La gestion sanitaire dans le monde.

Mesures illisibles en France.

Cela fait plus de deux ans, que le COVID-19 bouleverse notre quotidien. De nouvelles mesures et restrictions sont prises sans cesse par le gouvernement et malgré l’arrivée de vaccin, l’épidémie est toujours présente. Ces derniers jours, de nombreuses polémiques ont éclaté. Entre les grèves, les nouvelles mesures et le vœu de Macron d’emmerder les non vaccinés, c’est la pagaille. Mais où en est-t-on nous réellement avec le Covid en France ? Quelles sont les mesures :

En ce qui concerne la vaccination, le délai de la dose de rappel a été réduit à trois mois. Cette dose de rappel est ouverte à toutes les personnes de plus de 18 ans et la vaccination ,elle ,est ouverte à tous les enfants à partir de cinq ans.

Lorsque vous êtes testé positif et que vous êtes vacciné vous êtes désormais isolé sept jours. Cette isolement s’allonge jusqu’à 10 jours pour les non vaccinés. Pour l’instant le passe vaccinal n’a pas été validé. Cependant le projet de loi est en train d’être voté à l’assemblée.

Un autre point important : les rassemblements et loisirs. Jusqu’au 24 janvier, des jauges, limitées à 2000 personnes en intérieur sont à 5000 personnes en extérieur, ont été mises en place. Les concerts debout ont été interdits, tout comme la consommation debout dans les bars et les cafés et les discothèques ont été fermées. Toutes ces mesures ne sont pas claires pour tous les français mais qu’en est t il des autres pays ?

C.P.

Une taxe au Québec.

Pendant une conférence de presse, du mardi 11 janvier 2022, le Premier Ministre du Québec, François Legault, a annoncé que la province avait l’intention d’imposer une taxe importante aux non-vaccinés.

Ici en France, si le gouvernement annonçait cette mesure, il y aurait des manifestations des antis-vax, qui descendraient dans la rue tous les jours, disant que l’État les vole et les manipule. Cette taxe est décrite comme une contribution au système de santé québécois. L’argent récolté servira à développer le système hospitalier de la province francophone. M. Legault, a annoncé que pour lui, une amende de 100 CAD(70€) ne serait pas suffisante. Les experts pensent que le montant de l’amende s’élèvera plutôt vers un équivalent de 100€, soit un montant considérable.

Le gouvernement québécois justifie cette taxe par le fait que les non-vaccinés mettent une pression sur le système hospitalier, et que c’était à eux, et non pas à tout les vaccinés de réparer les dommages. Les non-vaccinés ne mettent pas seulement une pression sur le système hospitalier. Ils ralentissent l’économie, imposent des conditions de vie à leurs concitoyens, et des personnes vaccinées ont des conséquences irréversibles du vaccin, bien qu’ils ne soient pas morts.

Quand le gouvernement osera-t-il faire cela en France ? Emmanuel Macron sait bien qu’une telle mesure le ferait chuter gravement dans les sondages, alors que l’élection présidentielle d’avril 2022 approche à grands pas.

Est-ce que le Président qui sera élu prendra de nouvelles mesures comme la vaccination obligatoire, le confinement des non-vaccinés ou encore, comme au Québec, des taxes pour les récalcitrants ?

C.B.

Opération Azur.

Le 22 octobre 2021, Remi Daillet, ancien politicien d’extrême-droite est arrêté par la DGSI pour avoir organisé un attentat depuis la Malaisie prénommé « Opération Azur », visant une prise par la force de l’Elysée. Ce n’est pas le premier crime commis par Mr. Daillet : il avait déjà été jugé complice d’un enlèvement d’une mineure, la petite Mia, il y a à peine un an.

Mais Daillet n’est pas le seul derrière cette « Opération Azur » : plus de 300 personnes importantes étaient impliquées, principalement des gendarmes, des policiers, des militaires, quelques maires et même une avocate du barreau. Les militaires chargés de trouver des recrues les ont également fait commettre multiples actes de vandalisme. Ces personnes sont proches de la mouvance de l’ultra droite où se mêlent des anti- vaccins, des néo nazis, des complotistes, des gilets jaunes ultras. La DGSI a également trouvé des armes à feu et des explosifs stockés par les terroristes, qui comptaient prendre l’Elysée de force. 

Maintenant Remi Daillet arrêté, on peut tout de même se demander : l’opération azur est elle belle est bien démantelée, ou bien se pourrait-il que ce complot voit une suite ?

sources :https://www.google.fr/amp/s/amp.lefigaro.fr/faits-divers/affaire-de-la-petite-mia-remy-daillet-face-a-la-justice-francaise-20210616
https://www.google.fr/amp/s/www.liberation.fr/societe/police-justice/operation-azur-le-projet-delirant-de-coup-detat-de-remy-daillet-20211028_U7ORGGQ5QBBNZNA76EXSCRBBHM/%3foutputType=amp
https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/qui-est-remy-daillet-le-complotiste-suspecte-davoir-fomente-un-coup-detat

Adèle Griffond

Le bilan de la COP26.

Du 31 octobre au 12 novembre derniers, plus de 100 chefs d’Etat ou de gouvernement se sont réunis à Glasgow en Ecosse dans le cadre de la COP 26, avec pour président Alok Sharma. Chaque année a lieu une conférence (cette année, la 26ème édition) où les dirigeants sont amenés à prendre des décisions pour le climat, devenant de plus en plus urgentes. Celle de 2021 a été organisée par le Royaume-Uni qui a accueilli  la conférence. Les pays participant sont membres des Nations Unies et sont tous concernés par les changements climatiques, ils ont en effet signé la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique. Des associations et des ONG étaient également présentes, comme par exemple CARE France. 

Une conférence internationale, un important nombre de nations réunies, presque deux semaines d’échanges… mais pour quel bilan ? Quelles décisions ? Quels changements ?

L’objectif central des pays et de la conférence est évidemment de limiter le réchauffement climatique. Pour cela, ils ont notamment signé le Pacte de Glasgow. Parmi les nations réunies, 150 pays se sont engagés à limiter encore plus leurs émissions de gaz à effet de serre pour ne pas dépasser une augmentation de 1,5°C d’ici la fin du siècle. Dans le domaine du transport, des pays, des régions et des constructeurs automobiles se sont engagés à ne vendre que des voitures neuves zéro émission d’ici 2040. Aussi, l’Inde et le Nigéria se sont engagés à “atteindre 0 émission nette d’ici 2070 et 2060 respectivement”. Pour ce qui est de la France, elle s’est engagée à stopper toute exploitation d’énergies fossiles sans techniques de capture de carbone d’ici 2022. On retrouve aussi une limite de la déforestation entre autres des Etats-Unis, une aide plus ou moins prometteuse des pays du Nord pour les pays du Sud, ou encore une réduction de 30% d’émissions de méthane d’ici 2030.

Mais cette conférence et ce pacte ont énormément été critiqués. Comment faire confiance aux pays pour qu’ils réussissent leur objectif d’1,5°C alors que cette décision avait déjà été prise lors de la COP 21 à Paris ? Dans le texte, on retrouve aussi une exception pour les pays qui seraient victimes d’une phase de “circonstances nationales particulières”, c’est-à-dire un pays dans la nécessité d’émettre plus de gaz à effet de serre au profit de son économie. Totalement contradictoire avec les promesses faites dans le cadre du pacte !! Les Nations Unies prennent des engagements qui ne seront que très peu tenus, vu les “quelques” exceptions écrites dans le texte dont ils pourraient profiter… 

Théa DENIS

Monsieur Z.

L’essayiste et le polémiste Éric Zemmour est un personnage assez controversé par ses idéaux qui tanguent vers une droite radicale. Celui-ci a été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale, ce qui lui a valu des amendes allant jusqu’à 10 000€.

Son avocat ne s’est d’ailleurs pas retenu de répéter qu’il dénombre actuellement « seize dossiers de poursuites, dont une seule condamnation définitive » contre son client. Les faits ont débuté en 2010, quand il a affirmé sur le plateau de Salut Les Terriens, « Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes », et il va rajouter le même jour que les employeurs ont le droit de refuser d’embaucher des noirs et des arabes. Le tribunal estime qu’Éric Zemmour a « dépassé les limites autorisées de la liberté d’expression » et le condamne à 10 000€ de dommages et intérêts aux parties civiles (SOS racisme et la Licra entre autre). Cette condamnation est définitive, étant donné qu’Eric Zemmour, à l’époque, n’a pas souhaité faire appel. En mai 2020, la cour d’appel de Paris condamne le politicien à 3000€ d’amendes pour « provocation à la haine religieuse ». En raison de ces propos tenus en 2016 dans l’émission C à vous, sur France 5, où il avait évoqué une « Invasion » de la France. Une autre peine de 10 000€ d’amendes a été prononcée le 25 septembre 2020 par le tribunal de Paris pour « injure » et « provocation à la haine », faisant suite aux propos tenus un an auparavant par Eric Zemmour contre l’Islam et l’immigration.

Lyes Bendimerad

Agressions dans le milieu sportif 

 Le sport est aujourd’hui un des milieux dans lequel les violences faites aux femmes sont les plus fortes. Les agressions sexuelles dans le sport ont toujours existé, cependant ces dernières années la parole s’est libérée. On recense  421 personnes mises en cause, plus de 83 % des femmes dans ce milieu ont subi des viols, des agressions ou des attouchements . Ces violences sont principalement causées par des hommes (96 %) mais surtout par des éducateurs sportifs professionnels et bénévoles (70 %). D’après Fabienne Bourdais , délégué interministériel à la lutte contre les violences dans le sport au conseil économique à Paris : « 34 signalements supplémentaires sont arrivés depuis l’arrêt des chiffres » 

Un chiffre choc.

En un an, 407 agressions ont été recensées et parmi toutes ces victimes 63 % ont moins de 15 ans.  Sarah Abtibol  dénonce son entraîneur qu’il l’avait violé lorsqu’elle avait entre 15 et 17 ans, il y a plus de 25 ans.  D’autres cas d’agressions abasourdissent plus d’une personne comme le cas du moniteur de cyclisme sur route coupable de 19 viols. La plupart du temps ces victimes n’osent pas en parler par peur de rompre leur contrat sportif.

Les violences sexuelles ne sont pas plus fréquentes mais de plus en plus de femmes les dénoncent malgré les menaces de leur agresseurs. Cette libération de la parole permet à de nombreuses femmes victimes de trouver le courage de porter plainte.

Constance Pereira

Concert mortel.

Vendredi 5 novembre, dans le Texas, à Houston a eu lieu la troisième édition du festival Astroworld, créé par le rappeur Travis Scott.

Le concert animé par Travis Scott s’est avéré mortel pour 9 personnes et plus d’une centaine de personnes ont été blessées. 50 000 fans du rappeur étaient présents lors de ce concert, mais aussi 360 agents de police et 240 agents de sécurité. Vers 21h, les mouvements de foule ont commencé, des personnes écrasées, plusieurs pertes de consciences et des fans pris de panique.

Ce n’est pas la première fois que Travis Scott anime des concerts aux conséquences mortelles. Lollapalooza en 2015, Walmart en 2017, New York également en 2017 et cette année Astroworld.

Réactions des personnes concernées.

Suite au concert, le rappeur fait face à des dizaines de plaintes.

Il est accusé d’avoir continué le concert alors qu’il était conscient que plusieurs de ces fans étaient en train de mourir sous ses yeux. Le rappeur aurait « incité au chaos ». Mais il n’est pas le seul impliqué, le rappeur Drake, qui aurait fait son apparition sur scène au début du concert aurait apparemment lui aussi contribué au mouvement de foule.

Une enquête est lancée pour découvrir quels sont les faits qui ont causé ces émeutes. Le lendemain, Travis Scott et Drake se sont tous deux exprimés dans leur story Instagram en avouant être « dévastés ». Travis Scott annonce prendre en charge les frais des funérailles des 9 morts mais aussi de payer un mois de thérapie aux personnes rescapées, impactées ou encore aux proches des victimes.

Les organisateurs du festival ont eux déclaré qu’ils allaient rembourser les billets de toutes les personnes présentes lors du concert.

Neyalen Chollet-Boutineau

Crise des migrants à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie.

Des milliers de migrants se sont rendus à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie pour accéder à l’Europe. Les autorités polonaises ont annoncé l’envoi de milliers des soldats pour empêcher les migrants d’entrer en Europe occidentale.

Ces migrants viennent de pays du Moyen-Orient cherchant à fuir les guerres et les persécutions et qui ont obtenu des visas biélorusse pour ensuite entrer en Europe. La Biélorussie cherche avec cette stratégie à se venger des sanctions économiques de l’Union Européenne contre elle. La Pologne a accusé la Russie d’être un des responsables de cette crise en soutenant Alexandre Loukachenko, accusations que Moscou a tout de suite réfuté.

Alors que les migrants sont menacés par les autorités Biélorusse et se voient forcés d’essayer de passer la frontière, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé Vladimir Poutine, proche du leader biélorusse de prendre des mesures pour arrêter cette tactique politique du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko. Le président Emmanuel Macron a quant à lui donné son soutien à la Pologne en appelant à maintenir la pression sur Alexandre Loukachenko et a donc à maintenir les sanctions économiques et à ne pas céder face à la Biélorussie.

Pour lutter contre l’arrivée de migrants sur son sol, la Pologne a envoyé plus de 15 000 soldats à sa frontière et a annoncé la construction d’un mur à sa frontière avec la Biélorussie qui devra commencer à être construit en décembre pour faire face le plus rapidement à cette crise.

La Pologne s’attend à ce que cette crise dure plusieurs mois et a stoppé tout contact politique avec la Biélorussie.

Raphael Penanger

Mort du dernier compagnon de la libération.

Le dernier compagnon de la libération
Mardi 12 octobre 2021, Hubert Germain, dernier des 1038 compagnons de la libération encore en vie, s’est éteint. Il avait 101 ans. Il est décédé dans sa chambre de l’hôpital militaire des Invalides à Paris. Son décès a été annoncé par Florence Parly, ministre des armées.
Le 15 octobre, a eu lieu une cérémonie aux Invalides pour lui rendre un hommage militaire. Le 11 novembre, (jour de la commémoration de l’armistice de 1918) une deuxième cérémonie, présidée par Emmanuel Macron, honorera l’Arc de
Triomphe celui qui est devenu “une figure de proue de la France libre”. S’en suivra son inhumation dans le caveau numéro 9 de la crypte du mémorial de la France combattante au Mont Valérien.
“ Je m’en vais je pars faire la guerre ! ”

Hubert Germain, compagnon de la Libération : un homme d'honneur et de  fidélité", par Hervé Gaymard - Fondation Charles de Gaulle

Hubert Germain, fils du général français Maxime Germain, est né le 6 octobre 1921. Alors qu’il se prépare pour intégrer l’école navale, il décide de quitter sa salle de cours avec l’objectif de partir à Londres poursuivre le combat, et avec en
tête le refus de suivre le maréchal Pétain qui vient de signer l’armistice du 22 juin 1940. Il arrive à Londres le 24 juin 1940. Hubert Germain devient alors un résistant, et l’un des premiers engagés dans les FFL (Forces françaises libres).
Il intègre la légion étrangère et combat en Syrie et en Libye, à Bir Hakeim, en Egypte, en Italie, en Provence et remonte jusque dans les Vosges où il sera blessé. Décoré en Italie en 1944 par le Général de Gaulle, il va être démobilisé en 1946.

Ce résistant de la première heure s’est alors lancé dès la fin de la guerre dans une carrière politique pour reconstruire la France, dont il a toujours défendu les libertés. Il renonce d’abord à sa carrière militaire et en 1953, il devient maire de
Saint-Chéron, dans l’Essonne mais aussi député de la quatorzième circonscription de Paris à partir de 1962, puis ministre des postes et télécommunications et ministre des relations avec le Parlement sous Pierre Messmer, qui disait de lui qu’il était “un roc”. Il faudra surtout retenir que Hubert Germain aura été toute sa vie complètement insoumis et qu’il aura été fidèle au Général de Gaulle jusqu’au bout.

En décembre 2010, il devient membre au Conseil de l’Ordre de la Libération, fondé le 16 novembre 1940 par Charles de Gaulle, l’Ordre de la Libération est destiné à « récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles
qui se seront signalés dans l’œuvre de libération de la France et de son Empire ». Avant qu’un décret le nomme chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération en 2020.

Neyalen Chollet-Boutineau

La pédophilie dans l’église.


Le 5 Octobre 2021, Jean-Marc Sauvé, haut fonctionnaire français, publie un rapport sur la pédophilie dans l’église catholique. Les chiffres, extrêmement élevés, choquent : 330 000 mineurs, victimes de violences sexuelles depuis 1950, dont plus de deux tiers on été commis par des prêtres.
Le taux de prévalence, c’est à dire le nombre de victimes par rapport au nombre de personnes fréquentant l’église, est également important : 0,8% des enfants allant à l’église y ont subi des viols. Cela fait de ce milieu le plus dangereux en terme d’agressions sexuelles. Mr. Sauvé va également plus loin, en considérant que l’église doit endosser une responsabilité, autant individuelle que systémique. Il affirme : « une telle reconnaissance de responsabilité systémique est inévitable. »
La CEF (conférence des évêques de France) et la CRRF (conférence des religieux et religieuses de France), auquel était destiné ce rapport, ont également exprimé leur désarroi face à de tels révélations. « L’ampleur du phénomène que vous décrivez est effrayante », admet le président du CEF. « Que dire, sinon exprimer une honte charnelle, une indignation absolue » s’exclame la présidente du CRRF.
On peut maintenant se demander : l’église va-t-elle retourner vers un comportement de silence face à ces agressions ?  Ou va-t-elle réellement prendre en compte ces chiffres et révélations, et agir contre la pédophilie qui prend place sous son toit, comme le souhaite Mr. Sauvé, qui affirme « j’exprime ma détermination à agir ».

Adèle Griffond

Samuel Paty, un an plus tard.

Le vendredi 16 octobre 2020, Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie des Yvelines, a été assassiné par décapitation en pleine rue à seulement 47 ans. L’auteur de ce crime avait reçu des informations sur l’enseignant par des élèves et un père d’une élève du collège. Durant un cours sur la liberté d’expression et la laïcité, Samuel Paty a montré des caricatures de Mahomet du journal français Charlie Hebdo. Des élèves en ont alors parlé à leur entourage respectif, jusqu’à arriver aux oreilles d’un certain Abdoullakh Anzorov, un tchétchène âgé de 18 ans. Il a été tué par des policiers peu de temps après le meurtre. Un an après l’homicide, une commémoration et des hommages seront réalisés partout en France.

« C’est là que débute l’enfer »

Les jours précédant le meurtre, Samuel Paty avait alors montré à ses élèves des caricatures de Mahomet dans le contexte de son cours. C’est là que débute l’enfer. Un parent d’élève, envahi d’une immense colère, publie sur les réseaux sociaux des informations mensongères concernant ce cours sur la liberté d’expression. C’est une vidéo créée par ce père, repostée sur les réseaux via des comptes extrêmes, qui attirera l’attention de l’assassin jihadiste. Ces comptes extrêmes sont en nombre important sur les réseaux et émettent des messages puissants et souvent choquants. Celui de l’assassin a notamment souvent été signalé sur Pharos, une plateforme pour signaler les comptes haineux, mais « son dossier avait été jugé non préoccupant ».

Le 16 octobre, juste avant d’être abattu par la police, l’assassin a posté une photo sur son compte extrême sur les réseaux sociaux. Il se félicite ici d’avoir « vengé le prophète ». En publiant ce contenu, Anzorov témoigne d’autant plus de l’horreur dont il a été capable.

Anzorov, loin d’être un loup solitaire

Il est important de connaître les idéologies de Abdoullakh Anzorov. Ce jeune réfugié était en voie de « djihadisation ». En outre, il ne représentait pas du tout l’image du « loup solitaire » mais était réellement connecté à d’autres jihadistes, tout comme le père d’élève. On peut comprendre cet assassinat comme une évolution du djihadisme : en 2004 la décapitation d’un polémiste présentant dans un film les violences subies par les femmes musulmanes où le Coran est projeté sur leur corps, ou l’affaire des caricatures danoises un an plus tard qui mène à un boycott des produits danois par les musulmans. Ou encore plus récemment, un attentat dont vous avez tous entendu parler : les locaux de Charlie Hebdo et les assassinats des dessinateurs par rapport aux caricatures, montrées par Samuel Paty. En conséquence, l’assassinat de ce dernier a ravivé un débat français et européen ancien, en raison des précédentes affaires.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

A la suite de l’homicide, 16 personnes ont été mises en examen pour complicité d’assassinat terroriste, y compris des collégiens de l’établissement où enseignait Samuel Paty. Un an après les faits, Macron et le gouvernement s’apprêtent à commémorer le décès de l’enseignant. Le président avait par ailleurs déclaré : « ils ne passeront pas l’obscurantisme et la violence qui l’accompagnent ne gagneront pas ». Cette fin de semaine, le 15 et 16 octobre 2021, s’annonce essentielle. Le ministre de l’Education Nationale souhaite un hommage dans chaque établissement scolaire le 15 octobre, répondant aux attentes des enseignants. Quant à Macron, il accueillera la famille de la victime également le 15 octobre, accompagné de Blanquer. Par ailleurs, vous pourrez bientôt revisiter un lieu dans Paris dédié à Samuel Paty : le square situé en face de la Sorbonne dans le 5ème arrondissement sera inauguré et portera le nom de l’enseignant. La commémoration officielle aura lieu le samedi 16 octobre, un an jour pour jour après la mort de Samuel Paty.

Théa DENIS