Il y en aurait-il assez pour tout le monde ?

Comme vous le savez, en raison d’un mouvement de grève des transporteurs de carburants, 30 pour cents des stations sont en pénurie selon le ministère de la Transition écologique. L’ensemble du territoire français est impacté par le manque de carburant, mais les régions du nord et de l’est sont les plus concernées.

Parmi les stations-services impactées, Total Energies est la plus touchée. Les automobilistes rencontrent des difficultés à faire le plein, des files d’attentes de plus en plus grandes se forment devant les stations-services qui augmentent les prix, ce qui entraine un mécontentement de ces derniers.

La SNCF craint aussi de manquer de carburant pour faire avancer les trains qui roulent au diesel. Elle réfléchit à un plan pour faire face au risque de pénurie. De plus, il y a des problèmes au quotidien au sein de la population, par exemple les personnes ne peuvent plus utiliser leur voiture pour aller au travail, à l’école, faire les courses, rendre visite à la famille etc.…L’impatience et de la vulgarité sont aussi à l’appel. 

D’autres problèmes beaucoup plus graves se sont produits comme l’enquête qui a été ouverte après qu’un homme de 20 ans ait poignardé à 6 reprises un père âgé de 33ans accompagné de ses deux enfants à l’arrière de sa voiture, car il l’aurait doublé.

Faire le plein de sa voiture ne devrait pas devenir aussi dangereux.

Une application nommée « Mon essence » a été installée afin de trouver du carburant, la carte que l’on peut apercevoir sur l’application sert à s’informer sur les différents carburants disponibles (SP95, Gazole, E85, GPL, E10, SP98).

Le gouvernement a tenu à rassurer les Français : « Nous suivons évidemment de très près, avec les opérateurs, l’évolution de la situation et nous avons été amenés, çà et là, lorsque c’était nécessaire, à puiser dans les stocks stratégiques pour permettre d’alimenter des stations »

Sources :

http://www.lavoixdunord.fr, http://www.cnetfrance.fr, http://www.msn.com    

Lou et Maylis

Allelula !

En 2021, 13 000 km2 de la forêt amazonienne avaient disparu en un an. Jair Bolsonaro, président d’extrême-droite du Brésil depuis 2019, n’est pas innocent dans cette affaire. Il avait déclaré pendant sa campagne en 2018 : “Si je deviens président, il n’y aura pas un centimètre de terre autochtone de plus”, et a donc remplacé les terres brûlées du premier poumon de la Terre par de l’élevage et de l’agriculture, au lieu de replanter de nouveaux arbres. Le président sortant a aussi fait augmenter la pauvreté durant son mandat (la faim touche un habitant sur sept) et a été responsable des 700 000 morts du Covid-19. Cette fois-ci, il est candidat face à Luiz Inacio Lula da Silva, président de 2003 à 2011 et ensuite emprisonné pour des affaires de corruption non avérées, qui avait, pendant son mandat fait baisser considérablement la déforestation au Brésil.

Le 3 octobre, les Brésiliens ont placé Lula en tête avec 48,43%, contre 43,20% pour Bolsonaro, qui a rattrapé son retard dans les sondages qui le donnaient 15 points derrière le candidat de la gauche, notamment grâce à une baisse des prix du carburant juste avant l’élection et les nombreux messages de soutien pour sa candidature comme celui du footballeur Neymar. Les deux hommes s’affrontent donc pour un deuxième tour le 30 octobre. Derrière eux sont arrivés Simone Tebet et Ciro Gomes, respectivement avec 4% et 3%, ce qui constitue une réserve de voix pour Lula, déjà allié avec le centre. En effet, il obtiendrait 55% selon les derniers sondages, mais rien n’est joué au vu de cette erreur de sondages lors du 1er tour.

La campagne a été marquée par des violences provenant du camp du président sortant envers les partisans de Lula : plusieurs meurtres ont eu lieu pendant la campagne du 1er tour, et cela est susceptible de se reproduire pendant ces 4 longues semaines de campagne. Reste à savoir si Bolsonaro acceptera sa probable défaite, car on peut craindre des violences semblables à celles du Capitole aux États-Unis en 2020 de la part des soutiens de Trump.

Ces dernières années, la gauche est arrivée au pouvoir dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, comme le Chili avec Gabriel Boric au Chili, Gustavo Petro en Colombie ou encore Alberto Fernández en Argentine. En sera-t-il de même au Brésil ? Rendez-vous le 30 octobre pour un Brésil moins pauvre et une forêt amazonienne plus durable.

Libération, Ouest France, Le Monde, Le Point.

Paul Raynaud et Aliosha Laruelle