Un avenir de plus en plus tangible…

Le lundi 3 mai, la classe média de seconde a accueilli Pascale Tournier, rédactrice en chef au journal « la Vie » et présentatrice occasionnelle de chaînes d’info en continu : LCI, BFM TV ou France Info. Après un échange sur la vocation et le quotidien d’un journaliste, l’interview a porté sur la face cachée des chaînes d’info en continu et leur avenir de plus en plus incertain.

En effet, la concurrence des plateformes vidéo comme Netflix, Canal Plus, Amazon Prime et le replay fait perdre à la télévision en continu des téléspectateurs. Aujourd’hui, grâce au replay, chacun choisit son moment pour suivre sa série, son documentaire, son émission d’information : la ressource télévisuelle est devenue un bien de consommation dont le téléspectateur maîtrise sa temporalité. En plus de la concurrence avec la radio, les réseaux sociaux, les sites journalistiques et autres plateformes médiatiques, les chaînes toute info perdent encore plus de téléspectateurs avec le replay.

Par ailleurs, ces médias connaissent aujourd’hui un vieillissement de leurs téléspectateurs. Les jeunes populations s’informent peu par la télévision lui préférant les réseaux sociaux, les adultes de 35 à 55 ans en quête de temps s’informent par la radio qui leur permet d’effectuer deux choses à la fois comme préparer les repas, conduire sa voiture etc. Les séniors eux, sont davantage ancrés dans un emploi du temps prédéfini, utilisent moins les réseaux sociaux et restent « devant » la télévision pour s’informer.

Les chaînes d’info en continu sont poussées à changer de logique, et en quête d’un d’audimat supérieur, mettent en arrière plan l’honnêteté de l’information. Elles ont tendance à déformer l’information, cherchent à choquer les téléspectateurs en invitant des extrémistes etc. Ce choix leur est désavantageux car elles perdent les individus ayant conscience de cette déformation de l’information. Pire, ces individus deviennent des “parasites”, puisqu’ils mettent en garde les autres téléspectateurs de cette manipulation.

Enfin, les journalistes se retirent de plus en plus des chaînes de télévision leur reprochant l’obsession pour l’audimat. En effet, l’oreillette leur indique de manière continue si un sujet de discussion « rapporte » des téléspectateurs. Les journalistes se sentent de plus en plus mal à l’aise lorsqu’il leur est demandé d’approfondir des sujets qu’ils n’ont pas choisi, pour lesquels ils ne sont pas spécialistes ou de faire abstraction d’autres qu’ils jugent plus intéressants.

Les chaînes de télévision toute info commencent donc à vieillir. Elles doivent développer leur audience en se concentrant sur les populations jeunes représentant l’avenir alors que celles-ci montrent de plus en plus un désintérêt pour l’information par la télévision. Aujourd’hui le monde va vers la modernité, sollicite davantage le numérique et surtout les réseaux sociaux. Il leur faudrait donc établir de nouveaux supports médiatiques. Par exemple, le média Brut est de plus en plus la source journalistique privilégiée par les jeunes populations sur Instagram. Le format de ce média est très original car il associe la plateforme vidéo, BrutX, en regroupant des reportages, des films matures et cultes, et des interviews. Brut a su développer des supports médiatiques parfaitement adaptés à notre monde moderne.

Valentin Brogi

Les rencontres de Montaigne

Dans ce troisième opus, François Saltiel s’attarde sur La société du sans contact, tiré de son livre, et des conséquences de la numérisation de la société. Une analyse claire et efficace qui montre les dérives possibles d’une telle tendance et les parades envisageables.

Pour compléter cet article, les élèves ont lu, repris et analysé des passages du livre de François Saltiel. A vous de lire…

Encore merci pour cette rencontre.

“La société du sans contact” de François Saltiel (Flammarion).

Instagram est entré dans nos vies en 2010, sur cette application chacun poste du contenu: de belles photos de vacances ou une présentation de soi-même magnifiée en cherchant à être liké au maximum. 

Mais des études démontrent que cette course au like suscite stress, angoisse voire suicide auprès des jeunes. 

Depuis 2014, en Chine un nouveau système a été mis en place aux règles perverses: les chinois disposent désormais d’une seconde carte d’identité appelée “crédit social” qui les force à être de bons citoyens. A chaque comportement défaillant, ils perdent des points ce qui leur fait perdre des droits et des libertés. 

François Saltiel est un journaliste, réalisateur et producteur. Il a travaillé dans des émissions, réalisé des documentaires pour France Tv, et a également écrit des livres,  tel «le vendeur de thé qui changea le monde avec un hashtag» ou «la société sans contact», ouvrage que nous allons étudier. Tous les soirs, il travaille actuellement sur le plateau de 28 minutes de la chaîne d’Arte, du lundi au jeudi. 

A travers une multitude d’exemples, le journaliste François Saltiel s’intéresse aux effets dans nos vies des nouvelles technologies. Il décrypte en profondeur les thèmes suivants: l’emprise des réseaux sociaux, la surveillance induite par les nouvelles technologies ou encore la dénonciation des plateformes numériques comme Uber ou encore Deliveroo qui sous-payent leurs employés, l’amour virtuel rendu possible grâce à des nouveaux outils (chien Aibo, l’application Tinder…)… 

L’auteur s’appuie sur des études, des sondages, dresse le portrait des acteurs de premier plan du numérique pour montrer un monde presque similaire à la série britannique “Black Mirror”, la fiction devient presque réalité. L’inquiétude principale de l’auteur est un appauvrissement des relations sociales d’où le titre “La société du sans contact”, il nous invite à davantage de vigilance et d’indépendance vis à vis des écrans.

Voici quelques exemples qui nous ont particulièrement marqué:

Afin d’éviter le plus possible les accidents, la Chine a mis en place dans la municipalité de Chongqing, des voies piétonnes réservées aux piétons connectés. Il y a donc deux files parallèles, l’une sur laquelle circulent les personnes marchant d’un bon pas, actif et le regard tourné vers la réalité, tandis que de l’autre côté, des individus marchant tête baissée, focalisé sur leur portable, absorbé par la magie de l’écran, tel des zombies. Ce mot est employé par l’auteur, voulant dénoncer l’addiction de notre société si puissante que l’on en vient même à transformer l’espace public. 

En avançant dans la lecture, l’auteur évoque un point très intéressant qui nous touche tous en ce moment, la hausse du contrôle de la population durant la pandémie de COVID-19. Il dénonce dans ce passage la collecte de nos données personnelles dans les différents pays par les opérateurs ou les applications tel Stopcovid. L’auteur nous rappelle explicitement que nous sommes tous très facilement traçables par les autorités avec notre portable, et que nos libertés individuelles sont restreintes avec une politique de surveillance. 

Le point de vue de l’auteur sur la société d’aujourd’hui est très intéressant et approfondi car l’auteur étudie de nombreux sujets qui touchent notre existence de A à Z. Mais parfois l’approche est trop pessimiste. Sa thèse de la société sans contact est à nuancer, grâce aux nouvelles technologies, chacun a pu garder le lien avec autrui via ces plateformes pendant les différentes périodes de confinement. Sans cette technologie, certains se seraient réellement renfermés sur eux-mêmes. 

Louise R. et Alexandra D.

Les rencontres de Montaigne

Comme chaque année, depuis maintenant 8 ans, les élèves de la classe médias du lycée Montaigne rencontrent des professionnels des médias. Nous avons eu la chance de recevoir François Saltiel, qui officie chaque soir dans une émission pertinente et intelligente, 28 minutes sur Arte. Emission dans laquelle, il présente un sujet à la fois léger, mais aussi sérieux sur un thème en particulier: le numérique. Cette rencontre nous a éclairé et informé sur cette « société sans contact », qui modifie et transforme les rapports humains.

Nous avons choisi à travers des articles et des vidéos de vous faire partager les meilleurs moments de cette entrevue. Pour commencer, deux travaux sont publiés: la biographie de notre invité et un extrait de son intervention. Il retrace les moments importants de sa vie et de son parcours professionnel… Très intéressant… A vous de voir…

Bonne lecture et bon visionnage…

Aujourd’hui, nous postons la première partie du reportage.

Biographie de François Saltiel

François Saltiel

Né en 1983, François Saltiel est un journaliste, réalisateur et producteur.
Il a étudié à La Sorbonne Nouvelle. Pendant dix ans, il a fait partie de la rédaction de Culture Pub puis a travaillé dans d’autres émissions comme +Clair ou l’autre JT.


Il a également réalisé plusieurs documentaires pour France TV et a écrit des livres tel que “le vendeur de thé qui changea le monde avec un hashtag” ou “la société sans contact”. Il apparaît maintenant tous les soirs du lundi au jeudi sur le plateau du 28 minutes de la chaîne ARTE.

François Saltiel est très engagé dans l’éducation aux médias et est Vice-président de l’association d’éducation à l’image Txiki Productions, membre du Club XXIème siècle et ambassadeur TEDxWomen.
Le recevoir parmi les élèves de notre classe média fut donc une expérience très enrichissante.

Gaïa et Camille.

Les rencontres de Montaigne

Dans ce cinquième et dernier volet, Fabrice Arfi, journaliste à Médiapart, donne son avis sur les réseaux sociaux et des conseils aux élèves: la défense des libertés individuelles et être curieux. Cette rencontre fait date dans l’histoire de la Classe Médias du lycée Montaigne. Une rencontre très riche et enthousiasmante. Encore un Grand Merci d’avoir accepté notre invitation.

La Classe Médias

Fabrice Arfi, journaliste à Médiapart, répond aux élèves de la Classe Médias du lycée Montaigne (Paris, VI°).

Les rencontres de Montaigne

Dans ce troisième volet, Fabrice Arfi, journaliste à Médiapart, analyse les relations qui existent entre les pouvoirs publics et les médias. Nous partons là encore d’une de ses phrases et c’est à vous regarder l’entretien pour comprendre ce qu’il veut nous dire…. « On est dans un pays où 25 personnes… » A vous de regarder…

Fabrice Arfi et la Classe Médias du lycée Montaigne (Paris, VI°)

Les rencontres de Montaigne

Chaque année, les élèves de la Classe Médias reçoivent un journaliste dans le cadre des rencontres de Montaigne. Cette année, Fabrice Arfi, journaliste à Médiapart, a accepté notre invitation. Il retrace les moments importants de sa vie et de son parcours professionnel… Très intéressant… A vous de voir…

Aujourd’hui, nous postons la première partie du reportage.

A très bientôt pour les autres parties…

La Classe Médias.

Interview de Fabrice Arfi

Vendredi 6 mars 2020, la classe média a eu la chance de rencontrer le journaliste et co- responsable du pôle “enquêtes” de Médiapart, Fabrice Arfi, dans le but de l’interviewer. Lors de cet échange de plus d’une heure, nous lui avons posé des questions concernant son parcours, Médiapart et ses investigations…

Voici ses réponses :

Amine : Fabrice Arfi, qui êtes-vous ?

Fabrice Arfi explique qu’il est né le 4 septembre 1981 à Lyon où il a grandi. Après avoir obtenu son bac, il s’ inscrit dans une école de journalisme qui venait d’ouvrir en 1999. Il a d’abord fait un stage au journal local du Figaro (Lyon Figaro) au moment où il y a eu la réforme des « 35 heures », ce qui a permis d’embaucher beaucoup de personnes. Il a donc travaillé au service culture en tant que pigiste (quelqu’un qui est payé à l’article) mais permanent. Il écrivait principalement sur la musique. À la rédaction du journal, Fabrice Arfi raconte qu’il était assis à côté du chroniqueur judiciaire, Gérard Schmitt, qui l’a particulièrement marqué avec sa chemise à carreau et sa pipe, précise-t-il ! Quand Gérard Schmitt est parti à la retraite, c’est Fabrice Arfi qui a repris la casquette de chroniqueur judiciaire en enquêtant sur la police, la justice puis petit à petit sur les affaires de corruption. Après ça, il a travaillé pour beaucoup de journaux, il a notamment collaboré avec le Monde, Libération, Aujourd’hui en France et le Canard Enchaîné, il a monté le bureau local de 20 mn journal gratuit. Il a également travaillé pour la presse féminine. Il travaille actuellement à Médiapart où il est arrivé au moment de sa création (mars 2018) attiré par le concept de presse indépendante, sans publicité. Il est co-responsable du service des enquêtes bien qu’il continue ses investigations et l’écriture d’articles.

Amine : Y a-t-il des journalistes dans votre famille ?

Fabrice Arfi : Non, sa mère était professeure et CPE dans des lycées professionnels. Elle est née à Madagascar d’une famille franco-suisse. Son père est né en Algérie d’une famille juive-algérienne. Il a longtemps travaillé en tant que policier à la brigade financière avant de devenir avocat. Fabrice Arfi se souvient que son père lui a dit un jour : « Ce n’est pas une vocation d’arrêter des gens ». Son grand-père paternel était issu d’une famille de paysans. Il a été le premier à apprendre à lire écrire et est devenu gendarme. Sa grand-mère était femme au foyer. Fabrice Arfi précise qu’il est issu d’une famille de gauche de classe moyenne supérieure.

Amine : Comment choisissez-vous vos sujets ?

Fabrice Arfi : Quand il était petit, il voulait être musicien professionnel. Le virus du journalisme ne l’a pas pris tout de suite. Il a commencé à s’intéresser à la lecture et l’écriture au lycée. Son métier consiste à raconter le monde tel qu’il est et parler à tout le monde. Il indique qu’il fait preuve de curiosité dans tout, et qu’il le doit à ses parents.

Orlando : Comment définiriez-vous le métier de journaliste d’investigation ?

Fabrice Arfi répond qu’il n’aime pas cette appellation. Il y a deux types de journalistes: le journaliste de commentaire qui a un avis, qui ne fait pas de terrain, c’est un journalisme de réflexion et le journaliste d’information, qui rend compte de  l’information aux citoyens pour qu’ils comprennent dans quel monde ils vivent. Pour lui, les journalistes sont des “historiens du présent”. Faire de l’info est le rôle du journaliste. Il faut se bouger les fesses, faire son travail.

Baptiste : Pratiquez-vous une forme d’autocensure ?

Fabrice Arfi répond qu’il ne pratique pas d’autocensure au sens financier du terme, Médiapart étant un journal indépendant, il n’a pas besoin d’être financé par des annonces. Les journalistes de Médiapart ne veulent pas de publicités pour être entièrement libre dans leur rédaction.Cependant, il exerce une certaine autocensure, pour être prudent. Il explique qu’il doit pouvoir publier une information et ensuite être capable de la défendre devant la justice. Il évoque la loi de 1881 qui régit la presse. Pour être sûr d’une information, il faut être en mesure de présenter des preuves. Il précise que Médiapart n’a eu que 250 procès dont seulement 5 perdus, ce qui est un record ! Il n’a jamais été condamné personnellement. Fabrice Arfi raconte qu’après les attentats de 2015, ils avaient obtenu des informations sur le commando du Bataclan et des terrasses de café. Quelqu’un de haut placé les a prévenu que s’ils sortaient l’information, ils pouvaient mettre en danger l’enquête en cours. Il y a donc eu une discussion à ce propos au journal et ils ont ensemble décidé qu’il était plus prudent de garder l’information, des vies étant en jeu. Ils ont donc sorti cette information que plus tard, quand elle ne mettait plus personne en danger. Fabrice Arfi précise que c’était la seule fois où une censure de ce type a été exercée.

Yves : Comment définiriez-vous les chaînes d’infos en continu ?

Fabrice Arfi : C’est l’inverse des chaînes d’informations en continu. À Médiapart, on a la chance d’avoir beaucoup de temps pour en perdre. Certaines enquêtes peuvent durer des semaines, voire des mois. Au contraire, les chaînes d’informations en continu se demandent quoi publier à 11h47 précises et bavardent . Fabrice Arfi donne l’exemple de l’incident de l’Hyper casher où BFM TV rapportait ce qui se passait à l’intérieur du magasin.

Baptiste : Définiriez-vous comme « médias » Konbini, le Gorafi ou Brut ?

Fabrice Arfi : Dans certains cas, il s’agit de satire et pas d’information. Pour lui, il faut prendre en compte le modèle économique, c’est-à-dire se demander « comment vit un journal ? ». Dans le cas de Médiapart, le salaire vient des lecteurs et de leur confiance, pas des publicités. Konbini et Brut ont, quant à eux, pour modèle économique la gratuité. Pour Fabrice Arfi, la gratuité et donc le financement par les publicités ont une conséquence sur la production de l’information. Médiapart a justement été créé contre ça.

Léo : L’investigation, est-elle un journalisme à risque?

Fabrice Arfi répond qu’en France, le journalisme d’investigation n’est pas risqué contrairement à d’autres pays où des journalistes ont été tués. Il faut être attentif lors d’investigations dans d’autres pays. Les sources, qui sont souvent les premières personnes exposées aux dangers, doivent être protégées (ne pas révéler les noms, le domicile, etc…). Il dit que Médiapart a été l’objet de perquisitions, de menaces, et de cambriolages.

Orlando : Des perquisitions ?

Fabrice Arfi répond que le Procureur de Paris a une fois envoyé la brigade criminelle pour saisir les enregistrements accablants de Médiapart sur l’affaire d’Alexandre Benalla. Fabrice Arfi était présent, s’est opposé à cette tentative et a demandé un mandat d’un juge des libertés et de la détention. Ceux-ci n’ayant pas de mandat de ce type, ils n’ont pas pu faire la perquisition des enregistrements. Ils n’ont donc pas pu entrer sans l’accord des personnes de Médiapart. Cette affaire a été rendue publique, et ça a produit un choc partout. Il évoque le secret des sources et le droit ou pas d’effectuer des enregistrements est ce légal ou pas ? C’est une preuve légale et validée par la justice.

Léo : Peut-on parler de tout ?

Fabrice Arfi répond qu’on ne peut pas parler de tout: ce qui commande le journalisme, ce sont les informations d’intérêt public. Les intérêts privés ne regardent pas le journaliste (maladie ou autres). Mais ce n’est jamais blanc ou noir, il faut prendre, même ce qui va à l’encontre de nos convictions.

Flore: Quel est votre point de vue sur le storytelling?

Fabrice Arfi répond que le storytelling est un grand problème contre la démocratie moderne. L’antidote est le journalisme. Ce sont les téléspectateurs, les citoyens qui ont le pouvoir. Le storytelling est une façon de tout faire oublier.

Flore : Pourquoi l’affaire Benalla a-t-elle fait autant de bruit ?

Fabrice Arfi répond l’affaire Benalla a fait autant de bruit pour pleins de raisons. Une série Netflix sur l’affaire Benalla a été faite par la République. La saison 2 raconte la création d’un service secret pour le Président, la saison 3 raconte le voyage avec passeport d’Alexandre Benalla pour faire des affaires, et la saison 4 raconte qu’Alexandre Benalla s’est vendu à une puissance étrangère. Fabrice Arfi raconte que si le Président lâche Benalla, alors Benalla pourrait faire très mal au Président (pas physiquement bien sûr). Huits dossiers judiciaires sont en cours sur Benalla.

Eliot: Les réseaux sociaux sont-ils un atout ou un handicap pour la démocratie?

Fabrice Arfi répond: “Ni l’un ni l’autre”. Il dit que c’est une approche complexe. Les réseaux sociaux permettent l’échange d’information entre citoyens, mais qu’ils sont aussi un lieu de déversoir de la haine, méchanceté, etc… Tweeter est un lieu de militants qui débattent. Fabrice Arfi raconte que nos données sont vendues lorsqu’on se balade sur les réseaux sociaux. On devient un produit publicitaire. Il faut faire attention, rester vigilant.

Jasmine : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut se lancer dans le journalisme ?

Fabrice Arfi explique qu’il a 3 conseils. Le premier, qu’il souligne étant le plus important, est d’être curieux. La curiosité est la même chose que l’humilité. Être curieux revient à reconnaître qu’on ne sait pas tout.  Le deuxième est d’être sensible au monde. Arriver à ne pas être d’accord avec soi-même. Et enfin, le troisième, ne rien lâcher. Il y aura mille raisons d’abandonner mais il ne faut pas renoncer. C’est un métier compliqué mais c’est aussi “le plus beau métier du monde”.

Les photos ont été réalisées par Léo.

Jade, Charlotte, Alexandre.