3 ans

Le Centre d’Art contemporain Georges-Pompidou va fermer ses portes durant 3 ans à partir de fin 2023, pour réaliser des travaux. Beaubourg, inauguré en 1977 sur le projet de l’ancien président Georges Pompidou, n’a jamais connu de travaux de cette ampleur. Cet édifice, aujourd’hui largement connu de tous les français a déchainé les passions lors de sa construction. Quinze mille tonnes de métal au cœur du vieux Paris ! Georges Pompidou, élu président de la République en 1969, après la démission du Général de Gaulle, exprime dès le début de son mandat son ambition de « doter Paris d’un ensemble architectural et urbain qui marque notre époque ».Pour lui, il est essentiel de renforcer le rayonnement de Paris, distancié par New York dans le domaine de l’art contemporain.

Dans un discours prononcé en 1972, il livre son projet « Je voudrais passionnément que Paris possède un centre culturel qui soit à la fois un musée et un centre de création où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle… »
Pompidou veut soutenir la création française et l’ouvrir à un public plus large.

Le 11 décembre 1969, le président trouve le terrain localisé sur le « plateau Beaubourg », un espace situé près des halles, abandonné au stationnement automobile sauvage. Un concours international est alors lancé, et plus de 600 projets sont reçus. Ce sera finalement, celui très étonnant de l’Italien Piano et de l’Anglais Rogers qui sera retenu et suscitera immédiatement de vives critiques. On le surnommera même parfois « Notre-Dame de la Tuyauterie » et son coût, environ un milliard de francs à l’époque sera également critiqué.

©Archives Centre Pompidou

Mais le président Pompidou a réussi son pari même s’il meurt avant l’ouverture. Lors de l’inauguration le 31 janvier 1977, Jacques Chirac, alors premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing rend hommage au défunt président en s’adressant à Mme Claude Pompidou : « L’art et la culture porteront désormais, Madame, le nom de votre mari » ….  « Voilà la cendre et la semence de Georges Pompidou ».

Espérons que les travaux de modernisation et désamiantage intégral qui vont débuter prochainement donneront un nouveau souffle à la culture française.

Sources :https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/01/25/le-centre-pompidou-va-fermer-pour-travaux-pendant-trois-ans-entre-2023-et-2027_6067570_3246.html

https://information.tv5monde.com/info/40-ans-beaubourg-pompidou-152216

Mathilde HEMERY.

Devenir riche grâce au vomi !

C’est l’histoire incroyable qui est arrivée à des pêcheurs du Yémen, l’un des pays le plus pauvre du monde.

Des pêcheurs ont repéré la dépouille d’une baleine flottant dans le golfe d’Aden situé au Yémen le 13 février dernier. Ils ont dû faire appel à d’autres pêcheurs pour rapporter le corps à terre. Au total, 37 personnes ont participé à cette opération.

Les pêcheurs ont ensuite découpé l’estomac de l’animal et découvert 127 kg de la précieuse sécrétion.

De quoi s’agit-il ? Le « vomi » de baleine, dénommé plus élégamment ambre gris, possède une immense valeur en raison de son utilisation dans l’industrie de la parfumerie.

L’ambre gris est en réalité une substance que l’on trouve dans l’appareil digestif des grands cachalots. C’est un amas de tout ce qu’ils ne digèrent pas, comme les os de seiche ou les becs de calamars qui s’agglomèrent pour former une masse : l’ambre gris.

Cette matière précieuse est également appelée « l’or flottant ». En effet, l’industrie de la parfumerie s’arrache le « vomi » de baleine en raison d’une de ses propriétés remarquables : l’ambre gris permet de fixer les odeurs pour préserver la senteur d’un parfum dans le temps. L’intérêt des grandes marques de luxe pour cette substance fait monter les prix, qui peuvent dépasser ceux de l’or. Les autres marques, moins prestigieuses remplacent ce luxueux « vomi » par des produits chimiques. 

Sur le marché, un kilogramme d’ambre gris peut facilement atteindre des dizaines de milliers de dollars. Déjà en 2020, un pêcheur thaïlandais avait trouvé 6,5 kg de cette substance, estimés alors à 470.000 dollars (près de 390.000 euros).

La découverte de ce trésor pour les pêcheurs du Yémen pourrait ainsi les rendre multimillionnaires.

Sources:

Pourquoi le vomi de cachalot est surnommé l’« or flottant » (vice.com)

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-tanguy-pastureau/le-billet-de-tanguy-pastureau-18-fevrier-2021

Mathilde HEMERY.