Les narcotrafiquants terrorisent le Mexique.

Émeute et fusillade pour le narcotrafic : une vingtaine de morts au Mexique

Lors de l’émeute qui s’est déroulé le 1 janvier 2023 dans une prison de Ciudad Juarez, à la frontière avec les Etat Unis, une quinzaine de personnes sont décédées

L’attaque s’est produite dans la prison de la ville frontalière de Ciudad Juarez, dans l’Etatmexicain de Chihuahua, dans le nord du pays le dimanche 1 er janvier. Des hommes armés sont arrivés dans six camionnettes blindées et ont ouvert le feu sur les gardiens. Au même moment, des commerces étaient pris pour cible dans la ville. Profitant de la diversion, vingt-cinq prisonniers ont fait usage d’armes qui avaient été introduites clandestinement dans la prison, pris en otage les gardiens avant de parvenir à s’enfuir, laissant derrière eux dix-neuf morts, dont dix surveillants. Parmi les évadés figure le chef d’un gang allié au cartel de Juarez dans sa guerre contre celui de Sinaloa, autrefois dirigé par Joaquin Guzman, « El Chapo », condamné à a prison à vie aux Etats-Unis.
Selon les médias locaux, certains détenus ont déclenché une émeute à l’intérieur de la prison, mettant le feu à divers objets et affrontant les gardiens. La fusillade a déclenché des scènes de panique parmi les habitants à l’extérieur de la prison, et le bureau du maire a demandé à la population de ne pas s’approcher de la zone.
Lorsque l’armée a repris le contrôle de la prison, cinq heures après le début de la mutinerie, elle a confisqué des armes et des dizaines de téléphones portables, et découvert dix « cellules VIP » (formule du général Luis Cresencio Sandoval, le ministre de la défense mexicain) qu’occupaient les détenus les plus influents. A la différence des autres cellules, elles étaient propres, spacieuses et équipées d’une télévision.
L’une d’elles contenait un coffre-fort rempli de drogue, 4 kilos de crystal meth (métamphétamine), 1,5 kilo d’héroïne, 40 grammes de cocaïne et 16,2 kilos de cannabis ainsi que l’équivalent de 85 000 euros en espèces. Elle était occupée par Ernesto Alfredo Piñon de la Cruz, surnommé « El Neto », le leader de la mutinerie. Ce dernier était le chef du gang Los Mexicles, l’une des deux cellules du cartel de Sinaloa autrefois dirigé par Joaquin « El Chapo » Guzman – qui opèrent à Ciudad Juarez, dont les vingt-cinq fugitifs sont membres. Jeudi à l’aube, « El Neto », 33 ans, a été tué dans un affrontement avec la police et l’armée, dans un quartier de l’ouest de la ville, lors d’une opération.
Les détenus exerçaient un contrôle total et pouvaient introduire ce qu’ils voulaient, observe Oscar Maynez, criminologue et professeur à l’université autonome de Ciudad Juarez. Les gardiens de prison, comme les policiers locaux, tombent sous la coupe des organisations criminelles, que ce soit à la suite de menaces, de pots-de-vin ou des deux. »
Le centre de réinsertion sociale de Ciudad Juarez, où s’entassent 3 901 prisonniers pour une capacité maximale de 2 800 détenus, a déjà été le théâtre de plusieurs soulèvements violents. Depuis une quinzaine d’années, les groupes criminels l’utilisent comme centre d’opérations dans la lutte pour le contrôle de la ville contre leur rival, le nouveau cartel de Juarez. Jumelle d’El Paso, au Texas (Etats-Unis), Ciudad Juarez occupe une place stratégique pour le trafic de drogue et de migrants en direction du voisin nord-américain. La prison de Ciudad Juarez, ville cruciale pour le trafic de drogue vers les Etats- Unis, héberge des membres des branches armées des cartels de Sinaloa et de Juárez, qui se disputent le contrôle de la région depuis plus de quinze ans. Cette prison d’État a été le théâtre de plusieurs rixes et émeutes, dont une qui avait fait 20 morts en mars 2009, l’une des plus sanglantes de l’histoire du pays. En août 2022, un affrontement entre bandes rivales avait fait trois
morts parmi les détenus.
Les centres de détention du Mexique, principalement ceux gérés par les Etats, souffrent de problèmes chroniques de surpopulation et de violences, qui se sont aggravés ces dernières années en raison des combats entre groupes criminels. Selon les chiffres officiels, le Mexique a enregistré plus de 340.000 homicides, attribués pour la plupart à des organisations criminelles, depuis le lancement d’une offensive militaire antidrogue controversée en décembre 2006.

Une autre fussillade
Cinque jours après l’émeute de la prison, Ovidio Guzman, fils d’El Chapo, se fait arrêter lors d’une opération à Culiacan, capitale du Sinaloa. Il est accusé de dirigé la faction « Los Menores » lié au cartel du Pacifique soit le cartel de Sinaloa. Lors de l’arrestation d’El chapo en 2016, le cartel de Sinaloa se sépare en deux partis : l’une dirigé par ses trois fils et l’autre dirigé par Ismael Zambada (El Mayo). D’après une certaine rumeur, il aurait donné la localisation d’Ovidio Guzman. Mais il se peut aussi que se soit un des rivaux du cartel de Sinaloa, le cartel Jalisco, qui soit responsable de son arrestation puisqu’au Mexique il y a deux manières de neutraliser un concurrent : l’assassiner ou le faire arrêter. Après cette arrestation, d’intenses coups de feu ont eu lieu entre des militaires et des hommes du cartel. Il y a eu 10 morts chez les militaires, 19 morts et 21 arrêtés chez les hommes de Sinaloa. Les tirs se sont produits à l’aéroport où un avion de ligne et un appareil militaire ont été touchés. Ovidio a été transféré à la prison El altiplano d’où son père s’est évadé en 2015. De plus, les Etats-Unis offraient 5 millions de dollars pour la capture des quatre fils d’El chapo,  Joaquín Guzmán López, Ivan Archivaldo, Jesus Alfredo et Ovidio Guzman.
Selon la DEA (Drugs Enforcement Administration) le cartel est considéré comme le principal responsable du trafic de fentanyl, une drogue 50 fois plus puissante que l’héroïne. Aussi, Ovidio est suspecté d’avoir ordonné l’assassinat d’informateurs, d’un trafiquant de drogue et d’un célèbre chanteur qui avait refusé de venir chanter à son mariage.
Enfin, ce n’est pas la première fois qu’Ovidio se fait arrêter. En 2019, il est relâché sous ordre du président après de violents incidents dans la région de Culiacan.

Faradji Kenza
Ponchy Lucie

Un livre pour ne rien dire…

Nouveau scandale pour la famille royale britannique

Encore de nouvelles révélations sur les dessous de la famille royale britannique ont pu être découvertes ce mardi grâce à la parution du « suppléant » les mémoires du Prince Harry.

Apres d’énormes révélations sorties en 2021 lors de l’interview d’Ophrah Winfrey, après une série Netflix inédite le couple Meghan et Harry nous dévoilent encore de nombreux secrets
C’est Harry qui a décidé de publier un mémoire dans lequel il raconte sa vie de couple et sa première dispute avec Meghan. Il accuse son frère William de l’avoir jeté au sol lors d’une dispute, il accuse aussi l’épouse de son frère, Kate, d’avoir eu des stéréotypes envers Meghan. Il parle aussi de la mort de sa mère, la princesse Diana et comment ce tragique accident l’a affecté et traumatisé à vie. Il dit qu’il n’a pleuré qu’une seule fois le décès de sa mère, il était dans le déni. Il s’en prend aussi à l’épouse de son père Camila, il affirme qu’elle aurait envoyé des conversations privées aux médias
Selon lui, il ne fait pas ça pour nuire à sa famille, mais plutôt en signe de réconciliation. On rappelle qu’Harry et Meghan ont quitté Buckingham palace à partir du 30 mars 2020 mais ont tenu à garder leur titre de duc et duchesse de Sussex.

Depuis ce jour, Harry et Meghan ne cessent de dénoncer les propos racistes qu’ont pu avoir la famille royale à l’égard de Meghan ou de leurs enfants, mais aussi le fait qu’ils n’aient jamais intégré Meghan au sein de la famille.
Ce n’est pas pour autant qu’Harry et Meghan n’ont pas fait le déplacement lors du décès de la reine en septembre dernier, on a même pu apercevoir Meghan versait des larmes.
La famille royale britannique ne cesse de se déchirer, ce qui peine beaucoup le peuple Anglais.

Sources : The Guardian, BBC…
Louna

Une réforme qui passe mal…

Réforme des retraites

Elisabeth Borne a annoncé mardi soir les détails de la réforme des retraites.

Comme un symbole. La réforme concerne les travailleurs nés après septembre 1961 alors qu’Elisabeth Borne est née en avril 1961. La première ministre compte-elle partir à la retraite à 62 ans, comme prévu dans la loi jusque-là ?
En effet, la locataire de Matignon a dévoilé le projet de loi pour la réforme des retraites. On y retrouve notamment le report progressif de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, l’allongement de la durée de cotisation qui passera à 43 ans de travail. De plus, les travailleurs en « carrière longue » pourront toujours bénéficier d’un départ anticipé entre 58 et 62 ans et la pension minimale sera portée à environ 1 200 euros net par mois pour tous les retraités.
Emmanuel Macron avait prévu, dans son programme, de reporter l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, mais le gouvernement s’est plié à la volonté de Les Républicains, qui souhaitaient eux un départ à 64 ans. Le groupe LR pourra donc voter le projet de loi en séance à l’Assemblée Nationale.
Les principaux groupes d’opposition, la Nupes et le RN étaient eux favorables à un départ à la retraite à 60 ans et sont vent debout contre cette réforme. De même pour les principaux syndicats de travailleurs, qui ont déjà fixé au 19 janvier la première journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites.
Après les 49.3 consécutifs, le gouvernement serait-il prêt à faire passer cette réforme alors que plus de 55% des français se déclarent contre cette réforme ?

Sources: Le Monde, Libération, Public Sénat, La Croix

Aliosha Laruelle

Un froid polaire traverse les Etats-Unis.

Etats-Unis: La tempête qui fait froid dans le dos.

Que se passe-t-il ?

Le 21 décembre 2022, les Etats-Unis sont frappés par une tempête hivernale qui n’avait jamais été de cette ampleur jusqu’à présent. Ce phénomène est en réalité une tempête de neige associée à un autre aléa comme le vent, le grand froid ou encore les précipitations qui peuvent avoir comme conséquences la pluie, la neige, le verglas et des rafales. Ceci est dû à la dépression des latitudes moyennes. Elle est formée entre la ligne des tropiques et le cercle polaire. Mais ce n’est pas tout, depuis vendredi dernier cette tempête hivernale est devenue une “bombe dépressionnaire”, c’est la rencontre entre deux masses d’air l’une très froide en provenance de L’Arctique et l’autre, tropicale, en provenance du Mexique. Elle serait capable de créer des inondations côtières et des vents de la force d’un ouragan.

Le cauchemar américain !

Sur la côte Est des États-Unis, plus de 30 personnes ont perdu la vie. Au total, plus de 200.000 foyers n’ont plus d’électricité, sans chauffage, avec des températures extrêmes. Les Américains vivent parfois coincés chez eux à cause de la neige. Un peu partout dans les villes américaines, comme à Denver ou à Chicago, des refuges ont été ouverts pour accueillir les personnes dans le besoin, afin de leur permettre de se réchauffer, et ainsi les protéger des risques d’hypothermie. Certaines routes sont impraticables et coupent donc la liaison entre certaines villes et régions. 27 victimes sont à dénombrer dans un seul comté de l’État de New York : “c’est bien trop tôt pour dire que c’est terminé”, a mis en garde la gouverneure de New York, Kathy Hochul, elle ajouta même : “c’est le blizzard du siècle”. Un appel a eu lieu entre Le président et La gouverneure pour discuter des mesures à prendre dans l’Etat de New York qui est particulièrement touché par cette tempête. Joe Biden adressa ses plus sincères condoléances aux familles des victimes dans un tweet : “Mon cœur est avec ceux ayant perdu un proche”, les Etats-Unis ne sont pas le seul pays touché par la bombe cyclonique, le Canada subit aussi les conséquences de la tempête, les températures sont descendus jusqu’à -50°c. Nous pouvons donc nous poser une dernière question: est ce que tous ces incidents sont liés au réchauffement climatique ou non ?

                                                     Manuela & Lou Lewis

Sources :

Le Monde
Le Parisien
Radio France
20 minutes
BBC
The Guardians

Les pirates s’attaquent à l’hôpital.

Doit-on s’inquiéter de l’augmentation des piratages d’hôpitaux ?

Ces dernières semaines, on entend parler assez régulièrement de piratages d’hôpitaux. Ceux de Versailles et de Corbeil- Essonne en sont les derniers exemples.
Les pirates ont réussi à s’infiltrer sur le réseau informatique de l’hôpital ont copié des données sensibles, encrypté les serveurs informatiques et réclament une rançon pour fournir la clé de décryptage. Si la rançon n’est pas payée, les pirates menacent de publier les données piratées.
Les autorités se retrouvent confrontées à un dilemme : payer et éviter les fuites de données ou ne pas payer. Dans ce cas, les données sensibles notamment de patients risquent d’être publiées. Les données de patients de l’hôpital de Versailles ont été publiées sur le « dark web » faisant redouter de nombreuses conséquences effrayantes pour les personnes concernées.

Dans tous les cas, le piratage a un impact conséquent pour l’hôpital ainsi que pour les patients. Durant le piratage, l’hôpital doit fermer son système informatique, or ces dernières années l’informatique est partout à l’hôpital : plannings qui sont informatisés, données de suivi de patient, prise de mesure via les appareils qui mettent à jour le dossier du patient en temps réel. Se priver d’informatique revient à travailler avec des crayons et papiers.C’est une perte de temps ainsi qu’une désorganisation importante de l’hôpital qui ne peut donc plus remplir sa mission correctement.
Comment en est-on arrivé là ? Le système informatique de l’hôpital n’est pas suffisamment protégé. Afin de communiquer avec les soignants, les urgences ainsi qu’avec les patients, il s’est ouvert à l’extérieur. L’hôpital est soumis à de nombreuses tensions, et l’informatique n’est pas la priorité du métier et donc pas une préoccupation suffisamment prise en compte. On peut donc s’attendre à ce que les clés utilisées ne soient pas assez fortes, des logiciels vulnérables pas assez régulièrement mis à jour, ce qui laisse donc la voie libre à des pirates de s’infiltrer.
On peut craindre que ces piratages soient amenés à se multiplier non seulement dans les hôpitaux mais également dans tous les systèmes sensibles peu protégés.

Clémence Dangeville

Le décompte macabre du Covid en Chine.

La Chine, en pleine lutte contre l’épidémie…

Après avoir été critiqué début 2020 pour avoir caché ou mal communiqué au sujet de l’apparition du Covid 19, la Chine a mené une politique « zéro Covid» qu’elle a voulu exemplaire. Sa gestion de la pandémie a consisté à confiner massivement réduisant ainsi efficacement la propagation du virus et les contaminations. La Chine prouve alors au monde entier qu’elle est l’un des rares pays à avoir su protéger aussi efficacement sa population contre le Covid.

Courant 2021, alors que le monde se « déconfine » en menant parallèlement de grandes campagnes
de vaccinations, la Chine poursuit sa politique de confinement, sans réussir à vacciner massivement.
Plusieurs facteurs expliqueraient l’échec de la campagne de vaccination de la Chine : le refus d’utiliser des vaccins étrangers, des vaccins chinois moins efficaces, une méfiance des Chinois vis-à-vis du gouvernement chinois. Fin novembre 2022, des manifestations éclatent dans plusieurs grandes villes de Chine, demandant au gouvernement de démissionner. Le 7 décembre 2022, le gouvernement chinois, à la surprise générale, décide d’abandonner sa politique « zéro Covid ». Les conséquences de cet abandon des tests et des isolements obligatoires pour une population non immunisée se fait rapidement sentir.

Le plus gros pic d’épidémie depuis un an en Chine aurait été atteint le 2 décembre 2022, il aurait enregistré 62 439 nouveaux cas en une seule journée selon le gouvernement chinois. Le 14 janvier 2023, il a été estimé que plus de 60 000 personnes seraient mortes en un mois dans les structures médicales chinoises et 13 millions de personnes auraient contracté le virus depuis décembre 2022. Chiffre contesté par l’ONU qui estime que ces chiffres sont en-deçà de la réalité. Selon une estimation réalisée le 13 janvier 2023 d’Airfinity, le nombre d’infections journalières serait de 3,7 millions. Le plus gros pic de mortalité de 2022, selon les données chinoises aurait été atteint le 1er mai, ce jour-là la maladie aurait emportée 71 personnes. Cette année, c’est le 9 janvier que 84 personnes seraient décédées à la suite du virus, ce qui est peu crédible, les hôpitaux et crématoriums étant saturés.

Aujourd’hui, d’après les données chinoises, 1 272 830 000 habitants de la Chine sont complètement vaccinés, soit 90,8% de la population totale pour plus de 3 milliards de doses de vaccins administrées. Ces données ne correspondent pas à celles de l’Agence Reuters, selon laquelle, en novembre 2022, 68,2% des plus de 60 ans auraient reçus 3 doses de vaccin. Poursuivant sont abandon de la politique « zéro Covid », la Chine a également levé la quarantaine obligatoire pour les voyageurs venant de l’étranger le 7 janvier 2023. Les voyageurs en question se retrouvent soulagés de ne pas avoir à affronter les quarantaines devenues le quotidien des chinois à cause du plan « Zéro Covid » du gouvernement.
Pour les voyageurs en provenance de Chine, la plupart des pays étrangers ont rapidement mis en place des tests de dépistages à l’entrée de leur territoire afin de protéger leur population.

Malheureusement, l’épidémie risque de se développer encore plus du fait de l’approche des vacances du nouvel an chinois, fin janvier, où sûrement beaucoup souhaiterons voyager pour retrouver leur famille, ou juste se détendre à l’étranger. Airfinity prédit 1,7 million de morts en Chine d’ici avril 2023. Si la Chine a su endiguer la pandémie avec sa politique « zéro Covid », on constate que le confinement sans campagne de vaccination ne peut suffire à lutter contre ce virus et ses variants. Le gouvernement chinois n’a pas su prendre la mesure du poids économique et social d’un confinement sur près de 3 années sur la population. Il n’est pas impossible que cette mauvaise gestion de la pandémie ait des conséquences sur l’avenir politique du président chinois Xi Jinping et sur le Parti communiste plus largement ?

Lucas Meyer

Le trou de la couche d’ozone pourrait se résorber d’ici 40 ans.

Les scientifiques continuent d’alerter les dirigeants mondiaux ainsi que leur population sur les conséquences du changement climatique. Ces informations peuvent être plus ou moins favorables à l’avenir de notre planète et de l’humanité. Ce lundi 9 janvier, un panel d’experts mandatés par l’ONU Environnement a publié un rapport favorable dur la couche d’ozone : d’ici 4 décennies, son trou pourrait de résorber.

Créé par la pollution d’origine humaine, le trou de la couche d’ozone, qui protège la Terre des dangereux rayonnements solaires, serait en « bonne voie » pour revenir à la normale d’ici quarante ans. La réduction de la pollution par les gaz émis par les réfrigérateurs et climatiseurs contribue à sa reconstruction.

230 chercheurs provenant de 30 pays expliquent : « L’élimination progressive de près de 99 % des substances interdites qui détruisent la couche d’ozone et contribue de façon notable à sa reconstitution dans la haute stratosphère et à une diminution de l’exposition humaine aux rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil. » Nous pouvons ainsi noter qu’il pourrait se résorber « d’ici environ 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2040 dans le reste du monde », souligne également le groupe d’expert de l’ONU.

Ce mardi 10 janvier, Didier Hauglustaine, climatologue et directeur de recherche au CNRS a réagi sur franceinfo : « C’est une bonne nouvelle qui montre qu’on peut arriver à améliorer les choses ».

Néanmoins, des scientifiques ont tout de même continué à mettre en garde contre des projets de géo-ingénierie visant à limiter le réchauffement climatique.

« Beaucoup d’incertitudes » sur les projets de géo-ingénierie ?

L’idée serait d’ajouter volontairement des aérosols dans la stratosphère pour ainsi renvoyer une partie des rayons solaires. L’un de ces projets consisterait à injecter des milliards de particules de soufre dans la couche supérieur de l’atmosphère.

Cette injection de particules dans l’atmosphère « pourrait avoir pour conséquence une grave baisse du niveau de l’ozone », averti John Pyle, coprésident du panel scientifique qui travaille sur l’ozone pour le compte de l’ONU. « Il y a beaucoup d’incertitudes », d’après lui.

Cela ramènerait à un retour à la case départ dont la planète et l’humanité pourraient bien se passer. « La chose la plus simple à faire est d’arrêter de relâcher des gaz à effet de serre dans l’atmosphère », a déclaré l’un des experts, John Pyle, cité par l’AFP.

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/environnement/article/le-trou-de-la-couche-d-ozone-pourrait-se-resorber-d-ici-40-ans-selon-l-onu_212516.html

https://www.leparisien.fr/environnement/environnement-le-trou-de-la-couche-dozone-pourrait-se-resorber-en-40-ans-09-01-2023-J7XFG3JW5RHNFNW67JXFN2VW5U.php

https://www.europe1.fr/societe/environnement-lonu-met-en-garde-sur-la-couche-dozone-malgre-sa-reconstitution-4159892#:~:text=Si%20la%20couche%20d’ozone,du%20niveau%20de%20l’ozone.

Camille et Ines

Les dates qui ont fait 2022.

24 février : Vladimir Poutine lance l’invasion russe de l’Ukraine et le début de la guerre. Contre toute attente, les Ukrainiens résistent et regagnent même du terrain.

24 avril : Emmanuel Macron est réélu au deuxième tour de l’élection présidentielle contre Marine Le Pen, grâce notamment aux voix des électeurs de Jean-Luc Mélenchon.

19 juin : Emmanuel Macron obtient une majorité relative à l’Assemblée Nationale, et la nouvelle union des gauches (Nupes), qui fait massivement son entrée au Parlement.

30 août : Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président de l’URSS, meurt à l’âge de 91 ans. Il a notamment libéralisé l’Union soviétique lorsqu’il était au pouvoir.

8 septembre : Elizabeth II, reine du Royaume-Uni et des autres royaumes du Commonwealth depuis 1952, meurt à l’âge de 96 ans. Charles III lui succède.

13 septembre : Le cinéasteJean-Luc Godard meurt à l’âge de 91 ans. Il a notamment réalisé À bout de souffle, Le Mépris et Pierrot le Fou.

30 octobre : Lula redevient Président du Brésil en battant le sortant Jair Bolsonaro au second tour, après une campagne marquée par la violence du camp d’extrême-droite.

18 décembre : L’Argentine devient championne du monde pour la troisième fois en battant la France en finale, lors d’une Coupe du monde au Qatar plus que polémique.

Aliosha

Des militants prêts à tout pour se faire entendre.

Depuis quelques mois des attaques visant des tableaux connus ont lieu. Elles sont réalisées par des militants écologistes et font beaucoup de bruit. Les projectiles sont en générale de la nourriture comme de la soupe, de la purée, ou de la sauce tomate. Ces actes de vandalisme sont souvent portés par des associations comme Extinction Rebellion ou Just Stop Oil, qui sont des associations de désobéissance civile très actives.

De nombreux tableaux ont déjà été touchés comme par exemple :

  • « Les Tournesols », de Van Gogh à la National Gallery de Londres, une toile protégée par une vitre. Avant que la sécurité n’intervienne, les deux activistes ont collé leur main à la cimaise et lancé leur appel : « À cause des prix du gaz qui flambent, des millions de familles britanniques ne vont pas pouvoir faire chauffer une brique de soupe cet hiver. Seule la résistance civile peut nous permettre de sortir de cette crise – il est temps de se lever et de défendre ce qui est juste. Qu’est-ce qui a le plus de valeur, l’art ou la vie ? »
  • « La Jeune Fille à la Perle », de Vermeer : même type d’opérations au musée Mauritshuis de la Haye aux Pays Bas.
  • « Les Meules », de Monet, tableau exposé au musée Barberini de Potsdam, en Allemagne, qui a reçu des projectiles de purée.

Ces scènes sont partagées sur les réseaux sociaux et sont vues et partagées des millions de fois regroupant des commentaires plus ou moins outrés.

Mais pourquoi donc s’en prendre à une œuvre d’art qui n’y est pour rien dans l’inaction climatique ?

Sûrement pour se faire repérer et avoir leur quart d’heure de célébrité et coup d’éclat médiatique que ces jeunes militants ont su provoquer pour mettre en lumière leur cause. Ces affaires ont suscité un débat sur le bien-fondé ou non de ces actions de « désobéissance civile ». Des actions dites « maîtrisées », puisque réalisées sans intention d’endommager les œuvres. Exprimer leur rage, attirer l’attention sur la crise environnementale, et faire réfléchir le public à son échelle de priorités : tel était le but de ces activistes en visant des œuvres dont la célébrité leur a assuré une importante couverture médiatique.

Les militants écologistes ont aussi trouvé une autre manière de protester, bloquer la circulation en s’asseyant sur la route.

Par exemple, sur le pont de Saint-Cloud, à Boulogne Billancourt. Les militants se sont retrouvés face à des automobilistes très remontés et décidés à les déloger rapidement pour pouvoir avancer. Un automobiliste leur crie « Nous on bosse », avant qu’un autre ne tire une femme par la jambe « Je vais te traîner je m’en bats les reins ! », suivi d’insultes. La police a rapidement dégagé puis interpellé les bloqueurs. Le but de cette nouvelle action est de demander au gouvernement de mettre en place un plan de rénovation énergétique à la hauteur de l’urgence climatique. « Cet été il y a eu 11 000 morts à cause des vagues de chaleur, qu’est-ce que ça va être cet hiver ? » dit un jeune militant.

Sources :

https://www.radiofrance.fr

https://www.lefigaro.fr

https://fr.euronews.com

https://www.ouest-france.fr

https://www.beauxarts.com

https://www.leparisien.fr

https://fr.wikipedia.org

Lucas LE ROY

Plus d’électricité en France cet hiver ?

Il pourrait y avoir des coupures d’électricité cet hiver. En effet la France fait face à un manque d’électricité. Quelle en est la cause ? La raison principale est que plusieurs des centrales nucléaires françaises sont en maintenance et elles produisent donc moins d’électricité. Par conséquent, on manquera donc d’électricité. Et comment allons nous faire ?

Qui est concerné par ces coupures d’électricité ?

Les coupures pourraient toucher 60 % des français cet hiver, certaines écoles et certains transports pourraient également être fermés. Selon le Réseau de transport d’électricité (RTE), aucun département ne sera plongé dans le noir, les coupures auront lieu le matin entre 8 et 13 heures et le soir entre 18 et 20 heures, elles dureront pendant 2 heures d’affilée au maximum. Ce qui concerne les 40 %, selon le gouvernement, ils n’auront pas de coupures soit parce qu’ils sont prioritaires, ou soit car ils sont raccordés par chance à une ligne prioritaire ; c’est-à-dire ceux qui habitent à côté d’un hôpital, d’une caserne de pompier, ou bien d’un commissariat. Les écoles qui seraient dans les zones concernées, en cas de coupure d’électricité, fermeront le matin de 8h à 13h car sans électricité, il n’y aura pas de chauffage ni d’alarme incendie donc recevoir des enfants est jugé trop risqué. Les trains aussi pourraient être annulés, pour éviter qu’ils ne se bloquent en pleine voie. En cas de coupures, les feux de circulation et d’éclairage public ne fonctionneront pas non plus, donc les populations devront limiter au maximum de se déplacer en voiture le temps du délestage.

Les délestages peuvent impacter des malades sous assistance médicale (environ 4000 en France). Une source d’alimentation d’urgence peut être préinstallée pour assurer la continuité des soins (comme un respirateur artificiel) même pendant une coupure. De plus, les services d’urgence peuvent procéder, si nécessaire, à une évacuation préventive vers l’établissement de santé la plus proche.

Mais qu’est ce que nous pourrons faire pendant ces coupures ?

Nous ne pourrons pas téléphoner pendant les heures de délestages, comme il n’y a plus de courant, alors il n’y aura plus d’antennes mobiles, mais en cas d’urgences, on peut composer le 112. Les centres d’appels continueront de fonctionner, et vous pourrez aussi vous rendre en mairie.

Concrètement, RTE a établi un certain nombre de scénarios correspondant au nombre de perturbations potentielles cet hiver. Et dans le pire des cas, l’hiver pourrait entraîner des coupures de courant de 20 à 28 coupures de deux heures aux endroits ciblés.

Dans l’attente, le suspense autour de coupures cet hiver n’a pas manqué de prendre un tour politique. « Imaginez qu’en France, la sixième puissance mondiale, en 2022, on en est à dire aux gens qu’il va peut-être y avoir des coupures d’électricité », a ainsi attaqué le député Alexis Corbière.

Mais le problème est ailleurs, du côté du parc nucléaire français. « Nous sommes dans cette situation tendue, car le parc nucléaire ne fonctionne pas à sa pleine capacité », dit le patron de RTE, notant que la situation s’améliore de jour en jour. En début de semaine, une vingtaine de réacteurs restaient à l’arrêt, selon EDF, sur un total de 56 réacteurs français. De son côté, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a affirmé avoir « demandé à EDF et au PDG Luc Rémont de faire tout le nécessaire pour que les réacteurs nucléaires fonctionnent à pleine capacité d’ici le début de l’année prochaine ».

C’est la crainte de centaines de milliers de foyers pour cet hiver: ne plus avoir d’électricité pendant plusieurs heures. Avec l’arrivée du froid, le gouvernement n’exclut plus des coupures de courant pendant l’hiver.

Enedis, une filiale d’EDF chargée de la gestion et de l’aménagement de 95% du réseau de distribution d’électricité en France, dévoile un site qui liste les zones touchées. Les zones touchées seront aussi averties la veille des coupures.

Sources : bfmtv.com, latribune.fr, ladepeche.fr, leparisien et journaldunet.com

Clément Chen et Lionel Lawson