Centr’Halles Park

Dans le cadre de la rénovation du complexe des Halles commencée depuis 2010, une salle de sport de 400 m² sera entièrement dédiée au Parkour.

Le principe de franchissement d’obstacles existe depuis toujours mais c’est David Belle sportif et acteur français qui vas créer le « Parkour » à proprement dit en s’inspirant aussi des entraînements de son père pompier, Raymond Belle. Cette discipline sportive consiste à franchir des obstacles urbains ou naturels divers à l’aide de mouvement spécifiques. En 1998, les fondateurs Davide Belle et Sébastien Foucan quittent le groupe des Yamakasi pour fonder les « traceurs ».

A partir de 2001 grâce au film « Yamakasi » de Luc Besson, le Parkour se popularise en France et sur Internet,  se propage jusque dans les pays Anglo-saxons, aux Etats Unis, et notamment au Danemark…

Autour de l’année 2006, une variante plus acrobatique va voir le jour dans les gymnases : le free-running, une reprise des mouvements de Parkour avec ajout de mouvements acrobatiques, s’inspirant de la gymnastique et de certains arts martiaux. Cette variante à proprement dite, est davantage fondée sur l’aspect spectaculaire et impressionnant que sur le sens même du Parkour, cherchant à considérer, et transformer en quelque sorte, n’importe quel obstacle en un nouveau chemin.

Bien que le Parkour fut inventé en France, ce pays n’est encore que très peu doté en gymnases ou installations permettant la pratique de cette discipline.

Au États-Unis par exemple, il existe déjà de nombreux gymnases dédiés exclusivement au Parkour ou Free-running qui permettent l’apprentissage, la pratique, l’approfondissement des techniques de ces sports. Au Danemark, le Parkour est même entré dans le programme scolaire d’EPS.

A la suite donc de l’initiative du conseil parisien de la jeunesse, cette salle baptisée, à l’issue d’un concours de noms organisé sur Internet, Centr’Halles Park, voit son aménagement commencer en 2014 et sera livrée mi-2015.

Cet équipement aura été pensé pour permettre aux traceurs experimentés comme aux novices de s’entrainer en sécurité et aussi de travailler des mouvements plus complexes ou plus difficilement réalisables dans un milieu dur et brut afin d’apprendre a les maitrîser sans se blesser.

La salle permettra aussi à quelques groupes scolaires de pratiquer, et ainsi peu être faire rentrer le Parkour dans le programme d’EPS de l’Education nationale.

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Voici une idée de ce à quoi devrait ressembler cette salle dédiée au Parkour.

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Et ici quelques exemples des équipements.

Pour les traceurs déjà expérimentés, nouveaux et futurs adeptes dans cette discipline, je vous conseille de trouver des lieux comme celui-ci, si vous voulez travailler des mouvements dangereux.

D’après moi le meilleur endroit pour commencer le Parkour reste la rue et le milieu urbain mais cela peut être tout de même plus dangereux que dans un gymnase équipé spécialement.

Dans tout les cas, un petit conseil personnel : n’oubliez pas de bien vous échauffer avant votre entraînement et de ne pas commencer ou recommencer à pratiquer trop violemment car vous pourriez avoir un accident ce que je ne vous souhaite pas.

Enzo GALLAND

Le Frankensteak bientôt dans nos assiettes ?

Manger du steak in vitro ? Cela est désormais possible grâce au biologiste néerlandais Mark Post. Ce chercheur a présenté son tout premier steak synthétique, le « Frankensteak », en avril 2013. Il serait quasiment identique à l’original au niveau du goût et en apport calorique.

Un seul bœuf suffit pour produire 175 millions de steaks de synthèse contre 440 000 bœufs pour obtenir le même nombre de steaks hachés.

Le steak synthétique est produit à partir de cellules de bœuf qui sont ensuite transformées au bout de neuf semaines en tissu musculaire. On obtient alors plusieurs milliers de fibres musculaires : il en faut 20 000 pour composer un steak, auxquelles il faut ajouter de la chapelure, de la poudre d’œuf, et du safran pour la couleur.

Mark Post est même allé jusqu’à faire goûter sa viande à deux critiques culinaires. Il semblerait qu’elle ait la saveur et la texture du bœuf fermier mais il faut attendre un peu pour que ses valeurs nutritionnelles soient comparables à celles d’un steak traditionnel.

Mais ce steak synthétique présente-t-il des risques pour la santé ? Selon Mark Post, pas plus que pour un steak d’élevage. Il se pourrait même qu’il y en ait moins. En effet, le taux de matière grasse est beaucoup plus faible, ce qui ne peut être que positif pour lutter contre le cholestérol.

Deux cent cinquante mille euros, c’est le prix du développement de ce steak de synthèse. Mais il est prévu que d’ici sept ans, il se trouve en grande surface au même prix qu’un steak traditionnel. Il espère même pouvoir décliner l’expérience sur d’autres animaux tels que le poulet ou le poisson. Cependant, Mark Post s’attend à faire face à de nombreuses résistances politiques, économiques, ou même idéologiques.

D’ici à 2050, la demande globale en viande devrait augmenter de 73%. Le steak synthétique est-il la solution pour repousser la faim dans le monde et nourrir 10 milliards d’habitants ?

 

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Juliette Cagnac