Petit pays de Gaël Faye

Critique littéraire d’un livre qui m’a (encore) fait pleuré.

Mon dieu ! Je suis de retour avec une nouvelle critique littéraire… Et devinez quoi ? C’est un livre qui m’a fait pleurer !!! Nan c’est pas une blague, je sais je sais, c’est toujours la même chose blablabla ‘’ en fait tous les livres que tu lis ils te font pleurer c’est ça ? ‘’ bah…oui. Mais c’est même pas ma faute en plus, à chaque fois c’est la même chose, je m’attache aux personnages et y a des morts inattendues, des cœurs brisés, des destinées que j’avais pas prévu ainsi et du coup bah je me retrouve à chialer dans mon lit à tourner les pages d’un livre… C’est un peu pénible parce que de base c’est pas des livres tristes (genre même devant un livre d’enfant qui parle de voyage dans le temps, de goofus et de fées grincheuses j’arrive à pleurer) … Mais j’suis trop émotive devant des personnages qui existent même pas que ça en devient fatiguant… je pleure pas devant les films mais alors en lisant des livres wow, je suis plus la même haha… *sourire gêné*

Brefffff (changement de sujet parce que c’est intro inutile est trop longue), bonjour bonsoir et bienvenue à tous dans mon coup de pub pour le livre Petit Pays de Gaël Faye ! Asseyez-vous tranquillement, buvez de l’eau (c’est important de rester hydraté toute la journée n’oubliez pas !) et bonne lecture !

De base Gaël Faye, il s’est lancé dans une carrière musicale qui mélange rap et des musiques traditionnelles d’Afrique parce que c’est de là qu’il vient. Il est d’origine du Zaïre et plus précisément du Burundi. Ses musiques sont tout simplement géniales, il y aborde des sujets différents dans des textes bien écrits, travaillés avec de belles paroles. (Je vous recommande d’aller écouter Irruption, tôt le matin et petit pays qui sont magnifiques)

C’est lui Gaël

Il est né à Bujumbura, au Burundi (c’est un tout petit pays à côté du Rwanda, près du Congo) en 1982, il est franco-rwandais. Mais à cette époque-là au Burundi en 1993, il y a une guerre civile qui a éclaté entre les Tutsis et les Hutus (les deux populations qui habitent le pays). Il y a de nombreuses tueries et des génocides qui éclatent partout, le système politique est complètement désagrégé et Gaël est obligé de fuir le pays pour la France (pays natal de son père).

Et 23 ans après la guerre civile, il décide d’écrire un roman du nom de Petit Pays. Son roman est partiellement autobiographique parce qu’il y raconte ce qu’il a vécu pendant cette période alors qu’il n’avait que 10 ans mais du point de vue d’un garçon du même âge du nom de Gabriel.

Voici le résumé au dos du livre :

Avant Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l’harmonie familiale s’est disloquée en même temps que son ‘’petit pays’’, le Burundi, ce bout d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d’orage, les jacarandas en fleur… L’enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

Gabriel décrit tous les évènements avec l’innocence d’un enfant qui commence tout juste à se rendre compte de l’horreur que peux habiter ce monde. C’est intéressant à lire parce qu’il n’y a pas des tonnes de descriptions, que c’est écrit de manière à représenter la vision d’un enfant.

Donc le livre, au début c’est marrant, le petit il s’amuse avec ses copains, il va se baigner à la rivière, il va cueillir des mangues dans les arbres de ses voisins… Mais après, entre sa mère qui pète un câble et ses copains qui veulent intégrer un gang, et la politique du pays qui part en cacahuète… bah wow ça en devient vite très émouvant et bah moi… (mais non je pleure pas, c’est mes yeux ils pleuvent !)

Pour tout dire, j’ai fini de lire le livre en cours de français après avoir fini un contrôle un peu en avance, comment j’étais pas bien après !

Tous les personnages sont intéressant, en passant de Innocent le chauffeur à Francis son rival (mention spéciale à Prothé qui est le meilleur personnage). Gabriel les décrit super bien et ont peut bien voir les liens qu’il a tissé avec eux et la manière dont il tient à eux.

Donc voilà merci à Gaël Faye de m’avoir fait pleuré avec ton livre qui est en quatrième position de mon top 11 mes livres préférés. Merci à ma meilleure amie de me l’avoir offert. Merci à ma documentaliste de mon collège de m’avoir conseillé de le lire mais plus tard parce que j’étais trop petite pour le lire en 4e (et je vous comprend).

Je vous recommande à tous de le lire, c’est fort en émotions, mais c’est très beau, ça mêle poésie, humour, violence et drame. Il est bouleversant, quand on le lit on rentre dans un univers et quand on y ressort on a envie de s’y replonger, deux jours m’ont suffit à le finir et j’ai pas dormi (bise à mon anticerne) …

C’est tout pour mon petit article, ciao les gens

Flore (qui vous aimes tous)

Les femmes qui ont marqué l’histoire.

#5 : Frida Kahlo

« – Comment ça tu fais une rubrique sur les femmes marquantes de l’histoire et tu n’as pas encore parlé de Frida ?

Parlé de qui ?

– Bah ! Frida Kahlo

– Qui ? Je connais pas, elle a fait quoi ?

– Comment ça tu ne connais pas Frida ? Non mais sérieusement ? Wow ! non mais Frida Kahlo quand même, tu connais pas ? »

Cette discussion a déjà eu lieu. J’ai discuté avec pleins de personnes, il s’est passé de nombreuses fois où le sujet des femmes qui ont marqué l’histoire est sorti à table entre l’avis sur le dernier Star Wars (tout pourri désolée), ou je ne sais qu’elle combientième débat sur le féminisme (ça deviens lourd à la fin).

Et moi et ma passion démesurée pour la majestueuse Frida Kahlo, j’ai été choquée qu’on ne la connaisse pas tant que ça. Je sais bien qu’elle est (sûrement) moins connue que Rosa Parks, Marie Curie ou Janis Joplin (non mais là si vous ne les connaissez pas, c’est que vous avez vraiment aucune culture G), mais c’est une femme qui a marqué l’histoire de l’art et de la peinture (et surtout aidé à l’émancipation des femmes mexicaines).

Elle a tout simplement eu une vie incroyable et c’est pour ça que je vais vous la relater dans cet article.

Une santé fragile n’empêche pas une enfance heureuse et un avenir brillant.

Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón de son nom complet, qu’elle ne tarda pas à renier pour garder uniquement le patronyme de Frida Kahlo, est née en 1907, le 6 juillet, à Mexico (au Mexique du coup).

Frida est née dans la Casa Azul (la maison bleue), dans un quartier bourgeois du sud de Mexico, elle est la troisième d’une fratrie de quatre filles. Ses parents Mathilde et Guillermo, respectivement mère au foyer et photographe, s’en occupent assidûment pendant toute l’enfance.

Mais si l’enfance de Frida est heureuse au niveau de sa famille, sa santé l’est beaucoup moins. Elle est atteinte dès l’âge de six ans de poliomyélite, c’est une maladie qui empêche la croissance de certaines parties du corps et en l’occurrence pour Frida sa jambe droite qui la fera boiter toute la partie de sa vie où elle marche (oui moi non plus je ne savais pas ce que c’était cette maladie mais wikipédia is my good friend ).

Frida ne laisse pas son handicap avoir des répercussions sur sa vie, et continue de persévérer. Son intelligence et son intérêt pour l’école lui feront intégrer la Escuela Nacional Preparatoria, réputée comme étant la meilleure école du Mexique. C’est déjà un exploit pour une jeune femme de son époque car sur 2000 élèves, seulement 35 femmes sont acceptées et Frida en fait partie. Elle cherche à devenir médecin mais hésite avec une carrière artistique moins stable.

L’accident qui ruinera la plupart de ses objectifs d’avenir

En 1925, Frida prend le bus pour rentrer chez elle après ses cours. Mais l’autobus sort de la route et percute un tramway. Plusieurs personnes trouvent la mort lors de l’accident. Frida, elle, est grièvement blessée. Son abdomen est alors transpercé par une barre de métal : ce traumatisme sera la cause de ses nombreuses fausses couches. Cet accident explique le thème de nombre de ses œuvres. Sa jambe droite subit un grand nombre de fractures, onze au total. Son pied droit, son bassin, ses côtes et sa colonne vertébrale sont eux aussi brisés. L’épaule n’est que démise. Elle reste scotchée au lit pendant trois mois, dont un mois à l’hôpital.

Mais environ un an après l’accident, elle doit retourner à l’hôpital, car l’une de ses vertèbres lombaires est fracturée. Frida sera contrainte de porter durant neuf longs mois des corsets en plâtre L’artiste doit subir de nombreuses interventions chirurgicales qui l’obligent à rester couchée sur un lit d’hôpital.

Tableau de bus

Mais c’est cet accident qui la fera devenir une artiste. Parce que ses nombreuses blessures l’empêcheront d’être un bon chirurgien (bah oui un médecin en fauteuil roulant pendant une opération à cœur ouvert c’est pas super pratique !). Et c’est en restant immobilisée qu’elle commence à peindre. Elle commencera à dessiner et peindre des papillons sur son plâtre puis manquant de place elle commencera à dessiner sur des toiles placées sur un chevalet posé sur le lit au-dessus d’elle. Pour l’aider, ses proches placent un baldaquin au-dessus de son lit avec un miroir. Elle peut ainsi se servir de son reflet comme modèle, ce qui est l’élément déclencheur de la longue série d’autoportraits qu’elle réalisera. Sur ces 143 tableaux, 55 sont des autoportraits de la jeune femme.

Sa relation tumultueuse liaison avec Diego Rivera et sa bisexualité extra-conjugale

C’est en 1928 qu’elle rencontre Diego Rivera (1886-1957). Il est un peintre muraliste avec un avis tranché sur la politique, étant communiste. Elle admire ses peintures et lui demande un avis sur les siennes. Le peintre tombe amoureux de son style et de ses peintures et également de la jeune Mexicaine. Et malgré leur âge différent, il a 21 ans de plus qu’elle, ils se marient le 21 août 1929.

Diego à la réputation d’être infidèle et il ne tarde pas à la tromper. Frida met en place un pacte de liberté sexuelle dans leur couple et le laisse coucher avec qui il veut tant qu’elle peut faire la même chose. Frida a toujours assumé sa bisexualité et a de nombreuses aventures extra conjugales avec des femmes et des hommes. Ils s’installent à San Francisco en 1930, pour que Diego Rivera puisse peindre des fresques murales dans de nombreux établissements de cette ville.

C’est cette même année que Frida subit sa première fausse couche. Après l’accident, de nombreux médecins lui avaient dit qu’elle ne pourraient jamais avoir d’enfant à cause de son bassin fracturé. Elle ne perd pas espoir et lorsqu’elle tombe une deuxième fois enceinte en 1932, elle se rend à un hôpital pour avoir des conseils. On lui dira qu’elle a la possibilité de garder cet enfant et d’accoucher en césarienne. Mais elle fait une autre fausse couche et perd l’enfant qu’elle avait surnommé ‘’le petit Diego’’.

Ils rentrent au Mexique en 1933 et s’installent dans une maison au bords de Mexico. Bien que toujours ensemble et amoureux, leurs relations sexuelles extérieures ne cessent pourtant pas mais Diego dépasse les limites de Frida en couchant avec sa sœur Cristina.

Le tableau Diego et moi

Elle part s’installer dans un appartement au centre de la ville pour respirer loin de lui. Elle continue ses relations avec des femmes et dans un esprit de vengeance, va même jusqu’à coucher avec l’ex-femme de Diego (elle l’avait quitté parce qu’elle ne supportait pas les tromperies de Diego). Elle part quelques temps à New-York et ne revient au Mexique qu’à la fin d’année 1935. En 1938, Diego et Frida décident de divorcer dans le but de faire une pause pour mieux se retrouver. Et ils se remarient en 1940.

La douleur la poursuit toute sa vie et finira par la rattraper dans une mort encore discutée.

La même année de son divorce avec Diego, elle se met à ressentir de grandes douleurs dans la colonne vertébrale et contracte une mycose aiguë à la main droite. C’est le début de ses nombreux problèmes.

L’autoportrait colonne brisée

Des douleurs permanentes dans le pied droit et dans le dos l’empêchent de marcher correctement. Elle doit porter un corset de fer (dire que certaines en portaient pour le plaisir). En juin 1946, elle subit une opération de la colonne vertébrale qui lui laisse deux immenses cicatrices dans le bas du dos (mais elle est un peu habituée à avoir des cicatrices sur tout le corps).

En 1950, ses douleurs sont telles, qu’elle doit se rendre dans un hôpital ou elle restera 9 mois. Elle se fera opérée 5 fois sans succès et ce n’est qu’au bout de la sixième qu’elle pourra se remettre à peindre, bien qu’obligée de restée clouée au lit. Pendant cette période, sa renommée lui permettra d’être exposée dans un grand musée, mais son médecin lui interdisant de se lever, c’est sur son lit d’hôpital qu’elle est transportée jusqu’à la galerie pour participer au vernissage (c’est quand même dingue de se dire qu’elle a demandé à des gens de soulever son lit avec elle dedans et de l’emmener à son vernissage).

Elle se fait amputée la jambe droite, jusqu’au genou à cause d’une gangrène en 1953. Elle ne cesse de souffrir de ses blessures, se compare sans cesse à un soldat blessé par la guerre. Dans son journal elle écrira : ‘’je ne sais même plus ce que cela fait de ne plus avoir mal’’. « On m’a amputé la jambe il y a six mois qui me paraissent une torture séculaire et quelques fois, j’ai presque perdu la tête. J’ai toujours envie de me suicider. Seul Diego m’en empêché, car je m’imagine que je pourrais lui manquer. Il me l’a dit, et je le crois. Mais jamais de toute ma vie je n’ai souffert davantage. J’attendrai encore un peu… »

Elle meurt dans la nuit du 13 juillet 1954 (ça me fait trop de mal d’écrire ça), à l’âge de 47 ans. Officiellement c’est une embolie pulmonaire qui l’a emporté mais d’autre affirment qu’elle s’est suicidée. Son dernier tableau est inscrit de la phrase ‘’ Viva la Vida’’.

Viva le vida Pastèques

Elle a souhaité être incinérée ne voulant pas être enterrée couchée parce qu’elle a vécu la moitié de sa vie dans cette position dans les nombreux lits d’hôpital où elle a séjourné.

Pourquoi est-elle une femme marquante de l’histoire ?

Sa renommée dans l’art est mondiale. Frida a un talent qui ne l’a pas laissée inconnue ni dans sa vie ni dans sa mort. Elle a marqué l’histoire de l’art et de la peinture et s’est placée au même niveau que de nombreux peintres masculins de la même époque. Beaucoup ont critiqué le fait qu’elle soit une femme, mais jamais elle n’a perdu confiance et ne s’est laissée abattre. La critique ne l’a fait qu’avancer.

Frida Kahlo s’est affirmée dans l’art à une époque où les femmes n’y avaient pas leur place. Elle n’a pas laissé son mari et ses fréquentations prendre le dessus sur elle et a toujours encouragé l’émancipation des femmes.

Elle a eu une vie remplie de problèmes qui l’ont handicapé dans sa carrière mais qui ne l’ont jamais fait s’arrêter. Elle est allée jusqu’à se rendre en lit d’hôpital en public pour ne pas rater son vernissage.

Féministe et adepte de l’acceptation de soi.

quelques petites piqûres

Dans un milieu où la femme n’est pas toujours acceptée, Frida en a profité pour faire passer ses messages d’égalité. C’est son tableau ‘’ Quelques petites piqûres’’ où elle montre le meurtre d’une femme par jalousie. Elle montre la domination de l’homme dans une relation toxique qui va donc jusqu’à tuer sa femme par jalousie (la définition d’un féminicide donc). Elle a montré et décrit la femme comme un être à part entière.

Avec son accident et ses nombreuses opérations, Frida a toujours eu de nombreuses cicatrices. C’est avec ses autoportraits qu’elle montrait la fierté qu’elle ressentait pour son corps. Malgré ses cicatrices, ses parties amputées, elle ne cessera jamais de parler de son corps avec fierté. Frida est née avec un mono sourcil, c’est en partie ce qui la représente. Parce que de nombreuses fois, on a voulu lui en débarrasser, on lui a fait des remarques sur sa pilosité faciale, lui reprochant son manque de féminité. Mais Frida Kahlo l’a écrit dans son journal, elle est née avec et en est fière, ses sourcils font partie d’elle et cela ne l’empêche pas de correspondre à l’image qu’elle se fait de la beauté. Elle désire ne pas vouloir complexer pour ressembler à des normes de beauté.

Mais si Frida a eu une vie compliquée et une santé fragile, elle n’a jamais cessé d’être heureuse et de se battre, même dans sa période dépressive, elle s’est toujours laissée emportée par l’art et n’a jamais cessé de peindre. Ses tableaux se vendent aujourd’hui à des milliers d’euros et elle est devenue un symbole de l’art, du féminisme dans le monde entier. Elle reste et restera une idole pour de nombreuses jeunes filles et une célébrité importante du Mexique. (Et mon idole à moi.)

Sources : wikipédia pour les dates et le documentaire ‘’Frida’’ qui est sur netflix

Flore (qui vous aime)