Paris Games Week 2016

maxresdefaultLa PGW est fini depuis fin octobre et voici le bilan de ce gigantesque Salon sans plus attendre.

I –Les grands éditeurs

Les grands éditeurs ont déballé le grand-jeu pour impressionner comme avec Battlefield 1 et son arène géante de 32 vs 32 joueurs ou bien Mafia III et son stand ambiance bar cubain. Mais il y a de belles surprises pour les jeux vidéo :

Le jeu For Honor, un jeu vidéo de combat dans un univers médiéval, ou vous avez le choix entre trois classes, chevalier, viking ou samouraï. Des graphismes au top, un gameplay magnifique et un univers ainsi que des décors juste sublimes : attendez le pour 2017.

Du côté de Namco, on a pu tester en avant-première l’une des futures grosses mises à jour de TrackMania Turbo, la possibilité de jouer avec un casque de réalité virtuelle. On a pu concourir sur une course contre la montre avec notre Playstation VR : un rendu grandiose et une fluidité impressionnante pour la PS4. La VR donne une sensation de vitesse extrêmement bluffante !

Cette année Activision avec sa licence qu’est Skylanders, nous réserve une belle surprise, outre des nouveaux personnages et des nouvelles aventures, la grande nouveauté de Skylanders Imaginator est la possibilité de créer son propre skylanders! Cela permettra de renforcer cette License qui commence a décliné par son manque d’originalité dans les 2 derniers opus.

Et surtout, Nintendo a prouvé que la Nintendo NX n’est pas une face mais sera bien leur nouvelle console. On ne sait pas  encore mais Nvidia collabore avec Nintendo pour qu’elle devienne la console la plus puissante du marché.

II-Les petits éditeurs

A la Paris Games Week, ce sont les petits éditeurs ou bien les développeurs indépendants qui sont les plus nombreux. On y découvre des perles qu’on n’aurait jamais pu découvrir autrement. Parlons du stand Made In France, que de belles découvertes ! Pour commencer: Drago Dino, un  plateformer français qui met en jeu Bob, un dinosaure qui, dans un jour tragique, perd un œuf de Dragodino, l’histoire emmènera Bob et toute sa bande retrouver son œuf perdu !  Le gros plus du gameplay est qu’aucun niveau ne se ressemble et ne se ressemblera. En effet, le jeu crée les niveaux aléatoirement à chaque début de partie, ce qui rend chaque session unique. La beta ouvre le 1er novembre je vous conseille de jeter un coup d’œil à cette perle française (www.dragodino.com) !

Partons maintenant de Star Crew, un jeu d’arcade addictif en mode space invaders sur tablette disponible via iOS & Android ! Vous contrôlez une flotte de vaisseaux et vous devez tout simplement détruire les différentes vagues d’extraterrestre qui souhaitent démolir votre héros. Le petit plus du jeu est que celui-ci rajoute des bonus par rapport aux couleurs des aliens, des boosts sont également disponibles pour pouvoir venir à bout des aliens.

Notre réel coup de cœur est un jeu développé par des élèves de la fameuse école d’informatique Epitech : Dungeon of Zaar. Un multijoueur en tour par tour. Vous devez composer une équipe de 5 mercenaires (sur une quinzaine de personnages disponibles, Mage, Fée, Tank, Carry etc…) et vous devez affronter l’équipe adverse. Le gagnant sera le dernier restant sur la carte. Un gameplay simple, mais extrêmement addictif avec des graphismes sublimes, brefs, le cocktail parfait pour un bon jeu.

Enfin, je vais vous parler d’un jeu venu de nos très chers voisins germaniques : Can’t Drive This. Il s’agit d’un petit jeu indépendant des studios de Pixel Maniac, dont le but est simple: deux joueurs doivent parcourir la plus grande distance. L’un doit construire la route, l’autre doit conduire le véhicule sans que celui-ci ne tombe dans l’eau ou arrive à moins de 1km/h sans quoi le véhicule s’autodétruit.

III-Le matériel gamer

Nous avons été accueillis par TurtleBeach sur le stand de Game One pour découvrir leur nouveau casque pour les pros gamers : L’Elite Pro. Un casque conçu pour le jeu dans les moindres détails ! Il possède des réglages qui permettent de contrôler la tension exercée par l’arceau et également changer la position des coussinets. Ces mêmes coussinets sont eux optimisés pour un confort optimal mélangeant une mousse à mémoire de forme ainsi qu’un cuir qui permet d’isoler les bruits extérieurs. Le casque rajoute un nouveau système ingénieux qui permet aux joueurs ayant des lunettes d’ajuster les coussinets pour réduire la pression exercée sur celles-ci. Bref le mieux pour les gamers. Même après une longue session de jeu sur Starcraft 2, le casque n’émet aucun désagrément !

Du côté de Nvidia, nous avons pu voir la puissance des dernières cartes graphiques sorties sous la série 10, allant des GTX 1060 au GTX 1080, le rendu est spectaculaire ! Le jeu For Honor dont on vous a parlé précédemment en ULTRA HD, propose une prouesse technique qui pourrait être magnifique.

Nous avons aussi pu tester le Playstation VR, le casque de réalité virtuelle de Sony pour la Playstation 4. Notre avis reste bon, c’est un bon casque de réalité virtuelle de moyenne gamme. Celui-ci est agréable à porter tout comme pour jouer (aucune nausée ou perte d’équilibre).

IV-Déceptions

Malheureusement, le monde du gaming n’est pas tout beau tout rose, nous avons assisté à quelques déceptions en commençant par le Handball 2017. On s’attendait à un niveau de graphisme/moteur/gameplay comme FIFA 17. Que nenni, un retour au niveau de FIFA 12 ! Même si l’éditeur Eko Software est un petit éditeur, il est dommage d’être autant en retard sur un jeu de handball qui pourrait être bon. Ce renouveau de la licence n’a malheureusement pas su convaincre…

Dernière déception, le jeu Astérix & Obélix sur iOS et Android. Le jeu est creux et ennuyeux reprenant encore et encore le style de Clash of Clans en une recette qui ne passe pas du tout en 2016.

Rochmon

Star Citizen, le rêve de Chris Roberts

2567219-4204205553-starc Chris Roberts, un réalisateur de film et développeur de jeu vidéo, crée en 2011 avec Ortwin Freyermuth, l’entreprise Cloud Imperium Games. C.I.G., depuis sa création, tente de réaliser un jeu révolutionnaire : Star Citizen.

Ce jeu sera un jeu multijoueur, se passant dans l’espace, ou chaque joueur est un citoyen qui pourra combattre, commercer et explorer dans un univers persistant (tourne 24h/24h). Chris Roberts avait créé avec Microsoft Game Studio en 2004 le jeu Freelancer, mais le projet dut se finir sur la demande de Microsoft. Star Citizen, reprendra les bases de Freelancer et constituera  sa suite qui sera « un renouveau du jeu vidéo » dit Ortwin Freyermuth.

Ce jeu ne sera que sur PC (sur configuration moyenne) car aucune console ne peut faire tourner se jeu. Le jeu sera comme le dit Roberts à la fois beau et complexe (physique avionique poussée, système économique dynamique…)

Il sera composé de 2 parties pour le moment :

Une campagne Solo qui fera office de tutoriel et qui permettra de rappeler l’histoire du jeu .(Un petit trailer : https://www.youtube.com/watch?v=W_QDv7DFfxk )

Une campagne Multijoueur ou l’on peut choisir un métier, jouer avec des amis, et explorer un monde infini.

Le plus attendu, ce sont les vaisseaux : Il pourra y avoir un chasseau monoplace et des vaisseaux qui pourront accueillir plus de 5 joueurs qui commanderont ensemble le vaisseau. De plus, l’intérieur des vaisseaux est accessible et on pourra faire des abordages et des stations dans l’espace.

Le vrai truc qui est attendu, ce sont les mécaniques du jeu, voici les plus intéressantes :

  • Dixit Chris Roberts, les jeux actuels à base de checkpoint et de sauvegarde au moindre éternuement font que les joueurs deviennent de plus en plus paresseux. Pour remédier à cela, il a donc pensé à un système de mort qui n’est pas juste un inconvénient temporel ou financier : Votre perso meurt une bonne fois pour toutes, point.

On transmet son héritage à un proche avec lequel on se met ensuite à jouer. L’idée est d’avoir un monde qui ne soit pas rempli d’immortels qui se contentent de reparaitre quand ils ont trop dégusté. Cela introduit une certaine cohérence dans l’univers.

  • Vos vaisseaux votre cargaison et votre matériel peuvent être assurés. Si votre vaisseau est détruit, l’assurance permettra de le remplacer. Idem pour les équipements montées dessus ou votre cargaison s’ils sont assurés. Si vous choisissez la carrière de pirate, il vous sera impossible de faire assurer directement un vaisseau volé. Il faudra passer par un faussaire capable de “changer les plaques” du vaisseau. Il est aussi prévu que la prime d’assurance soit versée en fonction du temps passé dans le jeu : si pendant un mois vous ne touchez pas à Star Citizen, vous ne payerez pas la prime de ce mois.
  • Dans les galaxies de Star Citizen, il y aura aussi des routes d’échanges constituées de matières premières. De manière très schématique, la production des usines dépendra de la possibilité ou non d’acheminer les matières premières pour faire tourner les usines. Les prix de certains équipements varieront donc selon plusieurs facteurs comme le nombre de joueurs effectuant du commerce sur les routes ou de l’efficacité des pirates dans la région.
  • Les organisations (Guildes) assez importantes pourront influer sur une station spatiale ou un système entier. Le contrôle ne sera pas total, mais sera bien là.

Star Citizen est un space sim qui se veut complet et détaillé. C’est le rêve d’un développeur et le cauchemar pour ses programmeurs avec tout le boulot. Cela ne plaira donc pas à tout le monde, mais cela vaut le coup d’y jeter un œil.

Rochmon

Une nouvelle République

Tout détruire pour tout recommencer…

Aujourd’hui, beaucoup d’hommes politiques revendiquent cette volonté de changer ce système ou en tout cas de le modifier : pour cause, le non-changement de la classe politique, le caractère élitiste de notre République et l’apparence monarchique de celle-ci.

Buste de marianne moderne sur fond drapeau franeVoilà 58 ans que la France a adopté la Constitution de la Cinquième République ; 58 ans que la république parlementaire, la république des partis, la république des bavards a disparu : la IV ème République. C’est en effet un nouveau souffle que la création d’une nouvelle république. Le peuple s’exprime enfin sur qui le gouvernera. Créée par le Général de Gaulle, la V ème République instaure un corps exécutif bicéphale : le Président de la République élu au suffrage universel et un Premier Ministre responsable devant l’Assemblée. Et un corps législatif : le parlement, c’est-à-dire l’Assemblée Nationale et le Sénat. La schématisation de la constitution permet une observation nette : c’est un système démocratique et républicain… mais pas autant que le texte pourrait le laisser penser.

En effet, la Vème république a un caractère monarchique ; du fait qu’elle ne se concentre que sur un seul homme. Mais la contradiction s’installe : la vision monarchique qu’a notre république n’est pas celle d’une monarchie héréditaire – une monarchie de droit divin – mais celle d’une monarchie bonapartiste – pensée prônant l’accession à une fonction par le mérite et non pas par le nom et une forme de régime reposant sur la souveraineté populaire- . Cette république est une création de toute pièce du Général de Gaulle. Le problème de notre système est qu’il délivre beaucoup trop de pouvoirs au président, au ministre, au député et au sénateur ; quand nous parlons de pouvoirs, il s’agit de privilèges. Certes ce dernier terme est souvent écarté ou refusé par nos politiques mais il est pourtant en adéquation avec notre système politique. La force d’un système qui dure réside dans une politique de transparence tout en gardant les secrets d’Etat. Qu’est-ce qui ne va pas dans notre régime ?

Une nostalgie gaullienne

 442557095-serrer-le-poing-place-de-la-republique-constitution-charles-de-gaulleQuel homme ? Imposant, charismatique et patriote. Un grand homme tel Napoléon ou Clémenceau. De Gaulle est un patriote ; sa religion c’est la France. Il ne veut pas être un dictateur, il veut gouverner de façon démocratique tout en ayant la main sur la démocratie : pour cela, il crée la Vème république, un régime à sa taille. Cet homme marque l’Histoire et la politique française. Mitterrand disait de lui qu’il était bonapartiste ; en effet sa manière de gouverner ressemble à celle de Napoléon III (la souveraineté populaire, plébiscite, référendum). Je parle d’une nostalgie gaullienne. Pourquoi ? Cette posture monarchique instaurée par le Général reste prégnante dans notre république et ses successeurs s’en inspireront : Pompidou, le président malade, VGE, le président moderne, jeune mais à la démarche d’un monarque et Mitterrand, le dernier roi. Comme dirait Sarkozy, Chirac était un roi fainéant. Sarkozy est un perturbateur, un chahuteur, un petit prince agité et Hollande est une espèce de « Louis XVI », un roi impopulaire, n’ayant aucune légitimité.

Mitterrand, le monarque socialiste

mitterrand Le 13 mai 1981, un homme de gauche, un socialiste, est élu Président de la République. Peu importe quel est son score, il est élu ! C’est le premier président socialiste de la Vème République. C’est un évènement, il est acclamé, le peuple français tout entier croit à un changement. La déception sera d’autant plus grande. Car en effet, Mitterrand s’affale dans les fauteuils de la république et prend une posture monarchique. En fin stratège, il enfante une cour.

En 1986, il perd les élections législatives. C’est Jacques Chirac qui s’installe à Matignon. Mitterrand se comporte en vrai monarque et sera réélu en tant que tel : en 1988, il rassemble 30% des voix contre Chirac qui n’obtient que 19%. Le débat entre les deux hommes est tendu. Mitterrand saigne Chirac ; il ressort vainqueur avec 54% des voix, il se rapproche un peu plus d’un de ses prédécesseurs. Cinq ans plus tard la gauche connait sa plus grande défaite depuis la création la Vème république. C’est donc Edouard Balladur du RPR qui arrive à Matignon. Alors affaibli, Mitterrand ne perd pas la main et réussit à transformer cette défaite en une victoire. Balladur et Chirac sont des amis de trente ans ; un pacte entre eux deux est mis en place, Chirac sait que s’il accepte ce poste de premier ministre, il perdra les présidentielles de 1995. Le plan est simple, Balladur ira à Matignon, Chirac à l’élection.

Voyant les sondages favorables pour lui, le premier ministre ne peut résister : il se présente à l’élection présidentielle. Mais Mitterrand, en bon roi, a déjà choisi son héritier, ce sera Chirac ; c’est à lui de reprendre la dynastie, c’est son tour. Balladur est éliminé au premier tour ; Chirac est élu président de la république avec 52% des voix. Cette explication présente le caractère monarchique de notre république. Oui, tous les régimes ne sont pas parfaits mais cette observation ne vient pas subitement comme cela, ce n’est pas une mode inventée par une poignée de progressistes. Le premier à avoir lancé l’idée d’une nouvelle république est Arnaud Montebourg. En effet, cette idée vient de la gauche et est suivie et approuvée par l’extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon. Cette situation, cette volonté de changement de système est en réalité une logique temporelle, si je puis dire. Car sous la III république un homme, un radical voulait un changement : supprimer la présidence de la République. Une phrase symbolise cette volonté. En parlant de l’élection présidentielle (notamment celle de Sadi Carnot) Georges Clémenceau disait : « Je vote pour le plus bête ». Et le « tigre » voulait aussi supprimer le Sénat qui était, pour lui, une chambre de notables. Avait-il raison ?

La droite s’y met…

 5012737_6_4466_les-candidats-aux-primaires-de-la-droite-de_7a1d6ff9e0d2eb2248d2c83ff1d5f5a5La primaire de la droite compte huit candidats, ces derniers présentent des programmes et des propositions variés. Dans certains, on y trouve des projets de changement de constitution plutôt surprenants. Beaucoup proposent une réduction du nombre de parlementaires. C’est déjà un pas vers une nouvelle constitution. Ils veulent un système plus rapide, plus efficace. Mais la proposition ressortant le plus souvent et qui est la plus surprenante est celle de NKM. Elle propose de supprimer le poste de premier ministre, une révolution ! Quant à Bruno Le Maire, il insiste sur le non cumul des mandats. Dans cette volonté de « République efficace », le processus gaullien est abordé : la plupart veulent gouverner par ordonnances. Il y a également le septennat qui revient sur la table. Le quinquennat était, à l’époque, présenté comme une nouveauté ; s’appuyant sur le système américain, cela permettait de redonner une essence démocratique en faisant coïncider les élections présidentielles et parlementaires. Le but est également que le président ne fasse que deux mandats. Mais ce système n’a fait qu’empirer car nous sommes dans une perpétuelle élection présidentielle. Aujourd’hui, le pouvoir en place n’est concentré que sur les calculs politiques : c’est-à-dire garder le pouvoir le plus longtemps possible.

Toutes ces réformes pourtant permettraient une renaissance de la démocratie avec une plus grande implication du citoyen. Dans la « Revue politique et parlementaire », il est expliqué que la démocratie doit être réinventée. Le président de L’Assemblée, Claude Bartolone, et de multiples députés s’unissent afin de livrer un programme constitué de 17 propositions. Parmi celles-ci, le septennat, le non-cumul des mandats dans le temps, la redéfinition du rôle du Président de la République, ainsi que la réduction du nombre de parlementaires… nous observons là une vraie prise de conscience.

Régime parlementaire, régime présidentielle : mixons les deux…

Platon dit deux choses : que la démocratie est un régime basée sur la liberté individuelle et qu’elle mène à l’anarchie et que l’anarchie conduit à la tyrannie, il prône donc un gouvernement s’appuyant sur les décisions collectives

Nous ne pourrons pas enlever la tradition monarchique de notre pays. Les français ont vécu des siècles sous la monarchie, et sont façonnés par cette empreinte. Il ne faut donc pas détruire la figure du chef. Le problème de notre constitution repose essentiellement sur le rôle du Président de la République. Dans l’article 5 de la constitution, le président est défini comme arbitre. Le problème posé par cette constitution pourrait s’illustrer par une métaphore sportive. Quand il y a un match, entre deux équipes, il faut un arbitre pour prévenir et pour sanctionner. La complexité de notre république, si l’on suit le raisonnement sportif, c’est que l’arbitre vient d’une des deux équipes -les deux équipes étant la droite et la gauche-. Donc nous demandons que cet homme soit l’arbitre du jeu politique, alors qu’il en fait pleinement partie. Il ne peut donc pas apaiser ou rassembler. Ce rôle d’arbitre est celui d’un roi dans une monarchie parlementaire, entre autres le système anglais. Il faudrait donc s’appuyer sur ce dernier mais sur un plan plus républicain.

Le président de la république devrait être élu par la chambre des représentants, il ne jouerait aucun rôle politique. Il peut dissoudre cette chambre unique, de préférence, s’il y a une crise politique qui lui semble grave. Le premier ministre serait, par contre, élu au suffrage universel pour un quinquennat. Ma république est le fruit d’un mélange entre le travail parlementaire et la souveraineté populaire : le peuple doit s’exprimer, pas seulement aux élections mais également par des référendums. Il faut augmenter la parole du peuple même si la majorité n’a pas toujours raison. Je suis pour un régime à la fois bonapartiste (la figure du chef et la souveraineté populaire)  et à la fois parlementariste. Il faut demander au peuple ce qu’il pense. Cette expression du peuple se fait, soit par une dissolution de la chambre -ce que Hollande aurait dû faire- soit par un référendum.

Corentin Masson

Une Grande cuisine pour de petits budgets

Le Comptoir, une entreprise qui sort de l’ordinaire.

le-comptoir-de-relais Pouvoir manger une daube de joue de boeuf marinée dans une sauce et
petits légumes pour seulement 16 euros ? C’est l’entreprise exceptionnelle
qu’a mis en place le chef étoilé Yves Camdeborde.
La « Bistronomie », un terme souvent utilisé par les journalistes et les
critiques pour désigner un cuisine de qualité pour un prix très
raisonnable. Ce phénomène se répand et il détient déjà son représentant  :
Le Comptoir. Situé au 5 Carrefour de l’Odéon dans le 6 ème arrondissement
de Paris, à quelques rues du jardin du Luxembourg, le Comptoir du Relais
est un bistrot réputé car ce n’est pas en regardant la carte qui contient
des plats de grande cuisine, que l’on peut deviner leur prix.

Yves Camdeborde né le 7 décembre 1964 à Pau, se lance dans la cuisine
dès ses 14 ans et est l’un des fondateurs de la cuisine de bistrot et
les journalistes et critiques définissent sa cuisine comme de la
« bistronomie ». En 1992, il ouvre le restaurant la Régalade dans le
quatorzième arrondissement de Paris dans lequel il adoptera cette
nouvelle forme de cuisine qu’est la bistronomie. En 2005, il rachète
l’hôtel du quartier de l’Odéon où il ouvre le Comptoir du Relais, il fut
aussi jury de l’émission MasterChef dans laquelle il participera pendant
quatre saisons. Enfin il fut choisi au printemps 2016 par la compagnie
Air France pour composer les menus de la classe business pendant six
mois.

SONY DSCCe petit restaurant bistrot faisait parler de lui, alors on est allé
tester : un vendredi midi en période scolaire : première chose qu’il
faut savoir, le restaurant n’ouvre qu’a 12h pile en aucun cas avant.
Environ 40 couverts sont proposés (20 à l’intérieur et 20 à l’extérieur)
et nous vous conseillons de prendre un dizaine de minutes d’avance pour
pouvoir être placé a l’intérieur. Le midi est synonyme d' »entre-deux » le
midi c’est une cuisine  pour les touristes et étudiants de
passage dans l’esprit du quartier et ce que l’on pourrait qualifier de
métamorphose s’établit ensuite pour un transfert vers l’ambiance du soir.

Il faut souvent des mois d’attente pour obtenir une table car tous les
soirs sont complets au Comptoir. Ce sont donc les vingt deux tables qui
se transforment donc en neuf nouvelles napées blanches. C’est donc aussi
la carte qui change pour des propositions bien plus gastronomiques comme
une soupe de ciboulette gingembre accompagnée d’une gougère au parmesan
ou bien poularde de chez Monsieur Duplantier rôtie au beurre Maître d’Hôtel,
purée de carottes au foin et coing.

Revenons au midi où nous sommes allés : nous avons donc commandé  une
Daube de joue de bœuf en sauce accompagnée de légumes poêlés ainsi
qu’une salade niçoise. Dans ce restaurant assez « cosy » et convivial, le
menu comporte salades, viandes et poissons, il y en a donc pour tous
les goûts. Quelques mises en bouche et entrées ainsi qu’un assez large
choix de desserts comme un Paris Brest et sa boule de glace caramel mais
aussi le traditionnel café gourmand, et le tout pour 52,50 euros.

De la grande cuisine, un prix raisonnable, un bistrot très bien placé,
le tout dans une ambiance conviviale, 30 min au four et cela nous donne
Le Comptoir !

Mathis Bleu