Vente record pour le livre du Prince Harry.

Apres son éviction de la famille royale, le prince Harry refait surface en 2023 avec son nouveau livre intitulé « Le suppléant ».

  • Les mémoires du prince Harry sont sur les étals des librairies et autres depuis le 10 janvier 2023.
  • Le mari de Meghan Markle s’en prend à peu près à tout le monde dans son livre.
  • Le duc de Sussex explique comment son père, le roi Charles III d’Angleterre, a prétendu ne pas pouvoir financer une personne de plus.

Le prince Harry se livre à des révélations plus inédites et fracassantes les unes que les autres. Sans oublier les confessions amusantes sur certains épisodes de sa jeunesse. Ses mémoires, Le Suppléant, sortis le 10 janvier 2023, abordent le sujet épineux du rapport du roi Charles III avec Meghan Markle. Dans son livre, le duc de Sussex, 38 ans, raconte cette fois où son père lui a annoncé qu’il n’avait pas les moyens de supporter une personne de plus. Charles III d’Angleterre, 74 ans, parlait de Meghan Markle, l’ancienne actrice de Suits, qui s’apprêtait à faire son entrée dans la famille royale. Mis à part cet épisode dans son livre, le duc de Sussex semble vouloir régler ses comptes une fois pour toutes avec quelques membres de sa famille depuis que l’ancienne reine d’Angleterre n’est plus de ce monde. Son livre s’écoule en France a plus de 85 000 exemplaires vendus en…. 5 jours , tout juste après sa sortie ! Malgré sa cote de popularité en France, elle ne cesse de baisser du côté des Etats Unis. Elle a baissé aux Etats-Unis depuis les multiples révélations du couple, selon un sondage de Redfield & Wilton commandé par le magasine Newsweek.

Selon ce sondage effectué six jours après la parution des mémoires de Harry, le prince a perdu 45 points de popularité et Meghan 35 points en un peu plus d’un mois.

Breston

Livraisons de chars à l’Ukraine, un dilemme pour la France.

Les alliés de l’Ukraine ont annoncé de nouvelles livraisons massives d’armes à l’Ukraine, mais n’ont pas réussi à s’entendre sur une livraison de chars lourds, atténuant les espoirs pour Kiev. L’Ukraine devra désormais attendre de nouvelles discussions, et un feu vert de l’Allemagne. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a répondu vendredi soir, soulignant que les alliés devraient inévitablement faire face à la réalité, notant qu’ils s’étaient engagés à soutenir l’Ukraine « si nécessaire ». Les États-Unis ont déclaré que la situation pourrait en effet changer dans les semaines à venir.

Quels chars veulent être livrés à l’Ukraine :

Le char Léopard 2 a particulièrement fait l’objet de discussions. C’est un char de combat allemand développé initialement pour remplacer les M48 Patton utilisés par la Bundeswehr et évoluer aux côtés du Leopard 1 déjà en service. Le Leopard 2 surpassait ce dernier dans le domaine de la mobilité, de la protection et de la puissance de feu. Sa bonne réputation est reconnue au niveau international. Les pays alliés à l’Ukraine se sont rencontrés à la base américaine de Ramstein dans l’ouest de l’Allemagne et n’ont jusqu’à présent pris aucune décision sur l’envoi des chars Leopard à Kiev. Le nouveau ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a déclaré lors d’une conférence de presse que la question « a été discutée » mais qu' »aucune décision n’a été prise ».

Mais alors que Londres a donné son feu vert pour fournir des chars de combat à l’Ukraine, la France, elle, refuse de céder des chars Leclerc, un char de combat français de troisième génération, fabriqué à l’arsenal de Roanne par GIAT Industries, devenu Nexter, jusqu’en juillet 2008, nommé en l’honneur du maréchal Leclerc.

Mais pourquoi ce refus ?

Il est probable que la France ne soit tout simplement pas en mesure de céder le moindre exemplaire sans empiéter sur ses capacités militaires. En effet, la France dispose de très nombreux équipements militaires, mais en faibles quantités. Elle fonctionne avec très peu de stock, en flux tendu. Actuellement, l’armée de terre dispose de 406 chars Leclerc, dont la moitié sont en réserve, avec une disponibilité de 80%. Autrement dit, 160 chars Leclerc sont capables de servir dans l’immédiat. C’est pour cela que la France a décidée de livrer des chars de combat légers AMX-10RC à l’Ukraine.

https://www.tf1info.fr/

https://fr.wikipedia.org/

https://www.lanouvellerepublique.fr/

https://www.lepoint.fr/

https://www.ouest-france.fr/

https://www.francetvinfo.fr/

Lucas LE ROY et Clément CHEN

Le Ko à Brasilia !

Suite à l’investiture du nouveau président Brésilien Lula, le pays a connu une situation dramatique. Le 8 janvier 2023, le palais présidentiel, le Congrès et la Cour Suprême ont été envahis par les militants d’extrême droite pro-Bolsonaro. L’invasion était tellement violente que les forces de l’ordre ont été dépassés face aux 3000 envahisseurs.

Les émeutiers portaient les drapeaux du Brésil et ont attaqué les trois grands symboles du pouvoir Brésiliens. Ils ont saccagé et détérioré les lieux.

Après l’élection de Luiz Inácio Lula da Silva ancien ouvrier militant, qui a participé à la fondation du Parti des Travailleurs (PT). Ce parti est un mouvement d’inspiration socialiste luttant contre la dictature militaire.

En 1989, Lula réunit 47,0%des voix au second tour de l’élection présidentielle face à Fernando Collor. Malgré cette défaite, Lula a continué le combat et s’est représenté à nouveau en 1994 et en 1998, mais il n’a pas réussi à rassembler les électeurs et avoir les voix nécessaires à son élection. En 2002, Lula a été élu président de la République Brésilienne, puis réélu en 2006.

Suite au scandale de corruption et de blanchissement d’argent qui a entaché son mandat, il a été condamné à 12 ans de prison. En 2019, il a été libéré.

En 2022 , Lula s’est représenté à l’élection présidentielle et l’a remporté face au président sortant du parti d’extrême droite Jair Bolsonaro. Par ailleurs, Lula est le premier président à être élu pour un troisième mandat.

La défaite de Jair Bolsonaro, a été rejeté par ses partisans, qui ont décidé de mettre le pays en feu, ainsi des manifestations ont envahi les lieux de pouvoir à Brasilia.

Ces événements nous ont rappelé l’invasion du Capitole, le 6 janvier 2021, par les partisans du président sortant Donald Trump suite à sa défaite face à Joe Biden .

Après un retour en urgence à Brasilia, le président Lula a condamné l’invasion des lieux de pouvoir par des vandales fascistes et a décrété une « intervention fédérale » en sus des forces de l’ordre pour renforcer la sécurité de la capitale et du pays.

Khadija & Mayliss

Iran : du régime monarchique à aujourd’hui.

Depuis plusieurs mois, on entend beaucoup parler des protestations qui ont lieu en Iran. Mais comment ce pays du Moyen-Orient en est-il arrivé là ?

Août 1941, en pleine seconde guerre mondiale, l’alliance anglo-soviétique envahit l’Iran : son dirigeant, Reza Chah, est beaucoup trop proche de l’Allemagne nazie pour les Alliés. Mohammed Reza Pahlavi, son fils, va alors en profiter pour s’emparer du pouvoir et devenir le Chah d’Iran (titre du souverain Iranien). Dans les années qui suivent, la monarchie de Mohammed Reza va non sans mal continuer à prospérer. En 1953, le premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh devient beaucoup trop influent pour le Chah, ce dernier énonçant des valeurs antimonarchistes. Le Chah est obligé de partir s’exiler en Italie, mais alors les services de renseignement britanniques et américains vont s’unir pour renverser Mossadegh ; ainsi le premier ministre se voit perdre ses pouvoirs en plein mois d’août par le MI6 et la CIA. Le Chah revient d’Italie, et va renforcer le régime, le rendant plus autoritaire, proche d’une dictature. De là naissent des révoltes à partir de 1963, également dues à la « révolution blanche » du Chah, une suite de réformes visant à relancer le pays économiquement et socialement ; cependant ces réformes sont très mal appliquées, créant un grande quantité d’argent qui est majoritairement reversée à l’armée ou à une élite, ce qui va créer une opposition brutale. Le clergé islamique chiite critique aussi le Chah et gagne en influence dans le pays. Un certain Khomeini, figure importante de l’opposition religieuse, va se faire remarquer dans les émeutes, si bien que ce dernier est exilé en 1964. Plus tard, Le Chah va organiser une énorme célébration onéreuse pour l’anniversaire de la fondation de l’empire Perse en 1971 et à partir de 1975 minimiser le rôle de l’Islam dans la société : tout cela va encore augmenter le mécontentement du peuple, particulièrement des pauvres, qui sont majoritairement adeptes de l’Islam chiite.

Tous ces évènements vont mener à la révolution, dont les prémices apparaissent en 1977 avec les partis d’opposition qui vont se multiplier, dont celui de Khomeini, situé alors en Irak ; à partir de là les manifestations vont devenir de plus en plus régulières, ce qui mène à l’application de la loi martiale par le Chah en septembre 1978. Des manifestants meurent tous les jours, et le 16 janvier 1979, le Chah est forcé de partir s’exiler dans plusieurs pays, et meurt un an plus tard. L’ayatollah (l’un des titres les plus élevé dans le clergé chiite) Khomeini, exilé à cette période en France, revient en Iran le 1er février. Le 11 février, Khomeini accède officiellement au pouvoir, et instaure un gouvernement provisoire. Le premier ministre prend la fuite, ce qui marque la fin de l’empire d’Iran. Lui et les théologiens vont prendre le contrôle région par région du pays, en épurant l’armée des pro-Chah.

Quelques mois plus tard, le pays devient officiellement une République islamique. A la tête du pays se trouve celui qui a le titre de « guide suprême », Khomeini. Selon la Constitution de 1979, toutes les institutions et les activités de l’Iran sont fondées sur les principes de la loi coranique, ce qui en fait du pays une théocratie tournée vers l’Islam chiite. Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République, le pouvoir législatif par un Conseil des gardiens de la Constitution, et ces pouvoirs sont sous la responsabilité du guide suprême.

Du 4 Novembre 1979 au 20 janvier 1981, des étudiants iraniens prennent en otage 52 civils et diplomates américains à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran. Cette prise d’otage de plus d’un an est dû aux soupçons des Iraniens sur l’espionnage des membres de l’ambassade dans la capitale, à cause de la découverte d’instruments de renseignement et de documents confidentiels. Cet évènement ne va pas causer de morts mais va entrainer la suppression de l’ambassade des États-Unis à Téhéran, la fin des relations diplomatiques entre les deux pays ce qui mène à un affaiblissement économique de l’Iran. Cela, ajouté à l’amoindrissement de l’armée iranienne à cause de l’épuration, l’Irak, dirigé par Saddam Hussein, envahit l’Iran en septembre 1980. Hussein craint en vérité que la révolution des chiites en Iran influence la minorité chiite d’Irak, le pays étant majoritairement sunnite (l’Islam chiite et sunnite étant deux sous branche de l’Islam, les deux étant opposé à l’interprétation du Coran). L’Irak est soutenu par Reagan, président des Etats-Unis, qui leur fourni des armes et de la technologie. Paradoxalement, des proches de l’administration de Reagan vendent secrètement des armes et des pièces détachées à l’Iran.

La guerre, arrêté sous la demande de cesser le feu de l’ONU, durera 8 ans et causera des morts équivalentes dans les deux camps, avec un total estimé entre 700 00 et 1,2 millions de morts. Finalement, le conflit s’est retrouvé inutile des deux côtés car il n’y a eu aucun changement territorial, et les deux pays se retrouvent dans la même situation qu’au départ. On estime à cent vingt mille le nombre d’habitations iraniennes détruites durant la guerre et à cent mille le nombre de morts civiles. Quelque années plus tard, Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975, traité qui définissait la frontière entre les deux pays.

Le 3 juin 1989, Khomeini meurt et l’actuel président, Ali Khamenei, prend sa place de guide suprême. Pendant les années qui suivent, l’Iran reste neutre durant la deuxième guerre du Golfe, et la population, affaiblie par la récente guerre, demande des reformes pour relancer mondialement le pays. Cependant toutes les demandes de reformes créent un décalage par rapport au clergé très conservateur qui veut garder mainmise sur tout. Le président au pouvoir Khatami essaie tant bien que mal de réformer le gouvernement en répondant aux attentes et du peuple et du clergé, mais en 1999, des protestations massives contre le gouvernement ont lieu à Téhéran, et deviendront les plus violentes manifestations depuis l’avènement de la République islamique. En 2005, l’ultra-conservateur Ahmadinejad devient président de la République et nucléarise le pays. Il tentera de renouer les liens avec les Etats-Unis, en envoyant une lettre au président Bush, que ce dernier refusera. Quatre ans plus tard, Ahmadinejad est réélu avec contestation au suffrage universel, ce qui donnera lieu à d’importantes protestations dans de nombreuses villes qui seront lourdement réprimées : le nombre de morts n’est pas révélé mais on l’estime au moins une centaine de manifestants tué par le pouvoir islamique.

Iran Talks. Abschluss Iran Verhandlungen. UNO. Wien, 14.07.2015, Foto: Dragan Tatic

En 2013, c’est l’homme politique Rohani qui est élu président dès le premier tour des élections. Par la suite, l’Iran fait part de sa disposition à trouver un accord nucléaire, et en 2015, le pays et le groupe 5+1 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie + l’Allemagne) signent l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, qui vise à contrôler le programme nucléaire iranien et à permettre la levée progressive des sanctions économiques mises en place par les États-Unis et les pays Européens durant les 20 dernières années.. En mai 2018, le président des États-Unis Trump se retire de l’accord de Vienne et annonce le plus grand nombre de sanctions économiques contre l’Iran. En 2021, l’Iran annonce avoir commencé à produire de l’uranium enrichi à 60%, violant donc les règles établies par l’accord de Vienne, ou il est stipulé que l’Iran ne produirait pas d’uranium enrichi à plus de 4%. L’uranium enrichi à 90% peut être utilisé pour fabriquer une arme nucléaire ; l’Iran pourrait donc obtenir dans les prochaines années une bombe atomique, ce qui inquiète grandement la communauté internationale qui avait justement signé l’accord de Vienne pour empêcher cet événement.

En fin 2017, des manifestations massives contre la corruption des élites ont à nouveau lieu. Même chose deux ans plus tard, mais cette fois ci les manifestants ciblent aussi le clergé et le guide suprême Khamenei, alors que la loi l’interdit ; des portraits de lui sont brûlés dans tout le pays. Le 3 août 2021, Rohani est remplacé par celui qui est l’actuel président de la République, Ebrahim Raïssi, qui est par ailleurs accusé par Amnesty International de crime contre l’humanité pendant la guerre Iran-Irak.

Le 16 septembre 2022, la jeune femme iranienne Kurde Mahsa Amini, âgée de seulement 22 ans, meurt trois jours après avoir été arrêté par la police de la moralité iranienne, aussi appelé police des mœurs. Ces derniers accusent la femme de ne pas avoir respecter le code vestimentaire obligatoire en vigueur, qui stipule que toutes les femmes doivent porter un hijab (voile porté par les femmes musulmanes qui couvre leur cou, leurs oreilles et leur cheveux). Selon la police des mœurs, Mahsa Amini est morte après trois jours de coma suite à un problème cardiaque ; cependant, plusieurs témoins accusent la police d’avoir battu violemment l’étudiante. Cela ajouté a la fuite des radios de son crâne, les Iraniens en viennent à la conclusion que Mahsa est morte d’une hémorragie intracérébrale suite à des violences policières. Cette mort va engendrer d’énormes vagues de protestations, en Iran mais aussi dans le monde entier. Les manifestations en Iran sont, comme à leur habitude, fortement réprimées par la police islamique. Les manifestants crient « A bas le dictateur ! » dans les rues, slogan qui était utilisé il y a plus 40 ans contre le Chah et qui est maintenant à destination de Ali Khamenei. Le président Raïssi accuse lui la population Kurde iranienne de susciter ces protestations, les qualifiant d’ennemis.

Aujourd’hui, il y aurait selon les observateurs au moins 400 morts et 18000 arrestations depuis le 16 septembre 2022. Le gouvernement utilise de plus en plus l’exécution par pendaison, avec dernièrement l’exécution de l’Irano-Britannique Ali Reza Akbari, membre du ministère de l’intérieur iranien. Ce dernier était accusé d’être un espion du MI6, et a été condamné à mort sans qu’il y ait de preuves de ce quoi on l’accuse.

Il est assez troublant de voir dans les protestations de ces derniers mois une forte ressemblance avec les protestations qui ont mené à la chute du Chah en 1979. Les prochains mois nous diront donc si les manifestations actuelles mèneront à la chute du clergé conservateur à la tête du pays ou s’ajouteront juste à la liste des protestations fortement réprimées par le gouvernement qui ont lieu depuis des années en Iran.

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Iran

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Khamenei

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouhollah_Khomeini

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_Iran-Irak

https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_en_Iran

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_otages_am%C3%A9ricains_en_Iran

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahmoud_Ahmadinejad

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ebrahim_Ra%C3%AFssi

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mort_de_Mahsa_Amini

https://www.radiofrance.fr/franceinter/en-iran-l-angoisse-des-soignants-au-secours-des-manifestants-8457138

https://www.lemonde.fr/iran/

https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/liran-annonce-avoir-commence-a-produire-de-luranium-enrichi-a-60-a-fordo-20221122_CNIXJXEB5JFBFEBFVJJQROAB5M/

Alexandre Hélein

La planète au prix de l’art et de la liberté des individus ?

Depuis le 9 octobre dernier, les militants écologistes se font de plus en plus entendre de part leurs actions qui ont pour cibles les musées mais aussi le blocage des routes.

De nombreux tableaux célèbres sont touchés par le vandalisme tels que Les Tournesols de Van Gogh, Les Meules de Monet en passant par des mains collées à la vitre de La Jeune Fille à la Perle de Verméer sans oublier l’entartrage au musée de cire de Madame Tussaud…

Toutes ces actions ont provoqué plusieurs réactions dont l’indignation mais aussi le débat.

Pourquoi vandaliser l’art pour soutenir sa cause ?

Militant pour le mouvement « Just stop oil », deux jeunes écologistes ont aspergé Les Tournesols de Van Gogh de soupe de tomate Heinz à la National Gallery à Londres et ont ensuite collé leurs mains avec de la super glu sur le mur pour protester contre l’industrie pétrolière.

Dimanche 23 octobre, deux autres militants mais cette fois-ci du groupe « letze génération » (dernière génération), ont jeté de la purée sur les tables Les Meules de Monnet au musée Barberini à Potsdam avant de, eux aussi coller leurs mains sur le mur comme leurs confrères britanniques.

Tous les quatre étaient parfaitement conscients de leurs actes. Heureusement, qu’une vitre de verre couvrait les œuvres. Leur but étant le suivant : exprimer leur rage, attirer l’attention sur la crise environnementale et climatique et faire réfléchir le public sur leur sens des priorités à donner. « Qu’est-ce qui a plus de valeur ? L’art ou la vie ? Devrions nous être plus concernés par la protection d’un tableau ou par la protection de notre planète et du peuple ? »

Rapidement filmées et postées sur les réseaux sociaux, les vidéos ont suscité beaucoup de questionnements et diverses opinions. Cibler les musées et l’art n’est pas anodin. Le but étant d’attirer l’attention, d’être vu et entendu, mais surtout de montrer que la défense de la planète est prioritaire à l’art, symbole de notre expression la plus aboutie.

Ces activistes ne s’en prennent pas qu’à l’art mais aussi aux individus, leur bloquant à de nombreuses reprises les routes les empêchant donc de circuler. Quelques heures après le lancement de la COP27 des activistes ont bloqué le périphérique, mais aussi les routes plusieurs fois. Les réactions du peuple n’ont pas eu l’effet escompté, en effet cela a suscité beaucoup de mécontentement et de révolte, voire de haine. Tous ces blocages ont donnés naissance à des disputes et des réactions épidermiques : des automobilistes ont tenté de déloger les militants pour libérer les voies en leur demandant de « se casser de là ! »

Pour preuve, ces faits ont également nécessité l’intervention de la police.

Partagés sur les réseaux sociaux cela n’a fait qu’instaurer la colère, n’aidant point la cause.

Plusieurs endroits symboliques ont été bloqués à Paris comme l’Assemblée Nationale. Des grandes banderoles à l’effigie de leurs cause qui souhaiterait que « le gouvernement Français agisse dans les plus brefs délais pour freiner la catastrophe climatique ».

Vandaliser l’art, ou restreindre les libertés d’aller et de venir, pour sensibiliser les individus sur nos enjeux planétaires. L’objectif d’attirer l’attention a sans nul doute été atteint.

Mais il semble que les réactions parfois violentes de la plupart des individus ont finalement occulté le message que ces collectifs souhaitaient porter.

Sources : Beaux arts, 20 minutes, TF1, ladepeche.fr, BFM

Julie.

France et Etats-Unis: Une histoire si particulière.

Yorktown, 1781, le comte de Rochambeau, envoyé par le roi de France, se bat avec ses troupes pour épauler les colons américains dans leur quête d’indépendance. Ces 21 jours de combat signèrent le début d’une relation bilatérale des plus particulière.

Bien sûr, l’aide française pour l’indépendance des Etats-Unis fut un épisode majeur, tout comme l’arrivée des quelques 2 millions de soldats américains pour libérer le nord de la France en 1917. Mais le véritable tournant de ces relations s’est déroulé en 1944 lorsque par milliers les soldats américains débarquèrent sur les plages de Normandie. Le monde était alors coupé en deux et la France avait logiquement choisi le camp de l’Oncle Sam. Mais un homme a radicalement changé cette relation et inspire encore aujourd’hui les discours de politiciens français. C’est à partir de 1958 que tout change, lorsque le général de Gaulle redevient président du conseil des ministres. Fort de sa popularité alors à ce moment-là quasiment inébranlable, il modifie radicalement l’hexagone avec un objectif en tête “l’indépendance nationale”. Alors pendant plus de dix ans le général multiplia les projets innovants qui ont permis de replacer la France parmi les puissances majeures, mais surtout d’en faire une puissance différente. Les deux éléments les plus marquants de cette politique sont probablement la mise en place de la dissuasion nucléaire française mais aussi la sortie du pays de commandement intégrée de l’OTAN. En effet, De Gaulle ne voulait pas voir son pays être totalement dépendant des Etats-Unis, lui qui était en froid avec Roosevelt pendant la guerre et qui voyait déjà la nécessité de construire une Europe “de l’Atlantique à l’Oural”, décide alors de garder un dialogue ouvert avec Moscou et de reconnaître la Chine communiste. La France pouvait alors servir de passerelle entre les deux camps et avait son “indépendance stratégique”.

Que s’est-il passé ?

Depuis des décennies, le rôle de la France dans le monde change, devenant petit à petit une “puissance de moyenne impuissance”, avec aujourd’hui un déficit commerciale qui continue de se creuser, une industrie nucléaire obsolète, une perte d’influence dans le monde, des services publics au bords du gouffre et une fracture sociale béante.

Novembre 2022, cela faisait donc 13 ans que la France sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy était de nouveau entrée dans le commandement intégré de l’OTAN. Emmanuel Macron réalise alors sa seconde visite d’Etat dans le pays de l’Oncle Sam. Les deux présidents ont alors à cœur de s’afficher ensemble tout sourire. Le vol du contrat de 35 milliards d’euros destiné à Naval Group qui n’a, par ailleurs, occasionné aucune représaille française, semble alors déjà bien loin. Macron essayait alors d’obtenir des compromis autour de l’Inflation Reduction Act, ce plan jugé protectionniste comporte une enveloppe de 400 milliards de dollars dont une partie servira à subventionner les entreprises qui participent à la transition énergétique, cependant elles ne concernent que les entreprises américaines, ce qui désavantage par la même occasion celles du Vieux Continent qui risque donc de voir son nombre de délocalisation radicalement augmenter. Les espérances étaient déjà faibles avant ce sommet mais la déception à tout de même fait son effet, après la conférence de presse commune, le président français semble n’avoir rien obtenu outre quelques promesses abstraites. Alors pour lutter contre ce protectionnisme américain une seule voie reste ouverte, mettre en place un “Inflation Reduction Act” européen rapidement en surmontant la lenteur de l’administration.

Mais pour l’Union Européenne le réveil semble difficile, pourtant l’alarme n’a pas cessé de sonner, l’intervention russe en Georgie en 2008, l’annexion illégale de la Crimée en 2014, le déploiement de milices russes en Afrique. Il a fallu l’invasion de l’Ukraine pour qu’enfin les dirigeants européens réussissent à émerger. Cette invasion a l’avantage d’avoir mis en avant la nécessité d’indépendance de l’Europe vis-à-vis de la Russie, particulièrement dans le secteur de l’énergie. Mais elle a aussi renforcé notre dépendance aux Etats-Unis qui ont le plaisir de nous livrer du gaz naturel liquéfié à des prix exorbitants, et à multiplier les ventes de matériel militaire aux Etats européens. Alors pour remettre l’Union sur les rails d’une “indépendance stratégique” qui de mieux que la France, la seule de nation de l’UE dotée de l’armement nucléaire, d’un complexe militaro-industriel complet mais surtout d’une histoire si particulière.

Sources:

Le monde:

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/12/12/biden-macron-une-victoire-diplomatique-pour-les-deux-presidents-dans-un-monde-disloque_6154040_3232.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/10/30/entre-biden-et-macron-une-difficile-reconciliation-apres-l-accord-aukus_6100410_3210.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/11/30/aux-etats-unis-emmanuel-macron-en-allie-non-aligne_6152264_3210.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/11/30/emmanuel-macron-en-visite-officielle-aux-etats-unis-pour-ressouder-les-relations-franco-americaines_6152261_3210.html

Wikipédia:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Gaulle

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27ind%C3%A9pendance_des_%C3%89tats-Unis

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Yorktown

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste-Donatien_de_Vimeur_de_Rochambeau

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis_dans_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9int%C3%A9gration_de_la_France_dans_le_commandement_int%C3%A9gr%C3%A9_de_l%27OTAN

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_sous-marins_australiens

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_russo-g%C3%A9orgienne_de_2008

Paris Match:

https://www.parismatch.com/actu/international/en-images-les-couples-macron-et-biden-dinent-ensemble-dans-la-bonne-humeur-219370#5

Les Echos:

https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/quest-ce-que-l-inflation-reduction-act-qui-inquiete-tant-les-europeens-1883850

Ouest France:

https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/ce-qu-il-faut-retenir-de-la-rencontre-d-emmanuel-macron-et-joe-biden-a-la-maison-blanche-9b887b82-7182-11ed-8d7c-fc31769d4d38

Armand Branchet

Avis des lecteurs…

« Mes meilleurs voeux à tous ces lycéens futurs journalistes peut-être. Les questions sont bien amenées mais il aurait fallu expliciter quelque peu le règlement du port d’armes aux Etats-Unis. Je croyais qu’il n’y en avait pas. Peut-être serait-il intéressant de démontrer que les armes ne résolvent jamais aucun problème personnel ou de société mais accroissent les actes de violence. J’ai l’impression que lorsque l’on détient une arme, on a tendance à vouloir s’en servir. C’est comme pour les guerres. Les dépenses d’armement dans le monde n’ont jamais été aussi élevées : 2 100 milliards de dollars en 2021. Si les Etats en fabriquent ou en achètent c’est pour s’en servir…. »

Annie Frison

Cécile Prieur et Le Nouvel Obs.

Le Nouvel Obs et sa ligne éditoriale

Quels types de sujet traite le Nouvel Obs ? En existe-t-il qui ne sont pas traités ?

Mme Prieur nous explique, le Nouvel Obs traite tous les sujets, “ Il n’y a aucune exclusivité, le journalisme c’est ça”. L’Observateur est un magazine, un newsmag une “tradition un peu française de la presse magazine”. Il doit traiter l’actualité dans toutes ses particularités toutes les semaines ( politique, crise du climat, environnement, questions sociétales, internationales, culturelles ou encore les débats intellectuels).
Si un sujet n’est pas traité, “ce n’est pas parce qu’on s’interdit de les faire”,c’est parce qu’il l’a déjà été ou le sera bientôt, parfois ils n’ont pas envie de traiter telle ou telle question ou en tout cas pas d’une certaine manière. “Le magazine est inscrit dans une culture journalistique qui lui est propre”. Les lecteurs de l’Obs, le lisent car ils savent que certaines questions vont être traitées et de certaines manières.

Rejetez vous l’idée que votre hebdomadaire soit situé au centre gauche?

Aucune idée n’est rejetée, les gens peuvent situer l’Obs comme ils le veulent, le magazine ne se situe pas sur un axe précis. D’après Mme Prieur, qui dirige la rédaction de l’Obs depuis deux ans, le magazine ne se situe pas à un endroit précis sur l’échiquier politique car « on n’a pas cette prétention, cette fermeture de se dire : on est de gauche, on est de droite. ». Le journal a pour ambition d’être lu plus largement que ça, on peut être de droite et lire l’Obs, ou bien de gauche et lire le Point. Ceci étant dit, Le Nouvel Observateur a été créé il y a 60 ans par des intellectuels marqués de gauche, c’était à l’époque un journal inscrit dans une tradition d’idée (la Social Démocratie) qui se traduit aujourd’hui par centre gauche. Cependant, Mme Prieur ne le traduirait pas comme ça, car la manière dont le journal essaye de faire du journalisme, c’est de refléter toutes ces idées dans un spectre plus large que: centre gauche. « L’Obs n’a pas pour vocation d’écrire pour un spectre trop petit de lecteurs ». Mme Prieur définit le journal comme progressiste, c’est-à-dire « être pour le progrès social, être un magazine humaniste, féministe, écologiste, qui prône la paix dans le monde et qui est pour la démocratie », ce qui les inscrit sur le flan gauche de l’échiquier politique. L’Obs est un journal qui lutte ouvertement contre les idées réactionnaires, et s’opposer aux candidats politiques si leurs idées le sont, en décortiquant et expliquant pourquoi ces idées sont mauvaises et délétères pour la démocratie.

Les journalistes de l’Obs font des articles d’information où l’information de l’analyse et l’éditoriale sont séparés. Ils font des enquêtes, expliquent des choses et font à côté des éditoriaux où ils expliquent leur position. C’est ce que les lecteurs attendent, il faut que leurs idées soient représentées “ C’est important, que les idées, dans le débat public, soient portées, incarnées dans des articles, des lignes éditoriales.”. “Un journaliste n’est jamais neutre même s’il tend à l’objectivité.” Chaque journaliste a son histoire, ils travaillent dans un endroit et pas dans un autre. Par exemple, Mme Prieur explique que les journalistes de l’Obs ont choisis d’y travailler et pas de travailler dans le magazine Valeurs Actuelles qui, lui, est situé à l’extrême droite. Les journalistes de Valeurs Actuelles quant à eux ne choisiront sans doute jamais de travailler pour l’Obs. Ce sont des choix légitimes, il faut simplement que ce soit transparent pour le lecteur. “ Nous, on se revendique progressistes”.

Quelles sont les valeurs à la fois morales, politiques et philosophiques présentes dans votre journal, au-delà de ce que vous avez pu citer comme le féminisme, l’écologie ou autre?

Pour Mme Prieur, arriver à enquêter, expliquer et porter ces valeurs est déjà un gros travail, car elles ne sont pas toujours représentées dans la sphère publique: à la télé, la radio ou encore sur les réseaux sociaux, c’est un peu binaire “On voit les mêmes têtes, tout le temps les mêmes gens qui disent les mêmes choses.”. Journaliste c’est mettre en valeur de nouveaux porteurs de projets, de nouveaux intellectuels ou de nouveaux comédiens mais aussi raconter ce qui n’est pas encore “mainstream”, pas encore dans le débat public. “On le fait au fil de ça: Quels sont les nouveaux débats? Quels sont les débats avec lesquels on va pouvoir créer la controverse?”. Mme Prieur prend donc comme
exemple pour illustrer son propos une Une datant de l’année dernière, un débat entre Alice Coffin, une militante féministe et Alain Finkielkraut, un ancien intellectuel de gauche qui se situe maintenant plutôt sur “la droite et un peu plus”. Ils ont débattu ensemble sur l’état des rapports hommes-femmes. Un débat intéressant d’après elle car aucunes idées ne sont bannies même si elles ne sont pas les mêmes que celles de l’Obs. “C’est plus intéressant de mettre en dialogue des gens qui ne sont pas fait pour s’entendre, qui ne sont pas fait pour se parler et de voir ce qui en résulte.”. Le fait de créer un espace où des personnes qui ne sont pas censées se parler et même doivent se combattre peuvent échanger des idées, lui a donné l’impression de vraiment faire son métier de journaliste. C’est une expérience qui a reçu beaucoup de commentaires positifs car voir ces deux personnalités ensemble a suscité beaucoup de curiosité et l’échange était intéressant. Journaliste c’est aussi essayer de contrer l’idée que la société se polarise, “les gens de gauche et d’extrême gauche d’un côté et les gens de droite et d’extrême droite de l’autre.” et que donc comme ce sont des gens qui pensent différemment, ils doivent se détester, ne pas se parler, une société comme la société américaine dans laquelle les gens n’arrivent plus à se parler “Ils se détestent, ils se haïssent et sont même dans des univers de pensées parallèles”. La polarisation est un risque qui guette la France, chacun dans son propre univers de pensée sans jamais en rencontrer d’autres. “Les idées sont là pour être contradictoires mais c’est aussi important d’arriver à les mettre ensemble”. Nous sommes pour le débats les plus apaisé et le plus nuancé possible.

Alba Rouvrais
Lucie Privat Diawara

Photographies: Inès.

Les narcotrafiquants terrorisent le Mexique.

Émeute et fusillade pour le narcotrafic : une vingtaine de morts au Mexique

Lors de l’émeute qui s’est déroulé le 1 janvier 2023 dans une prison de Ciudad Juarez, à la frontière avec les Etat Unis, une quinzaine de personnes sont décédées

L’attaque s’est produite dans la prison de la ville frontalière de Ciudad Juarez, dans l’Etatmexicain de Chihuahua, dans le nord du pays le dimanche 1 er janvier. Des hommes armés sont arrivés dans six camionnettes blindées et ont ouvert le feu sur les gardiens. Au même moment, des commerces étaient pris pour cible dans la ville. Profitant de la diversion, vingt-cinq prisonniers ont fait usage d’armes qui avaient été introduites clandestinement dans la prison, pris en otage les gardiens avant de parvenir à s’enfuir, laissant derrière eux dix-neuf morts, dont dix surveillants. Parmi les évadés figure le chef d’un gang allié au cartel de Juarez dans sa guerre contre celui de Sinaloa, autrefois dirigé par Joaquin Guzman, « El Chapo », condamné à a prison à vie aux Etats-Unis.
Selon les médias locaux, certains détenus ont déclenché une émeute à l’intérieur de la prison, mettant le feu à divers objets et affrontant les gardiens. La fusillade a déclenché des scènes de panique parmi les habitants à l’extérieur de la prison, et le bureau du maire a demandé à la population de ne pas s’approcher de la zone.
Lorsque l’armée a repris le contrôle de la prison, cinq heures après le début de la mutinerie, elle a confisqué des armes et des dizaines de téléphones portables, et découvert dix « cellules VIP » (formule du général Luis Cresencio Sandoval, le ministre de la défense mexicain) qu’occupaient les détenus les plus influents. A la différence des autres cellules, elles étaient propres, spacieuses et équipées d’une télévision.
L’une d’elles contenait un coffre-fort rempli de drogue, 4 kilos de crystal meth (métamphétamine), 1,5 kilo d’héroïne, 40 grammes de cocaïne et 16,2 kilos de cannabis ainsi que l’équivalent de 85 000 euros en espèces. Elle était occupée par Ernesto Alfredo Piñon de la Cruz, surnommé « El Neto », le leader de la mutinerie. Ce dernier était le chef du gang Los Mexicles, l’une des deux cellules du cartel de Sinaloa autrefois dirigé par Joaquin « El Chapo » Guzman – qui opèrent à Ciudad Juarez, dont les vingt-cinq fugitifs sont membres. Jeudi à l’aube, « El Neto », 33 ans, a été tué dans un affrontement avec la police et l’armée, dans un quartier de l’ouest de la ville, lors d’une opération.
Les détenus exerçaient un contrôle total et pouvaient introduire ce qu’ils voulaient, observe Oscar Maynez, criminologue et professeur à l’université autonome de Ciudad Juarez. Les gardiens de prison, comme les policiers locaux, tombent sous la coupe des organisations criminelles, que ce soit à la suite de menaces, de pots-de-vin ou des deux. »
Le centre de réinsertion sociale de Ciudad Juarez, où s’entassent 3 901 prisonniers pour une capacité maximale de 2 800 détenus, a déjà été le théâtre de plusieurs soulèvements violents. Depuis une quinzaine d’années, les groupes criminels l’utilisent comme centre d’opérations dans la lutte pour le contrôle de la ville contre leur rival, le nouveau cartel de Juarez. Jumelle d’El Paso, au Texas (Etats-Unis), Ciudad Juarez occupe une place stratégique pour le trafic de drogue et de migrants en direction du voisin nord-américain. La prison de Ciudad Juarez, ville cruciale pour le trafic de drogue vers les Etats- Unis, héberge des membres des branches armées des cartels de Sinaloa et de Juárez, qui se disputent le contrôle de la région depuis plus de quinze ans. Cette prison d’État a été le théâtre de plusieurs rixes et émeutes, dont une qui avait fait 20 morts en mars 2009, l’une des plus sanglantes de l’histoire du pays. En août 2022, un affrontement entre bandes rivales avait fait trois
morts parmi les détenus.
Les centres de détention du Mexique, principalement ceux gérés par les Etats, souffrent de problèmes chroniques de surpopulation et de violences, qui se sont aggravés ces dernières années en raison des combats entre groupes criminels. Selon les chiffres officiels, le Mexique a enregistré plus de 340.000 homicides, attribués pour la plupart à des organisations criminelles, depuis le lancement d’une offensive militaire antidrogue controversée en décembre 2006.

Une autre fussillade
Cinque jours après l’émeute de la prison, Ovidio Guzman, fils d’El Chapo, se fait arrêter lors d’une opération à Culiacan, capitale du Sinaloa. Il est accusé de dirigé la faction « Los Menores » lié au cartel du Pacifique soit le cartel de Sinaloa. Lors de l’arrestation d’El chapo en 2016, le cartel de Sinaloa se sépare en deux partis : l’une dirigé par ses trois fils et l’autre dirigé par Ismael Zambada (El Mayo). D’après une certaine rumeur, il aurait donné la localisation d’Ovidio Guzman. Mais il se peut aussi que se soit un des rivaux du cartel de Sinaloa, le cartel Jalisco, qui soit responsable de son arrestation puisqu’au Mexique il y a deux manières de neutraliser un concurrent : l’assassiner ou le faire arrêter. Après cette arrestation, d’intenses coups de feu ont eu lieu entre des militaires et des hommes du cartel. Il y a eu 10 morts chez les militaires, 19 morts et 21 arrêtés chez les hommes de Sinaloa. Les tirs se sont produits à l’aéroport où un avion de ligne et un appareil militaire ont été touchés. Ovidio a été transféré à la prison El altiplano d’où son père s’est évadé en 2015. De plus, les Etats-Unis offraient 5 millions de dollars pour la capture des quatre fils d’El chapo,  Joaquín Guzmán López, Ivan Archivaldo, Jesus Alfredo et Ovidio Guzman.
Selon la DEA (Drugs Enforcement Administration) le cartel est considéré comme le principal responsable du trafic de fentanyl, une drogue 50 fois plus puissante que l’héroïne. Aussi, Ovidio est suspecté d’avoir ordonné l’assassinat d’informateurs, d’un trafiquant de drogue et d’un célèbre chanteur qui avait refusé de venir chanter à son mariage.
Enfin, ce n’est pas la première fois qu’Ovidio se fait arrêter. En 2019, il est relâché sous ordre du président après de violents incidents dans la région de Culiacan.

Faradji Kenza
Ponchy Lucie

Un livre pour ne rien dire…

Nouveau scandale pour la famille royale britannique

Encore de nouvelles révélations sur les dessous de la famille royale britannique ont pu être découvertes ce mardi grâce à la parution du « suppléant » les mémoires du Prince Harry.

Apres d’énormes révélations sorties en 2021 lors de l’interview d’Ophrah Winfrey, après une série Netflix inédite le couple Meghan et Harry nous dévoilent encore de nombreux secrets
C’est Harry qui a décidé de publier un mémoire dans lequel il raconte sa vie de couple et sa première dispute avec Meghan. Il accuse son frère William de l’avoir jeté au sol lors d’une dispute, il accuse aussi l’épouse de son frère, Kate, d’avoir eu des stéréotypes envers Meghan. Il parle aussi de la mort de sa mère, la princesse Diana et comment ce tragique accident l’a affecté et traumatisé à vie. Il dit qu’il n’a pleuré qu’une seule fois le décès de sa mère, il était dans le déni. Il s’en prend aussi à l’épouse de son père Camila, il affirme qu’elle aurait envoyé des conversations privées aux médias
Selon lui, il ne fait pas ça pour nuire à sa famille, mais plutôt en signe de réconciliation. On rappelle qu’Harry et Meghan ont quitté Buckingham palace à partir du 30 mars 2020 mais ont tenu à garder leur titre de duc et duchesse de Sussex.

Depuis ce jour, Harry et Meghan ne cessent de dénoncer les propos racistes qu’ont pu avoir la famille royale à l’égard de Meghan ou de leurs enfants, mais aussi le fait qu’ils n’aient jamais intégré Meghan au sein de la famille.
Ce n’est pas pour autant qu’Harry et Meghan n’ont pas fait le déplacement lors du décès de la reine en septembre dernier, on a même pu apercevoir Meghan versait des larmes.
La famille royale britannique ne cesse de se déchirer, ce qui peine beaucoup le peuple Anglais.

Sources : The Guardian, BBC…
Louna