La fonte des glaces en 2022.

N’est-il pas trop tard ?

Le taux de fonte des glaces a augmenté de 65 % en 30 ans. Ce taux est passé de 800 milliards de tonnes par an dans les années 90 à 1 300 milliards en 2017. C’était le pire scénario imaginé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Cette fonte des glaces a déjà provoqué une hausse de 35 millimètres du niveau de la mer, et d’après cette étude « on estime que chaque centimètre de hausse du niveau de la mer menace de déplacement d’environ un million de personnes habitant sur des terres peu élevées ». Les effets de cette hausse qui paraît dérisoire se font déjà ressentir comme au Pakistan ou plus de 10% du pays se trouve déjà sous l’eau et des milliers de personnes y ont trouvé la mort, mais ce n’est pas le seul, plusieurs cas similaires sont recensés aux quatre coins du globe. Pour lutter contre ces inondations certains pays trouvent des moyens plutôt astucieux, c’est le cas des Pays-Bas. Alors qu’un tiers du territoire se trouve sous le niveau de la mer, le pays a mis en place des digues qui ont pour but de retarder les inondations à venir. De plus en plus de pays se rendent compte du danger que représente la fonte des glaces, comme le prouvent les accords de Paris en 2016 qui ont pour but de contenir le réchauffement climatique à 2°c jusqu’à la fin du siècle ce qui permettrait de stabiliser la fonte des glaces en Antarctique.

Mais la hausse du niveau de la mer n’est pas le seul résultat de la fonte des glaces. Une autre conséquence majeure est la réapparition de virus qui étaient actifs il y a de çela des milliers d’années. Le problème est qu’ils sont bien plus virulents que ceux que nous rencontrons au quotidien : en 2021 une trentaines de virus ont été découverts rien qu’en Himalaya par des chercheurs de l’université de l’Ohio, ils étaient tous vieux de 14 400 ans. L’Himalaya est loin d’être un cas unique, celui qui inquiète le plus les chercheurs est le permafrost, une zone qui s’étend sur un quart de l’hémisphère nord soit 14 millions de km2, et seulement quelques semaines après la publication d’un nouveau rapport du GIEC, une autre étude vient un peu plus assombrir les prévisions climatiques. Des chercheurs assurent que la fonte du permafrost pourrait bientôt franchir un point de non-retour, beaucoup plus tôt que ce que les scientifiques prédisaient jusqu’ici. Or le permafrost, en fondant, pourrait libérer des millions de tonnes de CO2, de méthane et même de mercure, réchauffant encore plus l’atmosphère.

En regardant de plus près toutes les études menées par les chercheurs et les scientifiques, le verdict est clair: nous devons agir maintenant avant d’atteindre le point de non-retour.

Plusieurs Etats ou Associations font de leur mieux pour retarder le plus possible cet événement qui semble inévitable, mais y arriveront-t-ils ?

sources:

  • Le GIEC
  • L’OMS
  • Le Monde
  • Nationale Géographique
  • Wikipédia
  • Novethic

Lou Lewis

Élections italiennes, le grand retour en arrière ?

Une ascension fulgurante

4,4%, tel est le score que réalisait Fratelli d’Italia aux élections parlementaires de 2018. Le parti d’extrême droite, mené depuis 2014 par Giorgia Meloni, devrait, le 25 septembre, être le premier parti du parlement italien. Associé via la coalition du centre droit à la Lega de Matteo Salvini et à Forza Italia, les trois partis dominent tous les sondages en obtenant au total plus de 45% des voix. L’opposition, elle, ne tient pas le rythme : la Coalition de centre gauche peine à recueillir 30% des voix, mais le plus important se trouve sûrement au niveau du Mouvement 5 étoiles. Le parti antisystème qui avait réussi une percée majeure en 2018 en obtenant 32% des voix, se retrouve aujourd’hui avec seulement 12% d’intention de vote.

Des élections redoutées

Si ces élections attirent autant l’attention, c’est sûrement parce qu’ elles arrivent au pire moment. L’Union Européenne, engluée dans une crise qui n’en finit pas, ponctuée par la guerre en Ukraine, les sécheresse, ou encore les pénuries d’énergie, doit sa stabilité à l’unité qu’ont réussi à trouver les 27 face à l’agression Russe. Le départ de l’ancien banquier central Mario Draghi du poste de président du conseil avait déjà été inquiété, mais la coalition de droite aux portes du pouvoir ne rassure pas non plus l’Union.

Un passé inquiétant

Bien qu’ officiellement, selon Fratelli d’Italia “ la droite Italienne a relégué le fascisme à l’Histoire”, certains signes nous indiquent que cette déclaration de Giorgia Meloni n’est que partiellement vraie. La preuve la plus frappante vient de l’insigne du parti, une flamme possédant les couleurs du drapeau italien, ce logo est l’héritage du Mouvement Social Italien créé par des anciens fascistes restés fidèles à Mussolini. De plus Giorgia Meloni à fait ses armes au sein du front de la jeunesse du Mouvement Social Italien accusé d’avoir dans ses rangs des néofascistes. Les autres partis de cette coalition ne sont guère plus rassurants : la Lega, second parti de la coalition de centre droit, est connue pour ses penchants populistes et eurosceptiques. Son dirigeant Matteo Salvini avait qualifié l’euro de “crime contre l’Humanité” et souhaite, tout comme Giorgia Meloni, adopter une ligne de conduite très dure envers les migrants. De plus, Salvini est connu pour être un grand admirateur de Poutine. Pris en photo à plusieurs reprises arborant un T-shirt à l’effigie du maître du Kremlin , ce dernier avait lui-même décrit l’attitude du politicien italien comme “chaleureuse” envers la Russie. Du côté de Forza Italia, troisième parti de la coalition, bien que le mouvement soit conservateur, il dispose d’une rhétorique moins extrême que celle de Fratelli d’Italia et de la Lega.

Malgré leurs passés qui peuvent faire naître de nombreuses inquiétudes, les partis de la coalition de centre droit ont adopté un programme comprenant un soutien à l’OTAN et à l’Ukraine ainsi qu’une “adhésion totale au processus d’intégration européenne » malgré le souhait de réviser certaines règles. Sur le plan intérieur, les partis se sont mis d’accord sur des baisses d’impôts, différentes mesures pour augmenter la natalité ainsi que la lutte contre l’immigration.

Reste à savoir maintenant si la coalition tiendra les promesses de son programme, ou si leur passé, revenant au galop, fera pencher la politique italienne dans un extrémisme qui rappellera des années sombres de l’Histoire.

Armand Branchet

Sources:

Wikipédia:

Frères d’Italie https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_d%27Italie_(parti_politique)

Elections présidentielle en Italie: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_en_Italie#Mode_de_scrutin

Parti démocrate: https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_d%C3%A9mocrate_(Italie)

Ligue du nord: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_du_Nord

Gouvernement Draghi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Draghi

Mario Draghi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Draghi

Coalition de centre gauche: https://fr.wikipedia.org/wiki/Coalition_de_centre_gauche_(Italie)

Sondages pour les élections italiennes de 2022: https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_sondages_pour_les_%C3%A9lections_g%C3%A9n%C3%A9rales_italiennes_de_2022

Mouvement 5 étoiles: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_5_%C3%A9toiles

Coalition de centre droit: https://fr.wikipedia.org/wiki/Coalition_de_centre_droit

Mouvement social Italien: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_social_italien_%E2%80%93_Droite_nationale

République sociale Italienne: https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_sociale_italienne

Giorgia Meloni: https://fr.wikipedia.org/wiki/Giorgia_Meloni

Le Monde:

Qu’est-ce que le Mouvement 5 étoiles: https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/03/05/qu-est-ce-que-le-mouvement-5-etoiles_5266001_3214.html

Mario Draghi accepte le poste de président du Conseil: https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/12/italie-mario-draghi-accepte-le-poste-de-premier-ministre_6069794_3210.html

Dissolution du Parlement: https://www.lemonde.fr/international/article/2022/07/21/italie-le-president-dissout-le-parlement-apres-la-demission-de-mario-draghi-provoquant-des-elections-anticipees_6135674_3210.html

Le Figaro: Le programme de la coalition de droite: https://www.lefigaro.fr/flash-actu/italie-les-partis-de-droite-presentent-leur-programme-de-gouvernement-20220811

La monarchie britannique en danger ?

La reine du Royaume-Uni et des autres royaumes du Commonwealth, Elisabeth II décède après 70 ans de règne. Sa mort est -t-elle synonyme de la fin de la monarchie britannique ?

La reine Elisabeth II nait en 1926 sous le règne de son grand-père George V, elle est alors troisième dans l’ordre de succession au trône derrière son oncle Edward (Edward VIII) et son père Albert (George VI). C’est en 1952 à la mort de son père qu’elle devient reine du Royaume-Uni de Grande Bretagne, d’Irlande du Nord ainsi que des autres royaumes du Commonwealth. Elle régnera pendant 70 ans. C’est son fils Charles III qui lui succèdera.

Mais alors pourquoi la monarchie britannique est-elle le sujet de nombreuses questions ?

Premièrement le roi Charles III n’était pas très apprécié des Britanniques, il était même détesté. En 1997, à la mort de son ex-épouse Lady Diana, sa popularité était au plus bas. La princesse avait révélé l’infidélité du roi et sa liaison avec Camilla Parker Bowles, il était jugé comme le principal responsable de leur divorce. Il était également vu comme une personne dans l’ombre de la famille royale. Il succède à sa mère immensément populaire, indissociable de la monarchie.

Cependant les sondages les plus récents montrent que six Britanniques sur dix pensent que la Grande-Bretagne devrait continuer en tant que monarchie à l’avenir, contre seulement 22% favorables à un chef d’État élu. Les trois quarts des Britanniques âgés de 65 ans et plus se montrent en faveur de la monarchie, contre seulement 24 % des jeunes de 18 à 24 ans. Ces chiffres nous montrent que c’est essentiellement une population âgée qui est favorable à la monarchie.

L’opinion vis-à-vis de la monarchie tenait de l’attachement à la personne d’Elisabeth II, ou de l’attachement à la perpétuation de la monarchie ?

Sources : Wikipédia, l’Express.

Lucie Ponchy