Les rencontres de Montaigne

Dans ce troisième opus, François Saltiel s’attarde sur La société du sans contact, tiré de son livre, et des conséquences de la numérisation de la société. Une analyse claire et efficace qui montre les dérives possibles d’une telle tendance et les parades envisageables.

Pour compléter cet article, les élèves ont lu, repris et analysé des passages du livre de François Saltiel. A vous de lire…

Encore merci pour cette rencontre.

“La société du sans contact” de François Saltiel (Flammarion).

Instagram est entré dans nos vies en 2010, sur cette application chacun poste du contenu: de belles photos de vacances ou une présentation de soi-même magnifiée en cherchant à être liké au maximum. 

Mais des études démontrent que cette course au like suscite stress, angoisse voire suicide auprès des jeunes. 

Depuis 2014, en Chine un nouveau système a été mis en place aux règles perverses: les chinois disposent désormais d’une seconde carte d’identité appelée “crédit social” qui les force à être de bons citoyens. A chaque comportement défaillant, ils perdent des points ce qui leur fait perdre des droits et des libertés. 

François Saltiel est un journaliste, réalisateur et producteur. Il a travaillé dans des émissions, réalisé des documentaires pour France Tv, et a également écrit des livres,  tel «le vendeur de thé qui changea le monde avec un hashtag» ou «la société sans contact», ouvrage que nous allons étudier. Tous les soirs, il travaille actuellement sur le plateau de 28 minutes de la chaîne d’Arte, du lundi au jeudi. 

A travers une multitude d’exemples, le journaliste François Saltiel s’intéresse aux effets dans nos vies des nouvelles technologies. Il décrypte en profondeur les thèmes suivants: l’emprise des réseaux sociaux, la surveillance induite par les nouvelles technologies ou encore la dénonciation des plateformes numériques comme Uber ou encore Deliveroo qui sous-payent leurs employés, l’amour virtuel rendu possible grâce à des nouveaux outils (chien Aibo, l’application Tinder…)… 

L’auteur s’appuie sur des études, des sondages, dresse le portrait des acteurs de premier plan du numérique pour montrer un monde presque similaire à la série britannique “Black Mirror”, la fiction devient presque réalité. L’inquiétude principale de l’auteur est un appauvrissement des relations sociales d’où le titre “La société du sans contact”, il nous invite à davantage de vigilance et d’indépendance vis à vis des écrans.

Voici quelques exemples qui nous ont particulièrement marqué:

Afin d’éviter le plus possible les accidents, la Chine a mis en place dans la municipalité de Chongqing, des voies piétonnes réservées aux piétons connectés. Il y a donc deux files parallèles, l’une sur laquelle circulent les personnes marchant d’un bon pas, actif et le regard tourné vers la réalité, tandis que de l’autre côté, des individus marchant tête baissée, focalisé sur leur portable, absorbé par la magie de l’écran, tel des zombies. Ce mot est employé par l’auteur, voulant dénoncer l’addiction de notre société si puissante que l’on en vient même à transformer l’espace public. 

En avançant dans la lecture, l’auteur évoque un point très intéressant qui nous touche tous en ce moment, la hausse du contrôle de la population durant la pandémie de COVID-19. Il dénonce dans ce passage la collecte de nos données personnelles dans les différents pays par les opérateurs ou les applications tel Stopcovid. L’auteur nous rappelle explicitement que nous sommes tous très facilement traçables par les autorités avec notre portable, et que nos libertés individuelles sont restreintes avec une politique de surveillance. 

Le point de vue de l’auteur sur la société d’aujourd’hui est très intéressant et approfondi car l’auteur étudie de nombreux sujets qui touchent notre existence de A à Z. Mais parfois l’approche est trop pessimiste. Sa thèse de la société sans contact est à nuancer, grâce aux nouvelles technologies, chacun a pu garder le lien avec autrui via ces plateformes pendant les différentes périodes de confinement. Sans cette technologie, certains se seraient réellement renfermés sur eux-mêmes. 

Louise R. et Alexandra D.

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