Marche pour le climat, précarité étudiante.

Et on est jeunes, déters et révolutionnaires!

Le vendredi 19 mars à 14 heures, place du Panthéon, des milliers de jeunes ont marché dans les rues de Paris, réclamant une meilleure “loi climat” et des changements face à la précarité étudiante et les inégalités sociales.

L’initiative et son but

Cette marche pour le climat a été lancée par le mouvement Youth for Climate. L’action est née en début de 2019 et découle de l’initiative lancée par Greta Thunberg, une jeune suédoise de 18 ans. La jeune fille lance le Friday for Future en 2018 dont le but est d’organiser des grèves massives de jeunes les vendredis pour le climat. L’initiative se répand dans toute l’Europe et débute ainsi le mouvement Youth for Climate en France.

Le but de la marche de vendredi dernier était de montrer le mécontentement de la population, spécifiquement de la jeunesse, concernant deux sujets importants de la société actuelle : le réchauffement climatique et la précarité étudiante de plus en plus forte. La convention citoyenne pour le climat (CCC) qui a commencé l’année dernière a pris fin le 28 janvier avec 149 propositions écologiques. Malgré la promesse du président de reprendre les projets de la CCC “sans filtre”, 28 propositions ont été écartées et beaucoup partiellement réduites. La loi climat qui doit être débattue le 29 mars à l’Assemblée nationale est alors jugée insuffisante et manquant d’ambition. La marche avait aussi un but de justice sociale notamment pour les étudiants, énormément touchés par la crise sanitaire. Les organisateurs condamnent le manque d’aide et de mesures pour lutter contre leur isolement et leur précarité.

Le déroulement de la marche

La marche s’est déroulée le 19 mars 2021, environ 2 ans après la première marche pour le climat. Des milliers de jeunes, lycéen.e.s, étudiant.e.s ont marché de la place du Panthéon à la place Vauban de 14 heures à 17 heures en raison du couvre feu. La marche comptait beaucoup moins de manifestants qu’il y a deux ans, en effet les chiffres parlent d’eux mêmes, la marche du 21 septembre 2019 a regroupé plus de 150 000 manifestants selon les organisateurs alors que celle du 19 mars 2021 seulement 10 000 selon les organisateurs. La manifestation s’est tout de même déroulée dans la joie et la paix, et aucun débordement n’a été recensé.

Le planning de la marche:

  • 14H : Rendez vous à la place du Panthéon
  • 14H05 : Prises de parole de Unef, La clap, Solidaires étudiant.es et Youth for climate paris.
  • De 14H10 à 17H: marche de la place du Panthéon à la place Vauban.
  • 16H50 : Prises de parole d’Alternatiba, Saccage 2024, Parents pour le climat.
  • 17H : Fin de la marche (heure de dispersion)

Les meilleures pancartes que nous avons vu et notre ressenti par rapport à la marche.

Lorsque vous vous trouvez dans une telle manifestation, entourée de milliers de personnes et de pancartes aux messages percutants, vous vous sentez important. Vous avez ce sentiment de participer à un grand changement. Vous êtes touché de voir autant de jeunes concernés et mobilisés pour la cause du climat et, dans le cas de cette manifestation, celle des étudiants. Vous êtes dans l’action, dans le moment présent. Mais ce sentiment devrait être présent en permanence, car manifestation ou non, la planète meurt. C’est pourquoi en ce 19 mars 2021, nous réclamions une loi climat plus radicale.

Mordjane Borsali, Emma Debenedetti.

#freebritney

Quel est ce mouvement ?

Le mouvement « Free Britney », créé par les fans de Britney, est un mouvement visant à demander la fin du régime de tutelle de la pop star. En effet, à partir de 2009 la mention de ce mouvement est apparue pour la première fois…

En 2008 ; après une rupture difficile, l’addiction de Britney pour certaines drogues, et la perte de la garde de ses deux enfants, la chanteuse est internée à l’hôpital psychiatrique. Britney a donc bénéficié d’une mesure de protection et a été placée sous la tutelle de son géniteur, James Parnell Spears, son père. Il a à présent, la main sur la fortune de sa fille de 38 ans, sur les décisions qui résultent de sa carrière mais aussi sur sa vie privée.

Les fans de Britney Spears se battent donc depuis des années pour que la justice mette fin à la tutelle qui autorise son père à contrôler les moindres faits et gestes de sa fille. Les fans, persuadé.e.s qu’elle est en danger, mettent en place un système de décodage de signes sur Tik Tok. Le réseau social Tik Tok est donc le seul moyen pour Britney Spears d’appeler a l’aide. Cette plateforme devient un réel moyen de communication entre la chanteuse et ses fans.

Ainsi un top commentaire sur une vidéo de Britney dit: “si tu as besoin d’aide porte du jaune dans ta prochaine vidéo” et un autre lui demande de tourner sur elle même. Dans la vidéo suivante, Britney porte un t-shirt jaune, elle fait un tour sur elle même et adopte un comportement étrange. Ses fans étant maintenant sûr.e.s du danger de sa situation veulent tout de même vérifier qu’il ne s’agit pas seulement d’une simple coïncidence.

D’autres commentaires suggèrent donc à la jeune femme de faire apparaitre une colombe la prochaine fois. Suite à cela, elle poste sur Instagram un tableau représentant une colombe.

Ainsi, le mouvement s’est popularisé grâce à des reportages et des témoignages. En France, une vidéo du Youtubeur Seb, médiatise le mouvement. Des pétitions pour libérer Britney ont été créées et partagées par de nombreuses personnes.

Pensez-vous que Britney Spears est en danger?

Mordjane et Emma.

“Ceux qui vivent sont ceux qui luttent” Victor Hugo.

Il y a un an, Emmanuel Macron, président de la République, prononçait le discours qui allait changer nos vies…

Quelques mois auparavant, les termes “confinement” ou encore “pandémie mondiale” nous paraissaient utopiques? Ils font aujourd’hui partie de notre quotidien. Les accolades et les apéros entre amis ne sont plus qu’un lointain souvenir; place au gel antibactérien et aux masques FFP2.

En effet, nous avons tous dû apprendre à vivre avec le coronavirus, un virus inconnu, un virus persistant, un virus qui rythme nos vies. Mais alors, 1 an après, quel bilan peut-on tirer?

Qu’elles soient économiques, sociales ou culturelles, la pandémie de covid-19 a indéniablement eu des conséquences multiples et diverses sur notre société. Augmentation du taux d’obésité, dégradation de la situation financière et perte d’emploi, violences conjugales en hausse ou solitude… nous avons fait face à une redéfinition complète de notre mode de vie et une remise en question quasi-totale de notre système.

Cependant, ses conséquences ne s’avèrent pas seulement néfastes. Ayant d’abord laissé la médecine perplexe, voire désespérée, la covid-19 a permis d’effectuer des avancées technologiques et scientifiques considérables. Seulement un an après la découverte du virus en Chine, plusieurs vaccins ont notamment été développés et administrés dans le monde entier: du jamais vu. De plus, les différents confinements ont parfois eu des conséquences inattendues. Une réduction de la pollution atmosphérique ainsi qu’une purification des eaux ont par exemple été observées, rendant l’air des grandes villes de nouveaux respirables. A défaut de pouvoir sortir de chez eux, de nombreux “confinés” ont également été nombreux à profiter de certaines contraintes liées aux restrictions pour faire parler leur créativité. C’est ainsi que sont nés les hashtag #StayAtHomeChallenge pour jongler avec du papier toilette ou encore #onapplaudit pour remercier les soigants à 20h…

En bref, cette année aura, pour tous, été une période d’introspection et de réflexion . L’enjeu est de savoir si le “monde d’après covid” sera le même qu’avant ou si cette prise de conscience permettra l’adoption de nouvelles mesures et avancements.

Aujourd’hui, alors que les services de réanimation semblent de nouveau saturés, un reconfinement régional a été annoncé ce jeudi 18 mars, le troisième depuis le début de la pandémie. Cette annonce de nouveau confinement incite néanmoins à la controverse.

Les mesures, incompréhensibles pour de nombreux français, sont jugées “trop laxistes” ou “inutiles”. Une question est en ce moment au cœur du débat: “Faut-il fermer les écoles…?”

Sources: https://www.cosmopolitan.fr/les-hashtags-et-comptes-instagram-a-suivre-pendant-le-confinement,2035299.asp

https://www.insee.fr/fr/information/4479280

https://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-ces-consequences-plus-ou-moins-inattendues-du-confinement-01-04-2020-8292249.php

Inès Rousseaux

Douze affaires après… Sarkozy condamné.

Le 1ère mars, le journal Le Monde publie un long article sur la condamnation de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, à trois ans de prison dont un an ferme. Il est accusé de corruption, et de trafic d’influence dans l’affaire « des écoutes », aussi appelé affaire « Paul Bismuth ». C’est la deuxième fois que cela se produit sous la cinquième république : le premier étant Jacques Chirac inquiété pour la déclaration d’employés municipaux fictifs. Toutefois en ce qui concerne Nicolas Sarkozy ce n’est pas d’une seule affaire qu’il s’agit mais de douze.

Parmi ces douze affaires quatre sont en cours ou sont à nouveau étudiées : l’affaire Bygmalion portant sur le financement illégal de la campagne de 2012 ; celle du financement libyen pour la campagne de 2007 ; celle de Karachi remontant à 1995 quand Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget cherchait des fonds pour la campagne de Balladur dont il était le porte-parole et aurait bénéficié de rétrocommissions ; et enfin l’affaire russe débutant en 2020 pour une somme de 500 000 euros, le plaçant sous un soupçon de trafic d’influence.

Dans trois autres, il n’a jamais été remis en cause : celle des billets de 500 euros, celle des 45 hélicoptères vendus au Kazakhstan avec rétrocommissions, et le cas des voyages en jet avec factures suspectes et abus de biens sociaux. Les quatre dernières déclarent finalement Nicolas Sarkozy hors de cause. Il s’agit de son rôle dans l’affaire du crédit Lyonnais qui a versé 404 millions d’euros à Bernard Tapie ; de son action pour recueillir des sondages à l’Elysée de façon illégale ; du profit de la richesse de madame Bettencourt ; et enfin de son évitement à payer ses pénalités pour dépassement des frais de campagne.

En 2014, M. Sarkozy était soupçonné d’avoir corrompu un magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Il lui aurait demandé des renseignements le concernant, et chercher à faire supprimer la saisie de ses agendas présidentiels, après le non-lieu dans l’affaire Bettencourt. M. Azibert, avocat général dans une chambre civile, s’est assuré l’aide de ses collègues pour arriver à ses fins. En remerciement, Monsieur Sarkozy aurait promis de jouer de ses connaissances afin de lui procurer un poste de prestige à Monaco. Mais en quoi ces agendas sont si importants aux yeux de Nicolas Sarkozy et des magistrats ?

Les emplois du temps de l’ancien chef d’Etat regroupent l’ensemble des rendez-vous pris au cours de sa présidence. Ainsi on y retrouve des informations cruciales pour les enquêtes des différentes affaires dans lesquelles il est impliqué, notamment avec le financement de la Lybie pour sa campagne ou avec l’histoire de Madame Bettencourt. C’est alors qu’il s’est pourvu en cassation pour déclarer illicite la saisie de ces documents. Malgré tout, ses tentatives n’ont pas abouti, la saisie des agendas a été déclarée légale et le personnage devient de plus en plus suspect.

Sans qu’il le sache le tribunal s’est permis d’écouter ses conversations téléphoniques. Contre toute attente il découvre que l’ancien président de la république entretenait des discussions avec son avocat Thierry Herzog, à propos des manigances et de l’aide du magistrat haut placé Gilbert Azibert. Quand notre client est prévenu par son avocat qu’il est sous écoute, il se munit de deux téléphones prépayés achetés sous le nom de « Paul Bismuth », pour brouiller les enquêtes. C’est ainsi que s’ouvre une nouvelle affaire, qui manque de preuves et qui est désavouée par les partisans de droite de l’accusé.

C’est seulement en 2019 que la Cour de cassation  en s’apercevant de la cohérence entre chaque suspicion, rejette les derniers recours formés par Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert. De plus les enquêteurs constatent que depuis la découverte des conversations téléphoniques, les trois protagonistes se sont beaucoup rapprochés et ont consolidé leur amitié. Ainsi le procès s’ouvre à nouveau le 23 novembre 2020, c’est la première fois sous la Ve République qu’un ancien président est jugé pour corruption.

Le tribunal a aussi reconnu M. Herzog coupable de corruption active et de violation du secret professionnel et l’a condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, assortis de cinq ans d’interdiction d’exercer la profession d’avocat. Gilbert Azibert a, pour sa part, été déclaré coupable de corruption passive et de recel de violation du secret professionnel. Il a lui aussi été condamné à trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis.

En conclusion, il apparait que Monsieur Sarkozy est un habile intrigant, capable de s’attirer les relations utiles à ses projets, émanant d’un charisme certain pour créer des amitiés solides. C’est un personnage aux mains remplies d’argent car c’est toujours ce qui lui manque et qu’il doit obtenir. Or ce sont toujours des sommes très importantes ce qui montre à quel point, il mène une vie hautement active, remplie, bourdonnante et dégagée de scrupules puisqu’il semble souvent outrepasser la loi. De cette récente condamnation, Sarkozy en fait un problème d’honneur. Il veut absolument faire reconnaitre qu’il subit un acharnement judiciaire. Pour lui, il est évident qu’on doit respecter la confidentialité entre un avocat et son client. Il va se battre jusqu’à faire appel auprès de la cour européenne. C’est un combattant hors normes qui ne baisse jamais les bras.

Sources

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/03/01/nicolas-sarkozy-condamne-a-trois-ans-de-prison-dont-un-an-ferme-dans-l-affaire-des-ecoutes_6071580_823448.html

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/11/26/corruption-dans-l-affaire-des-ecoutes-pourquoi-nicolas-sarkozy-est-il-juge_6061212_4355770.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sarkozy-Kadhafi#Affaire_des_%C3%A9coutes

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/03/01/le-point-sur-les-douze-affaires-de-nicolas-sarkozy-une-condamnation-deux-non-lieux-et-plusieurs-dossiers-ouverts_6071603_4355770.html

https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20210301-affaire-des-%C3%A9coutes-nicolas-sarkozy-condamn%C3%A9-%C3%A0-trois-ans-de-prison-dont-un-an-ferme-pour-corruption-et-trafic-d-influence

Valentin Brogi

Comment la mort de Sarah Everad a-t-elle lancé la tendance TikTok «97%»?

Sarah Everard est une britannique qui fut assassinée en pleine rue alors qu’elle rentrait chez elle. Elle serait à l’origine de la tendance des «97%» sur la plateforme chinoise TikTok. Selon l’organisation Woman UK, 97% représenterait le pourcentage de femmes anglaises entre 18 et 24 ans qui se serait faites harcelés sexuellement dans la rue. L’harcèlement sexuel dans la rue comprend les sifflements, les insultes, l’insistance des hommes pour obtenir un numéro de téléphone, les individus qui suivent les femmes, les agressions physiques que se soit une main sur la poitrine, un viol jusqu’à l’assassinat comme Sarah Everard.

Pour dénoncer ces violences faites aux femmes, les internautes de l’application TikTok ont donc élevé leur voix pour qu’ils puissent être vus et entendus. Par le biais de TikTok, certains internautes dénoncent leurs agresseurs en publiant leur adresse et leur nom d’utilisateurs Instagram dans le but que ceux qui voient la vidéo lui envoient des messages, souvent remplis de haine. D’autres trouvent le courage de monter et souvent de porter la tenue dans laquelle elles se seraient faites agresser. Au total, le #saraheverard et le #97 ont récolté plus de 466.8 millions de vues sur l’application TikTok.

Romane Malard

Sources: La depêche

TikTok