Ils sont partout…

Avec l’installation des réseaux sociaux et d’internet à partir des années 2000, les théories du complots se sont diffusées massivement. En réalité, elles étaient déjà présentes depuis très longtemps. En effet, même si le terme « théorie du complot » n’est pas apparu avant le 07 octobre 1966 dans le journal Le Monde, suite à l’assassinat du président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy, des rumeurs complotistes, elles, ont déjà fait leur apparition dans le monde, il y a très longtemps.

Une des premières « théorie du complot » à avoir été inventée, est apparue en 1349, suite à l’épidémie de peste noire, qui a ravagé presque la moitié de la population européenne, elle accusait les personnes juives d’empoisonner les puits de France et d’Allemagne.

Cependant, ces théories feront leur véritable apparition en masse vers le XVIIIème siècle, notamment lors de la Révolution française, qui ne serait que le fruit d’une conspiration antichrétienne.

Mais les théories les plus connues sont les plus anciennes, et étrangement, celles sur lesquelles nous possédons le plus de preuves irréfutables qui prouvent le contraire. Je parle bien-évidemment de la terre plate, ou de la terre creuse ( bien que cette dernière soit plus récente ).

Ces théories, comportent des milliers d’adeptes, qui veulent que leur pensée soit entendue et que la population réagisse. Ce qui conduit à la fabrication de fausses preuves, de trucage photo ou vidéo, ou de mises en scène. Il faut donc être vigilant lorsqu’on se documente sur ce sujet. Ecrire cet article m’a permis de me renseigner et de comprendre de nombreuses choses.

Je vous conseille donc de vous renseigner sur ce sujet, qui se trouve être plus intéressant que vous ne le pensez, ou qu’on ne veut vous le faire penser…

Lucas

Future neige au pays de l’or noir.

Créés en 1986, les jeux asiatiques d’hiver, similaires aux JO d’hiver, sont une compétition de multi-sports d’hiver. Les premiers jeux asiatiques d’hiver ont eu lieu à Sapporo, au Japon .

Cette même ville avait déjà accueilli les JO d’hiver de 1972, ainsi que les derniers en 2017.

Après 12 ans d’abstention, en raison d’un manque de candidats, le pays choisi fait énormément débat : l’Arabie-Saoudite ! Malgré son manque de popularité, cette compétition fait donc l’objet d’une polémique qui lui apporte aujourd’hui un certain relief.

Les sports d’hiver dans le désert…

Fort de ses pétro-dollars, l’Arabie Saoudite prévoit déjà des projet de construction d’une ville futuriste nommée Neom. Malgré les températures inférieures à zéro dans cette zone du nord ouest du pays, désert et neige ne se sont jamais conjugués. En plus d’un coût d’installation d’infrastructures de plus de 500 milliard de dollars, il y a d’énormes enjeux écologiques en cause. Pouvons nous réellement penser à l’installation d’une ville « zéro carbone » lorsque le pays qui l’héberge est l’un des premiers pays exportateurs mondiaux de pétrole ?

Pour l’OCA (Conseil Olympique d’Asie) il n’y a aucun doute. En effet, selon ses dires : « Les déserts et les montagnes d’Arabie Saoudite seront bientôt un terrain de jeu pour les sports d’hiver » Tous les débats ou les moindres questions écologiques et éthiques ont été occultés lors de son vote d’attribution.

Certains objecteront que ce conseil justifie son choix au motif que l’Arabie Saoudite essaye de diversifier son économie très dépendante du pétrole, ou encore afin de redorer son image au regard des nombreuses polémiques liées à de nombreuses violations des droits de l’homme.

La neige apporterait ainsi une blancheur au pays de l’or noir.

Après les derniers JO d’hiver en Chine et sans neige, la prochaine coupe du Monde de football au Qatar dans des stades climatisés, nous sommes montés d’un cran avec cette attribution. L’urgence climatique dont nous subissons les effets de plus en plus graves est une fois de plus totalement occultée.

Jusqu’où irons nous ? Allons nous continuer à fermer les yeux pour continuer à mettre en péril notre planète et sa population ?

L’argent qui est la principale raison de ce choix, serait-il devenu notre unique valeur ?

Sources :

-Texte : Libération, Wikipédia, Info Durable, Les Echos,

-Image : Pixabay

Julie

La consécration ultime pour une femme de lettres :

17 femmes contre 101.

Cette année, le prix Nobel de littérature 2022 a été décerné à l’écrivaine française Annie Ernaux. Cette récompense fait d’elle la première lauréate française à recevoir le prix Nobel de littérature depuis sa création en 1901 et décerné par l’Académie suédoise.  Le palmarès du Nobel de littérature compte 118 lauréats dont 17 femmes seulement. 

Ce prix est en effet créé par l’inventeur Alfred Nobel qui a confié dans son testament la mission à l’institution suédoise de récompenser chaque année “l’auteur de l’ouvrage littéraire le plus remarquable d’inspiration idéaliste”.

Parmi les 16 prix Nobel touchant plusieurs domaines et décernés par l’Académie suédoise, le prix Nobel de littérature attribué au mois d’octobre est le plus connu et le plus doté. Il a été refusé une seule fois, en 1964 par le philosophe français Jean-Paul Sartre et rien n’était prévu dans le testament Nobel en cas de refus. Il reste donc lauréat sans avoir touché l’argent du prix.

La France compte le plus de prix dans cette discipline par rapport aux autres pays et les lauréats étaient uniquement des hommes, le dernier était Patrick Modiano, en 2014. La récompense attribuée ce 06 octobre 2022 à Annie Ernaux est un symbole de son activisme dans la société et de sa liberté en tant que femme.

Après des années de travail acharné et de nombreuses autres récompenses, la romancière française Annie Ernaux devient à 82 ans la deuxième prix Nobel la plus âgée parmi les français. Elle était incrédule en entendant son nom.  Elle déclare « j’étais dans ma cuisine et j’écoutais la radio quand j’ai appris que j’avais le Nobel, mais je ne vous dirai pas avec qui j’étais ni comment j’étais habillée ».

Avec cette récompense, le comité de l’Académie suédoise a voulu saluer « le courage et l’acuité clinique avec laquelle elle découvre les racines, les éloignements et les contraintes collectives de la mémoire personnelle ».

La romancière qu’elle est, a publié plus de 24 livres depuis 1974. A chaque fois, elle impressionne les lecteurs avec des mots, inspirés de sa propre vie, issus de ses expériences en sociologie. Ce prix récompense la pudeur avec laquelle elle nous fait part de ses expériences dans ses écrits.

Mais qui est Annie Ernaux ?

Annie Ernaux, née à Duchesne en 1940, a grandi en Normandie à Lillebonne, puis elle déménagera à Yvetot avec sa famille. Élève à l’école privée catholique, elle côtoie des filles de milieux plus aisés que le sien. Suite à cela, elle fait l’expérience de la honte sociale.

Mais d’où lui vient ce sentiment de honte sociale qu’elle a ressenti cet été en 1952 ? La honte est née de ce constat par la petite Annie de 1952 : en voyant son père battre sa mère, elle a découvert que ses parents et donc elle-même, n’étaient pas des gens corrects au regard de la société. Annie Ernaux a fait de sa vie la matière de ses œuvres qu’elle a toujours hésitée à nommer. Avec ses romans, nous nous asseyons toujours à notre place de lecteur, lors de la lecture, à la frontière de sa biographie et de l’époque qu’elle a vécues.

Annie Ernaux fait son entrée en littérature en 1974 avec Les Armoires vides, un roman autobiographique. Elle décrit dans ce roman les deux mondes incompatibles dans lesquels elle évolue au cours de son adolescence. D’un côté, l’ignorance, la crasse, la vulgarité des clients ivrognes. De l’autre “la facilité, la légèreté des filles de l’école libre” issues de la petite bourgeoisie.

En 1984, elle obtient le prix Renaudot pour un autre de ses ouvrages à caractère autobiographique, La Place. La plupart de ces romans font référence à son passé et ce qu’elle a vécu. Son roman “la honte” fait référence à son ressenti sur tout ce qui lui fait honte.

Ce choix suscite les éloges de la presse internationale qui salue les combats politiques et sociétaux de l’écrivaine normande, et souligne l’originalité de son écriture. Le journal régional Paris-Normandie parle « d’une fierté normande », « même si elle eut parfois des mots durs à l’endroit de sa région natale ». Son œuvre l’Evénement, récit d’un avortement clandestin qui deviendra le film éponyme de Audrey Diwan, raconte de nouveau sa propre expérience.

Annie Ernaux est ovationnée, saluée de partout dans le monde en obtenant cette distinction qui récompense l’ensemble de son œuvre hautement symbolique pour la parole des femmes. Mais une phrase porte le symbole de son engagement quand elle déclare à la télévision suédoise que le Nobel était “un grand honneur” et une “responsabilité”.

Lionel Lawson et Clément Chen

Sources :

https://www.letelegramme.fr/soir/qui-sont-les-laureats-francais-du-nobel-05-10-2022-13193818.php

https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/cinq-choses-a-savoir-sur-le-prix-nobel-de-litterature_3649749.html

https://www.tf1info.fr/culture/annie-ernaux-prix-nobel-litterature-2022-ecrivaine-francaise-primee-2234521.html

https://www.annie-ernaux.org/fr/

https://www.neonmag.fr/annie-ernaux-recoit-le-prix-nobel-de-litterature-une-distinction-autant-historique-que-symbolique-559502.html.

Une marche nuptiale réussie

Ce dimanche 16 octobre s’est déroulée la Marche contre la vie chère et l’inaction climatique, où étaient présents plus de 100 000 personnes.

Le jeudi 6 octobre, Annie Ernaux recevait le prix Nobel de littérature, à 82 ans. L’écrivaine, soutien de Jean-Luc Mélenchon aux dernières élections présidentielles, était présente dimanche à la Marche contre la vie chère et l’inaction climatique, aux côtés des députés de la nouvelle alliance de gauche, la Nupes. Selon les organisateurs, 140 000 personnes sont venues manifester de la place de la Nation à la place de la Bastille.

L’inflation en France s’élève à plus de 6%. Cependant, le gouvernement d’Emmanuel Macron ne fait pas grand chose pour améliorer le pouvoir d’achat des Français. De plus, les cinq premières fortunes de France ont triplé depuis 2017. Par ailleurs, l’Etat a été condamné deux fois pour inaction climatique dans le premier quinquennat de l’actuel président.

Dimanche, la plupart des partis de gauche (La France Insoumise, Parti socialiste, Europe écologie les verts, Parti communiste, Nouveau parti anticapitaliste…) et des syndicats étaient au rendez-vous pour réclamer notamment la hausse des salaires, la taxation des superprofits, le blocage des prix et des investissements massifs dans la bifurcation écologique. Dans sa prise de parole, Jean-Luc Mélenchon a affirmé sa volonté de créer un “nouveau Front populaire”.

« Nous avons d’ores et déjà réussi notre pari. Ce n’est qu’un début », a estimé la députée LFI Aurélie Trouvé. En effet, la mobilisation a continué mardi 18 octobre avec une grève générale au cours de laquelle 300 000 personnes ont manifesté dans toute la France. Et ce n’est pas terminé. L’hiver s’annonce aussi compliqué pour les français que pour le gouvernement.

Annie Ernaux et de nombreuses personnalités politiques de gauche étaient présentes dimanche 16 octobre.

Aliosha.