Les rappeurs qui méritent plus…

3. Laylow

Né en 1993, Laylow est un rappeur français né en 1993 à Plaisance-du-Touch en banlieue de Toulouse qui a su forger un univers musical et visuel bien particulier depuis le début de sa carrière. C’est à l’âge de 12 ans qu’il se plonge dans le rap. Le côté bling-bling des rappeurs américains l’impressionne dès son enfance, et c’est à cette époque qu’il commence à écrire ses premiers textes avec son grand frère en s’inspirant de Ja Rule ou G-Unit.

Il débute sa carrière avec Sir’Klo, lui aussi toulousain, avec qui il sort un premier projet baptisé Roulette Russe en 2013 qui est suivi par l’EP 310 la même année. Il décide ensuite de quitter ce duo et le label Barclay pour muer et se recréer une toute nouvelle image musicale et visuelle. La mutation s’opère au cours de l’année 2014. Laylow travaille, fait des clips, redéfinit son univers, et rentre dans l’ère de ce qu’il appelle la « digitalisation ». C’est à ce moment qu’il rencontre le mystérieux collectif TBMA, une entité de vidéastes et de producteurs anonymes.

Laylow revient en novembre 2015 en collaborant sur un EP entier avec Wit., Digital Night. Un 8 titres avec huit clips où l’on retrouve TBMA à la réalisation. En 2016, finalement, il sort son premier projet solo, Mercy, un dix-titres où l’on retrouve Sneazzy, Di-Meh, Aladin 135 et Wit. Son deuxième projet sort le 5 juillet 2017. Digitalova, contient à nouveau 10 titres et invite de nouveaux artistes en collaboration, le parisien Jok’Air et son acolyte Sir’Klo. Son troisième projet solo de 10 titres, .RAW est sorti le 19 juin 2018 et accueille un unique featuring avec encore et toujours Wit.. Le quatrième projet ne tarde pas à arriver et sort le 7 décembre de la même année soit moins de 6 mois plus tard. Il contient encore une fois 10 titres et est intitulé .RAW-Z. Il s’en suit une tournée en 2019. Le 28 février 2020, il dévoilera son premier véritable album studio Trinity, dont les deux premiers extraits “Megatron” et “TrinityVille” ont déjà été révélés.

La musique de Laylow est très spéciale et à contre-courant de tout le paysage du rap français. Il se dit toujours être à la recherche des sonorités de demain et être impliqué dans toutes les étapes du processus créatif de sa musique. Très attaché à tout l’univers visuel qui l’accompagne, il décrit TBMA comme « la suite de sa pensée ». Ses clips ont tous différents mais sont en même temps relativement similaires dans l’ambiance, comme connectés. Laylow est obsédé par le futur, et il veut nous le faire savoir.

Selon moi Laylow a trop longtemps été boudé par les médias et le public par rapport au travail qu’il fournit depuis 7 ans. Son style est très novateur et son univers est tout simplement unique. Je ne pense pas me tromper en disant que s’ il avait été américain, il serait déjà aujourd’hui élevé au rang de star. La sortie imminente de son nouveau projet fait beaucoup parler, et son Olympia le 6 mars prochain vient d’être annoncé complet. Bref, un rappeur très prometteur à suivre de près.

Sources : https://www.booska-p.com/new-laylow-un-rappeur-enigmatique-et-digital-portrait-n76709.html

https://hypebeast.com/fr/2018/7/laylow-raw-interview-edito

https://genius.com/artists/Laylow

Léo Lavigne

Le village de Jublains résiste encore et toujours à l’envahisseur…

Dans mon dernier article, je vous ai parlé de Pompéi. Mais il existe aussi en France de très beaux sites archéologiques romains, y compris non loin d’un village peuplé d’irréductibles gaulois.

Peut-être imaginez-vous la campagne bretonne ou normande paisible avec ses vaches mais d’un ennui profond sans wi-fi… Et bien pas du tout ! En plus des rillettes du Mans, vous pouvez découvrir des cités cachées qui n’ont rien à envier à Pompéi.

Le Massif Armoricain culmine au Mont des Avaloirs (416m) dans le nord de la Mayenne. Tout près, le village de Jublains, capitale des Diablintes (qui lui a donné son nom) au temps de J. C. (pas Jésus-Christ, Jules César !) n’a en fait pas résisté à l’envahisseur. Conquise par les romains, la région était alors surtout soumise à l’autorité de l’oppidum celte de Moulay. Le village de Jublains était déjà peuplé, comme en témoigne une stèle découverte près de l’église et datant de l’époque du deuxième Age de Fer (entre 450 et 25 av. J-C, pas Jules César, Jésus-Christ !), mais n’avait pas d’importance militaire ou administrative. A l’époque d’Auguste, les choses changent. Le village prend le nom de Noviodunum et devient la capitale de la région.

À partir d’environ 20, l’urbanisation se développe. Les romains construisent des thermes que l’on peut encore voir sous l’église actuelle, un forum, un temple, un théâtre puis, à la fin du 2ème siècle, à l’époque de Dioclétien où les ennuis commencent, une imposante forteresse que l’on peut aujourd’hui visiter. Par la suite, Noviodunum perd son statut de capitale et le territoire des Diablintes est rattaché à celui des Cénomans (qui ont donné leur nom à la ville du Mans).

À son apogée, la petite cité est citée par l’astronome grec Claude Ptolémée (100-168), et figure sur la Table de Peutinger, une carte géante de l’empire romain de l’Angleterre jusqu’à la Chine, sans doute établie au 4ème siècle. Elle tombe peu à peu dans l’oubli sous les mérovingiens qui construisent la première église sur les thermes. Et au 10ème siècle, les ruines de la forteresse fournissent des matériaux pour la construction du château de Mayenne.

Ce n’est qu’au 18ème siècle qu’on redécouvre une mosaïque. Les fouilles archéologiques du site commencent au 19ème siècle. Au 20ème, dans les années 1970, et surtout à partir des années 1980, les travaux des archéologues René Rebuffon et Jacques Naveau donnent une nouvelle vie à la cité romaine. La forteresse est restaurée, le forum est fouillé, et un musée archéologique voit le jour.

Prenez votre potion magique, et venez découvrir cet endroit d’où l’on peut découvrir tout le bocage environnant !

sources : https://fr.wikipédia.org/wiki/Site_archeologique_de_Jublains

www.museedejublains.fr

photo : https://guideete.ouest-france.fr/mayenne/2018/07/03/jublains-ville-romaine-na-revele-secrets/

Jade Souleyreau

Le Dahu

Le Dahu, aussi connu sous le nom de Dairi dans le Jura ou encore Darou dans les Vosges, serait une sorte de chèvre possédant un côté où ses pattes sont plus courtes que l’autre, ce qui faciliterait alors ses déplacements dans les montagnes aux parois escarpées. Or, cette caractéristique qui peut sembler très avantageuse représente en fait sa plus grosse faiblesse : il ne peut se placer que dans les pentes et que dans un seul sens sous peine de tomber. Il est dit qu’il existe deux sortes de Dahu : les Dextrogyres évoluant avec le sommet de la montagne à leur droite et les Lévogyres dans le sens inverse. Certaines légendes racontent que c’est de leur union que sont nées les chèvres tel qu’on les connaît. Le Dahu est un des seuls cryptides français (et suisse) mais aussi un des seuls dont on a la certitude qu’il n’existe pas.