et sont également les seules choses mettant ces individus en commun. Si leur désir de changement n’est pas écouté et pris en compte ne serait-ce qu’un petit peu par les gouvernement et les institutions, Anne Applebaum s’inquiète pour la résistance de la démocratie au 21ème siècle.

Pour finir, le journal russe Gazeta.ru a publié un article d’Andrei Desntiski dans lequel, il compare la situation actuelle de la France et celle de la Russie et en conclut que ce mouvement n’est pas si grave puisque la France reste un pays démocratique.

Les journalistes ont donc des avis plutôt différents sur le pourquoi de ce mouvement ainsi que sur les conséquences qu’il peut engendrer.

Ce mouvement s’est également répandu dans d’autre pays, mais tout de même pas dans les mêmes proportions. Comme par exemple en Belgique, qui a elle aussi été confrontée ce vendredi 30 novembre à des violences en plein cœur de sa capitale. Ou encore au Burkina Faso avec les « chemises rouges » qui ont manifesté le 29 novembre dans leurs rues. Les gilets jaunes belges et les « chemises rouges » burkinabés ont exactement les mêmes revendications et essayent, tout comme les gilets jaunes français, de faire entendre aux gouvernements leur « ras-le-bol ».

La vision de ce mouvement diffère selon les pays et selon la situation dans lequel ils sont individuellement, certains sont choqués d’autre apprécient et d’autres se rallient. Mais le point commun entre tous les journaux c’est qu’ils donnent l’impression que la France est en guerre, que ce soit sur leurs Unes ou dans leurs articles. Habitant à Paris, c’est une impression que nous ne ressentons pas forcement…
Qu’en adviendra-t-il alors de ce mouvement dans les mois à venir ?

Source : Le Courrier International

Anne-Sophie Gache
Marie-Océane Habyarimana Rugwiro
Caroline Chantalat
Lila Fontanel

Les conséquences économiques du mouvement des gilets jaunes

“Les conséquences sont catastrophiques pour l’économie”, affirme Bruno Lemaire, le ministère de l’économie. Présenté comme un mouvement pacifiste étant contre l’augmentation des taxes carbones, les manifestations organisées par les gilets jaunes ont viré au cauchemar à cause de la présence inattendue de casseurs venus dégrader les magasins et les lieux publics.
Suite à toutes ces agitations de nombreuses conséquences économiques sont intervenues pour les commerçants et pour l’Etat en partie à cause de la baisse du tourisme tandis que la période de Noël qui est importante pour l’économie du pays. Le 10 décembre, le ministère de l’Economie a associé le mouvement des gilets jaunes et la baisse de la croissance en France, ajoutant une diminution de 0,1 point de croissance de la richesse nationale au dernier trimestre.

L’impact sur le tourisme 
Paris est une ville emblématique de Noël qui rassemble durant cette période des touristes du monde entier. Le mouvement des Gilets jaunes à déjà causé une forte baisse de 15 à 20% des réservations de chambres dans les hôtels (qui a coûté environ 10 millions d’euros aux hôtels parisiens) et l’annulation de 35000 nuitées à Paris dans les hôtels du milieu haut de gamme (5 étoiles), alors que le mois de décembre est synonyme de gains conséquents pour les commerçants et les hôteliers. Les images violentes sur les Champs-Elysées, les images de l’Arc du Triomphe saccagé de l’extérieur (tags) et de l’intérieur (statut cassé, tagué,…), les images de certains magasins de luxe pillé,… posté sur les réseaux sociaux ou encore dans la presse étrangère a démoralisé les touristes à passer leurs fêtes de fin d’année à Paris. De plus, certaines compagnies d’assurances ont décrété qu’ils couvriraient certaines pertes mais pas la totalité d’entre elles ce qui préjudiciable pour les différents propriétaires.

Qui va payer les dégradations des Champs Élysées ?

Les nombreuses manifestations organisées par les gilets jaunes ont été marquées par la présence de casseurs profitant de la situation pour piller des magasins de luxe ainsi que des monuments historiques ou de simples rues.
Concernant les dégradations sur l’espace public (radars dégradés à travers le pays, tags sur les immeubles, dégradations du mobilier, chaussées,…) elles seront payées par le contribuable parisien selon Le Figaro tandis que les dommages sur les biens de l’Etat seront remboursés par l’Etat lui-même et par les contribuables nationaux.

L’impact sur la grande distribution

Dans une France plus rurale, les nombreux barrages installés depuis le début du mouvement ont eux aussi causé de grandes pertes notamment dans la grande distribution. En effet, on estime à 35 % la perte de chiffres d’affaires au cours du samedi 17 novembre et jusqu’à 400 millions d’euros de manque à gagner. Pour remédier à cela, une quinzaine de fédérations professionnelles se sont réunies à Bercy pour évaluer les conséquences économiques du mouvement des gilets jaunes sur l’ensemble du territoire. De plus, le conseil du commerce de France a demandé au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie d’autoriser l’ouverture exceptionnelle des commerces tous les dimanches de décembre et de janvier pour ceux qui le souhaitent. Également, environ 863 entreprises ont sollicité le gouvernement en vue de mettre en partie leurs employés au chômage partiel. Ces mesures du chômage partiel, d’environ 300 000 heures au total, concernant 5 000 emplois, ajoute le ministère du travail. L’Etat a déjà accepté d’allouer 2,5 millions d’euros par rapport au financement de ces mesures. Pour faciliter le finance du chômage partiel, l’Etat est prêt à débloquer 8 millions d’euros pour aider à ce financement car les salariés comptent approximativement 19 000 personnes. A quelques semaines des repas de fête, les blocus créé par le mouvement des gilets jaunes, surtout dans les transports et les centres commerciaux, font qu’il peut y avoir une perte d’environ 13 milliards d’euros dans l’agro-alimentaire. “Notre secteur est en péril, certaines entreprises ne sont plus en capacité de produire et de livrer. Les conséquences sur le chiffre d’affaire et l’emploi sont irréversibles.”, déclare Richard Girardot, président de l’association nationale des industries alimentaires.

L’impact sur le commerce à l’international et en France

Les images violentes de voitures en feu, de jets de pavés ou de dégradations de monument ont fait le tour du monde. Ces dernières donnent une image négative de la France qui serait sur le point de basculer dans l’anarchie, et cela pourrait décourager les investisseurs étrangers et donc fragiliser la modeste croissance nationale. C’était pourtant un des objectifs du gouvernement de faire de la France un pays dans lequel il faut investir. Ces conséquences pour le commerce ont d’ailleurs un impact sévère sur l’économie de la France. Selon la fédération du commerce, avec des magasins bloqués, ou fermés, la baisse de fréquentation par les clients qui ne peuvent plus circuler, des livraisons impossibles à cause du blocage des entrepôts, une rupture sur de nombreux produits et puis le sabotage des pompes à essence… À Paris, des magasins ont signalé une perte d’au moins 50% avec plusieurs dizaines de millions d’euros et l’on constate un fort impact psychologique chez les salariés.
Par ailleurs, le directeur général de l’alliance du commerce, Yohan Petiot, affirme que d’autres supports pourraient profiter de toutes ces dégradations de magasins comme Amazon ou d’autres qui ne payent ni la TVA, ni les impôts sur le chiffre d’affaires.
“Ce sont des milliards qui échappent à l’Etat et aux contribuables.”, ajoute Jacques Creyssel, délégué général de la fédération du commerce et de la distribution.

Source: Le Monde, BFMTV, Franceinfo, RFI
Le figaro.fr, lesechos.fr

Source Photo: Flickr.com

Auteurs:
Samira ELDAHMA, Antoine BESSON, Malak ABDEL RAHMAN, Tiago DONT, Hadrien DESCLOUDS, Baptiste RONET.

« Gilets jaunes » : une possible convergence des luttes ?
« La convergence des luttes consiste à réunir les différentes protestations sociales dans un même mouvement avec pour objectif : la grève générale. »
Mai 1968 est l’exemple le plus connu de convergence des luttes, lorsque les ouvriers et les étudiants se rejoignent, ils créent un mouvement encore jamais vu à ce moment-là avec 7 à 10 millions de grévistes.

Le mouvement des « gilets jaunes » est un mouvement de protestation qui a pris forme en octobre 2018 en France. La principale motivation de ce mouvement était initialement la hausse des taxes sur le prix du carburant. Au cours de ces dernières semaines, de nombreux mouvements ont essayé de se joindre à celui des « gilets jaunes ».
Tout d’abord, les lycéens qui ont voulu en profiter en perturbant des centaines d’établissements à travers toute la France et en manifestant mardi 11 décembre, leurs revendications étant les réformes du bac ainsi que Parcoursup. Ils ont été aidés par les étudiants qui manifestent contre la hausse des frais de scolarité pour les étrangers. Au cours de la manifestation, de nombreux slogans ont été scandés comme par exemple « qui ne saute pas est macroniste ! », ou encore « contre Parcoursup, allez allez, contre le nouveau bac allez allez, contre le SNU allez allez ». Pendant ces périodes, de nombreux affrontements avec les forces de l’ordre qui ont conduit à des interpellations comme celle des lycéens de Mantes-la-Jolie qui a fait le tour des réseaux sociaux car on les voit alignés à genoux sur le sol surveillés par des policiers casqués et matraqués.

Les syndicats se sont aussi mêlés au mouvement, plus particulièrement la CGT qui a appelé « tous les citoyens, actifs et retraités » à manifester le 1er décembre en vue d’exiger des « réponses immédiates et précises » du gouvernement sur le pouvoir d’achat. Philippe Martinez, le numéro un de la CGT a appelé à une grande journée d’action le 14 décembre en déclarant : « les mobilisations ne s’opposent pas. C’est bien qu’il y ait des actions collectives, des gilets jaunes et gilets rouges ». Selon la CGT, ils étaient 15000 à manifester vendredi dernier. Le nom symbolique de « gilets rouges » leur a été donné en référence aux « gilets jaunes ».

Un petit groupe d’agriculteurs distinct des gilets jaunes a aussi profité du mouvement pour « dire stop au matraquage fiscal ». Les jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir ont entre autres déversé 40 tonnes de pierres devant la préfecture et brandi le slogan « qui sème des taxes récolte des pierres ».
On a pu voir aussi pendant la marche pour le climat, des personnes apportant leur soutien aux « gilets jaunes » appelant à « lutter dans un même élan contre l’urgence climatique et l’urgence social » en scandant notamment le slogan : « fin du mois fin du monde, même combat ».

En définitive, on peut dire que certains mouvements ont profité des « gilets jaunes » pour exprimer leurs propres revendications, ils ne l’auraient sûrement pas fait sans le climat de tension qui règne en France actuellement. Ces mouvements auraient pu être l’occasion d’une convergence des luttes mais ils se sont très vite essoufflés, sans doute en raison d’une détermination insuffisante. Mieux vaut donc parler d’une « juxtaposition » , de courte durée, que d’une convergence.

César CLAUSS, Garren YANG, Raphael ASSOUN, Ousmane AIDARA, Alexandre CHABAUDIE

Source : Le Monde (site et journal), L’express (site), le Figaro (site), Wikipédia, Huffingtonpost (site), France info (site), Novethic (site), Brut (site)
Source photos : REUTEURS/Charles PLATIAU, Michel MONTAGNE, REUTERS/Benoît TESSIER

Au terme de ce dossier, il apparaît que ce mouvement de contestation reste extraordinaire par sa soudaineté, sa détermination et parfois sa brutalité. Personne ne l’a vu venir. Cette France, souvent décrite, comme constituée de braves gens que l’on moque par sentiment de supériorité, que l’on ne voit plus car nos autoroutes ne nous permettent plus de nous y arrêter, que l’on ne comprend pas car nos préoccupations ne sont pas les leurs. Cette France s’est rappelée à nous la France des métropoles et des centres villes. Les a-t-on compris ? A-t-on répondu à leurs attentes ? Nous le verrons dans les mois à venir, mais un point mérite notre attention: les propos tenus par certains. Nous ne pouvons pas les tolérer. Tout combat est juste à mener, mais la République et la démocratie sont des valeurs que nous devons respecter et défendre.

La Classe Médias

La terre se réchauffe…

Réchauffement climatique : un sujet que les climatologues n’avaient jusqu’ici pas voulu aborder…

 Qu’est-ce que le GIEC ?

« Le GIEC -Groupe Intergouvernemental d’experts sur le changement climatique comprenant 195 pays-évalue l’état des connaissances sur l’évolution du climat, ses causes, ses impacts. Il identifie également les possibilités de limiter l’ampleur du réchauffement et la gravité de ses impacts et de s’adapter aux changements attendus. Ses rapports fournissent un état des lieux régulier des connaissances les plus avancées. Cette production scientifique est au cœur des négociations internationales sur le climat. Elle est aussi fondamentale pour alerter les décideurs et la société civile ».

En France, de nombreuses équipes de recherche travaillent sur ces sujets, impliquant plusieurs centaines de scientifiques. Certains d’entre eux contribuent à différentes phases d’élaboration des rapports du GIEC.

A quelle conclusion arrive le GIEC ?

Le GIEC s’alarme de la montée des températures à la surface du globe: « Le Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC) a publié, ce lundi 8 octobre, son rapport sur « Les impacts d’un réchauffement climatique global de 1,5 °C par rapport à 2 °C et les trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre à suivre pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, dans le cadre plus général du développement durable et de l’éradication de la pauvreté ». Pour ce faire, 6 000 publications scientifiques ont été analysées ».

« Le climat mondial s’est déjà réchauffé d’1 °C environ en moyenne par rapport à l’ère préindustrielle. Au rythme d’émissions actuelles, le réchauffement climatique atteindra 1,5 °C entre 2030 et 2052. Sans rehaussement de l’ambition des pays signataires de l’Accord de Paris et sans mise en œuvre immédiate des mesures nécessaires, le réchauffement climatique global devrait atteindre 3 °C d’ici 2100 ».

Plus de 2°C…

« À 1,5 °C, les risques sont significativement moins importants en fréquence et intensité des événements extrêmes (canicules, précipitations intenses, sécheresses) et les impacts sur la biodiversité, les écosystèmes, les ressources en eau et en nourriture, la sécurité et la santé, les infrastructures et la croissance économique sont moindres.
Par exemple, un réchauffement de 2 °C provoquerait une élévation du niveau des mers supérieure de 10 cm (par rapport à un réchauffement de 1,5 °C) d’ici 2100 et aggraverait le risque à plus long terme d’une déstabilisation des glaces du Groenland et de l’Antarctique (le niveau marin augmenterait alors de plusieurs mètres) ».

Source: https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr

Pour limiter l’augmentation de la température sur la Terre, 195 pays se sont mobilisés et ont signés un traité, le 12 décembre 2015, appelé COP21.
La COP21, Conference of Parties, est une conférence internationale sur le climat qui réunit tous les ans les pays qui ont signé la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC).

La COP21 a été organisée par la France, suite à l’accord de Paris dans la lutte contre le réchauffement climatique, tous les pays du monde s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et maintenir ce réchauffement en-dessous de 2°C d’ici 2100. Mais récemment les Etats-Unis se sont retirés du traité le 1er juin 2017 avec l’arrivé de Donald Trump au pouvoir. Celui-ci prétexte, qu’au nom de la défense des emplois américains et de son slogan « l’Amérique d’abord », il se doit de se retirer de l’accord de Paris sur le climat en ajoutant, qu’il ne voulait rien qui puisse se mettre en travers de son action pour redresser l’économie américaine. Après l’annonce de Donald Trump, Emmanuel Macron a rétorqué lors d’une allocution prononcée depuis l’Élysée, que c’est une faute pour l’avenir de la planète.

Le réchauffement climatique que nous vivons en ce moment a débuté avec la révolution industrielle, un processus historique du 19ème siècle qui a rapidement changé l’industrie en approfondissant l’agriculture, l’économie et la société, en commençant en Angleterre, fin XVIIIème, puis en s’étendant dans toute l’Europe et aux Etats-Unis pendant le 19ème siècle. Les prédictions alarmistes étaient déjà discutées au début du XXème siècle. Pourtant, beaucoup de faits les contredisaient et n’ont jamais pu s’imposer. Ce n’est qu’à partir qu’en 1985 que les scientifiques ont commencé à s’interroger sur ce problème.  Aujourd’hui c’est un sujet qui touche toute la planète et qui peut engendrer de terribles dégâts amenant à l’extinction d’espèces animales et végétales ou encore à la disparition de la race humaine.

En octobre 2018, les scientifiques ont trouvé deux grands projets pour refroidir la Terre:

-Le premier est appelé « Ballons Pulvérisateurs de Souffre », capable de maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des +1,5°C, en injectant dans la stratosphère, seconde couche atmosphèrique terrestre se trouvant entre 6 à 16 km d’altitude, un gaz qui doit bloquer une partie du rayonnement solaire. Ce projet durera, au moins, plusieurs décennies, à 25 km d’altitude, et c’est en mobilisant 10 millions de tonnes de dioxyde de soufre, dans la stratosphère, avec plus d’une dizaine de ballons pulvérisateurs de soufre qui sont toutes reliés à de géantes bombonnes de gaz au sol.

-Un projet plutôt complexe pour faire baisser la température de la Terre d’urgence en bloquant les rayons du soleil, ou encore contenir cette température pour éviter qu’elle atteigne un niveau critique pour la Terre.
Quelques scientifiques pensent à injecter des millions de tonnes de soufre dans notre strastosphère, chaque année et environ à 20 km d’altitude, pour stopper une partie du rayonnement solaire à, à peu près, 1%. Douglas MacMartin, un géo-ingénieur de l’université Cornell, annonce que si nous ne faisons pas baisser rapidement les émissions de CO2, alors cette techniques est notre seul moyen de maintenir notre climat à moins de 1,5°C ou de 2°C. Mais ce projet nous amène à prendre de gros risques puisque on intervient sur un système chaotique très sensible et très mal connu, donc c’est comme un grand saut dans le vide, et il ne faut surtout pas se tromper, même avec toutes les meilleures intentions du monde, si l’on tente quoi que ce soit en essayant de manipuler le climat terrestre, on peut vraiment fragiliser la strastosphère et engendrer d’autres effets sur la Terre.

Nous avons une vue, par les modèles, d’une très grande efficacité en 2100, car avec les résultats des modèles numériques qui nous montrent, grâce à l’injection simulée dans la stratosphère, on peut arriver à contenir ce réchauffement, autour de 1,5°C vers 2100, par rapport aux décisions des Etats qui nous conduisent à +3°C.

Mais, grâce à une étude récente anglaise, on a pu remarquer qu’injecter ce gaz dans l’hémisphère Nord pouvait déstabiliser la zone de convergence intertropicale, en agissant sur le rythme des pluies et formation de cyclones.
Ce qui est encore pire et qui inquiète les climatologues, c’est de faire un arrêt brutal de cette manipulation radiative, après plusieurs décennies, à cause d’une décision politique, d’une guerre, d’une catastrophe naturelle ou encore d’un acte terroriste…, alors cela engendra une terrible augmentation de la température globale, en moins de 10 ans, et atténuera environ 70% du réchauffement masqué, jusqu’ici, par la géo-ingénerie. Et si nous ne réagissons pas avant la fin du siècle, alors +3°C nous attendrons d’ici-là… mais, les chercheurs et les responsables politiques restent néanmoins extrêmement prudents à ce sujet!
On craint donc des effets secondaires, ce projet pour atténuer le rayonnement du soleil ne permet pas entièrement de compenser l’effet de serre, puisque le climat n’est pas tout à fait stable. Ce procédé peut, aussi, perturbé le rythme des pluies de quelques régions du monde et reprendre subitement à des vitesses inédites, le réchauffement.

Nous gardons quelques autres pistes assez intéressantes, comme l’éclaircissement des stratoculumus, c’est-à-dire que l’on injecte des microgoutte d’eau de mer dans les nuages pour renforcer leur pouvoir réfléchissant, mais il y a comme même des effets secondaires, comme la perturbation des pluies sur les côtes, augmentation des différences thermiques entre les terres et les mers…

Il y a aussi comme idée, l’amincissement des cirrus, c’est-à-dire que l’on injecte des poussières pour faire grossir les gouttelettes des nuages, qui peuvent piéger une partie du rayon infrarouge émis sur Terre qui réchauffe l’atmosphère, et les faire retomber; mais ces nuages de haute altitude sont mal modélisés et compliquer de les traquer.

Et enfin, il y a l’idée de blanchir les sols, c’est-à-dire que l’on repeint les toits et les routes en blanc et favoriser les cultures agricoles, les plus claires, ou fabriquer des céréales OGM, organisme vivant où le patrimoine génétique est modifié par l’homme, et à première impression, cela peut abaisser la température de 2 à 3°C, quand il y a la canicule; sauf qu’il n’y aura aucun impact sur les températures moyennes globalement.

Le second est appelée « Bateaux Disperseurs d’Olvine », capable d’absorber 1000 milliards de tonnes de CO2, et de stabiliser la température vers +1,5°C, en déversant des minérax dans l’océan pour l’enrichir en ions de magnésium, de sodium ou de calcium, et améliorer la solubilité du CO2 dans la mer. Ce projet durera jusqu’à fin du XXIe siècle, vers la surface des océans, ou encore vers les eaux côtières ou plages, en utlisant environ 1000 milliards de tonnes de minerai d’Olivine ou de chaux, pour la disperser il faut plus d’une flotte de milliers de navires.
Un projet plutôt ambitieux car il s’agit non seulement d’anéantir nos émissions mais également d’aspirer plusieurs centaines de milliard de tonnes de CO2 tout au long du siècle. Roland Séférian, du Centre national de recherches métérologiques, témoigne « Tous les scénarios visant les 1,5°C comprennent des mesures d’absorption du dioxyde de carbone ». La question est comment s’y prendre? Depuis environ 2 ans une solutions d’ampleur émerge, stimuler les capacités d’absorption des océans qui absorbent naturellement 28% de nos émissions. Le principe est de déverser des minéraux dans l’océans pour l’enrichir en ions magnésium, sodium ou calcium. La durée des opérations dureraient jusqu’à fin XXIème siècle. Ces opérations seraient à la surface des océans peut être sur les plages ou les eaux côtières. Ainsi, même si certains Etats se sont retirés de la course contre le réchauffement climatique, beaucoup de scientifiques venant des Etats signataires du traité de Paris se mobilisent pour trouver des solutions à long termes contre le réchauffement climatique.

Source: Science et Vie octobre 2018, M.Saemann
photo 1: BFMTV

photo 2: https://pixabay.com/fr/changement-climatique-2254711/

Auteurs: Anne-Sophie Gache, Malak Abdel Rahman