Les migrants, une réalité que l’on ne doit pas ignorer.

Un drame aux portes de l’Europe

Malgré des mesures de plus en plus restreintes, les migrants se trouvent à nos portes et y pénètrent souvent au péril de leur vie (naufrages…) et de manière clandestine la plupart du temps. Il y a eu de nombreux débats sur la politique d’asile et d’immigration.

maaaaxnewsfrthree549794Mais quelles sont les causes qui poussent ces dizaines de millions de personnes a quitté leur pays? Mais surtout, comment bien agir pour leur permettre de vivre dignement? Et quelles peuvent être les conséquences de ces flux migratoires?

Plusieurs causes peuvent-être prises en compte : il peut y avoir des causes politiques, sociales, économiques et culturelles. Mais la principale des causes est d’ordre politique, en effet, cela fait quatre ans que les troupes de Bachar El-Assad ont répondu par armes au mouvement de contestation de 2011 ce qui a donc entraîné une guerre qui a dévasté la Syrie et a donc jeté la moitié des Syriens hors de leur foyer. La population syrienne est donc confrontée à un choix difficile : rester ou fuir. Ceux qui en ont les moyens choisiront d’immigrer dans d’atroces conditions (chaleur, tire des djihadistes…), car, en effet, le voyage est long pour regagner les côtes syriennes et est parsemé d’embûches.

 

manifestation-de-soutien-pour-l-accueil-de-refugies-le-12-septembre-2015-a-stockholm-en-suede_5414013-e1442575959915Plusieurs systèmes ont été mis en place pour que les migrants puissent vivre dignement : la France par exemple s’engage à recevoir environ 200 000 migrants par an. De plus, le gouvernement français voudrait créer 10 500 places d’hébergements supplémentaires pour répondre à l’afflux migratoire de plus en plus important. Par ailleurs, l’Allemagne accueille à bras ouverts les migrants. En effet, ce pays est en manque de main-d’œuvre car sa population vieillie et il y a donc moins de jeunes pour assurer la place des «anciens». Mais combien de migrants pourront véritablement franchir les frontières et combien d’entre eux s’intégreront dans leur nouveau pays ?

topelementPar ailleurs, cet afflux migratoire peut provoquer un sentiment de crainte et de méfiance, voire xénophobie, c’est-à-dire de haine contre l’étranger. Nous pouvons le constater dans les discours que portent certaines personnes politiques de la France, mais aussi par des discours tenus autour de nous. Ainsi, il y a une partie de la population pour l’immigration et une autre partie contre, ce qui peut créer des tensions. Une question se pose alors à nous, comment pouvons-nous tempérer ces sentiments de haine ?

Lou Gouzer et Lilou Grasser
La xénophobie, un sentiment de haine tenace

fracturesUn sentiment refait surface car en effet, le sentiment de xénophobie remonte d’après les historiens depuis l’Égypte pharaonique et le Moyen âge où un sentiment de haine vis-à-vis des étrangers régnait. Dans l’Antiquité, ce sentiment reste et peut se traduire par l’esclavagisme. De plus, à Athènes, la démocratie est restreinte à une partie de la population. Ainsi, les femmes, les esclaves et les métèques ne pouvaient pas participer à la vie politique, soit au vote. Par ailleurs, lorsque le christianisme devint une religion importante, les persécutions se sont multipliées à l’égard de ceux qui ne le sont pas. La colonisation européenne et traite des esclaves est aussi une période où ce sentiment va se développer: la colonisation va ouvrir une ère de massacres et d’humiliations où les dirigeants des pays vont vouloir montrer que la « race » blanche et le christianisme sont au-dessus de tous les autres êtres humains. Avec l’arrivée du régime nazi et de la montée d’Hitler au pouvoir, le sentiment de xénophobie se traduit par la haine des Juifs. Ainsi, pour y remédier, la notion de crime pour l’humanité est définie juridiquement et appliquée au procès de Nuremberg. De plus, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1948 réaffirme le principe d’égalité et condamne le racisme.

Ainsi, aujourd’hui, nous pouvons constater qu’un sentiment de peur et de haine contre les migrants s’installent peu à peu de part les discours que portent des personnes politique « La France est un pays de race blanche », a déclaré Nadine Morano, mais aussi par les discours tenus tout autour de nous.
Il suffit de tendre l’oreille…essayer!

Lou Gouzer et Lilou Grasser

 

Les camps reprennent du service ?

L’Allemagne vient de rouvrir les anciens camps de concentrations nazi de Buchenwald et de Dachau afin d’y loger des migrants par faute de place et de disponibilité. Les avis sur le choix de ces habitats de fortune sont divergents. Pour Florian Hartmann, le maire de la ville de Dachau, cette démarche donne «un but social utile à cet espace.» Pour Gabriele Hammermann, la directrice du mémorial de Dachau «Héberger les réfugiés dans un en-droit qui symbolise la torture et la mort n’est pas (un geste) très accueillant». C’est souvent un toit de fortune tel que des tentes, des containers ou des gymnases qui attend de nombreux migrants à leur arrivée en Allemagne où Berlin est contraint à des solutions d’urgences afin de pouvoir loger tous les migrants. Les migrants sont installés dans ces camps avec un minimum pour vivre, il faut espérer que se soit une solution à très court terme.

Alice Jornalo

 

Terraferma,un film d’actualité
TerrafermaEn lien direct avec l’actualité, le film « Terraferma » d’Emanuele Crialese (pourtant sortie en 2011) retrace le quotidien des habitants d’une petite île italienne victime de l’arrivée massive de migrants africains rêvant d’un avenir meilleur. Cette histoire inspirée de faits réels conduit aujourd’hui à une problématique bien précise : Comment et à quel point l’actualité a-t-elle une influence sur la culture, entre autres, le cinéma?

L’exemple ici choisi est «terraferma », un film franco/italien d’Emmanuele Carialese très plébiscité au moment de sa sortie. Celui-ci étant apparu dans les salles en 2011 nous montre en effet que le problème des migrants n’est absolument un problème si récent. Le film nous raconte la vie d’une famille de pêcheurs italiens ; une mère, son beau père et son fils…Son mari mort depuis peu en mer, Giuletta de son prénom, tente tant bien que mal de gagner le minimum d’argent nécessaire à sa survie et à celle de sa famille. L’his-toire se déroule en haute saison (c’est à dire en été) et l’activité principale de l’île à cette période est donc le tourisme… Giuletta va alors louer sa maison à des touristes milanais. Mais là n’est pas l’intrigue principale du film : C’est en pêchant que Fillipo le fils et son grand père trouvent une embarcation entière de migrants à la dérive… Ne sachant que faire, le vieil homme décide de les rapatrier sur son bateau jusqu’à la rive. Une fois sur la terre ferme (terraferma), tous décident de s’enfuir… Tous, à l’exception de Sarah et son fils qui ne le peuvent, celle-ci étant enceinte. Ernesto (le grand père) et Filipo son petit fils décident alors de les accueillir chez eux, du moins dans leur garage, leur maison étant occupés par ces fameux touristes milanais. Leur avenir va alors être bouleversé par l’arrivée de ces migrants.

Dans ce film, ce qui est important ce n’est pas l’histoire mais la signification qui se dé-gage de celle-ci. En effet, le réalisateur montre aux spectateurs l’émigration sous deux points de vue différents : pour les migrants, les conditions de voyages sont abominables, ils se font traités comme des animaux, les femmes sont battus (et parfois violées comme on le voit à travers le personnage de Sarah qui s’est faite violée sur une des étapes de son voyage avant de parvenir à son embarcation… C’est d’ailleurs de son violeur dont elle attend un bébé). Mais l’aspect sans doute le plus frustrant est que chaque embarcation n’arrivera pas forcément à destination (comme au début du film quand le « bateau » dans lequel est Sarah est immobilisé au beau milieu de l’océan, qu’ils sont bloqués et vont sans doutes mourir…. jusqu’à l’arrivée de Filippo et Ernest). Enfin, s’ils ont de la chance, ils arriveront bien sur la Terre ferme ; ce qui ne veut cependant pas dire que le cauchemar s’achève ici. Étant considérés comme « hors-la-loi », ils sont parqués dans des refuges et des fois pire, ils sont renvoyés dans leur pays. Pour ce qu’il en est de Sarah, cela n’étant certes pas légal non plus, la jeune femme va pouvoir rester avec son fils dans la demeure de Filippo, Ernesto et Giuletta.

Pour la population locale de l’île, dans le film (en lien direct avec la réalité), peu sont les habitants qui décident de venir en aide aux migrants, au contraire la plus grande majorité est réticente quant à leur arrivée. Mais cela peut être compréhensible : l’arrivée des migrants intimidant les touristes (comme montre une dure scène du film dans laquelle une centaines de migrants, ayant perdus la vie s’échouent sur une des plages les plus fréquentées par les touristes), ceux-ci décident donc de partir vers d’autres îles du sud de l’Italie.

Dans le film, le réalisateur cherche également un délivrer un message : les problèmes liés à l’émigration ne se résoudront pas si nous ne faisons pas preuves d’humanités et fermons nos frontières. Dans l’histoire que nous présente Emmanuele Crialese, Sarah arrive à s’en sortir grâce à la générosité et l’humanité d’une famille italienne… Ce message plein d’espoir cherche à toucher la majorité des spectateurs et à les faire réfléchir par rapport à ce problème.

S’inspirer de l’actualité pour réaliser un film est un procédé très répandu… Ces films, peu importe le sujet qu’ils touchent sont souvent délivreurs d’un message envers le spectateur et cherchent à démontrer une réalité inconnue du grand public.

Marine Saussier

L’ORDINATEUR QUANTIQUE : UNE DECOUVERTE OU UNE UTOPIE ?

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Google et la NASA ont dévoilé un ordinateur quantique nommé D-WAVE 2X inventé par une société canadienne du même nom, installé dans le centre de recherche Ames de la Nasa dans la Silicon Valley, non loin du siège de Google dont la taille ne dépasse pas un abri de jardin. Mais il est doté d’une puissance de calcul phénoménale.

Tout d’abord la différence entre un ordinateur quantique et un ordinateur classique : un ordinateur classique est composé de circuits électriques, qui  ont seulement deux états possibles « allumés » ou « éteints » tandis que l’ordinateur quantique lui a une infinité d’états. Il est donc évident que plus nombreuses sont les actions réalisables avec un ordinateur quantique. Le D-WAVE 2X permet de résoudre des calculs « extravagants » en 1 seconde tandis qu’il faudrait plus de 10 000 ans à un ordinateur classique pour le faire. Bien sûr, cet ordinateur n’a pas vocation de  se retrouver dans un salon.  La NASA ainsi que Google espèrent améliorer la reconnaissance dans des bases de données, plus particulièrement la reconnaissance vocale et surtout l’apprentissage automatique autrement dit l’intelligence artificielle. L’enjeu est énorme car s’ils y parviennent ce sont par exemple, les codes de cartes bancaires qui seraient mis à nu. Toutefois, certaines personnes disent que l’ordinateur quantique n’est qu’une utopie, un avis donc très partagé face à cette machine du futur.

Adrien Hors

Prison Break  » Le Revival  » : retour des deux frères dix ans après ?

Prison-Break

Les deux héros du début des années 2000 sont de retour sur la Fox. Qui sont-ils ?

Les frères Scofield, Michael (Wentworth Miller) et Lincoln (Dominic Purcell) feront leur grand retour à la télévision en mars 2016, après 80 épisodes déjà diffusés. Cette date reste malheureusement approximative étant donné que le tournage de la nouvelle saison est prévu pour le mois de janvier prochain.

Peut-être vous posez vous encore des questions sur leur identité, si vous ne les connaissez pas ou alors si vous les avez oublié, ce qui reste tout de même difficile, une courte présentation de la série, qui fait toujours des ravages, vous aidera sans doute.

L’histoire commence par l’incarcération de Lincoln Scofield qui est jugé à tort et est victime d’une réelle injustice d’après lui. C’est là que Michael entre en scène et croit son frère, malgré les nombreuses preuves qui prouvent sa culpabilité. Il est le seul à le soutenir, on découvre petit à petit que celui-ci est en fait doté d’une intelligence sidérante, un génie. Le seul moyen de sauver son frère est d’intégrer la même prison que lui afin que les deux s’évadent : il s’est fait tatouer les plans de la prison sur son torse et ses bras. La saison 1 repose sur leur évasion prévue d’une manière extrêmement précise qui nous paraît absurde mais à la fois réaliste. Les trois autres saisons sont moins complexes mais fortes en péripéties. Ces nouveaux épisodes arrivent à nous capter jusqu’à la fin grâce à un grand suspens qui met en scène  à la fois une organisation secrète aux implications politiques obscures et aussi comme toute série télévisée, de l’amour et des relations amicales solides.

Les caractères des personnages sont fortement étudiés et donnent donc à la série un aspect plus réaliste permettant au spectateur de s’identifier à eux.

L’épisode final nous a particulièrement surpris, la mort du personnage principal, Michael, auquel nous nous étions attachés depuis les 4 saisons, nous laisse perplexes au regard de la suite de la série. Le scénariste nous laisserait-il espérer que le frère cadet ne serait pas réellement mort, et quelle explication nous sera révélée ?

Nous faisons donc confiance au scénariste qui a su, jusqu’à présent, diriger prodigieusement bien la série dans son intégralité, avec une parfaite logique, en attendant la suite réclamée par tous les spectateurs.

Anouk BERGER