Un petit tour et puis s’en va…

Cette campagne présidentielle s’avère être bien particulière. La conjoncture internationale brouille le discours politique des différents candidats, qui ont du mal à faire entendre leur voix.

Une du journal Libération

En ce début d’année, une fausse grande annonce secoue la campagne électorale; Christiane Taubira, ancienne ministre de la Gauche plurielle du gouvernement Jospin, annonce sa candidature à la primaire de la gauche dans laquelle elle était presque sûre de gagner sans réel adversaire.

Mais, depuis sa victoire à la primaire de la gauche, Christiane Taubira ne fait plus parler d’elle que par des sondages très mauvais au vu de son annonce qui avait fait beaucoup de bruit et qui devait être le visage de la gauche pour la présidentielle de 2022.

Elle a toujours cherché à se démarquer des autres candidats, mais personne ne souhaite se rallier à sa personne ou son programme. Ses dernières prestations ont été fortement critiquées par ses adversaires et certains médias, qui ont vu une impréparation de sa part. Devant une telle situation politique, la question se pose: que doit-on faire ? Faut-il continuer ou stopper avant qu’il ne soit trop tard ?
La candidature de Taubira, qui se voulait rassembleuse, se retrouve dans une situation politique de plus en plus difficile. Preuve de cette échec, le parti radical de gauche qui soutenait Christiane Taubira a hier annoncé se mettre en retrait de la campagne de celle qu’il soutenait. Le président de parti radical de gauche à ainsi déclaré « Mon parti politique est allé au bout de sa démarche » et « se met en retrait » car, pour lui, il n’est plus possible d’avoir une union de la gauche ce que Christiane Taubira voulait en se plaçant comme unificatrice des partis de gauche. De plus, les parrainages des élus locaux n’arrivent pas au conseil constitutionnel.

Capture d’écran Ouest France.

Finalement, après avoir consulté son entourage, Christiane Taubira décide de jeter l’éponge. Elle a échoué dans sa volonté d’incarner la gauche et être la seule alternative face à Emmanuel Macron, qui semble actuellement intouchable.

Raphael Penager

Rayan est mort.

Rayan, un dénouement tragique
Samedi 5 février, Rayan, un petit garçon âgé de 5 ans, est décédé après être tombé dans un puits le mardi 1er février au Maroc, dans la province de Chefchaouen. En effet, Rayan est tombé dans le puits que son père était en train de réparer, un puits asséché, profond de 32 mètres et faisant 45 cm de diamètre. Tout le pays est alerté et mobilisé, la catastrophe prend très vite une ampleur internationale. Même sur les réseaux sociaux, où les messages de soutien au garçon et à sa famille se multiplient.
Pendant que les secouristes se dépêchent de creuser un forage, de l’eau et de l’oxygène sont envoyés à Rayan par des tuyaux. Samedi 5 février, les secouristes ne sont plus qu’à 2 mètres du garçon, mais des couches de roches empêchent une fois de plus le sauvetage, qui lui devient de plus en plus pressant.
Vers 18 heures, on apprend qu’ils ont atteint Rayan, mais que le transport est très délicat, sachant qu’il présente de multiples fractures. Le pays est soulagé. Mais nous apprenons quelques heures après sa sortie qu’il n’a pas survécu au choc et à ses blessures. Le petit Rayan est décédé.

Capture d’écran du Huffington Post

Le monde entier manifeste sa solidarité et présente ses condoléances. Le roi, Mohammed VI, lui même ayant suivi de près l’affaire a appelé les parents afin de leur envoyer du courage.
Quatre jours gravés dans nos mémoires ?
Neyalen

Les convois de « la liberté »

Capture d’écran de France 24

Le 28 Janvier, à Ottawa, des centaines de camions bloquaient les routes. Pourquoi ? Pour protester contre l’obligation vaccinale mise en place par le gouvernement Canadien. Ce convoi énorme, qui bloquait les rues de la ville, et klaxonnait sans cesse, dit « convois de la liberté », réclame une liberté enlevée par les mesures strictes du gouvernement ; de nombreuses pancartes affichent « 4 freedom », en français « pour la liberté ». Mais tout le monde n’approuve pas le bruit des klaxons et le blocage des routes : après plus d’une semaine de blocage, les habitants comme le gouvernement appellent au silence : le gouvernement décide d’autoriser le blocage des camions, mais pas les bruits de klaxons. Le maire d’Ottawa, lui, a tenté de trouver un compromis pour autoriser les camions autour du parlement seulement, libérant la majorité des routes de la ville, et a promis d’entendre les revendications des manifestants. Les habitants non plus n’aime pas tout ce remue ménage. Un habitant confie ; « C’est affreux, on se sent envahis. Regardez, ces gens bloquent les rues, klaxonnent, ils conduisent n’importe où. »
Bien que le gouvernement canadien aie pu calmer ce convoi, les pays d’Europe, eux aussi, le voient arriver : le 11 février, un même « convoi de la liberté », de même but et de même nature, arrive à Paris. Ici, le gouvernement se montre bien plus strict. Le convoi est strictement interdit, et les forces de l’ordre n’hésitent pas à employer la manière forte pour arrêter ceux qui, malgré les interdictions, manifestent et bloquent.

De nombreuses autres villes d’Europe ont vu dans leurs rues, de tels convois. On peut se demander : quand est-ce que ces « convois de la liberté » s’arrêteront-ils ? Leurs revendications seront-elles reconnues par les gouvernements ?

Adel Griffond

La CAN s’est terminée…

Le 6 février dernier se tenait la finale de la CAN 2022 au Cameroun, opposant le Sénégal à l’Egypte.

Capture d’écran France 24

Les Lions n’ont pas déçu en battant les Égyptiens au tir au but 4-2. Le Sénégal a été porté depuis le début de cette compétition par leur attaquant phare, Sadio Mané. Leur joie était d’autant plus forte car c’était la première fois qu’il soulevait cette coupe. Cette compétition a été redoutable car elle a éliminé de grandes nations du football comme le pays organisateur le Cameroun, le Maroc, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, l’Algérie… Néanmoins, malgré l’engouement qu’elle a provoqué lors de son inauguration et le faite que l’Afrique tout entière était concentrée sur cet événement, la défaite des meilleures équipes ou des équipes favorites tôt dans la compétition a suscité une forme de désintéressement progressive du public. L’enthousiasme des spectateurs et des téléspectateurs a décliné tout au long de la compétition. Quel dommage !!!

En espérant que la prochaine CAN de 2023 en Côte d’Ivoire attire plus de personne !

Lyes Bendi

La guerre a commencé.

Le 24 février au matin, après une longue période de tensions entre la Russie et l’Ukraine, cette dernière soutenue par les Etats-unis, et une majorité des pays d’Europe (dont la France), la guerre a finalement commencé. La Russie a lancé une attaque militaire sur l’Ukraine, et l’a bombardé plusieurs sites stratégiques. La capitale, Kiev, a notamment été touché par de nombreux missiles. Le ministre des affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, a déclaré que l’armée ukrainienne avait été mise hors d’état de nuire. De leurs côtés, les dirigeants européens, montre leurs soutiens à l’Ukraine. Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré « répondre à cet acte de guerre avec sang froid, détermination, et unité ». Il promet de porter à la Russie des sanctions « à la hauteur des agressions dont elle se rend coupable ». Après s’être consulté, les alliés de l’Ukraine ont mis en place des sanctions économiques, auxquelles la Russie ne s’était pas préparée, et certains pays d’Europe ont envoyé des armes à l’Ukraine, ainsi qu’à des pays voisins comme la Pologne, afin qu’ils se protègent.

Le 27 Février, à la demande de Volodymyr Zelensky, président Ukrainien, Emmanuel Macron a échangé avec Vladimir Poutine au téléphone, et l’a amené à un compromis : ne pas tuer de civils, ne pas détruire d’infrastructures civiles, et ne pas bloquer les axes routiers.

Pendant que la guerre continue en Ukraine, de nombreux ukrainiens tentent de fuir le pays en se dirigeant vers les pays de l’Est.

Une du Figaro

Lors d’un entretien avec ses chefs militaires, Poutine a ordonné une « mise en alerte des armes nucléaires » : le président Russe envisage-t-il réellement une attaque nucléaire ? Où souhaite-il juste intimider ses ennemis ?

De nombreuses manifestations ont pris place dans le monde entier afin de montrer du soutien à l’Ukraine. En Russie, ses manifestations ont été strictement réprimandées, étant donné que le gouvernement russe s’efforce de se donner raison et de montrer que son peuple le soutien.

Avec l’escalade de ce conflit et l’engagement de plus en plus de pays aux côtés de l’Ukraine, on peut se demander jusqu’où se conflit ira.

Adel Griffond