Les rencontres de Montaigne

Chaque année, les élèves de la Classe Médias reçoivent un journaliste dans le cadre des rencontres de Montaigne. Cette année, Fabrice Arfi, journaliste à Médiapart, a accepté notre invitation. Il retrace les moments importants de sa vie et de son parcours professionnel… Très intéressant… A vous de voir…

Aujourd’hui, nous postons la première partie du reportage.

A très bientôt pour les autres parties…

La Classe Médias.

Interview de Fabrice Arfi

Vendredi 6 mars 2020, la classe média a eu la chance de rencontrer le journaliste et co- responsable du pôle “enquêtes” de Médiapart, Fabrice Arfi, dans le but de l’interviewer. Lors de cet échange de plus d’une heure, nous lui avons posé des questions concernant son parcours, Médiapart et ses investigations…

Voici ses réponses :

Amine : Fabrice Arfi, qui êtes-vous ?

Fabrice Arfi explique qu’il est né le 4 septembre 1981 à Lyon où il a grandi. Après avoir obtenu son bac, il s’ inscrit dans une école de journalisme qui venait d’ouvrir en 1999. Il a d’abord fait un stage au journal local du Figaro (Lyon Figaro) au moment où il y a eu la réforme des « 35 heures », ce qui a permis d’embaucher beaucoup de personnes. Il a donc travaillé au service culture en tant que pigiste (quelqu’un qui est payé à l’article) mais permanent. Il écrivait principalement sur la musique. À la rédaction du journal, Fabrice Arfi raconte qu’il était assis à côté du chroniqueur judiciaire, Gérard Schmitt, qui l’a particulièrement marqué avec sa chemise à carreau et sa pipe, précise-t-il ! Quand Gérard Schmitt est parti à la retraite, c’est Fabrice Arfi qui a repris la casquette de chroniqueur judiciaire en enquêtant sur la police, la justice puis petit à petit sur les affaires de corruption. Après ça, il a travaillé pour beaucoup de journaux, il a notamment collaboré avec le Monde, Libération, Aujourd’hui en France et le Canard Enchaîné, il a monté le bureau local de 20 mn journal gratuit. Il a également travaillé pour la presse féminine. Il travaille actuellement à Médiapart où il est arrivé au moment de sa création (mars 2018) attiré par le concept de presse indépendante, sans publicité. Il est co-responsable du service des enquêtes bien qu’il continue ses investigations et l’écriture d’articles.

Amine : Y a-t-il des journalistes dans votre famille ?

Fabrice Arfi : Non, sa mère était professeure et CPE dans des lycées professionnels. Elle est née à Madagascar d’une famille franco-suisse. Son père est né en Algérie d’une famille juive-algérienne. Il a longtemps travaillé en tant que policier à la brigade financière avant de devenir avocat. Fabrice Arfi se souvient que son père lui a dit un jour : « Ce n’est pas une vocation d’arrêter des gens ». Son grand-père paternel était issu d’une famille de paysans. Il a été le premier à apprendre à lire écrire et est devenu gendarme. Sa grand-mère était femme au foyer. Fabrice Arfi précise qu’il est issu d’une famille de gauche de classe moyenne supérieure.

Amine : Comment choisissez-vous vos sujets ?

Fabrice Arfi : Quand il était petit, il voulait être musicien professionnel. Le virus du journalisme ne l’a pas pris tout de suite. Il a commencé à s’intéresser à la lecture et l’écriture au lycée. Son métier consiste à raconter le monde tel qu’il est et parler à tout le monde. Il indique qu’il fait preuve de curiosité dans tout, et qu’il le doit à ses parents.

Orlando : Comment définiriez-vous le métier de journaliste d’investigation ?

Fabrice Arfi répond qu’il n’aime pas cette appellation. Il y a deux types de journalistes: le journaliste de commentaire qui a un avis, qui ne fait pas de terrain, c’est un journalisme de réflexion et le journaliste d’information, qui rend compte de  l’information aux citoyens pour qu’ils comprennent dans quel monde ils vivent. Pour lui, les journalistes sont des “historiens du présent”. Faire de l’info est le rôle du journaliste. Il faut se bouger les fesses, faire son travail.

Baptiste : Pratiquez-vous une forme d’autocensure ?

Fabrice Arfi répond qu’il ne pratique pas d’autocensure au sens financier du terme, Médiapart étant un journal indépendant, il n’a pas besoin d’être financé par des annonces. Les journalistes de Médiapart ne veulent pas de publicités pour être entièrement libre dans leur rédaction.Cependant, il exerce une certaine autocensure, pour être prudent. Il explique qu’il doit pouvoir publier une information et ensuite être capable de la défendre devant la justice. Il évoque la loi de 1881 qui régit la presse. Pour être sûr d’une information, il faut être en mesure de présenter des preuves. Il précise que Médiapart n’a eu que 250 procès dont seulement 5 perdus, ce qui est un record ! Il n’a jamais été condamné personnellement. Fabrice Arfi raconte qu’après les attentats de 2015, ils avaient obtenu des informations sur le commando du Bataclan et des terrasses de café. Quelqu’un de haut placé les a prévenu que s’ils sortaient l’information, ils pouvaient mettre en danger l’enquête en cours. Il y a donc eu une discussion à ce propos au journal et ils ont ensemble décidé qu’il était plus prudent de garder l’information, des vies étant en jeu. Ils ont donc sorti cette information que plus tard, quand elle ne mettait plus personne en danger. Fabrice Arfi précise que c’était la seule fois où une censure de ce type a été exercée.

Yves : Comment définiriez-vous les chaînes d’infos en continu ?

Fabrice Arfi : C’est l’inverse des chaînes d’informations en continu. À Médiapart, on a la chance d’avoir beaucoup de temps pour en perdre. Certaines enquêtes peuvent durer des semaines, voire des mois. Au contraire, les chaînes d’informations en continu se demandent quoi publier à 11h47 précises et bavardent . Fabrice Arfi donne l’exemple de l’incident de l’Hyper casher où BFM TV rapportait ce qui se passait à l’intérieur du magasin.

Baptiste : Définiriez-vous comme « médias » Konbini, le Gorafi ou Brut ?

Fabrice Arfi : Dans certains cas, il s’agit de satire et pas d’information. Pour lui, il faut prendre en compte le modèle économique, c’est-à-dire se demander « comment vit un journal ? ». Dans le cas de Médiapart, le salaire vient des lecteurs et de leur confiance, pas des publicités. Konbini et Brut ont, quant à eux, pour modèle économique la gratuité. Pour Fabrice Arfi, la gratuité et donc le financement par les publicités ont une conséquence sur la production de l’information. Médiapart a justement été créé contre ça.

Léo : L’investigation, est-elle un journalisme à risque?

Fabrice Arfi répond qu’en France, le journalisme d’investigation n’est pas risqué contrairement à d’autres pays où des journalistes ont été tués. Il faut être attentif lors d’investigations dans d’autres pays. Les sources, qui sont souvent les premières personnes exposées aux dangers, doivent être protégées (ne pas révéler les noms, le domicile, etc…). Il dit que Médiapart a été l’objet de perquisitions, de menaces, et de cambriolages.

Orlando : Des perquisitions ?

Fabrice Arfi répond que le Procureur de Paris a une fois envoyé la brigade criminelle pour saisir les enregistrements accablants de Médiapart sur l’affaire d’Alexandre Benalla. Fabrice Arfi était présent, s’est opposé à cette tentative et a demandé un mandat d’un juge des libertés et de la détention. Ceux-ci n’ayant pas de mandat de ce type, ils n’ont pas pu faire la perquisition des enregistrements. Ils n’ont donc pas pu entrer sans l’accord des personnes de Médiapart. Cette affaire a été rendue publique, et ça a produit un choc partout. Il évoque le secret des sources et le droit ou pas d’effectuer des enregistrements est ce légal ou pas ? C’est une preuve légale et validée par la justice.

Léo : Peut-on parler de tout ?

Fabrice Arfi répond qu’on ne peut pas parler de tout: ce qui commande le journalisme, ce sont les informations d’intérêt public. Les intérêts privés ne regardent pas le journaliste (maladie ou autres). Mais ce n’est jamais blanc ou noir, il faut prendre, même ce qui va à l’encontre de nos convictions.

Flore: Quel est votre point de vue sur le storytelling?

Fabrice Arfi répond que le storytelling est un grand problème contre la démocratie moderne. L’antidote est le journalisme. Ce sont les téléspectateurs, les citoyens qui ont le pouvoir. Le storytelling est une façon de tout faire oublier.

Flore : Pourquoi l’affaire Benalla a-t-elle fait autant de bruit ?

Fabrice Arfi répond l’affaire Benalla a fait autant de bruit pour pleins de raisons. Une série Netflix sur l’affaire Benalla a été faite par la République. La saison 2 raconte la création d’un service secret pour le Président, la saison 3 raconte le voyage avec passeport d’Alexandre Benalla pour faire des affaires, et la saison 4 raconte qu’Alexandre Benalla s’est vendu à une puissance étrangère. Fabrice Arfi raconte que si le Président lâche Benalla, alors Benalla pourrait faire très mal au Président (pas physiquement bien sûr). Huits dossiers judiciaires sont en cours sur Benalla.

Eliot: Les réseaux sociaux sont-ils un atout ou un handicap pour la démocratie?

Fabrice Arfi répond: “Ni l’un ni l’autre”. Il dit que c’est une approche complexe. Les réseaux sociaux permettent l’échange d’information entre citoyens, mais qu’ils sont aussi un lieu de déversoir de la haine, méchanceté, etc… Tweeter est un lieu de militants qui débattent. Fabrice Arfi raconte que nos données sont vendues lorsqu’on se balade sur les réseaux sociaux. On devient un produit publicitaire. Il faut faire attention, rester vigilant.

Jasmine : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut se lancer dans le journalisme ?

Fabrice Arfi explique qu’il a 3 conseils. Le premier, qu’il souligne étant le plus important, est d’être curieux. La curiosité est la même chose que l’humilité. Être curieux revient à reconnaître qu’on ne sait pas tout.  Le deuxième est d’être sensible au monde. Arriver à ne pas être d’accord avec soi-même. Et enfin, le troisième, ne rien lâcher. Il y aura mille raisons d’abandonner mais il ne faut pas renoncer. C’est un métier compliqué mais c’est aussi “le plus beau métier du monde”.

Les photos ont été réalisées par Léo.

Jade, Charlotte, Alexandre.

Jean-Michel Thénard face aux élèves de Montaigne

Jean-Michel Thénard
Jean-Michel Thénard pendant l’émission L’Instant M
de Sonia Devillers

Rencontre avec Jean Michel Thénard journaliste au Canard Enchaîné.

Ce vendredi 13 décembre 2019, la classe média a eu la chance de recevoir le journaliste, rédacteur chef-adjoint du Canard Enchainé et écrivain Jean-Michel Thénard dans le but de l’interviewer.
Nous lui avons posé des questions concernant à son parcours, Le Canard Enchaîné et la situation des médias actuelles.


Voici ses réponses :

Orlando : Pourquoi êtes-vous devenu journaliste ? Est-ce que des journalistes ont été des références pour vous ?
Jean-Michel Thénard explique qu’il écoutait principalement la radio quand il était plus jeune en particulier Europe 1 et que le journaliste François Ponchelet y racontait la guerre du Vietnam ce qui l’ait particulièrement impressionné.

Flore : Quelle a été votre formation ?
Jean-Michel Thénard : Un Bac scientifique, puis hypokhâgne et khâgne à Henri IV.
Il a ensuite raté son année Normal Sup et ne voulait pas redoubler.
Il hésitait à faire Sciences Po mais cet été là il est tombé sur un article du journal Nouvel Observateur sur les différentes écoles de journalisme. Il a eu une révélation à ce moment là : c’est ce qu’il voulait faire.
Il a donc passé les concours de l’école de la Rue du Louvre, la CFPJ.

Sarah : Pourquoi restez-vous au Canard Enchaîné ?
Jean-Michel Thénard : Car c’est un des derniers journaux indépendants en France, ce qui est une bénédiction car il peut avoir de l’esprit critique dans les articles.
Les grands journaux français appartiennent désormais à des industriels.
Il n’y a pas non plus de publicité, la liberté n’est donc pas restreinte par les annonceurs de publicités. Selon lui les journaux sont en partie morts à cause de la publicité restreinte.

Orlando : En dehors du Canard Enchaîné, quel est votre journal préféré et
pourquoi ?

Jean-Michel Thénard : Grâce à son métier, il a la chance d’avoir tous les journaux sur son bureau le matin, il lui est impossible de tous les lire, il les feuillette.
Ces préférés sont Le Parisien, qui est pour lui un des meilleurs, Le Monde, pour ses enquêtes que personne ne fait et le New York Times, qui a une édition européenne et qui grâce à ses 1000 journalistes a une très grande force d’investigation.

Maxime : Qu’est-ce qui différencie le Canard Enchainé des autres journaux ? Estimez-vous que votre travail de journaliste soit plus pertinent que celui des autres ?
Jean-Michel Thénard répond qu’il n’a pas cette prétention. Cependant, Le Canard Enchaîné étant indépendant, il peut écrire sur n’importe qui et n’importe quoi sans crainte que son budget soit réduit. Il précise qu’il n’est pas à l’abri d’un procès, que cela ne rend pas le Canard meilleur, mais que son champ d’investigation est plus large. Toutes les recettes dépendent des lecteurs (1€20 le numéro), c’est pourquoi il lui est nécessaire de les intéresser pour motiver leur achat.

Eliot : Avez-vous retenu des informations ? Avez-vous pratiqué une forme d’autocensure ?
Jean-Michel Thénard : Le métier de journaliste consiste à mener une enquête, c’est-à-dire interroger des gens. Ils peuvent être dans l’embarras, il faut donc respecter à leur demande, leur anonymat. Il ne faut pas les mettre en difficulté. Le respect des sources est crucial. Dans un cas plus rare, si des Français sont pris en otage à l’étranger, le gouvernement peut exiger de nous le silence.

Question (Yves) : Craignez-vous une attaque après l’attentat de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 ?
Jean-Michel Thénard : Tous les journaux ont bénéficié de mesures de protection dès le lendemain de l’attentat.

Question bonus (M. Le Gall) : Y-a-t-il eu un avant et un après Charlie Hebdo ?
Jean-Michel Thénard : Il n’y a pas eu de différence pour le Canard. Le Canard Enchaîné, depuis sa création pendant la première guerre mondiale, est contre la censure, il est laïque et républicain. Charlie Hebdo, anticatholique, mène une croisade laïque contre les dérives de l’Islam tandis que le Canard Enchainé n’y prend pas part. Le Canard n’a donc jamais fait de dossier sur l’Islam.

Question (M. Le Gall) : Est-ce qu’il y a des sujets tabous ? En discutez-vous entre journalistes au Canard Enchainé ?
Jean-Michel Thénard : Non, il n‘y a pas de sujet tabou. Il faut savoir comment aborder le sujet. La façon dont Charlie a traité la question n’est ni bonne, ni mauvaise, elle était provocante et donc dangereuse. Le Canard Enchaîné se consacre davantage à l’enquête, Charlie Hebdo privilégie les commentaires provocants, à tort ou à raison.

Flore : Comment et où trouvez-vous vos sources ? Avez-vous peur des représailles de la part des politiques ou de grandes entreprises ?
Jean-Michel Thénard : Une source est quelqu’un qui a quelque chose à raconter. Il faut souvent aller chercher des sources mais parfois, elles viennent d’elles-mêmes. Dans tous les cas, il faut faire un travail de vérification, ne pas faire confiance à une seule personne (règle du journalisme). Il faut vérifier en préservant l’anonymat et confronter les témoignages. La vérification est presque l’essentiel du travail de journaliste.

Question (M. Le Gall) : Des personnes haut-placées téléphonent-elles au Canard Enchaîné pour nuire à d’autres ?
Jean-Michel Thénard : Les batailles politiques reviennent à tuer un adversaire par des mots. Certaines personnes ont en effet intérêt à appeler les médias.

Question (Yves) : Je ne comprends pas la grève et la réforme des retraites, les médias traitent-ils bien le sujet ?
Jean-Michel Thénard : Personne ne comprend rien à la réforme. Les médias généralistes ne rentrent pas dans le détail, ils parlent de sujets généraux mais c’est une critique légitime. À 17 ans, il achetait le Monde le jeudi pour le supplément livré. Il n’y comprenait rien. Il conseille de lire des journaux qui utilisent différentes sources pour améliorer son esprit critique.

Question (Eliot) : Pourquoi autant d’illustrations ?
Jean-Michel Thénard : Le Canard Enchaîné est un journal satirique. Les dessins sont essentiels pour le journal. Il y a beaucoup moins de bons dessinateurs que de bons journalistes. On exerce plus facilement son esprit critique sur un dessin. Le dessin peut cependant être dangereux (Cabus, un des meilleurs caricaturistes est mort lors de l’attentat de Charlie). Le New-York Times ne publie plus de dessins car ils étaient trop provocants. Le dessin a plus de forces qu’un simple article.

Question (Ange) : Avez-vous déjà songé à changer de métier ?
Jean-Michel Thénard : Non, journaliste est un métier que j’ai fait par choix. Je n’ai jamais regretté ce choix et je suis parfaitement à l’aise dans ce métier. Mon moteur & toujours été la curiosité. Mais de nos jours, il n’y a plus aucune bonne raison pour nous de devenir journaliste. Les gens n’accordent pas de confiance aux journalistes. Un journaliste doit pouvoir raconter des choses que les pouvoirs ne veulent pas raconter, il a un rôle citoyen. Si il raconte ce que le pouvoir veut dire, alors ce n’est plus une démocratie. Il faut donc “crever le décor” Malheureusement, l’information a un ennemi : la communication. Ceux ayant le pouvoir l’utilisent pour diffuser ce qu’ils veulent diffuser.

Question (Yves) : Que nous conseilleriez-vous pour faire journaliste ?
Jean-Michel Thénard : Beaucoup de journaux disparaissent car ils veulent créer une presse plus honnête. Il y a 4 ou 5 écoles très sérieuses pour devenir journaliste, ou il y a aussi Science Politique. Aujourd’hui, il est très difficile de devenir journaliste sans faire d’école. Un journal est normalement composé d’un sujet-verbe-complément. Dans le cas du Figaro, c’est sujet-verbe-compliment. On trouve de moins en moins de titres dans les journaux. Un monde sans information est un monde dans lequel on n’a pas forcément envie de vivre.

Céleste Batteur, Jade Souleyreau et Alexandre Compain

Une nouvelle rubrique: politique, économique et société.

Cher(e)s lectrices, lecteurs
Je me nomme DIDI YVES-LORICE à la tête de la rubrique politique, économique et société du blog Classe Média du lycée Montaigne. J’écrirai différents articles sur l’actualité politique, économique et sociétale comme les différents procès marquants qui animent l’actualité en compagnie de mes collègues journalistes en herbe. Durant cette année, nous essaierons de vous garantir la qualité de nos supports pour bien vous informer.

Voici un article sur la visite exceptionnelle de Remy Heitz, Procureur de la République. Je vous présenterai à travers plusieurs articles la fonction et le rôle du procureur. J’essaierai également de mieux vous faire connaître le Procureur actuel de Paris.

Monsieur le Procureur de la République de Paris # I


Il y a maintenant un mois dans le cadre des rendez-vous de Montaigne notre établissement a accueilli le Procureur de la République de Paris, Remy Heizt. Mais une question se pose à nous élèves qui ne connaissons pas forcément la fonction et le procureur: qu’est-ce qu’un Procureur de la République ?

Le Procureur de la République de Paris est une figure importante du monde judiciaire et du jeu politique. C’est une fonction qui requiert le concours de magistrat car le procureur est avant tout magistrat du parquet. C’est un métier qui demande de travailler au service de l’intérêt général et pour la société. Il possède une forme de violence légale pour enfermer les personnes qui nuisent à la société et protéger la population. Le rôle qu’il incarne s’oppose aux avocats car les avocats travaillent pour l’intérêt particulier et personnel.

Le Procureur traite des affaires de viols, crimes et délits de récidives. Il peut arriver que le Procureur intervienne aussi dans de grandes affaires qui ne touchent pas Paris comme par exemple l’affaire sur l’incendie de Rouen. L’importance de l’affaire et les moyens, qui doivent être mobilisés, entraînent la réquisition du parquet de Paris qui possède des moyens financiers plus importants que ceux de Rouen. Cela permet d’avoir de meilleurs moyens pour poursuivre d’éventuels suspects. Quand Remy Heizt traite des affaires de première importance dans ou hors de Paris, il est à la tête du service d’enquête qu’il a lui-même choisi. Il poursuit alors en justice un prévenu, quand lui et son équipe ont rassemblé assez d’éléments à charge pour le présenter devant un juge. Pour pourvoir être sûr de condamner le suspect, il faut plusieurs preuves. Le procureur demande des perquisitions du domicile du prévenu ainsi qu’une réquisition d’objets personnels pouvant aider à trouver des éléments pour inculper le suspect. M. Heizt s’appuie sur les lois pour protéger les citoyens français.

Autre que son rôle dans les affaires juridiques, le Procureur possède un rôle médiatique. Il est chargé de mettre en lumière le portrait, la personnalité du suspect et les faits commis dans de grandes affaires. Nous avons pu l’observer pendant les périodes d’attentats en la personne de François Molins (ex Procureur de la République de Paris). Les fonctions que Monsieur Rémy Heizt possèdent aussi, sont des compétences aussi bien locales que nationales; cela lui vaut d’être le Procureur du parquet le plus important de France.

LA SUITE AU PROCHAIN NUMÉRO

DIDI YVES-LORICE

 Qui est Daniel Schneidermann ?

Daniel Schneidermann est né en 1958 à Paris. A l’âge de 17 ans, il fréquente pendant quelques mois au lycée Henri IV l’Union des Etudiants communistes. Il a été formé au Centre de formation des journalistes. Il débutera sa carrière dans la presse écrite au journal Le Monde en 1979 .

Quatre ans plus tard, en 1983, il devient grand reporter (journaliste de terrain et reporter dans les chroniques judiciaire) .

Quelques années après, en 1992, il se met à la critique médiatique et a l’analyse des images télévisuelles, ayant une volonté d’informer ses spectateurs des coulisses de l’Information.

En 1995, il présentera l’émission « Arrêt sur image » jusqu’en 2007 sur France 5 qui lui rapportera un immense succès. Après la suppression de la diffusion de son émission à la télévision, il l’a transposa sur internet sous le nom de : @rrêt sur image. En 2017, le site annonce le chiffre de 28000 abonnés.

En 2003, il sortira même un livre regroupant toutes ses idées notamment sur la désinformation : Le cauchemar médiatique. Cette même année , il sera licencié par le Monde qui l’accusera d’avoir écrit dans un passage du livre des propos « attentatoire à l’entreprise pour la quelle il travaille ». Il gagnera devant les prud’hommes contre le quotidien. Il sera embauché par le journal Libération où il écrit une chronique sur les médias tous les lundis.

Sources texte : Wikipédia

Ambre Deblois

Germain Dagognet rencontre les élèves de Montaigne

Germain Dagognet répond aux

questions des élèves.

Il est important pour les élèves de la classe médias du lycée Montaigne (75, Paris) de rendre compte au mieux le contenu de nos interviews. Pour cela, non seulement nous écrivons, mais aussi nous filmons. Les élèves rassemblent les mêmes moments de l’entretien et nous le postons sur notre blog.

A voir d’écouter et de voir….

https://drive.google.com/file/d/1NQgvbQwJZwNn87bDZPvfXg4dcyEOkZQ4/view?usp=sharing

Si cela ne suffit pas, nous photographions.

A vous de voir…

 

   

La Classe médias.

Germain Dagognet au lycée Montaigne

Les rencontres de Montaigne : Germain Dagognet

La classe Médias du lycée Montaigne a la chance et le privilège de recevoir chaque année différentes personnalités liées aux médias. Nous les interviewons sur leur parcours professionnel et leurs visions du monde des médias aujourd’hui. Il y a peu de temps, nous avons questionné Germain Dagognet, Directeur délégué de l’information en charge de France info pour France Télévision.

L’interview s’est déroulée en trois parties; tout d’abord, nous lui avons demandé de se présenter, puis, de nous parler de son parcours professionnel, et enfin, nous l’avons questionné au sujet des chaînes « tout info » dans l’objectif de connaître son avis à propos de celles-ci.

Au début, rien ne le destinait à exercer ce métier. Influencé par son père, il commence des études de droit. Il passe un DEA (Diplôme Etude Approfondi) de politique criminelle et droits de l’Homme à Nanterre. Il se passionne pour le journalisme à l’âge de 17 ans. Ses études lui permettent de forger plus tard son point de vue en tant que journaliste. À 25 ans, il fait de la politique durant trois ans, en tant que conseiller de la communication attaché au Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et des Sports. Ensuite, il exerce son métier de journaliste au sein de différentes chaines d’information. Il commence sa carrière de journaliste à Lyon au sein des radios libres. Germain Dagognet travaille à LCI en tant que rédacteur en chef de diverses émissions présentées par Claire Chazal, puis, aussi au côté de Michel Field et d’Anne Sinclair. Il a collaboré avec de nombreux journalistes comme David Pujadas ou Laurent Delahousse. Après 17 ans de travail, il quittera TF1 pour France Télévisions qui lui propose à l’époque un projet important. Celui-ci consistera à créer une chaîne d’information nationale : France Info.

Germain Dagognet a également expliqué le rôle du rédacteur en chef. Selon lui, le journal de 20 heures est l’aboutissement d’un travail. Le journaliste, qui présente le journal, a besoin de collaborateurs (journalistes, cameraman, monteur…) qui l’aident dans son travail. Les conférences de rédaction permettent de trier et de choisir les sujets abordés. il y en a que « l’on fabrique en une journée », mais il y a aussi des enquêtes qui demandent plus de temps. Le rédacteur en chef  retient les sujets qu’il estime être importants, mais surtout il définit un angle. Il travaille aussi à la mise en forme du journal et  respecte un ordre comme une Une dans la presse écrite. Il va du plus important ou moins important. En dernier lieu, il valide le texte du présentateur une heure trente avant le début du journal. Il veille aux propos tenus pour que le public visé puisse comprendre les propos de la présentatrice du 20 heures; il a toujours cherché à faire un journal populaire et exigeant.

Concernant nos questions sur les chaînes « tout info », Germain Dagognet nous présente les caractéristiques de ce média. Avant tout, il explique pourquoi il a quitté TF1 pour France Télévisions. C’est le projet de créer une nouvelle chaîne nationale et surtout un média global qui l’a incité à aller sur la télévision publique. L’objectif est de diffuser l’information sur des supports plus nombreux comme les réseaux sociaux. Il insiste sur son souhait de diffuser une information sérieuse et vérifiée. Il cherche aussi à toucher le plus grand nombre en ayant des objectifs d’audience. Mais cela n’est pas un fin en soi.

Il explique en quoi son travail est différent. Il insiste sur le nombre important d’émissions d’information sur France Télévisions et la liberté de travailler. Il met en avant une plus grande liberté à l’égard des annonceurs sur le service public. Toutefois, il ne rejette pas l’idée de parler de l’information comme un produit. Il existe selon lui de beaux produits comme il y a de belles émissions d’information.

Il a participé à la création de cette chaîne car il a le souci de toucher un jeune public qui a la particularité de s’informer sur Internet, principalement par le biais du téléphone. France Info répond ainsi à cette pratique actuelle en diffusant son information sur Internet. Il est conscient que l’importance du nombre de chaines tout info peut poser quelques problèmes. Il insiste sur le fait que les élèves doivent aussi trouver l’information dans la presse écrite. Ils doivent être aussi exigeants et exercer leur esprit critique.

A la question: existe-t-il une véritable objectivité dans les médias ? Germain Dagognet nous répond sans ambiguïté. Il faut selon lui essayer de se rapprocher en tant que journaliste de l’objectivité, mais il est toujours possible de traiter une information sous un autre prisme. Autrement dit, l’objectivité « absolue » est un leurre.

Il nous apprend aussi qu’il y a une différence de rythme entre TF1 et France Info, mais que les deux chaînes, pourtant l’une privée et l’autre publique, ont la même liberté d’expression.

À la fin de l’interview, Germain Dagognet nous a fortement conseillé de diversifier nos sources d’informations afin de se forger une opinion qui est propre à chacun.

Encore un grand merci d’avoir accepté notre invitation et d’avoir répondu à nos questions. Cette rencontre a été riche et nous avons beaucoup appris.

La Classe Médias

 

Les rencontres de Montaigne: Serge Moati

Comme chaque année, les élèves de la Classe Médias invitent une personnalité du monde des médias. Grâce à Yoann Gillet, nous avons pu rencontrer et questionner Serge Moati. Cet homme aux multiples facettes nous a captivé par ses propos pendant plus d’une heure en nous faisant partager ses passions, décrivant ses rencontres et ses entretiens. Il nous a donné son point de vue sur la situation politique et médiatique de notre pays.

Serge Moati, un homme aux multiples facettes.

Serge Moati est un acteur, écrivain ou encore producteur né en 1946 en Tunisie. Il est issu d’une famille tunisienne de 3 enfants et est toutefois reconnu pour ses talents d’interviewer à la télévision et pour son travail de réalisateur. Serge Moati est très présent dans la vie politique, il interview entre 1999 et 2009 un grand nombre de politiques dans son émission hebdomadaire “Ripostes” sur France 5. On voit passer dans son émission Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen ou encore Jean-Marie Le Pen ; sa manière d’interviewer ces personnages politiques est reconnue depuis 1999 par les professionnels des médias. Il est lié à la sphère politique avec ses débats, mais aussi dans son implication dans la vie politique. En effet, Serge Moati était le conseiller concernant l’audiovisuel de François Mitterrand, Président de la République de 1981 à 1995, dans les années 70 lorsqu’il se trouvait à l’Elysée. Il se trouvait aux côtés du président, il le conseillait avant chaque apparition à la télévision. Il a donc joué un rôle important dans la campagne présidentielle et pendant ses deux septennats de François Mitterrand. Comme il nous l’a précisé dans notre rencontre, François Mitterrand se méfiait les médias. Ce dernier considérait la caméra comme un « œil noir ». Serge Moati l’a aidé à mieux la maîtriser en le conseillant.

Parlons désormais de son rôle en dehors de la politique : Serge Moati débute tout d’abord comme assistant réalisateur au Niger en 1965. Il gravit les échelons peu à peu et devient réalisateur à “l’office de radiodiffusion-télévision française” (ORTF) disparu en 1975. En deux ans Serge Moati passe de directeur des programmes de France 3 Régions à directeur général entre 1982 et 1985. Il anime depuis 2012 “PolitiqueS” sur LCP. Serge Moati est aussi acteur, en effet entre 1959 et 2011, il joue dans cinq films où il croise les réalisateurs Claude Lelouch et François Truffaut. Serge Moati réalise des documentaires passant à la télévision comme “Mitterrand à Vichy” dans lequel il montre l’ambition d’un jeune de droite proche des extrêmes. Pour finir, Serge Moati est un auteur depuis 1986; il écrit une dizaine de livres en rapport ou pas avec la politique, comme Villa Jasmin, une biographie dans laquelle il raconte sa vie à Tunis.

Serge Moati est  père de 3 enfants qui partagent avec lui sa passion pour le cinéma. Félix Moati, ancien élève au lycée Montaigne, est désormais acteur et réalisateur que l’on a pu apercevoir dans “LOL” ou encore “A trois on y va”.

Serge Moati est donc un réalisateur très connu du public français, ceux que d’autres savent moins c’est qu’il a travaillé auprès du président François Mitterrand et qu’il a été pendant 10 ans directeur de France 3.

La Classe Médias

Le reportage…

Nous avons également souhaité photographier cet instant. Trois élèves ont eu la lourde charge de le suivre et saisir les moments significatifs de cette rencontre. Merci à Alexandre, Martin et Paul-Emile.

https://drive.google.com/file/d/1RYdP3Ounbo_XBBaU270oQ54JBZhpIX4q/view?usp=sharing

La Rencontre…

Mardi 16 janvier 2018, la Classe Média a eu la chance de rencontrer et s’entretenir avec Serge Moati. Ce fut très enrichissant, en voici les grandes lignes :

Tout d’abord, les élèves de la classe médias du lycée Montaigne ont interrogé Serge Moati sur son parcours professionnel.

Serge Moati se considère comme producteur, réalisateur, documentaliste, patron de société, écrivain et animateur d’émissions politiques, mais pas journaliste. Il n’a pas de carte de presse, il trouve cela réducteur. Aucune de ces activités ne le passionne plus qu’une autre « il n’y a pas de genre supérieur aux autres ».
Il a du mal à consacrer beaucoup de temps à toutes ses activités. Depuis tout petit, il a peur de l’ennui, il cherche à créer, il a « une passion pour tout faire ».
Au cours d’un casting pour le film Les 400 coups, François Truffaut voit en Moati le réalisateur et non l’acteur. Quelques années plus tard, ils se sont aidés mutuellement dans leurs projets.

Au Niger, pour un petit boulot, Serge Moati rencontre le grand cinéaste Jean Rouche qui l’embauche comme assistant pour porter sa caméra. A ses cotés, il découvre les secrets du métier : « il m’a appris à regarder avec un œil qui filme et un autre qui regarde » et, grâce à lui, il apprit à faire des documentaires.

Dans un deuxième temps, nous l’avons interrogé à propos de ses interviews. Au cours de sa vie, il a réalisé de nombreux documentaires et à travers eux des interviews, notamment celles de personnalités politiques comme Jean-Marie Le Pen.

Il a été également le conseiller audiovisuel de François Mitterrand ce qui lui a permis de bien le connaître et d’entretenir des liens très forts. Dans sa manière de faire, il met en place une relation très naturelle entre ses invités qu’il choisit toujours lui-même, mais ne souhaite pas interviewer des personnes qu’il connaît trop.

Serge Moati a la particularité d’écouter, de mettre en confiance, d’être en empathie et de rassurer son interlocuteur : comme il l’a fait avec Mitterrand très retissant au monde de la télévision et de la caméra qui pour lui était un « œil noir » qu’il détestait.

Pour lui, il est important de ne pas trop se préparer, ne pas se référer automatiquement au texte qu’on a écrit, ne pas interférer dans la discussion, se laisser guider par le récit ; il s’intéresse toujours à la vérité des gens, n’adhère pas aux idées des personnes avec qui il discute et fait en sorte qu’elles puissent « se raconter des choses ». Dans cette situation, différente des autres journalistes, Serge Moati a laissé parler Le Pen sans l’interrompre même quand ses propos étaient déplacés. En tant que patron de chaîne pendant 10 ans, il n’a pas apprécié la manière dont on traitait Le Pen, même s’il ne partageait pas particulièrement ses idées. A tel point qu’il en a écrit un livre. Certaines interviews ont fait polémique comme celle avec Jean-Marie Le Pen, connu pour être provocateur et cynique. Paradoxalement une relation s’était établie entre lui et Le Pen qui le faisait rire bien qu’opposé à ses idées.

Il nous a fait la confidence qu’aujourd’hui la personne qu’il aurait interviewé aurait été Donald Trump parce qu’il pense que son comportement excessif n’est pas anodin. Un autre personnage qui l’a frappé est Emmanuel Macron, Président de la République, qui est un personnage d’après lui « très étrange » et qui fascine tout le monde. Dans son interview face à Marie Le Pen, il paraissait très calme et elle par opposition très antipathique et violente. Au cours de sa prestation au Louvre, Emmanuel Macron lui a fait penser à François Mitterrand par son allure et dans la mise en scène (Moati ayant été le réalisateur de la mise en scène de Mitterrand à la cérémonie du Panthéon).

Dans un troisième temps, nous souhaitions entendre l’avis de notre invité sur l’interview du 17 décembre 2018 entre Emmanuel Macron et Laurent Delahousse. Son regard de téléspectateur et d’expert a reconnu la belle mise en scène de cet entretien sans rien y apprendre de nouveau. D’après Serge Moati, l’interview présidentielle n’est ni «formidable », ni « très intéressante ». On se serait cru à une visite guidée de l’Elysée et cela ne relève pas du journalisme.

Nous l’avons ensuite interrogé sur les médias en général. Tout d’abord, la presse, notamment la presse papier ne va pas bien. On le constate à la baisse nette du lectorat dû aux smartphones et aux réseaux sociaux. En plus des nombreux supports, les médias ne prennent pas suffisamment de risques car les grands groupes limitent les presses d’opinion. Serge Moati a également réagi au discours prononcé par Emmanuel Macron qualifiant le service public de la « honte de la République » ; il considère ces propos d’une violence extrême. Serge Moati déplore également le manque d’ambition culturelle de l’Etat et se dit triste et en colère.

Au terme de l’entretien, il nous a confié que, prochainement, il envisageait de partir en Israël pour filmer des personnes de tout horizon et peu connues pour y trouver de nouvelles personnalités dans le cadre des 70 ans de la création de cet Etat. De plus, nous avons aussi eu la chance d’avoir en exclusivité le titre de son prochain livre « L’ardoise magique ».

L’interview s’est conclue en beauté, Serge Moati nous a fait l’honneur d’accepter de devenir le parrain de la classe médias 2017-2018 du lycée Montaigne et d’être présent à la soirée médias organisée par le lycée fin mai.

Encore un grand merci d’avoir accepté notre invitation.

La Classe Médias.

L’enregistrement…

Pour restituer fidèlement cet instant passé avec Serge Moati, la Classe Médias a décidé de diffuser l’intégralité de l’entretien. Nous avons ajouté également un deuxième enregistrement pendant lequel il nous fait partager ses sentiments à l’égard de François Mitterrand pendant lequel il nous parle des relations qu’il a entretenues avec le maréchal Pétain. Il évoque aussi d’autres rencontres.

Nous sommes désolés pour la qualité de l’enregistrement qui est un peu difficile, mais le contenu plus intéressant.

A vous d’écouter.

https://drive.google.com/file/d/1F1c1FC3kJnP5P1Qwzompphcnnz35w0PW/view?usp=sharing 

https://drive.google.com/file/d/1VHVgUWlkB7bn92nGGE7S3al1QzMmGA_P/view?usp=sharing

La Classe Médias

 

Les rencontres de Montaigne: Mme Sylvie Robert, sénatrice.

Chaque année, les élèves de la Classe Média du lycée rencontrent une personnalité des médias, du monde politique ou de la communication. Cette année, nous n’avons pas dérogé à la règle. Mme Sylvie Robert, sénatrice, nous a fait le plaisir d’accepter notre invitation.

Elle nous a présenté son parcours politique et expliqué pourquoi elle s’est engagée. Elle nous a expliqué que, tout au long de sa carrière, elle a travaillé avec les médias tout en faisant appel à eux, mais aussi en restant très vigilante.

Les élèves ont fait un portrait de Mme Sylvie Robert, ont présenté le fonctionnement et les réformes possibles du Sénat.

Une femme engagée…

Un engagement politique au service de ses concitoyens

Le jeudi 9 novembre, Madame Sylvie Robert nous a fait l’immense plaisir de répondre favorablement à notre invitation. Les élèves de la classe média l’a reçu dans le cadre des rencontres de Montaigne. Une rencontre qui nous a donné l’opportunité de discuter avec elle de son métier de sénatrice, de son parcours et engagement politiques, de l’égalité homme-femme en politique ainsi que de ses rapports avec les médias.

Les premiers pas de Sylvie Robert dans le monde politique
Madame Robert est sénatrice ; elle représente le parti socialiste au Sénat depuis le 1er octobre 2014. Rien ne la prédestinait à avoir un parcours politique, elle n’a pas été élevée dans une famille ou un milieu politisé. Les sujets politiques n’étaient pas abordés au quotidien dans sa famille. Son entrée à l’université constitue le début de son engagement politique. La réforme envisagée par le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche du gouvernement de Jacques Chirac en 1986, M. Duvaquet, la pousse à prendre position politiquement et la propulse sur le devant de la scène. Elle estime que les réformes envisagées par ce gouvernement ne vont pas dans le bon sens : des droits universitaires plus élevés, une sélection qui ne dit pas son nom… Les étudiants mécontents de cette réforme décident alors de descendre dans les rues, elle participe alors à de nombreuses manifestation. Elle souhaite ardemment que les choses changent. Pour elle, cette mesure est “une injustice” et ses camarades de classe pensent de même. Prise par ce combat politique, elle s’engage dans des groupes qui se retrouvent assez régulièrement pour discuter de politique. La fin de la révolte étudiante ne marque pas la fin de son engagement politique. Tout à d’abord dans un syndicat étudiant, son engagement se fait plus fort lors de son entrée au Parti socialiste. Elle commence à réfléchir sur la société mais elle se sent impuissante. Comment agir pour faire bouger les choses… Puis, le maire de Rennes, Edmond Hervé, la repère et lui demande d’être sur sa liste aux élections municipales ; c’est ainsi que commence sa carrière politique aux niveaux municipales et régionales.
Mme Robert devient en 1989 conseillère municipale de la ville de Rennes. Elle hésite encore sur la direction à donner à sa carrière politique. Elle souhaite faire Science-Po et possède un poste en CDI dans un théâtre en Suisse. En 2001, elle envisage de mettre un terme à sa carrière politique car elle n’arrive pas à mener de front sa vie familiale et professionnelle. Le maire souhaite à tout prix la garder au sien de son équipe et lui propose ce qu’elle veut en échange de sa fidélité. C’est une décision très compliquée pour elle. Mme Robert doit choisir entre une carrière politique et artistique. Elle choisit finalement de mettre de côté le théâtre et de se consacrer exclusivement à la politique. Elle devient alors vice-président de Bretagne. Sa carrière au Sénat commence en 2014.

Les relations homme-femme dans le monde politique
Mme Sylvie Robert aborde ensuite les relations qui existent entre les hommes et les femmes en politique et de la vie quotidienne au Sénat. Elle commence par nous dire : « Il y a peut être maintenant moins de difficulté à être une femme en politique aujourd’hui”. Toutefois elle rappelle la loi de Lionel Jospin sur la parité Homme-Femme en politique. Dans un premier temps, méfiante, elle doit reconnaître qu’elle a permis à des femmes d’obtenir des postes à responsabilité. Malgré cette loi, il y a tout de même moins de femme en politique ; elle observe la faible présence de maire femme à la tête des grandes villes françaises. Paris est l’exception qui confirme la règle. Elle souligne que la condescendance et le surplus d’arrogance d’une minorité d’hommes politiques peut décourager les femmes en les dévalorisant et en tenant des propos injurieux. Madame Robert nous informe aussi que « pour faire de la politique, il faut le vouloir, l’assumer, ce n’est pas simple ». Les remarques sexistes à l’égard des femmes politiques récurrentes empêchent les femmes d’exercer comme elles souhaiteraient le métier de femme politique. Malgré tout, le nombre de femmes présentes en politique augmente beaucoup et ne va cesser d’augmenter. On peut penser que les années futures permettront à de nombreuses d’être élues et d’occuper des postes ministériels de premier ordre.

Les relations avec les médias.
Au Sénat, les sénateurs ont peu de rapport avec les médias contrairement à l’Assemblée nationale où les journalistes sont souvent présents et interrogent régulièrement les députés. D’après Madame Robert, il y a au niveau local un lien particulier avec les médias. Les hommes-femmes politiques sont plus accessibles ; il y a une forme promiscuité entre les deux partis. Ils travaillent souvent de paire. Mais l’émergence des réseaux sociaux bouleverse la donne et modifie les relations. Ils permettent aux journalistes de récupérer des informations de manière indirecte ; ils les utilisent sans croiser leurs sources et diffusent l’information sans quelle soit vérifiée, c’est qui est arrivé à Mme Sylvie Robert.

La communication politique se fait désormais via les réseaux sociaux comme nous l’affirme Mme Robert. Les polémiques sont de plus en plus importantes, un élu de la République a un jour posté sur son compte Facebook une phrase et des photos inacceptables. Mme Robert s’est alors empressée de lui répondre. Les médias sont reprises et sorties de son contexte. « Le moindre mot peut-être mal interprété, il faut faire attention à tout ce que l’on dit », ajoute Mme Robert. Les médias utilisent les politiques pour faire le buzz ; les journalistes cherchent toujours à être les premiers sur un sujet au risque de travestir la vérité. Toutefois, ils sont obligés de travailler ensemble. Mais ils sont comme chien et chat ; ils se méfient mutuellement des intentions de l’autre.

Encore un grand merci à Mme la Sénatrice, Sylvie Robert, de nous avoir donné de son temps. Son intervention nous a permis de comprendre pourquoi il est important de s’engager pour défendre ses idées et de lutter contre les inégalités qui existent au sein de notre société. Elle a nous également montré que le monde politique était parfois dur et que le combat quotidien. De plus, le couple politique-médias reposait sur des relations particulières où chacun se méfie de l’autre. A travers cette rencontre, nous avons beaucoup appris et nous espérons revoir Mme Sylvie Robert à notre soirée média du mois de juin. Encore un grand merci pour nous avoir donné la possibilité de visiter le Sénat.

Faut-il réformer le sénat ?

En 1988, le Premier ministre à cette époque, Lionel Jospin, a traité le Sénat d’« anomalie démocratique ». En utilisant cette formule, il cherchait surtout à cibler son mode de scrutin, et non pas le principe d’une deuxième chambre. Marine Le Pen également estimait en janvier 2014 qu’elle ne « voyait plus bien à quoi servait le Sénat ». Jugé trop coûteux, superflu mais aussi déconnecté du peuple par la gauche tout comme par la droite, les critiques sont amères et extrêmement nombreuses. En effet, les sénateurs sont désignés lors d’un suffrage indirect, par les députés et les élus locaux contrairement aux députés qui sont choisis par le peuple. De plus, l’enjeu mis en avant dans cette institution est la représentation des territoires, ce qui est donc très important, mais pas assez précis pour le peuple sous le contrôle du Sénat. Les pistes de réformes sont donc très nombreuses. L’une d’elles, par exemple, serait de rassembler le Sénat avec le Conseil économique, social et environnemental. Une question est donc posée ici : « Faut-il donc réformer le Sénat ou le garder tel qu’il est aujourd’hui ? »

L’idée de supprimer le Sénat est née dans l’esprit du général de Gaulle en 1969. Il avait demandé l’avis des Français lors d’un référendum qui l’avait poussé à la démission. Le bilan est clair, les Français sont attachés au Sénat. Depuis, certains leaders des partis Jean Luc Mélenchon et Marine le Pen ont tenté à leur tour de proposer sa suppression. Mais, de même, le peuple a parlé. Les partisans de cette idée sont notamment motivés par l’inégalité de la représentation des Français au niveau du Sénat. En effet, la Creuse compte un représentant pour 65000 habitants tendis que le Var en compte un pour 271 000 habitants. La solution apportée par les partisans est de conserver le Sénat mais de le réformer.

Vous l’aurez compris; cette idée de réformer le Sénat est née, il y a quelques années déjà en 1969. Depuis cette date, le débat reste ouvert, les idées se multiplient et les avis s’opposent. Les leaders des grands partis politiques prennent partis, la question reste entière : le Sénat doit-il être supprimé ou réformé ? On n’a toujours pas de réponse.

Paul COMPAIN, Abdel Moumene AFTIS, Paul-Emile PIERRE, Nidhal, Dahlia KUBOTA, Martin MAURER, Alexandre GERARD-GRABOIS, Agathe LE BLOA

 

Histoire du palais du Luxembourg-Sénat

Le palais du Luxembourg occupe une surface de vingt-cinq hectares, il est en forme de carré presque régulier dont chaque côté mesure environ 500 mètres. Il est absolument droit du côté ouest et du côté sud, légèrement courbé du côté nord le long de la rue de Vaugirard, et sensiblement convexe le long du boulevard Saint-Michel. Dans ces mesures, est comprise l’École des mines, qui
forme enclave de ce dernier côté, mais n’est pas comprise l’avenue de l’Observatoire, qui prolonge le jardin du côté sud dans l’axe du palais.
Cette vaste surface se divisait au XVIe siècle en deux régions distinctes. L’une, du côté du midi, et à laquelle on accédait par la rue d’Enfer mais aujourd’hui par le boulevard Saint-Michel, renfermait le couvent, l’église et les jardins des frères Chartreux.

Saint Louis les avait établis, en 1259, sur l’emplacement du château royal de Vauvert ou Valvert, depuis longtemps abandonné, et hanté, disait-on, par un démon devenu très populaire sous le nom « de diable de Vauvert » ; on a même attribué à ces apparitions le nom d’Enfer donné à la rue qui menait vers ces parages redoutés ; mais cette pauvre rue, était tout simplement via infera, la rue basse, par rapport à la rue Saint-Jacques, dont le niveau est beaucoup plus élevé. L’ancien Valvert, comme son nom l’indique, était en effet une vallée serpentant au pied du mont Leucotitius, et bordant un plateau sur lequel un camp romain subsista jusqu’au règne d’Honorius.
La seconde partie de ce plateau, entre le domaine des Chartreux et la rue de Vaugirard, était divisée en propriétés particulières, dont les plus considérables étaient la ferme de l’Hôtel-Dieu et le Clos aux Bourgeois, appartenant à la grande confrérie des bourgeois de Paris, d’où le nom de rue des Francs-Bourgeois, longtemps porté par l’extrémité de la rue Monsieur-le-Prince, entre la rue de Vaugirard et l’ancienne place Saint-Michel.

Au milieu de ces fermes, de ces champs et de ces jardins, le président Alexandre de La Thourette, de la cour des Monnaies, avait fait construire, sous François Ier, un hôtel qui, saisi par ses créanciers, fut adjugé en t 564 à Jacqueline de Morinvilliers, veuve de Robert de Harlay de Sancy, laquelle le céda en 5570, moyennant 1,000 livres de rentes, à François de Luxembourg, prince de Tinguy ; enfin le fils et héritier de celui-ci, François de Luxembourg, duc de Piney, vendit l’hôtel et le domaine dits de à Marie de Médicis, le 2 avril 1612, pour environ 90,000 livres.
La reine régente, veuve d’Henri IV depuis moins de deux ans, voulait profiter de son pouvoir présent pour se bâtir une somptueuse demeure, qui devait porter le nom de Palais de Médicis, et qui, malgré ses destinations diverses, conserve à travers les siècles écoulés le nom de MM. de Luxembourg.
Cependant l’ancien hôtel fut entièrement démoli et la reine fit construire en 1615 par son architecte, Jacques-Salomon de Brosse, le magnifique palais qui fait l’ornement de la rive gauche de la Seine à peu près achevé en 1631.
Installée, dès 1625, dans le Palais, Marie de Médicis doit le quitter l’année même de son achèvement, et s’exiler sur l’ordre de son fils Louis XIII, à l’issue de l’épisode dit de la  » journée des dupes « .

Le Palais conserve toutefois sa vocation de résidence princière. Légué par Marie de Médicis, en 1642, à son second fils Gaston d’Orléans, frère puîné de Louis XIII, le Luxembourg devint le palais d’Orléans ; il passa par succession à la grande Mademoiselle duchesse de Montpensier, fille unique du premier mariage de Gaston, puis à Élisabeth Mademoiselle d’Alençon, duchesse de Guise, sa
seconde fille d’un second mariage, qui le céda au roi en 1694. Il fut ensuite attribué comme résidence à Louise-Élisabeth d’Orléans, veuve de Louis Ier, fils de Philippe V, reine douairière
d’Espagne, qui s’y laissa mourir en 1742. Par un édit du mois de décembre 1778, le roi Louis XVI l’accorda à son frère Louis-Stanislas-Xavier, Monsieur, comte de Provence, à titre d’augmentation d’apanage.

La Révolution déclara le palais du Luxembourg propriété nationale et la Terreur en fit une prison. Avant d’être affecté, en 1795, au Directoire, puis, fin 1799, au « Sénat conservateur », il subit de profondes modifications architecturales afin de lui permettre de répondre mieux à sa vocation parlementaire. Tandis que son aspect extérieur reste, pour l’essentiel, inchangé, ses aménagements
intérieurs sont très sensiblement modifiés, entre 1799 et 1805, par l’architecte Chalgrin. L’escalier principal d’accès au premier étage laisse la place à la Salle des Séances du Sénat et se trouve, de ce fait, déplacé de la partie centrale du bâtiment vers l’aile Ouest.

En 1814, le Palais est affecté à la « Chambre des Pairs » de la Restauration. Sous la Monarchie de Juillet, l’accroissement du nombre des Pairs de France conduit l’architecte Alphonse de Gisors, à avancer la façade sud de trente mètres sur le jardin, pour permettre la construction de la Bibliothèque et de la Salle des Séances actuelles. Il tire, en 1852, les ultimes conséquences de ces
extensions, en supprimant, sur l’ordre de Napoléon III, les cloisons séparant encore les trois salles du bâtiment principal, réalisant ainsi la grande galerie, dénommée aujourd’hui « salle des Conférences », dans un Palais affecté au Sénat du Second Empire et qui a accueilli, en 1848, l’éphémère « Commission des travailleurs ».

A la chute du Second Empire, le Palais abrite d’abord la Préfecture de la Seine. En 1879, lorsque le siège des Pouvoirs publics est transféré de Versailles à Paris, il est affecté au Sénat de la IIIème République, qui y siège jusqu’en 1940, date à laquelle il est occupé par l’État-Major de la LuftwaffeOuest.
En 1944, le Palais devient le siège de l’Assemblée consultative provisoire. En 1945, la Haute Cour de justice y tient ses séances, puis en 1946, la Conférence de la Paix. Enfin, fin 1946, le Palais est affecté au Conseil de la République, puis, en 1958, au Sénat de la Vème République.

Kamila KACIR, Leocan PARADA, Ines PONTIGGIA, Victor
sources:
https://www.paris-pittoresque.com/monuments/39.htm
https://www.senat.fr/evenement/archives/patrimoinelux.html

 

Comment traiter l’information par M. Pierre Fernandez de l’AFP.

Le mardi 31 Janvier 2017, nous avons reçu M. Pierre Fernandez, responsable du service photographies, à l’Agence France Presse. Avant d’occuper ce poste, il s’est passionné pour les langues et a beaucoup voyagé. Puis il est devenu photographe et journaliste. En tant que journaliste, il a toujours été soucieux de l’exactitude des faits et de l’information. Il a gravi tous les échelons pour devenir responsable d’un service important de l’AFP.

M. Fernandez exerce ses premières armes en tant que photographe pendant son service militaire. Il devient par la suite correspondant de guerre et passe plus de 3 mois au Liban où la guerre fait rage.

L’AFP (Agence France Presse) qui compte maintenant près de 400 photographes était à cette époque à la recherche d’un journaliste photographe.  Après quelques années dans différents services, il est aujourd’hui rédacteur en chef et patron de la partie photographie du réseau Europe-Afrique-Proche Orient

Pour rappel, l’AFP a été crée en 1835 par Charles-Louis Havas, mais le nom que nous connaissons aujourd’hui ne lui a été attribué qu’en 1944 lorsque 8 journalistes ont pris le contrôle de l’agence suite à la prise en main par le régime de Vichy. Jean Marin, journaliste de la France libre à Londres, est celui qui rédige le statut qui garantit l’indépendance de l’AFP en 1957. C’est à partir de 1985 que la photographie s’installe dans l’agence. A cette époque, une photographie en couleur mettait  30 minutes pour parvenir au bureau parisien. Aujourd’hui elle met moins de 30 secondes. L’AFP compte maintenant plus de 200 bureaux dans 150 pays et toute l’actualité est traduite en 6 langues. L’information s’est beaucoup modernisée notamment avec la vidéographie qui, jusqu’en 2000, coûtait trop chère.

Durant son intervention, M. Fernandez a aussi insisté sur le fait de vérifier les informations que nous partageons et que nous voyons sur les réseaux sociaux. Il est vrai qu’avec ce type de média aujourd’hui tout peut se propager très vite, il en va de la responsabilité de l’AFP de rester vigilante et attentive devant toutes informations. Elle ne peut plus se permettre de transmettre des informations erronées comme l’annonce du décès de Martin Bouygues, Directeur général de TF1. Il faut veiller que toutes les informations soient triplement sourcées. De plus, il faut se poser des questions sur la pertinence de cette information avant de la diffuser et de la donner aux différents médias.

Pour finir, Il nous a conseillé sur les travaux que nous réalisons cette année en classe média, en l’occurrence l’importance des angles d’attaque et le fait de traiter le sujet le plus précisément précis. En effet, partant d’exemples, il nous a rappelé que nos sujets ne doivent pas excéder 2 minutes et ils doivent être construits comme une composition avant une introduction, un développement et une conclusion. De plus, il est essentiel de ne pas oublier les 5 W…

Encore un grand merci à M. Fernandez d’être venu au lycée Montaigne pour nous présenter son travail et de nous avoir conseiller.

Nina Bernard avec la participation de Pauline Griton