Pourquoi ne votent-ils pas ?

L’abstention un mal pour le pays ?

Le 6 décembre 2015, a eu lieu le premier tour des élections régionales en France. En Métropole sont ainsi renouvelés les 1671 conseillers régionaux. Aucun siège n’a été pourvu au terme de ce premier tour pour lequel plus de 43.96 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes. Le second Tour s’est déroulé le 13 décembre 2015.

abstentionSur 45 299 336 inscrits sur les listes, on a 22 689 876 français qui s’abstiennent soit 50.09% des inscrits pour 22 609 460 votants soit 49.91% des inscrits. On a donc une abstention majoritaire lors de ce premier tour. Cette abstention a eu des conséquences.
Selon les résultats définitifs communiqués par le ministère de l’intérieur dimanche 6 décembre, le Front national recueille 27,96 % des suffrages exprimés, devant l’union de la droite formée par Les Républicains, le MoDem et l’UDI (26,89 %). A gauche, le PS plafonne à 23,33 %.
Provence Alpes-Côte d’Azur. Le parti d’extrême droite emmené par Marion Maréchal-Le Pen atteint 40,55 %, alors que Les Républicains, conduits par Christian Estrosi, plafonnent à 26,48 % et que les socialistes s’effondrent à 16,59 %. Mme Maréchal-Le Pen a salué un « score absolument historique ». Cette abstention est donc bien l’une des causes de la montée des partis extrêmes comme le FN. Elle est causée par des Français qui n’ont confiance en aucun représentant ou qui attendent les résultats sans voter.

participation_natio_0Le 2eme tour du 13 décembre montre les effets de l’abstention. Le sursaut est incontestable, la participation lors du second tour des élections régionales, dimanche 13 décembre, a atteint 58,53 % au second tour des élections régionales, contre 49 % au premier tour dimanche 6 décembre. Ce taux est aussi supérieur de 10 points à la participation enregistrée lors du deuxième tour des régionales de 2010 (43,47 %), et de 6 points par rapport celui du précédent scrutin, en 2004 (51,24 %).

Il s’agit d’un sursaut de participation équivalent à celui rencontré entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002, quand Jean-Marie Le Pen s’était qualifié pour le second tour. Arrivé en tête de six des treize régions au premier tour des régionales en obtenant près de 28 % des voix au niveau national, le Front national échoue, les candidats de droite arrivent en tête. Les candidats frontistes ont aussi été battus dans les quatre autres régions où ils étaient arrivés en première position. Florian Philippot, vu comme une des meilleures chances de succès en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, est arrivé loin derrière Philippe Richert, avec 36,08 % des voix, contre 48,40 % pour le candidat du parti Les Républicains.

Cela montre qu’avec un pourcentage moins important d’abstention les résultats ne sont pas les mêmes. Donc l’abstention est bien un mal pour le pays qui ne montre pas les réels résultats des élections.

Mensah Christian