La population s’interroge sur la loi.

Manifestation contre la loi « Sécurité globale » à Paris

Un projet de loi de Sécurité globale visant entre autre à limiter la diffusion d’images des forces de l’ordres a été discuté mardi 17 novembre 2020 à l’Assemblée Nationale. Contrevenant à un droit démocratique selon des journalistes et les défenseurs des libertés publiques (comme la Ligue des Droits de l’Homme), elle risque d’envenimer un peu plus les rapports entre policiers et citoyens. La manifestation contre cette loi a eu lieu le même jour autour de l’Assemblée Nationale, protégée par un grand nombre de policiers. Jusqu’à deux mille manifestants étaient présents, et de violents affrontements ont eu lieu ce mardi soir. Il y a eu 33 interpellations et neuf blessés légers chez les forces de l’ordre.

Alice, une étudiante de 18 ans, était présente dans la manifestation, j’ai donc décidé de lui poser quelques questions :

Pourquoi es-tu allée manifester ?

Je suis allée manifester contre la loi de sécurité globale parce que je la trouve anti-démocratique et que c’est une atteinte à la liberté d’expression. Empêcher la diffusion d’images négatives de forces de l’ordre, ça empêche d’avoir un esprit critique.

A quelle heure es-tu arrivée et partie ?

Je suis arrivée à 18h, puisque c’était l’heure donnée du début du rassemblement et je suis repartie à 19h30.

Quelle était l’ambiance ?

Il y avait une très bonne ambiance, en tout cas au début. Il y avait beaucoup de jeunes, donc beaucoup de camaraderie qui s’est installée. On pouvait parler un peu avec n’importe qui, enfin les gens qui étaient à côté de nous dans le rassemblement. On pouvait discuter avec eux, rigoler. Il y en avait avec des pancartes, d’autres qui balançaient des fumigènes colorés. Il y avait des ballons… Bref, plutôt une une bonne ambiance. Il y avait même une sorte de fanfare de plus vieux !

Quels slogans les manifestants criaient-ils ?

Alors il y en avait beaucoup : « police floutée, justice aveugle ». Il y avait des slogans qui étaient assez de brutaux, du style : « flics violeurs assassins », des slogans italiens de groupe antifa, c’est-à-dire les « anti-fascistes ». Et puis il y avait « tout le monde déteste la police », « feu blocages manifs sauvages ». Beaucoup aussi de slogans anticapitalistes, qui avaient du coup pas forcément un rapport direct avec la police, mais plus avec le système… Il y avait aussi « Paris, Paris, soulève-toi ! », et pour les gens qui nous regardaient depuis les fenêtres (parce que dans les manifs il y a toujours des gens qui regardent depuis les immeubles) : « ne nous regardez pas, rejoignez-nous ».

Est-ce que beaucoup de personne filmaient la manif ?

Il y avait quelques personnes qui filmaient, des journalistes qui interviewaient, avec leurs perches à selfie et leurs téléphones, mais pas tellement plus que d’habitude.

As-tu senti de la tension avec les forces de l’ordre ?

Moi, je suis arrivée au tout début et il n’y avait pas de tension. Ils étaient plutôt calmes. Il y avait des gens qui jouaient de la musique, on criait beaucoup, il y avait beaucoup de chants, de slogans etc. donc c’était bonne ambiance. Et c’est en partant, 1h30 plus tard, que j’ai commencé à sentir des tensions avec des forces de l’ordre, qui commençaient à courir, et des manifestants qui commençaient à casser, etc.

As-tu été témoin de violence ?

Quand je suis partie, j’ai été témoin de violence, surtout par certains manifestants qui étaient sur le boulevard Saint-Germain, qui commençaient à casser des vitrines ou des panneaux publicitaires sur des kiosques à journaux… Des manifestants très énervés et qui hurlent contre les forces de l’ordre. Mais apparemment, c’est après mon départ que la situation s’est vraiment dégradée.

Merci d’avoir répondu aux questions pour la classe média !

Emma

Une solution à trouver…

Les menstruations dans la société

Les menstruations sont un débat qui fait rage depuis de nombreuses années. Encore aujourd’hui, c’est un sujet tabou en proie à de l’ignorance, de la stigmatisation et des moqueries.

Ce sujet a fait du bruit ces derniers jours au sein du lycée avec le témoignage d’une de nos camarades, qui a fait face à une situation délicate (pour mesurer nos paroles bien évidemment) : ayant le besoin d’aller aux toilettes, elle s’en est vu refuser l’accès par son professeur, et a dû expliquer sa situation qui a embarrassé le professeur et déclenché des moqueries chez ses camarades.

Comment les menstruations étaient perçues autrefois ?

Dans de nombreuses sociétés traditionnelles, contrairement à aujourd’hui, les premières règlent d’une femme étaient célébrées. De jeune enfant, elle devenait une femme, en âge de donner la vie, un acte sacré en lien avec les forces de la nature. Ce jour-là, la jeune fille était séparée des hommes et rejoignait ses aînées afin qu’elles lui expliquent tout ce qu’elle avait à savoir sur la sexualité, la vie d’adulte et les devoirs du mariage. Malheureusement, ce cas là est très rare ! Le sujet des règles est encore tabou aujourd’hui. Pas étonnant car la découverte d’un lien entre cet événement menstruel présent pendant 30 ans chez la moitié de la population mondiale et l’ovulation n’a eu lieu qu’en 1930. Vous imaginez qu’entre temps, les hommes ont eu le temps de laisser court à leurs imaginations. La liste des absurdités sur les règles est longue… Bien évidemment, les idées de maladie, de sorcellerie, d’impureté étaient les plus courantes. Pendant des siècles, des préjugés et des superstitions ont vu le jour et ont perduré, le discours médical est très influencé par ces préjugés populaires et religieux. Le corps de la femme est perçu comme imparfait, le sang menstruel pensé comme impropre et impur. Pour vous dire, les femmes qui avaient leurs règles étaient considérées comme incapable de tomber enceinte, chose qui nous paraît absurde aujourd’hui.

Des préjugés tenaces…

De nos jours, les menstruations subissent souvent des préjugés qui les déforment et les éloignent de ce qu’elles sont vraiment. Le plus gros préjugé que nous avons retenu est bien évidemment l’irritabilité lors de la période des menstruations. Mythe ou réalité ? Nous avons fait l’expérience avec un moteur de recherche quelconque et nous avons pu remarquer suite à la recerche “ma femme est chiante pendant ses règles” qu’était proposé plus de 2 000 propositions. Ce trait de caractère pendant cette période est tout simplement dû aux hormones sécrétées qui modifient le comportement et peuvent parfois mener à des dérèglements importants mais cela ne touche que moins de 10% des femmes. Nous pouvons apporter une réponse moins scientifique mais qui est tout aussi juste : pour beaucoup de femmes, la période menstruelle est une période difficile qui combine mal de ventre, fatigue, courbature, malaise et plus encore, et souvent cela affecte le moral. Si une femme en période de règles s’énerve et se renfrogne c’est parce qu’un commentaire sur son état n’est pas le bienvenue. Une petite astuce : laissez tranquille votre femme, fille, sœur ou amie et accompagnez la dans cette période difficile 🙂

Les protections hygiéniques…

En outre, qui dit menstruations dit également protections hygiéniques! En effet, en plus d’être nocives pour certaines, les protections hygiéniques constituent un budget colossal dans le vie d’une femme. Difficile de se rendre compte de ce que représente ce budget, n’est-ce pas? Pour nous aider, le site de la BBC (British Broadcasting Corporation, société de production et de diffusion de programmes de-), a imaginé un super calculateur. Il suffit d’y entrer notre âge et celui auquel on a une nos premières règles pour obtenir une somme. Au total, le chiffre grimpe en moyenne à plus de 20 000 euros, et oui…! Néanmoins, de nombreuses femmes en situation de précarité ou sans-abri doivent parfois renoncer à d’autres besoins fondamentaux tels que manger ou s’habiller pour pouvoir se protéger pendant leurs menstruations. On parle de précarité menstruelle. Or, ne pas avoir accès à ces produits de première nécessité peut avoir des conséquences physiques (infections, démangeaisons, septicémie ou encore choc toxiques…) mais également psychologiques graves. Effectivement, comment peut-on continuer à vivre normalement: aller au travail, à l’école, faire ses courses ou faire du sport, tout en saignant sans protection? Aujourd’hui, 1.7 million de françaises sont considérées comme étant en situation de précarité menstruelle. Pour lutter contre ce fléau, de nombreuses associations militent pour la gratuité des protections hygiéniques. Et ces protestations ne sont pas restées sans réponses puisque le 28 mai 2020, suite à la journée nationale de “l’hygiène menstruelle », le gouvernement a annoncé la mise en place d’un dispositif test de distribution de protections hygiéniques gratuites à des femmes précaires (élèves du second degré et étudiantes, sans-abri, femmes détenues et femmes précaires). Ces mesures devraient être mises en place en septembre 2020. De plus, il existe de nos jours des solutions alternatives, plus économiques et réutilisables telles que la coupe menstruelle ou les culottes de règle, de quoi alléger légèrement le budget de nos dames!

Comme quoi, bien que présentes depuis la nuit des temps, les menstruations sont encore aujourd’hui un sujet sensible pour beaucoup et qui peut diviser. Mais alors, dans combien de temps cet événement menstruel naturel sera-t-il enfin normalisé ?

Louise, Ella, Inès et Camille

Liens:

https://dansmaculotte.com/fr/blog/cout-protections-hygieniques-n165

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/17/des-protections-hygieniques-gratuites-pour-lutter-contre-le-fleau-de-la-precarite-menstruelle_6015885_3224.html

https://myvcup.com/histoire-de-femme-comment-les-regles-ont-elles-ete-percues-tout-au-long-de-lhistoire/

https://www.plim.fr/fr/content/57-histoire-de-regles

https://www.plim.fr/fr/content/57-histoire-de-regles

Mes coups de cœur musicaux

Musiques, chanteurs, albums, voici les indispensables de ma playlist:

1/ “Therefore I Am” Billie Eilish.

Trois mois après “My future”, Billie Eilish revient avec une nouvelle chanson. On retrouve son style décalé autant dans la mélodie et dans les paroles que dans le clip qui a fait près de 30 millions de vues en 3 jours. Si vous n’avez jamais entendu parler de Billie Eilish, je vous conseille d’écouter ses titres “everything I wanted” et “bad guy” qui représentent parfaitement sa musique, à la fois douce et sombre.

2/ “Fever” de Dua Lipa et Angèle.

Disponible depuis trois semaines, cette chanson est un mélange pop/électronique entre français et anglais. Impossible de ne pas être de bonne humeur après l’avoir écouté. Si la période que nous vivons actuellement vous déprime, “fever” est la musique dont vous avez besoin!

3/ Tame Impala

Tame Impala, c’est le style d’artiste dont on a déjà entendu les chansons sans savoir qui en était l’interprète. Son univers nostalgique a su séduire des millions de personnes, et peut-être serez vous le prochain si vous écoutez “The less I know the better”ou “Let it happen”, ses titres les plus célèbres.

Je vous invite donc à aller écouter tous ces titres.

Et comme disait Jules Renard: “Aimer la musique, c’est se garantir un quart de son bonheur.”

Gaïa

Donald Trump refuse de reconnaître la défaite.

“We will win!”, le déni de Trump

Lors du déroulement des élections présidentielles américaines, les deux opposants tentent chacun de leur côté de s’auto-promouvoir à l’aide des réseaux et de petits meetings. Les élections ont débuté le mardi 3 novembre. Les scores restent très serrés durant les deux premiers jours. Trump, très confiant, anticipe sa victoire et en fait part aux Américains. “Honnêtement, je pense que nous avons gagné cette élection” confie-t-il à ses partisans lors d’un discours.

C’est alors que Biden monte dans les sondages, il creuse l’écart et prend la tête de l’élection. Trump, inquiet, exige un recomptage des votes et accuse Biden de fraude électorale. Le changement de camp de la Pennsylvanie en faveur de Biden fut une étape décisive de l’élection.

“We are up BIG, but they are trying to STEAL the Election. We will never let them do it. Votes cannot be cast after the Polls are closed!” Traduction: “Nous sommes en plein essor, mais ils essaient de VOLER l’élection. Nous ne les laisserons jamais faire ça. Les votes ne peuvent pas être comptabilisés après la fermeture du scrutin.”

Lors de l’annonce des résultats, Donald Trump jouait (encore) au golf, toujours persuadé que Biden avait volé l’élection. Le 45ème président des États Unis entre alors dans une phase de déni. Il refuse de s’avouer vaincu et de prendre la parole pour le discours traditionnel du perdant. Il montre son opposition aux résultats à l’aide de la plateforme twitter sur laquelle il n’a jamais été aussi actif.

L’avocat de Donald Trump, Rudolph Giuliani, annonce qu’il va contester les résultats des élections.

Tweet de Donald Trump du 11/11/2020: “People will not accept this Rigged Election!” «Les gens n’accepteront pas cette élection truquée!» Par ce tweet, Trump sous-entend que les élections ne sont pas légales et appelle à une rébellion. Sa première prise de parole depuis sa défaite date du vendredi 13. Il s’exprime depuis les jardins de la Maison Blanche à propos d’un éventuel vaccin contre le virus. Lors de ce discours, il détourne à nouveau le sujet de sa défaite et parle comme si les élections n’avaient pas eu lieu. La cérémonie d’investiture de Joe Biden et de sa vice-présidente Kamala Harris s’effectuera le 20 janvier 2021.

A votre avis, Trump avouera-t-il sa défaite?

Mordjane et Gaïa

Au Brésil, la colère gronde…

Une violence au quotidien…
Le jeudi 19 novembre, à Porto Alegre, au Brésil, un homme noir de 40 ans est
frappé à mort par des agents de sécurité d’un magasin de la chaîne Carrefour.
Joao Alberto Silveira Freitas allait faire ses courses avec son épouse au carrefour
du quartier Passo d’Areia. Il y aurait eu une altercation entre lui et une employée.
Grâce à une vidéo, filmée par un témoin, on peut voir Silveira Freitas,
homme noir de 40 ans, jeté sur le sol à l’entrée du magasin carrefour par deux agents
de sécurité blancs. Il est battu à mort. On peut entendre des cris de détresse d’un
homme en danger et le bruit des nombreux coups de poings.

Il serait mort par asphyxie lorsque les deux agents de sécurité essayaient de le
maintenir au sol. Ses derniers mots auraient été : “Je ne peux plus respirer “, des
paroles emblématiques du mouvement Black Lives Matter, lorsqu’en mai 2020
George Floid est tué asphyxié par le poids des policiers qui le maintenaient au sol, et
prononce ces derniers mots : “ I can’t breath “.
Les deux agresseurs ont été arrêtés, âgés de 24 et 30 ans. L’un d’eux travaillait à la
sécurité hors de ses heures de travail.

Pour la famille cet acte est provoqué par la haine: « Pour moi, c’est un acte de
racisme » exprime son père. Le président Jair Bolsonaro ne veut pas le reconnaître
Il publie sur twitter : “ En tant qu’homme et en tant que président, je suis daltonien:
ils sont tous de la même couleur. Il n’y a pas une couleur de peau mieux que les
autres. Il y a des hommes bons et des hommes mauvais. ”

Cet événement a provoqué un mouvement d’indignation dans le pays qui célébrait le
vendredi 20 novembre la journée de la Conscience Noir, date où l’on célèbre la
mémoire de Zumbi, un esclave insurgé et héros des Afro-Brésiliens, décédé le 20
novembre 1695. Le Brésil est le dernier pays des Amériques à avoir aboli
l’esclavage en 1888. Aujourd’hui plus de la moitié des 12 millions d’habitants sont
des personnes noirs ou métisses. A São Paulo, Rio de Janeiro, ou Brasília, des milliers de manifestants ont bloqué les rayons des supermarchés, en criant : “Carrefour, assassin”, “la vie des noirs
compte”… De nombreuses pancartes et slogans font référence au mouvement Black
Lives Matter. Des manifestants interviewés expriment leur colère.
“ Ce qu’on a vu à Porto Alegre c’est l’expression la plus méprisable du racisme
structurel, du racisme institutionnel et de ce que le Brésil récupère encore de
l’héritage des pays esclavagistes « , déclare une manifestante.

Alexandra

Sources : http://www.le monde.fr, http://www.leparisien.fr, http://www.france24.fr

La loi sur la sécurité globale, pour ou contre…

La loi de sécurité globale, pour ou contre

Depuis un certain temps, les citoyens français sont victimes de plusieurs attentats, la situation devient critique, que cela soit du côté des civils ou des forces de l’ordre. De plus, la crise sanitaire ne fait que l’empirer, c’est pourquoi les Français se rassemblent et attaquent le gouvernement en formant des manifestations, ou des blocus. Les policiers sont les hommes à qui ont fait appel pour calmer la population. Mais, parfois, ils sont contraints d’utiliser la violence pour réinstaurer l’ordre. Ils sont rapidement critiqués surtout sur les réseaux sociaux. Par le biais de plateformes, certains citoyens parviennent à les dénigrer en publiant de nombreuses vidéos violentes où les forces de l’ordre gazent ou battent des civils, sans motif valable apparent.

Ainsi les policiers demandent aux autorités d’instaurer un nouveau droit qui interdirait les civils de les filmer. L’article 24, « pour une sécurité globale », va être examiné à l’Assemblée nationale à partir du 17 novembre. Il punirait d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende la diffusion, par tout moyen, de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » à l’exception du numéro de matricule, quand cette diffusion a pour but « qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique ». Autrement dit, dans un but malveillant.

Un débat voit le jour; certains individus défendent ce nouveau droit tandis que d’autre le contestent, en particulier les journalistes. « Protéger ceux qui nous protègent », voici le premier argument en faveur de ce droit ; il sous-entend que les policiers sont en danger. En effet les policiers souhaitent rester dans l’anonymat pour se protéger eux et leur famille. Par exemple lorsqu’ils s’attaquent à un gang, être anonyme leur permet de ne pas subir de représailles.

Ensuite comme l’expliquent les autorités, les forces de l’ordre ne font que faire leur devoir, protéger le gouvernement. Ainsi s’ils ont besoin d’appliquer la violence pour le défendre et qu’ils sont provoqués, ils semblent être dans leur droit. Cependant les vidéos montrent qu’ils battent ou gazent les civils sans avoir de réel motif, deux cas s’imposent : soit la vidéo essaye de cacher l’instant où ils préviennent leur locuteur qu’ils vont passer à l’acte, dans ce cas la vidéo est fausse ; soit la vidéo est vraie et le policier violente l’individu sans raisons.

Le principal argument péjoratif est soutenu par journalistes ; « la sécurité globale » menacerait la liberté d’informer. En effet, limiter la diffusion d’images des forces de l’ordre, « ne peut qu’attenter à la liberté d’informer » disent certains journalistes. Ce qui va à l’encontre des principes de notre démocratie. Certains politiciens répondent aux journalistes en leur disant que ce projet, n’a pas pour but de les empêcher de travaille. Puisqu’ils ont le droit de filmer que si cela n’affecte pas l’« intégrité physique ou psychique » des policiers. Cependant les messagers de la presse ne se contentent pas de cette réplique. Ils n’osent pas réellement se confronter aux autorités, car la peine est rude. Par ailleurs, en prenant du recul, nous pouvons constater que ce droit cacherait les violences policières. Ainsi les forces de l’ordre pourraient même les augmenter car ils n’auront plus la pression d’une preuve indéniable que constitue la vidéo.

Par ailleurs, l’Assemblé nationale suspendra l’anonymat lors de manifestation à la suite de plusieurs incidents. Jusqu’à aujourd’hui une personne violentée par son policier lors de manifestation ne pouvait retrouver son agresseur, puisqu’il était cagoulé et ne portait peut-être pas de matricule. Ce cas est assez fréquent.

En outre, cette loi apporterait une sécurité pour les forces de l’ordre, mais surtout diminuerait la liberté d’informer. Les faits et les vidéos ne sont pas toujours vraies : soit elles montrent que les policiers sont violents, soit elles sont mal filmées et cherchent à les dénigrer. Dans chaque camp, il y a des individus irresponsables et capables des pires violences. Toutefois, dans une démocratie comme la notre, personne ne peut empêcher les journalistes de faire leur travail.

Valentin Brogi

Sources: : http://www.lemonde.fr