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S’informer à travers le temps…

Est-il encore possible de s’informer ?

L’origine du mot « média » vient du latin « medium » (« média » au pluriel) qui se définissait comme milieu ou centre. Au XVIe siècle, la langue anglaise a emprunté ce mot mais sa définition s’est transformée en « moyen de communication ». Du Moyen-Age jusqu’à nos jours la presse et les moyens de communication plus généralement, ont subi de nombreuses révolutions commençant par l’invention de l’imprimerie par Gutenberg en 1450. Le papier était déjà maîtrisé par la Chine depuis le VIIIe siècle, mais la lecture était réservée à une élite alphabétisée et dû au temps de fabrication, les livres étaient chers et principalement religieux ou historiques. Ensuite de la fin du XIXe siècle jusqu’au début du XXe siècle, la presse française a connu son âge d’or grâce à la Révolution Industrielle, la loi de la liberté de la presse (1881) et l’intérêt pour les affaires publiques. Deux décennies après arrive la radio, succédée par la télévision et finalement par Internet pendant les années 1990. Cette dernière bouleverse le monde de la presse et de l’information.
On pourrait donc se demander, est-il toujours possible de s’informer correctement aujourd’hui ? Tout d’abord on verra que l’on peut s’informer ensuite, qu’en réalité c’est devenu bien plus complexe et finalement on verra que oui mais que la presse libre n’existe pas.

Actuellement, en France, il existe aujourd’hui deux libertés indiscutables qui sont indispensables pour pouvoir s’informer : la liberté de la presse datant de 1881 (un acquis de la IIIe République) et la liberté d’expression. Alors qu’au XXe siècle existait le Ministère de l’information et des organismes, tel la RTF précédée par l’ORTF (en 1964), ces deux organes ont été abolis, le premier vers la fin des années 1960 et le deuxième en 1974. Cette liberté, qui règne dans la vie politique française, fait que plusieurs journaux de diverses tendances politiques puissent exister et critiquer ouvertement le pouvoir tels que Le Monde, Le Figaro ou Charlie Hebdo. Dans l’histoire, certains comme La Libre parole de Drumont ont été particulièrement virulents pendant l’Affaire Dreyfus (1894-1906), le premier événement sur-médiatisé en France. La presse s’est divisée en deux : les Dreyfusards et les anti-Dreyfusards. En 1898, Emile Zola a critiqué ouvertement l’armée et le pouvoir publiant un article intitulé « J’accuse ! » dans l’Aurore dans lequel il dénonce les mensonges et l’antisémitisme de l’armée française.
En 1990 arrive Internet. Ceci révolutionne la manière d’informer, de s’informer et même les relations sociales. Aux décennies précédentes, la radio et la télévision étaient la norme pour s’informer, elles permettaient déjà un plus grand accès aux nouvelles et étaient de plus en plus présentes dans la vie des français et françaises avec l’information en continu à partir de 1994. Ce qui a changé avec Internet, c’est que la population a commencé a avoir accès aux médias traditionnels (qui se sont adaptés) de manière gratuite en apparence, partout, tout le temps et de manière interactive. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, qui a commencé pendant les années 2000, la presse a réussi à adapter sa manière de transmettre pour toucher les jeunes générations, qui sont les plus concernés par les réseaux. Les journaux créent des comptes (sur Instagram et Facebook par exemple) et publient leur article avec la partie la plus importante dans le titre pour attirer l’attention des jeunes utilisateurs.
On a donc pu voir que, grâce à la liberté d’expression, de la presse et Internet, il est possible de s’informer aujourd’hui. Qu’en est-il de la complexité de s’informer ?

Malgré l’accessibilité d’Internet et les lois qui protègent la liberté de la presse et d’expression, s’informer est bien plus complexe aujourd’hui. Yves Charles Zarka, philosophe et politologue, expose plusieurs défauts de la presse et des médias. Il la présente comme le quatrième pouvoir qui n’est pas soumis aux principes démocratiques à cause du manque d’un contre-pouvoir. De plus, pour attirer l’attention du plus de lecteurs possibles, les nouvelles sont simplifiées au point de devenir de la malinformation; les « fake news » ont joué un rôle important pour l’élection de Trump en 2016 et Bolsonaro en 2018. La presse a un fonctionnement autoréférentiel, ce qui veut dire que les journaux se copient au lieu de diversifier les informations ou leurs approches. Elle a souvent comme objectif de faire le « buzz » et de trouver le « scoop », ceci est dû à leur modèle économique qui la contraint de faire des bénéfices ; Cnews, par exemple, est une chaine privée, achetée par Bolloré, qui ne cherche qu’à faire de l’audimat en ne souciant pas de la qualité de l’information. Ce quatrième pouvoir est souvent accompagné d’un cinquième : l’opinion Publique. Zarka appelle la présence de ce dernier de la « Tyrannie sans Tyran »; en effet, on peut observe que, dans la plupart des cas, elle censure le reste.
Il est d’autant plus difficile de s’informer car l’arrivée d’Internet a causé une rupture dans la société; on parle de fracture numérique. Pendant que le monde est de plus en plus dominé par le numérique, les personnes âgées et modestes sont atteints de l’illectronisme. Ils représentent 17% de la population française en 2017 et ce chiffre est encore plus important dans les pays en voie de développement. De plus, à cause de l’interactivité d’Internet, se pose la question de la fiabilité. Les infox et le complotisme ont pu se répandre beaucoup plus facilement et surtout dans des pays où la tension sociale est forte tels que les Etats-Unis avec le groupe Qanon, le Brésil, voire la France.
En période de guerre et dans les pays autoritaires, la presse est et a toujours été victime de censure et un outil de propagande. Remontant aux années de 1930, quand le régime nazi de Adolf Hitler est arrivé en Allemagne, le gouvernement a offert une radio a tous les ménages avec le but de diffuser les informations choisies par le chef d’Etat. Même, aujourd’hui lors de la guerre en Ukraine, le régime de Vladimir Poutine a interdit la prononciation du mot « guerre » avec le risque d’aller en prison. De plus, depuis le début du conflit, le chef d’Etat russe propage des infox en disant qu’il veut sauver l’Ukraine du régime nazi. On a donc vu qu’ à cause de l’immense pouvoir accordé aux médias, la mal information, le fonctionnement autoréférentiel, le rachat par des milliardaires, l’illectronisme et la censure accompagnée par la propagande, il est très difficile de bien s’informer aujourd’hui. Qu’en est-il de la presse libre ?

On a donc pu voir que d’un côté l’information est plus accessible grâce à Internet et qu’elle est protégée par la loi de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. D’un autre côté, elle n’est pas soumise aux principes démocratiques, elle répand de l’infox, de la propagande voire même la censure et que l’illectronisme pose un problème. Mais, en réalité, peu importe comment on présente les faits, la presse libre et totalement neutre n’existe pas. A la place, on a des médias d’opinion qui tendent plus vers un courant politique qu’un autre. Pour pouvoir s’informer le mieux possible, il faudrait installer un système de « fact checking » comme lors des débats entre les candidats aux élections présidentielles 2022. Mais le plus important est d’éduquer aux médias, principalement aux jeunes, ils doivent savoir qu’il faut non seulement rester vigilant et vérifier les informations avant de les diffuser, mais aussi il faudrait lire des articles de journaux différents sur un même sujet pour pouvoir soi-même former son propre avis.

Pour conclure, on a pu voir qu’il est possible de s’informer surtout grâce à l’accessibilité d’Internet et aux maintiens des libertés mais que l’arrivée d’Internet a causé de nombreux problèmes de fiabilité, illectronisme, le rachat des milliardaires et de propagande et censure. Mais, la presse véritablement libre n’existe pas et la solution serait d’instaurer un système de « fact checking » et d’éduquer aux médias. On pourrait se demander, quel est l’avenir de l’information dans un monde de plus en plus numérisé ?

Clara Guedes de Castro Saldanha

À la Une

Elon Musk, un homme à part.

Le plus riche des riches

Nous parlons bien évidemment d’Elon Musk, le milliardaire sud-africain, naturalisé canadien puis américain, qui fait fortune depuis 2012 grâce à son sens des affaires.

Elon Musk est né le 28 juin 1971 à Pretoria (Afrique du Sud), il devient connu très rapidement car en 2002, il fonde l’entreprise Space Exploration Technologies (SpaceX) afin de concurrencer la NASA et d’abaisser les coûts de la conquête spatiale. Mais plus encore, en 2008 il devient PDG de Tesla Motors, société concevant des véhicules électriques.

En plus de ses activités commerciales, il a proposé en 2013 un projet de transport à grande vitesse connu sous le nom de Hyperloop, et également un avion à réaction supersonique à décollage et atterrissage verticaux avec propulsion électrique.

Après cette généreuse démonstration de ses capacités d’ingénieurs, d’ entrepreneurs, et de chef d’entreprises, il devient en janvier 2021 l’homme le plus riche de la planète avec la modeste somme de 473 milliards de dollars dépassant ainsi Jeff Bezos au classement 2022.

Capture d’écran de BFMTV

Ce 25 avril dernier, Elon Musk, PDG de plusieurs entreprises internationales comme Tesla, SpaceX ou encore Neuralink, a décidé de racheter le réseau social Twitter pour la modique somme de 44 milliards de dollars. La raison de ce rachat est simple. Il souhaite que Twitter soit une application qui soit moins modérée sur la prise de parole et sur la liberté d’expression et où même les conversations les plus dérangeantes soit tolérées, sans préciser les intérêts stratégiques, économiques et politiques qui l’ont motivé à ce rachat. Le but initial de l’application est de permettre à chacun de s’exprimer en 280 caractères. Il compte aujourd’hui près de 330 millions d’utilisateurs. Les adeptes de Twitter sont notamment des relais d’opinion médias, politiques ou influenceurs. L’objectif d’Elon Musk est de donner une idéologie libertarienne aux utilisateurs du réseau social. Ainsi, la lutte contre les harangues haineuses ou la diffusion de fausses informations n’existera plus sur la plateforme. Il n’y aura plus aussi de bannissements, comme celui de l’ex président des États-Unis Donald Trump. Ce rachat présentera de forts risques de dérives dans le débat public et des conflits verbaux ou physiques aurons sûrement lieu.

Pourquoi cette acquisition ? Et quelles peuvent en être les conséquences ?

Elon Musk déclare vouloir racheter l’entreprise au nom de ce principe : « Elle est le fondement d’une démocratie qui fonctionne et Twitter est la place publique numérique où sont débattues des questions vitales pour l’avenir de l’humanité ». Il déclare également vouloir davantage de transparence au niveau de l’algorithme en rendant public le code source et « vaincre les robots de spam et authentifier tous les humains ». En misant sur la liberté d’expression, Elon Musk cacherait en fait un autre projet qui serait de déréguler les contenus et donc de donner une liberté des citoyens et des entreprises contre l’État. Mais ce qui inquiète nombre de personnes, c’est qu’au nom de cette liberté, il devrait être interdit la lutte contre les harangues haineuses ou contre la diffusion de fausses informations. Fini aussi les bannissements, comme celui de l’ex-président des États-Unis Donald Trump.

Alors, Elon Musk mettra t-il son projet à exécution sachant que ce rachat risque des dérives dans le débat public et de se retrouver, lui, dans des conflits avec certains Etats?

Gabrielle Doumergue

Lyes Bendimerad

L’exil en questions…

Depuis le début de la guerre en Ukraine, plus de 10 millions d’Ukrainiens ont dû fuir leur domicile et 4 millions auraient quitté l’Ukraine pour rejoindre des pays voisins. La Pologne par exemple accueille 2,3 millions de réfugiés et la Russie 300 000.

C’est le plus grand exil de population d’Europe depuis la seconde guerre mondiale et cela ne devrait pas s’arrêter au vu des atrocités commises par les soldats russes dans certaines régions d’Ukraine et les bombardements que subissent plusieurs villes importantes d’Ukraine comme Odessa ou Kiev.

D’autres pays comme la France devrait aussi accueillir prochainement un grand nombre de réfugiés Ukrainiens pour permettre au pays de l’Europe de l’est de pouvoir souffler au vu du nombre très important de réfugiés Ukrainiens qui sont arrivés sur leur sol.

La question qui se pose est si tout cela va continuer et vider l’Ukraine de sa population si l’armée russe commet de nouveaux crimes de guerre et comment accueillir tous les réfugiés, car certains pays comme l’Irlande commencent déjà à saturer et ne peuvent plus accueillir de nouveaux réfugiés.

Raphael Penager

Deux poids, deux mesures.

Plus de deux millions d’Ukrainiens (presque tous des femmes et des enfants) ont fui l’Ukraine depuis l’invasion russe du 24 février 2022.

L’afflux imprévu de réfugiés ukrainiens est d’une ampleur sans précédent en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les attaques militaires russes ont tué plus de 400 civils ukrainiens. Les maisons et les abris des civils ont été largement détruits et les Russes ont souvent pris pour cible des civils qui fuyaient.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés prévoit que le nombre d’Ukrainiens déplacés dépassera les 4 millions d’ici juillet 2022. Environ 59 % des réfugiés ukrainiens s’installent temporairement en Pologne, le pays voisin. Les agences d’aide humanitaire et les citoyens locaux se démènent pour fournir de la nourriture, de l’eau potable, des abris, des moyens de transport et de l’argent aux Ukrainiens qui arrivent.

La migration des réfugiés ukrainiens a suscité une vive réaction internationale et locale, allant de la collecte de fonds en ligne auprès de célébrités, qui a permis de réunir plus de 18 millions de dollars, à l’ouverture des portes des pays européens aux Ukrainiens. L’ONU et les organisations partenaires n’ont reçu jusqu’à présent que 7 % des 1,1 milliard de dollars qu’elles demandent aux pays de donner pour soutenir les réfugiés ukrainiens et les communautés d’accueil de mars à mai 2022. Des particuliers, ou des entreprises ont eux aussi fait des dons considérables, pour pouvoir aider les civils, victimes de la guerre.

Mais nos recherches montrent que l’attention du public envers les réfugiés est souvent éphémère, bien plus courte que la durée pendant laquelle les réfugiés restent généralement loin de chez eux et ont besoin d’aide. L’attention du public (effet de buzz), va baisser au fil des mois, et les aides humanitaires vont donc commencer à être sous-financées, et donc certains réfugiés pourrait donc se retrouver dans une situation fragilisée.

Pour soutenir les réfugiés, il faudrait arriver à un équilibre fiscal et politique. Il faudrait les accueillir, mais aussi les intégrer, pour qu’ils participent à notre économie, et que leur présence ne nous handicape pas trop.

Alors que l’Europe a imposé à ses membres que les réfugiés pourraient rester légalement 3 ans, avant de devoir demander asile, certains critiquent l’ironie de la situation. En effet, en Septembre 2021, la police aux frontières polonaises a stoppé de force des réfugiés syriens, iraqiens et yéménites, causant plusieurs morts.

Alors qu’en Colombie (avec les réfugiés vénézuéliens), ou en Turquie (avec les syriens), des mesures avaient été prises pour les intégrer parfaitement en Colombie.

L’exemple concorde : on est plus aptes à accueillir des personnes avec la même culture.

Également, la décision de l’Union Européenne ne s’applique pas aux étudiants étrangers en Ukraine, qui eux, restent soumis aux règles précédentes.

Costa

L’accueil des migrants : impossible … ou pas ?

Le flux de migrations ukrainien

Avec le conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine, arrive bien évidemment des réfugiés, fuyant soit les missiles qui menace l’Ukraine, soit la politique de plus en plus inquiétante de Vladimir Poutine, et un flux migratoire important, estimé à environ 4 millions réfugiés ukrainiens. Ce qui est cependant surprenant, c’est non seulement la proportion de réfugiés ukrainiens accueillis par la France, mais également l’accueil qui leur est fait.

Un accueil peu égalitaire

On estime à environ 1000 personnes le nombre de réfugiés syriens en France : sachant que 4 millions de personnes ont fui la Syrie, notre pays a donc accueilli 1 réfugié syrien sur 400. Sur les 3 millions d’Ukrainiens ayant fuit le pays, la France en a accueilli 26000, soit 1 sur 115, et sur une période bien moindre. Comment expliquer que notre pays accueille une part importante de réfugiés ukrainiens, et une part presque 4 fois plus petite de réfugiés syriens ? Lorsqu’on compare l’accueil fait aux différentes populations sur notre territoire, on remarque une importante inégalité. Dans un pays qui, soit disant, « ne peux plus se permettre d’accueillir de migrants », comment expliquer un tel élan d’hospitalité ?

Une différence de traitement

Sur le plan géopolitique, la guerre en Ukraine n’est pas comparable aux autres conflits qui animent le monde : il s’agit ici d’une puissance énorme qui attaque un pays allié. Mais sur le plan humain, ou est la différence ? Difficile de présenter les réfugiés ukrainiens comme plus importants que les autres sans faire preuve de racisme. Pourtant, dans les discours politiques comme dans les actions citoyennes, on remarque une certaine sympathie, pour ne pas dire un favoritisme inquiétant, envers les réfugiés ukrainiens. Certaines personnalités politiques cachent difficilement leur xénophobie, et trouvent à ce favoritisme des raisons peu satisfaisantes. « Ils nous ressemblent » ; « ils conduisent les mêmes voitures que nous » ; « ce sera une immigration de qualité ! »

Jusque sur les murs de nos lycée, des affiches appellent à « la collecte pour les réfugiés ukrainiens ». L’initiative étant très bienvenue, de nombreux étudiants se demandent tout de même pourquoi ce type d’initiative n’a pas été prise plus tôt, l’immigration n’étant pas un problème nouveau.

Alors qu’il y a quelque mois de cela, les discours politiques tournaient encore autour de la difficulté d’accueillir des migrants en France, on voit aujourd’hui que notre pays peut tout à fait utiliser les ressources nécessaires pour accueillir des flux migratoires importants. Pourquoi a-t-il été si difficile jusque là d’accueillir des migrants ? Pourquoi est-ce si facile aujourd’hui ?

Adèle Griffond.

Dossier : les réfugiés.

Nos journalistes de la classe média se penchent cette fois ci sur les réfugiés issus de la guerre en Ukraine. Très nombreux à fuir la guerre et les violences des envahisseurs, ils trouvent refuge dans les pays d’Europe prêts à les aider et à se mobiliser pour les protéger et les accueillir dans les meilleures conditions. D’autres conflits présents ou passés dans d’autres pays, occasionnent le même phénomène de fuite. Les conditions d’accueil sont elles les mêmes pour tous les réfugiés de tous les pays ? Pourquoi observe- t-on des différences de traitement malgré tout ?

A ces questions nos journalistes vont tenter d’y répondre dans les articles qui suivent.

Une résistance plus grande que prévu.

La population Ukrainienne prend les armes.
Alors que l’armée Russe continue d’attaquer l’Ukraine, les Ukrainiens tentent de leur tenir tête, et développent une grande résistance inattendue. Le Parlement Ukrainien à accordé le droit aux civils de porter des armes à feu et de les utiliser en cas de légitime défense.
Les milliers de bénévoles ukrainiens qui ont accepté de prendre les armes et de rejoindre les unités de défense territoriales, sont pour la plupart des civils sans entraînement. Ils s’interposent devant les chars russes, creusent des tranchées, détruisent des transports de l’armée russe et sont plus que déterminés à défendre leur pays. L’Ukraine en est à un stade ou même les hommes âgés de moins de 18 ans sont volontaires et militaires. Des femmes aussi sont volontaires et partent seules pour défendre leur territoire.

L’Union sacrée et les aides apportées à l’Ukraine.
Le monde à décidé d’apporter son aide au peuple et au gouvernement Ukrainien. Dans les pays occidentaux, tels que le Canada, les Etats-Unis ou encore l’Union Européenne, des aides militaires et matérielles ont été promises. La Banque mondiale prépare une aide de 3 milliards de dollars à l’Ukraine, dont 350 millions qui pourraient sans doute être débloqués cette semaine. L’Union européenne a créé un fond de 450 millions d’euros dans le but d’équiper l’armée ukrainienne. Le
Canada à envoyé des équipements militaires, les Etats-Unis devraient débloquer 13,6 milliards de dollars cette semaine pour leur venir en aide et le FMI, le conseil d’administration du Fonds monétaire international, va leur en envoyer 1,4 milliards.

Tout cela sera-t-il suffisant pour arrêter l’épopée meurtrière de Poutine ?

Neyalen

Banqueroute russe.

Depuis le 24 Février 2022, la guerre en Ukraine fait parler dans le monde. De nombreuses sanctions sont tombées depuis, comme des sanctions économiques, politiques ou encore sportives. Selon des agences de notation, la Russie serait proche du défaut de paiement. 

Ce lundi 14 mars, le ministre russe des finances estime que cette situation a été artificiellement créée par les pays étrangers et leurs sanctions financières contre le pays. Les sanctions occidentales ont paralysé une partie du système bancaire et financier russe, gelé une partie importante des réserves en devises du pays et provoqué un effondrement du rouble.

Mais cette guerre emporte même d’autres pays que la Russie dans ses sanctions économiques, comme la Biélorussie. Les mesures approuvées excluent désormais trois banques biélorusses du système Swift. Il s’agit de Belagroprombank, Bank Dabrabyt et Development Bank of the Republic of Belarus ainsi que leurs filiales. Swift est une plateforme de messagerie sécurisée permettant des opérations comme le transit des ordres de paiement et des ordres de transfert de fonds entre banques.

Les transactions avec la banque centrale de Biélorussie sont également restreintes, tout comme les flux financiers en provenance de la Biélorussie vers l’UE.

Les dépôts de citoyens ou résidents biélorusses au sein de l’UE sont désormais interdits s’ils dépassent 100 000 euros. Les sanctions sportives font du bruit aussi en Russie. Les États-membres de l’Union européenne ont décidé de sanctionner de nouveaux oligarques russes, notamment le milliardaire Roman Abramovitch, propriétaire du club anglais de football de Chelsea, en représailles à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a indiqué lundi la présidence tournante française de l’UE. Roman Abramovitch, proche du président russe Vladimir Poutine, a déjà été sanctionné par le Royaume-Uni, le contraignant à mettre en suspens la vente du club de Chelsea (1ère division anglaise) qu’il avait annoncée. Il est désormais interdit d’entrée dans l’UE et ses avoirs sont gelés. Le gouvernement britannique a estimé la richesse de cet homme d’affaires à 10,7 milliards d’euros. En bref, cette guerre met aussi à mal les deux partis car des sanctions arrivent des deux côtés.

Lyes Bendimerad.

Le Bon, la Brute … et le Boxeur.

Dans l’article qui suit, les personnages principaux de la guerre en Ukraine vont être présentés en détail.

Le premier est Volodymyr Zelensky ancien comédien et aujourd’hui président de l’Ukraine depuis 2019.

Volodymyr Zelensky naît le 25 janvier 1978 en URSS dans la République socialiste soviétique d’Ukraine. Il passe donc son enfance dans le communisme soviétique jusqu’à sa chute en 1991. Il devient quelques années après acteur, il commence sa carrière à la télé dans une émission de jeux puis va jouer dans plusieurs rôles dans plusieurs films. La partie la plus intéressante de la carrière de Zelensky est le fait qu’à partir de 2015 il commence à jouer dans la série Serviteur du peuple, où il joue le rôle de Président de la République ukrainienne.

C’est sur cette série qu’il se fera élire en basant sa campagne sur sa popularité due à cette série et à la promesse d’une lutte contre la corruption et d’une réconciliation avec la Russie qui en 2014 avec l’invasion de la Crimée était rentré dans une crise ouverte avec l’Ukraine.

Zelensky s’est fait connaître par le monde entier durant le début de la guerre en décidant de se battre jusqu’au bout et de ne rien lâcher.

Le second personnage majeur de cette guerre et celui qui l’a déclenchée : Vladimir Poutine président de la fédération de Russie.

Vladimir Poutine naît le 7 octobre 1952 à Saint Petersburg.

Vladimir Poutine connaît une enfance normale et sort diplômé d’une école de droit en 1975, c’est cette même année que commence la partie intéressante de l’histoire de Vladimir Poutine. En 1975 après être diplômé de droit, il rejoint le KGB. En 1985 après 10 ans au KGB il est envoyé en Allemagne de l’Est où il passe 5 ans sous le nom d’officier Platov pour effectuer des missions de contre-espionnage, il obtient le grade de lieutenant-colonel suite à cette mission.

De retour dans son pays natal, Vladimir Poutine devient conseiller du recteur de l’université de Leningrad, Anatoli Sobtchak, qui fut son professeur durant ses études.

Lorsque Anatoli Sobtchak est élu maire de Leningrad en 1991 Poutine le suit et devient en 1994 le premier adjoint du maire de Saint Petersburg. Très influent, Boris Eltsine le remarque et fait de lui le directeur du KGB puis le premier ministre de son gouvernement en 1999. Suite à la démission de Boris Eltsine quelques mois plus tard, il devient président. Poutine s’entoure bien et réussit tant bien que mal à faire obéir les oligarques russes.

Depuis 1999 Poutine n’a jamais quitté le pouvoir grâce à des astuces politiques comme en 2008. Poutine en 2022 a décidé d’envahir l’Ukraine suite au rapprochement de plus en plus fort avec l’occident.

Le dernier personnage de cette guerre est le maire de Kiev et ancien boxeur international.

Fils de militaire soviétique Vitali Klitschko naît le 19 juillet 1971 en kirghize. Il arrive en Ukraine a 14 ans et commence à développer son poing en prêtant main forte à la pègre locale.

Adulte et avec un physique de colosse il se dirige avec son frère tout naturellement vers la boxe de catégorie poids lourd où il rafle tous les trophées allant jusqu’à remporter chacun le titre de champion du monde de boxe poids lourd.

Après avoir conquis le monde de la boxe, il décide avec son frère de se lancer dans la politique en manifestant son soutien pro-européen ce qui le poussera à se présenter au poste de maire de Kiev où il sera élu en 2015.

Depuis le début de la guerre contre la Russie Vitali Klitschko gère tant bien que mal la situation mais n’abandonne pas et continue de combattre les Russes.

Raphael Penager

L’Ukraine : jusqu’où va aller Poutine ? Partie 2

Avec cette escalade du conflit en Ukraine, chacun ce pose la question : et après ? le problème se réglera-t-il de si tôt? L’escalade ira-t-elle jusqu’à un conflit nucléaire ? Où s’arrêtera donc Vladimir Poutine ?

     Depuis le début de l’invasion, les perspectives qui semblent plausibles sont peu joyeuses : on entend parler de guerre mondiale, de menace nucléaire, ect. Mais lesquelles de ses étapes sont vraiment possibles ? Aujourd’hui, les options qui s’offrent à nous, négatives, nous inquiètent.

     Alors que Poutine souhaite rétablir une puissance russe, en utilisant un réel impérialisme militaire, beaucoup se mettent à penser que l’invasion de l’Ukraine, certes plus difficile que prévu, ne soit que la première étape d’une série d’invasions ayant pour but de redonner à la Russie son pouvoir et sa puissance.

Constance Pereira