Les géants du numérique: une chance ou une menace ?

L’ascension des Skywal… euh non pardon… Des géants du numérique.

Les géants du numérique ou géants du Web ont été créés durant la révolution numérique entre 1976 et 2004. Ils désignent une quinzaine d’acteurs internet d’envergure mondiale comme Google, Facebook, Amazon, Apple, Microsoft (formant les G.A.F.A.M) , Netflix, Airbnb, Tesla, Uber (formant les N.A.T.U ), Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi (formant les B.A.T. X.) et d’autres…
Les GAFAM ont énormément d’influence dans les pays occidentaux, mais beaucoup moins dans les pays dictatoriaux tels que la Russie. Ils sont donc des entreprises à situation économique oligopole, c’est-à-dire peu d’entreprises contrôlent l’ensemble du marché.
Toutes ces sociétés partagent des caractéristiques communes : la principale caractéristique des « géants du Web » est leur envergure internationale en termes d’utilisateurs et de stockage des données. Elles ont créé des bases d’utilisateurs volumineuses et ont un chiffre d’affaire considérable qui s’élève à plusieurs milliards d’euros chacune. Elles ont révolutionné l’informatique par leur capacité d’innovation.
Puissances transnationales, elles sont le moteur de l’économie-monde pour les territoires dans lesquels elles s’implantent. A toutes les échelles, elles imposent leurs normes. Elles tirent profit des territoires qui souhaitent les accueillir. Elles stockent nos personnelles.
Ne sont-elles pas le nouveau Big Brother tant décrié par George Orwell ?

Lise Junique

Pour commencer, nous prendrons le temps de présenter les N.A.T.U. et les G.A.F.A.M.. Et nous nous interrogerons sur leur place dans notre société. Doit-on s’en méfier ? Sont-elles des outils comme les autres ?

Les NATU
Créé en 2015, l’acronyme NATU (ou TUNA) représente les entreprises américaines Netflix, Airbnb, Tesla et Uber. Les points communs de ces 4 sociétés est de bousculer l’économie mondiale traditionnelle, de connaître une croissance phénoménale, de développer l’univers du digital et d’avoir un siège social basé en Silicon Valley.

N pour Netflix

La première lettre tient pour Netflix.
Créée en 1997 par Reed Hastings et Marc Randolph, Netflix est une entreprise multinationale (implantée dans plusieurs pays) américaine. A sa création Netflix était un service en ligne de location et d’achat de DVD livrés à domicile. Mais, depuis 2007, c’est une plateforme de vidéos à la demande (SVOD) par abonnement, qui permet d’accéder à plusieurs milliers de films, séries, dessins animés et documentaires, depuis n’importe quel terminal connecté à Internet. Le nom Netflix vient de la contraction des termes « Internet » et « flix », expression familière du mot « film ». Netflix propose des films, séries, documentaires. Certains programmes sont produits par eux les « Netflix Originals ».

Les dates clés de Netflix.
29 août 1997 : Création de Netflix
Avril 1998 : Lancement du service de location et d’achat de DVD
Mai 2002 : Entrée en bourse
2007 : Plateforme de VOD
Septembre 2014 : Lancement en France
Plus de 165 millions d’abonnés dans le monde en 2019.
Disponible dans 190 pays.
20,16 milliards de dollars de chiffre d’affaire en 2019.
24 nominations aux Oscars pour les productions Netflix.

Bien que des concurrents arrivent à grands pas (Disney+, Amazon Prime Video, HBO Max…), Netflix reste un acte majeur de la révolution numérique et audiovisuelle qui a bousculé l’économie mondiale traditionnelle.

Bien que les NATU n’ont pas encore un place aussi importante que les GAFAM dans l’économie mondiale, Netflix possède un poids important dans l’univers du digital ainsi que dans la vie des gens. En effet, l’utilisateur y passerait en moyenne deux heures par jour d’après son vice-président.

Céleste Batteur

A pour Airbnb
Source : article du monde (https://www.lemonde.fr/economie/article/2012/08/19/airbnb-petite-start-up-deviendra-grande_1742148_3234.html)

« Au commencement étaient la nécessité et le désir. La nécessité de gagner un peu d’argent pour payer un loyer brutalement augmenté par un propriétaire peu philanthrope. Le désir d’être son propre patron et de monter son entreprise. Plus de dix ans après le premier éclatement de la bulle Internet, les fondateurs d’Airbnb, nouveau leader de la location saisonnière sur Internet, montrent que les start-ups ont encore de belles pages à écrire.
Formés à l’école de design de Providence et colocataires à San Francisco, les jeunes Joe Gebbia et Brian Chesky ont eu l’idée, pas forcément originale, mais en tout cas efficace, de transformer une chambre inutilisée en « bed and breakfast » pour arrondir leurs fins de mois. Le moment est bien choisi : une énorme conférence sur le design se déroule à proximité et ils savent que beaucoup de participants sont à la recherche de solutions d’hébergement peu chères.
On est en 2007. La convention démocrate de Denver approche et là encore, Gebbia et Chesky pensent que le besoin de logement se fera sentir. Peu à peu, l’idée de transformer une simple activité d’appoint en véritable entreprise murit dans la tête des deux compères, biberonnés à l’entrepreunariat made in Silicon Valley.
A leurs débuts, Gebbia et Chesky n’ont pas grand chose en poche. Mettant à profit la campagne électorale de 2007, ils créent des céréales à l’effigie des candidats (les désormais célèbres Obama O’s et Cap’n McCain’s), ce qui leur permet de récolter 40 000 dollars pour mettre en ligne un petit site Internet professionnel.
La société Airbnb est créée l’année suivante, en 2008, et connaît un formidable coup d’accélérateur lorsqu’elle est sélectionnée au printemps 2009 par le prestigieux incubateur d’entreprises californien Y Combinator, qui lui permet de lever 8 millions de dollars assez rapidement.
La plateforme de location saisonnière a passé en juin le cap des 10 millions de nuitées réservées. Pas mal pour une aventure qui a débuté à San Francisco en 2007, autour de quatre matelas gonflables ».
Par Audrey Fournier (Journaliste au Monde)

T pour TESLA
Les NATU, ces fameuses nouvelles entreprises au modèle économique si innovant, peuvent paraître abstraite malgré leur image audacieuse et dynamique. Ce regroupement d’entreprises est constitué de Netflix, Airbnb, Tesla ainsi que Uber. Mais qu’en est-il plus particulièrement de l’innovant constructeur automobile qu’est Tesla ?
L’entreprise est fondée le premier juillet 2003 par ses deux créateurs Martin Eberhard et Marc Tarpenning. Ces deux derniers ne vous sont peut-être pas très familier car le patron actuel et personnage principal de l’entreprise n’est autre qu’Elon Musk.
Mais pourquoi un constructeur automobile serait-il partie prenante des NATU ? En effet, la marque s’est vite démarquée de ses concurrents car son objectif vise plus loin que la simple création et production de voiture. La mission que se donne Tesla est, je cite, d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable. Son expertise dans le domaine de la voiture électrique est incontestable et la qualité de ses véhicules est connue de tous. Mais tesla crée aussi des batteries fonctionnant à l’énergie solaire. Par ailleurs les produits de la marque sont luxueux, les prix pouvant atteindre des plafonds très élevés. C’est donc le but et le concept principal de la marque. C’est grâce à sa formule audacieuse que Tesla a une place incontestable au sein des NATU.

Amel Brun

U pour Uber.
NATU est un acronyme qui a été crée sur le modèle de celui de GAFA qui a rencontré un grand succès d’usage. Les NATU sont des entreprises « nouvelle génération » qui ont pour rôle de représenter la disruption économique. « Nouvelle génération », car elle marque de la concurrence aux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon).
Uber est l’appli mobile de VTC (voiture de transport avec chauffeur) qui révolutionne le transport de personnes. Il a réussi son implantation en Chine grâce à de lourds investissements et une alliance stratégique de taille avec le Google chinois Baidu. La société pèse désormais 51 milliards de dollars.
L’application s’étoffe et tend à se diversifier au fil du temps, proposant des nouveaux services variés tant en prix, qu’en véhicules ou chauffeurs : UberPool (permettant de partager son trajet avec un autre passager situé au même endroit et allant dans la même direction), UberGreen (chauffeurs professionnels proposant des véhicules électriques ou hybrides ) ou le plus connu UberEats (proposant la livraison de repas en provenance de restaurants).
Il regroupe les sociétés considérées comme symboliques du phénomène d’ubérisation rencontrés dans le domaine de « l’économie digitale ».

Pourquoi bouleversent-elles le monde de l’économie ?
Ces quatre entreprises ne sont pas concurrentes, puisqu’elles travaillent dans le domaine du streaming, de la location entre particuliers, des voitures électriques et du transport de personnes. Proposer des prix compétitifs tout en offrant une expérience différente, voire améliorée, c’est le credo des Natu. Leur but n’est pas de s’attaquer directement aux leaders, mais bien de créer de nouveaux usages sur des marchés où les attentes sont fortes, mais pas forcément formalisées. Ils incarnent à la perfection le value for money, la valeur ajoutée, et cherchent à se différencier en permanence.

Qu’est-ce que l’ubérisation?
Ce terme est un néologisme formé à partir du nom de la société Uber. L’ubérisation désigne un modèle de commerce par lequel les professionnels et la clientèle sont mis en contact directement par l’usage de la technologie. Ce modèle a pour intérêt d’être beaucoup moins cher pour le client par rapport au modèle classique.
Les Natu en chiffres (2014) Netflix : 5,5 milliards de dollars de CA Airbnb : 500 millions de dollars de CA (estimations) Tesla : 3,2 milliards de dollars de CA Uber : 400 millions de dollars de CA (estimations).

Les temps changent
Economiquement parlant, même si Uber est un grand dans le monde des chauffeurs privés, l’entreprise est assez instable et cumule les pertes au fil des années.
Fin 2019, l’entreprise connaît un gros scandale avec le lancement du hashtag « Uber C’est Over », qui a permis de, majoritairement à des femmes, dénoncer les violences sexuelles subies de leurs chauffeurs, lors de leurs courses Uber et jamais sanctionnées alors que dénoncées. Ces femmes appelant au boycott de l’entreprise, ont donc, mais à juste titre, largement entaché l’image d’Uber, déjà salie par quelques autres « bad buzz ».
Et vous de votre côté, Uber C’est Over ?

Les Natu représentent-ils un vrai danger pour les acteurs traditionnels ?
Pour l’expert, pas vraiment. En France, d’autres acteurs ont révolutionné le commerce. Il y a 15 ans, vente-privée a fait bouger les lignes grâce à ses ventes évènementielles, une bonne compréhension du digital et de la mobilité tout en respectant l’esprit des marques. Il s’agit d’une vraie rupture qui a obligé les acteurs à revoir leur stratégie e-commerce. Et si l’innovation des N.A.T.U. est indéniable, il faut rappeler que c’est avant tout sur les services que ces acteurs sont positionnés.

Alexandre Campain
Emma Bompard

A côté des N.A.T.U., les G.A.F.A.M. incarnent la nouvelle économie, celles des services numériques que tous citoyens connectés peuvent avoir sur leur smarthphone. Faut-il s’en méfier ? Qui sont-ils vraiment une menace ?

G comme Google

Extrait de l’article du site suivant : https://optimiz.me/histoire-de-google/
Les débuts de l’histoire de Google
C’est en 1995 que Larry Page (alors âgé de 22 ans) et Sergey Brin (21 ans), étudiants en Informatique à l’Université de Standford aux Etats-Unis se rencontrent.
Un an plus tard, fraîchement diplômés, ils décident ensemble de créer un moteur de recherche. Nommé BlackRub, ce premier outil prendra le nom de Google en 1997. Le terme Google est directement inspiré du chiffre 1 suivi de 100 zéros, en anglais « Googol » ou nombre “Gogol“, qui décrit l’ambition de Page et Brin de créer un moteur de recherche pour organiser un immense volume d’informations.
La société Google Inc. Est alors créée le 4 septembre 1998 notamment grâce au financement de Andy Bechtolsheim (l’un des fondateurs de Sun Microsystems et investisseur hors norme qui avait détecté le potentiel déjà immense du travail de Page et Brin, notamment sur leur invention technologique du du PageRank).
La suite de l’aventure des débuts de Google se poursuit à Menlo Park dans le garage de Susan Wojcicki que celle-ci loue aux 2 acolytes bientôt rejoint par Craig Silverstein, également ancien étudiant de Standford.
Moins d’un an plus tard en février 1999, l’entreprise compte déjà 8 salariés et déménage dans des locaux plus appropriés à Palo Alto.
C’est en août de la même année que Google prend ses marques dans le quartier dit de la Moutain View en Californie. C’est donc à seulement quelques kilomètres de leur ancienne université que l’équipe installe le siège social mondial : le Googleplex au 2400 E. Bayshore, non loin également de la Silicon Valley.

La phase de croissance
En juin 2000, Google signe un partenariat avec Yahoo! et compte plus d’un milliard d’URL déjà présentes dans son index.
En octobre a lieu le lancement du tout premier service Adwords et en décembre la firme met en place la désormais célèbre barre d’outil du navigateur qui permet à chaque utilisateur de ne plus passer obligatoirement par la page d’accueil du moteur de recherche pour effectuer une recherche.
L’année 2001 est celle de l’arrivée d’Eric Schmidt au titre de Président du Conseil d’Administration puis de sa nomination en tant que PDG. A la fin de l’année, l’index Google est estimé à plus de 3 milliards de documents.
Lancement de Google Actualités en septembre 2002 et de Froogle qui deviendra Google Shopping.
En 2004, l’index passe à plus de 6 milliards d’entrées et l’entreprise compte plus de 800 salariés.

Le développement continu de nouvelles fonctionnalités
En août 2004, Google fait son entrée à Wall Street avec un prix de l’action à 85 dollars à l’ouverture.
En février 2005, Google inaugure son service qui propose des images satellites et itinéraires : Google Maps été 2005 c’est la recherche Google sur les téléphones mobiles qui est mise au point et Google Analytics en novembre.
En 2006 c’est Google Trends qui voit le jour et permet aux internautes de connaitre les tendances actuelles des recherches. En octobre 2006 Google rachète YouTube.
En 2007 ce sont les prémices de ce qui deviendra plus tard la Recherche universelle (recherche intégrant des résultats sous divers formats : images, vidéos, actualités, livres, news).
En juillet 2008, c’est à l’occasion du Tour de France que son utilisées pour la première fois en Europe des images issues de Street View.
L’index compte désormais plus de mille milliards d’URL uniques.
Automne 2008 : une nouvelle fonctionnalité pratique apparaît : la saisie semi-automatique, qui permet d’éviter les fautes d’orthographe et de gagner du temps lorsque l’internaute tape une requête.

Le navigateur Open Source Chrome est dévoilé en septembre.
Fin 2009, ce sont au total plus de 51 langues qui sont désormais disponibles dans Google Traduction.
Juin 2010, la mise en place de Caffeine permet au système d’indexation d’être beaucoup plus rapide et de fournir aux internautes des résultats plus récents.
A la rentrée de septembre 2010, Google met en place la recherche instantanée pour afficher des résultats au fur et à mesure que l’internaute tape sa requête.
En janvier 2011, c’est Larry Page, cofondateur de Google qui est nommé PDG de Google. Eric Schmidt, l’ex PDG, prend alors les fonctions de Président exécutif.
En février, c’est le filtre de l’algorithme du nom de Panda qui voit le jour et impacte presque 12% des requêtes.

Lancement du projet Google+ en juin 2011.
En décembre 2011, Google ouvre ses tous premiers bureaux en France à Paris. Et l’aventure continue jusqu’à maintenant…
Source : https://optimiz.me/histoire-de-google/

A comme Apple
Extrait de l’article de la-croix.com

Créée en 1976 par Steve Jobs et deux amis dans un garage en Californie, la start-up a su rapidement s’imposer comme un poids lourd de l’industrie électronique américaine, grâce à ses premiers ordinateurs personnels promus grâce à des campagnes publicitaires originales.

Les valeurs technologiques tirent la bourse américaine

La vision révolutionnaire de Steve Jobs a bouleversé les modes d’utilisation des produits numériques, en généralisant notamment les écrans tactiles sur ses smartphones et tablettes.
Lancé en 2007, l’iPhone – dont la dernière version vaut 1 000 dollars – incarne la puissance d’Apple. « Apple est une entreprise extraordinaire », résumait récemment Bill Gates, patron de Microsoft, entreprise historique de la « tech » et éternel frère ennemi d’Apple.

Mort de l’inventeur
En 1985 à la suite d’un désaccord avec John Sculley, le directeur général d’Apple de l’époque, Steve Jobs quitte Apple mais reprend du service en 1997. « Avoir été viré d’Apple est la meilleure chose qui me soit arrivée » avoue ce dernier un jour devant les étudiants de Stanford. La firme s’est depuis forgé une réputation exemplaire et son fondateur fascine toujours autant, donnant lieu, même, à un certain culte de la personnalité.
L’annonce de son cancer en 2011 fut un coup dur pour l’entreprise. Le génie informatique renonce à ses fonctions en août la même année et décède quelques mois plus tard. Il sera remplacé par Tim Cook, actuel directeur, accueilli à l’époque avec une certaine inquiétude sur le devenir de l’entreprise.
Faiblesses
Malgré un succès qui ne s’est pas démenti, de nombreux pourfendeurs voient en l’entreprise le symbole du capitalisme qui profite des paradis fiscaux.
Apple a également subi les critiques d’ONG qui ont révélé que les usines des sous-traitants chinois employaient des mineurs et offraient de mauvaises conditions de travail. Apple est par ailleurs accusé quotidiennement d’attiser l’addiction des jeunes aux nouvelles technologies.

En Chine, l’autre côté du décor d’Apple
L’entreprise est aussi mise en cause pour pousser au rachat de nouveaux produits, notamment en pratiquant l’obsolescence programmée.

Une sévère concurrence
L’actuel PDG Tim Cook a plusieurs projets innovants en tête mais doit tout de même prouver sa capacité à résister à la concurrence des firmes chinoises en pleine expansion. Plusieurs entreprises rêvent désormais d’égaler la petite pomme. C’est le cas du fabricant chinois Huawei. Ce dernier a récemment vendu plus de smartphones qu’Apple au deuxième trimestre. Samsung a vendu 71,5 millions de téléphones entre avril et juin, soit une part de marché de 20,9 %, suivi par Huawei avec 54,2 millions d’unités écoulées et une part de marché de 15,8 %, devançant désormais Apple et ses 41,3 millions d’iPhone vendus selon les calculs d’International Data Corporation.
En 2007 l’entreprise publique PetroChina avait brièvement franchi les 1 000 milliards, lors de son introduction en Bourse, mais était vite redescendue. Le spécialiste Karl Haeling y voit « surtout la preuve de l’importance qu’a prise Apple » dans l’économie américaine. Apple, restera de toute façon comme la première entreprise privée à avoir franchi cette barre symbolique.
Source : http://www.la-croix.com

F comme Facebook
Extrait de l’article de François Charron
Facebook est né à Harvard le 4 février 2004. Au début, seuls les étudiants de l’université pouvaient s’inscrire. On a ensuite ajouté quelques autres universités américaines et canadiennes.
C’est en 2006 que le site s’est ouvert à tous.
En 2005, ils ont enlevé le THE au début, après avoir acheté le nom de domaine facebook.com pour… 200 000$ ! Imaginez!!!
On entend beaucoup parler de son créateur, surtout depuis la sortie du livre The Accidental Billionaires (La revanche d’un solitaire). Le 1er octobre 2010, sort le film The Social Network avec comme slogan :You don’t get to 500 million friends without making a few enemies.
Les gens de Facebook ne sont pas très heureux, car le film (et le livre) mélangent vérité et fiction. On a peur que le public ne sache pas départir le vrai du faux.

Faits cocasses
4 mois après son lancement, un investisseur a offert 10 millions de $ à Mark Zuckerberg pour acheter le site. Le jeune créateur a refusé de devenir millionnaire. Il a bien fait, il est maintenant milliardaire!
Il a reçu des offres d’achat aux montants mirobolants. La plus haute est celle du PDG de Microsoft qui lui a proposé 15 milliards de $! Réponse : non!!! Le site a en 2010, 500 millions de membres. Facebook est traduit en plusieurs langues seulement depuis 2008. Facebook est maintenant disponible en 70 langues, dont certaines amusantes ou inventées. On peut aussi « facebooker » en latin!

Recours collectifs et controverses
Le site fait beaucoup jaser à cause de la façon dont il traite les informations personnelles de ses membres. Par exemple, je pose des questions pointues aux relationnistes de la compagnie depuis plusieurs mois et on évite toujours les réponses. Tenter de communiquer avec Facebook est l’équivalent d’essayer de parler au président américain ou au Pape sur leur cellulaire!
Au Canada, deux recours collectifs se profilent. Patrice St-Arnaud demande dommage pour les changements effectués par Facebook en décembre 2009. C’était alors le bordel. Des infos privées sont devenues publiques et il était difficile pour bien des gens à bien configurer leur compte de façon adéquate.
Il y a aussi toutes ces données personnelles partagées avec les tierces parties. Les développeurs d’applications ont accès à des informations sur les usagers et il n’est pas toujours clair de quoi exactement. Facebook laisse aussi certaines applications avec des pratiques douteuses de marketing se propager sur le réseau.
Pourtant, on prétend être plus blanc que blanc. Dans un texte de Marie-Ève Morasse dans La Presse, on apprend que Facebook a refusé 1 million de dollars en 2006 pour que le site soit aux couleurs de Sprite. Facebook n’a pas été vert pour 24 heures!

Source : https://www.francoischarron.com/lhistoire-de-facebook-et-de-mark-zuckerberg/-/qC6ZXEuNuT/

A comme Amazon
Extrait de l’article : https://www.numerama.com

Lancé il y a 20 ans, Amazon a bouleversé la vente de livres en ligne avant de bouleverser l’e-commerce de manière générale. Le chiffre d’affaires de l’entreprise était estimé à plus de 130 milliards de dollars en 2016. Le géant du web emploierait plus de 130 000 personnes dans le monde.
Amazon a été fondée en 1994 et l’entreprise est basée à Seattle. Pour la petite histoire, Jeff Bezos souhaitait que son entreprise commence par la lettre A pour apparaître en première position dans l’ordre alphabétique. Il s’est arrêté surAmazon faisant référence au fleuve d’Amérique du sud représentant un lieu « exotique et différent ». Une ambition : révolutionner le commerce et faire passer l’e-commerce de fantasme à réalité.

Écraser la concurrence
Amazon a fait le choix d’avoir plusieurs sources en concurrence plutôt qu’une stratégie d’affiliation unique ce qui permet à l’entreprise d’obtenir des prix plus serrés et de plus gros volumes. La « plus grande librairie du monde » fait son introduction en bourse en 1997, deux ans seulement après sa date de lancement.
Les cinq premières années, l’entreprise américaine perdait de l’argent à chaque produit vendu en raison d’importantes dépenses dans le but de s’étendre. Amazon a réalisé ses premiers bénéfices lorsque la bulle internet a éclaté, au premier trimestre 2001, soit 6 ans après sa date de lancement. Le chiffre d’affaires d’Amazon est alors estimé à plus d’un milliard de dollars.

Kindle et drones
En plus d’avoir révolutionné le commerce en ligne, Amazon s’est également attiré les foudres de ses concurrents physiques. Barnes & Nobles avait par exemple lancé une procédure judiciaire contre Amazon, cette dernière s’étant revendiquée comme étant la « plus grande libraire au monde », loin d’être du goût du plus gros libraire physique estimant qu’Amazon n’est qu’un « revendeur de livre » et non pas un libraire. En France, les libraires ont obtenu d’annuler la livraison gratuite des livres (Amazon la propose désormais à 0,01 centimes).
En 2007, Amazon lance son propre lecteur de livres numériques, le Kindle, pilier du marché de l’e-book.
Les conditions et frais de livraison étant un des plus gros enjeux d’Amazon, ce dernier a présenté pour la première fois en 2013 son projet « Prime Air », un système de livraison par drone. Confronté aux obstacles juridiques, le projet de Jeff Bezos risque de mettre quelques temps à devenir concret.
Source : https://www.numerama.com/startup/amazon

M comme Microsoft
Source : article de Wikipedia

Microsoft est une multinationale informatique fondée en 1975 par Bill Gates et Paul Allen. En 2016, son chiffre d’affaire s’élevait à 89,95 milliards de dollars. Le 4 février 2014, Satya Nadella succède à Steve Ballmer et Bill Gates en tant que directrice générale. En 2020 l’entreprise emploie 148 000 personnes dans 120 pays. Son activité principale consiste à développer et vendre des systèmes d’exploitation, des logiciels ainsi que du matériel technologique. Mais ses plus gros succès restent les systèmes d’exploitation MS-DOS puis Windows, et les logiciels Office (Word, Excel,…) qui ont rendu service a de nombreuses personnes dans le monde entier. Windows domine le marché des ordinateurs personnels avec plus de 90 % de parts de marché dans le monde. Microsoft est présent dans l’informatique en nuage (Azure), les sites web (moteur de recherche Bing, réseau social Linkedin, messagerie électronique Outlook.com), les consoles de jeux vidéos (Xbox) et les tablettes pc (Surface). La vigoureuse stratégie commerciale menée par Microsoft lui a valu quelques problèmes judiciaires, notamment aux États-Unis et dans l’Union Européenne. Cette stratégie s’appuie notamment sur le principe « Embrace, extend and extinguish »qui veut dire « Embrassez, prolongez et éteignez ».

Naissance d’un géant
La société est née en avril 1975 sous le nom original de Micro-Soft, à Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique, de l’association de deux étudiants américains, Bill Gates et Paul Allen, pour formaliser la vente de ce qui est considéré comme le premier ordinateur personne américain, l’Altair 8 800, de la société MITS, avec le premier langage de programmation pour micro-ordinateur de l’histoire de l’informatique. La marque Microsoft fut déposée le 26 novembre 1976. À l’origine, elle a été fondée pour développer et vendre des programmes informatiques Basic pour l’Altair 8 800, puis elle est devenue une branche d’IBM. Microsoft a réussi à dominer le marché du système d’exploitation de l’ordinateur personnel avec MS-DOS au milieu des années 1980. Il a pu ensuite s’affranchir d’IBM. L’arrivée de l’entreprise dans la bourse et l’acquisition de parts du marché qui s’ensuivit, a fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employés de Microsoft. Ce premier contrat de Microsoft représenta le premier véritable tour de force de Bill Gates, étant peut-être même plus important pour cette société que le rôle que jouera ensuite MS-DOS. Au cours de cette période, l’informatique évolue et dépend moins des « grands systèmes IBM », les constructeurs proposant une informatique plus décentralisée. En 1 987, des milliers de constructeurs de compatible PC existaient dans le monde, et tous sans exception avaient un point de passage obligé qui était le système d’exploitation de Microsoft, le plus performant de tous, dans un souci, crucial pour le monde professionnel, d’unité, de standardisation, et de portabilité de tous les ordinateurs compatible PC.

Un environnement incontournable
D’abord simple environnement graphique pour MS-DOS, Windows est devenu un système d’exploitation à part entière. Quelques coups de stratégie marketing n’y sont pas pour rien, comme l’ajout de trois touches « Windows » sur les claviers afin de marquer celui-ci dans l’esprit du consommateur comme étant fait pour Windows et ainsi contrer le concurrent potentiel OS/2 développé par IBM, et co-développé initialement par Microsoft, jusqu’au divorce officiel entre les deux sociétés en septembre 1991. Selon Microsoft, un soin particulier a également été apporté aux questions d’ergonomie, et en particulier à la question des polices d’écriture. Bien des années plus tard, Microsoft confirmera son avance sur le plan ergonomique comme l’atout qui permettra à Windows de surpasser les concurrents Linux et KDE/GNOME. Windows est alors devenu la référence en terme de micro-informatique. Quelques-uns seulement se risqueront à concurrencer: Go Software, avec un produit performant, rapide, et très riche en fonctionnalités, mais alors que beaucoup d’applications sont déjà portées ou en cours de portage sous Windows, ou Be.Inc avec le système d’exploitation BeOS, créé par Jean-Louis Gassée, ancien patron de la R&D d’Apple. L’élaboration d’un produit capable de rivaliser avec Windows impliquerait de disposer, comme Microsoft, de revenus réguliers pendant les années nécessaires au développement d’un tel système. Or, le temps que celui-ci soit développé, Microsoft aurait déjà pris de l’avance, et éventuellement modifié les standards.

Finalement, on peut dire qu’avec son ancienneté, sa place installée sur différents marchés de l’informatique et son directeur de génie, Microsoft est une des entreprises les plus influentes et importantes de l’histoire ainsi qu’une des plus rentables, ayant quasiment le monopole dans le domaine de la technologie.

Ian Auger

Pour finir, je vous invite à lire l’extrait de l’article du journal en ligne capital.fr :
« En 2014, avec moins de 300.000 salariés, les Gafa produisaient une richesse comparable au PIB de l’Afrique du Sud (soit 350 milliards de dollars), généré par le travail de 19 millions de citoyens… Leur poids économique est tel que Kevin Echraghi le compare à celui des Etats : “Le risque est que ces groupes très puissants nous imposent un modèle de société proche du monde des chasseurs-cueilleurs, qui traqueraient non plus le gibier, mais le client. Dans ce système hyperrationalisé, la solidarité n’aurait plus sa place: le modèle mutualiste des assurances laisserait place à des contrats au cas par cas, établis à partir de nos données personnelles et qui pourraient se révéler très intrusifs, nous obligeant, par exemple, à pratiquer un sport pour faire baisser nos cotisations.”
Gouvernance à inventer
Avec un train de retard, les institutions commencent à penser à une réglementation. En France, c’est l’un des objectifs de TransAlgo, une plateforme scientifique lancée sous l’égide du secrétariat d’Etat chargé du Numérique et de l’Innovation. Composée de chercheurs, elle veut tenter de percer les mystères des algorithmes des géants du Web, tout en réfléchissant aux enjeux éthiques et à des modalités de régulation. Même si ce chantier est mené en parallèle à l’échelle européenne, la prise de conscience générale est tardive ».
Source : https://www.capital.fr/votre-carriere/au-secours-les-algorithmes-controlent-nos-vies-1229290

La Classe Médias

Sources :
https://www.capital.fr/votre-carriere/au-secours-les-algorithmes-controlent-nos-vies-1229290
https://www.lemonde.fr/economie/article/2012/08/19/airbnb-petite-start-up-deviendra-grande_1742148_3234.html
https://optimiz.me/histoire-de-google/
https://www.la-croix.com/Economie/Monde/Lincroyable-histoire-dApple-2018-08-03-1200959669
https://www.francoischarron.com/lhistoire-de-facebook-et-de-mark-zuckerberg/-/qC6ZXEuNuT/
https://www.numerama.com/startup/amazon
https://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft

Une gigantesque catastrophe

Aujourd’hui, de nombreux feux ravagent la planète.

L’un des plus dévastateurs se situe en Australie. Pays à l’échelle d’un continent, l’Australie située dans l’hémisphère sud couvre une grande partie de l’Océanie. Sa population compte plus de 25,2 millions d’habitants. Le pays comprend plusieurs grandes villes comme Sydney (sa capitale), Melbourne, ou encore Adélaïde.

De nombreux incendies détruisent  l’Australie depuis septembre 2019.

Les incendies ont à ce jour réduit 8 millions d’hectares en cendres, alors que plus de 200 feux sont encore actifs. Plus de 1500 habitations ont brûlé, 100 000 personnes ont été évacuées dans 3 états du sud-est du pays.  Au moins 24 personnes ont perdu la vie dont 3 pompiers volontaires. Un milliard d’animaux auraient été touchés, tués ou blessés par les feux. À Sydney, la température a dépassé les 49°C.

Mais alors, comment expliquer ces incendies ?

Selon les pompiers, ceux-ci n’auraient rien à voir avec le réchauffement climatique. Ils seraient dus aux conséquences de nouvelles règles environnementales qui rendraient impossible l’entretien du bush,  règles destinées à augmenter la biodiversité. Toutefois, l’augmentation de la température liée au changement climatique ne ferait qu’aggraver le risque d’incendies.

Les animaux emblématiques du continent sont en grand danger ou en voie de disparition. Koalas, kangourous, dingos, wallabies ou encore le wombat… Ils ne sont pas forcément tous morts, mais ils ont perdu leur habitat ainsi que leurs ressources naturelles. Malheureusement, la ministre de l’Environnement australienne a estimé fin décembre qu’environ 30% des koalas étaient morts.

Mais alors quelles seront les conséquences pour l’écosystème australien ?

Sources: BFM TV/20 minutes/Wikipédia

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Sarah Foulquier